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Nuit blanche 6/7

Publié le par modimodi

Je tremble et tu frissonnes,

Je te perds, te retrouve...

 

Je dessine d'un doigt

L'arcature de tes yeux,

Reprenant mille fois,

D'un trait mal assuré,

Chaque creux,

Chaque ovale

Des contours du visage.

 

Mes doigts s'égarent

Dans le brouillard

De tes cheveux,

Frisons soyeux.

 

Un ange s'est posé

Et tu fermes les yeux,

Abandonnée, lascive,

Retenant le plaisir

Qui ondoie sous tes cils,

Retenant les désirs

Qui ouvrent et qui emportent

Les écluses et les digues!

 

Au rempart de ta chair

Les lierres des refus

Délient griffes et racines.

 

J'éclate comme une bulle

Dans l'ambre de tes seins.

Tes souffles sont promesses,

Nos corps à fleur de peau

Se lient et se déplient

Dans des sillons de volupté.

 

De joutes en élans,

Le levant se déchire,

L'horizon est en feu.

La mer a des reflets

De lande mordorée.

 

Pour un instant,

Ma main suspend

Sa course vagabonde.

Chacun se coule et se prolonge

Dans l'onde des frissons.

 

Seule la veine à ton cou

Se fait douce et saillante.

J'y sais des vaisseaux bleus,

Ancrés depuis longtemps

Et des voiles qui claquent

Quand se lève le vent.

 

L'un à l'autre scellés,

Nos corps décorsetés

Emmêlent leurs lianes,

Tourbillons affolés

De joies et de délices

En vrilles constellées.

 

Sommeil de l'ange.

Moi, je te sais fragile

Comme souffle de brise

Et je reste éveillé

Aux portes de ton corps.

Éternité, ô douce éternité!

 

Perdus et immobiles,

Le temps passe sur nous,

Emportant nos passions...

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P
Ribambelles de mots
Qui nous font défaillir.
Elixir de plaisir
Qui jaillit crescendo.
Dans la nuit étoilée
Deux corps émerveillés.
Retenue absolue
D'un amour éperdu.
La poésie est vraiment une belle langue pour exprimer les sentiments.
Merci pour cette nouvelle page qui nous rend tellement impatient de connaître l'épilogue de cette nuit blanche.
Répondre
P
Vous avez raison Pénélope en écrivant que la poésie est "une belle langue"....

Il me semble en effet qu'il est en sa définition de jolis paysages à découvrir et qu'ils soient irisés de sourires ou d'averses, ils transportent en leurs bagages tout ce dont notre âme est vêtue....

Que les fardeaux ainsi en nos parcours soient de plumes ou de plomb, l'écriture les rend aériens et même si l'on ne peut oublier car rien ne s'efface en nos esprits/coeurs/entrailles, il n'en est pas moins que mots ainsi déposés ont puissance de dessiner prolongement de nos routes....

Il est vrai jmdmodimodi que le temps s'enfuit... Inlassablement les petites aiguilles de cet espace dénommé "temps", courent à en perdre haleine et que l'on ne peut les ralentir, les apaiser...

Elles semblent se moquer de nous parfois, nous pensons avoir le temps de.... et.... il est déjà "demain", ainsi naissent nos regrets quelquefois et les "si j'avais su"....

"Poésie" n'est pour moi qu'un simple petit mot.... qu'en pensez-vous?...

Il me semble qu'il est de la poésie dans tout ce qui nous entoure, une fleur est un poème, un paysage, un océan, un oiseau, une main, un regard, une photo, une peinture..... tout n'est que poème en nos alentours si nous pouvons nous émouvoir, si nous pouvons ressentir bien au-delà de la lecture, bien au-delà de nos regards, mais au "tout dedans"... là où cela vous tiraille, vous mitraille, vous fait frissonner, vous invite à partager cette nourriture ainsi déposée, vous offre désirs de découvrir "entre les lignes".

Fragilités et forces en mélange, panoplie d'émotions naissent de tout ce que nous "prenons en nourriture" au cours de nos instants, et ainsi poésies se dessinent et naissent de différentes manières, qu'elles soient alphabets noircis sur papier, pastels, gouaches éclaboussant une toile, personnages de bois ou papier mâché, noires et croches dansant sur une portée, clichés de papier glacé, fragrances d'essences de nos propres émotions parcourues vécues.... ainsi naissent...

Pardonnez-moi d'avoir ainsi exprimé mes pensées.... j'abuse sans doute de cet instant de liberté....
J
Rien ne s'achève jamais! Tout demeure, imperceptiblement dans l'esprit ou le cœur. L'estompe n'emporte pas la trace! Merci pour ce partage!
J
Rien ne s'achève jamais! Tout demeure, imperceptiblement dans l'esprit ou le cœur. L'estompe n'emporte pas la trace! Merci pour ce partage!
J
Puissiez- vous être exaucée par les muses!
Éternité ou fugacité des mots, des frissons, des élans et des peines! Tempus fugit ! Les poésies d'amour sont " des cadavres exquis" pour les vers du poète. Merci douce amie!
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C
Eternité ! Amour éternel ! Les tourbillons de la vie terrestre qui devraient être éternels ! Corps et âmes ! Superbe poésie !
"Le temps passe sur nous, Emportant nos passions." Vos mots ont l'air éternels !
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