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Napoléonades 2/3

Publié le par modimodi

Nos amours sont méli mélo !

Je me retrouve sur le carreau,

Déculotté, en p'tit maillot,

En pleine déroute, comme Napo,

A la bataille de Waterloo !

 

Et je t'ai rencontrée, Margot,

J'ai poussé des cocoricos !

Je n'étais plus incognito.

Je te parlais espéranto,

Tu me répondais en sténo.

 

L'amour allait fortissimo !

J'écrivais du Victor Hugo,

Des mots insensés, à gogo

A faire pleurer le populo,

A émouvoir les dactylos.

 

Tu étais ma Manon Lescaut,

J'étais ton Monte Cristo.

Notre lit était rococo,

Nous échangions de doux bécots

Sur le sofa coquelicot.

 

Les rideaux étaient abricot,

Nous possédions de faux tableaux,

Une baïonnette, un angelot

Et même la Vénus de Milo

Effeuillée comme un artichaut !

 

Ton corps était un brasero.

Chaque nuit, j'étais torero.

Tu m'dévorais fortissimo,

Je te criais "moderato !"

Je n'avais plus un seul repos !

 

J'avais perdu quinze kilos.

J'étais maigriot et pâlot !

Tu me faisais boire du porto,

Pour me donner des biscotos,

Du peps dans les jambonneaux.

 

Tu me mijotais des fricots,

Aux pois cassés, aux haricots,

Je n'étais plus un carpaccio,

Je gonflais comme un cachalot

Et tu m'épuisais aussitôt !

 

Je n'tenais plus sur mes flûtiaux !

Je n'sautais plus comme un moineau,

J'étais devenu ramollo,

Flagada comme un marshmallow.

Mon p'tit cœur faisait du clapot.

 

Je m'suis retrouvé à l'hosto,

Un gros tuyau dans les naseaux,

Bourré d'médocs et de suppos,

Momifié, sous bandelettes Velpeau,

Enveloppé, comme un livarot !

 

Il fallait passer le flambeau.

Alors tu pris un gigolo,

Un piccolo, tout mégalo,

Guérillero, caballero,

Avec une haleine chorizo !

 

Moi j'suis l'titi, l'vrai parigot,

Béret, baguette et calendo !

Je n'aime pas l'amour en trio,

Je me mélange les pinceaux

Alors, j'passe pour un bécasseau !

 

Je l'ai compris ipso facto,

Ce fut à nouveau du mélo !

Tu es partie sans dire un mot,

Plumer ton nouveau pigeonneau,

Sous les palmiers d'Acapulco !

 

En pleine déroute, comme Napo,

Je m'suis r'trouvé comme un veau

Dans une casserole, à Marengo !

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J
Voilà votre veau Marengo, Ninaïe!
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N
trop rigolo!
j'adore
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