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Tous les coups sont permis ! Baisser de rideau ! 3-3

Publié le par Modimodi

Coucou ! Lecteurs et spectateurs, hypothétiques amis, voici venu le temps de mon ultime chiquenaude littéraire !

Allez ! Encore un coup, un dernier coup ! Oui ! Pour vous, un vrai cadeau : un joli coup de collier si vous tenez le cou sans y prendre vos jambes !

Je devine votre impatience et votre étonnement. Sûrement, pensez-vous que je vous ai réservé un dernier coup, par surprise et que voulant atteindre mon but, je vous ai préparé un coup de p... ! Gentils poètes du dimanche, aux coups d'éclats de rimes, je vous fais confiance pour trouver la consonance.

Vous êtes en droit de l'espérer. Normalement, au troisième acte, avant le baisser de rideau, de la pièce intitulée : "Plais et bosse", vous attendez de l'auteur, un ou plusieurs coups de théâtre.

Personne n'imagine que le créateur n'a pas suffisamment bossé pour surprendre et plaire à son auditoire. Personne ne compte tomber sur un cas pareil au mien : un apprenti dramaturge, à son premier coup d'essai !

Excédés et déçus, n'allez pas vous mettre à crier : "Remboursez !" Vous n'avez qu'à imaginer la suite et espérer le coup de génie. Et puis, pas de mauvaise foi, vous auriez dû vous renseigner et le savoir ! L'auteur ne tient pas le coup. Je ne vaux pas le coup !

Mon talent faute de pièces à succès est bien trop rapiécé. Jusqu'alors, aucune de mes créations n'a fait d'un coup, d'un seul, un tabac. Sans doute, suis-je plus, dans le passage à l'acte que dans le passage à tabac !... Pétunez donc à plein nez et ne vous traumatisez pas de cette mauvaise blague.

Comme le dirait vulgairement, la crème des patates : "Purée de nous autres !" En effet, moi aussi, j'en suis réduit à écraser le coup. Fi donc ! N'allez pas vous plaindre pour si peu. Non ! Non ! Non ! Vous n'êtes pas dans le brouillard ni dans la purée de pois. D'ailleurs, il n'en reste plus ! Ils sont tous, comme moi, cassés à force de pains dans les miches ! Pas d'exagération ! Vous n'êtes pas non plus, devenus marrons à cause de cette châtaigne littéraire, à la bogue hérissée !

Je peux admettre qu'à la fin de ce texte, vous ayez quelque mal à tenir le coup et estimiez avoir été victimes d'un coup fourré de coups de plumes. Rassurez-vous, il y a toujours pire ! J'ai en préparation un essai appelé : "L'assommoir". Une histoire de café littéraire où vous pourrez boire des petits coups tout en découvrant l'infortune de Gervaise et les coups de cœur de Lantier pour Adèle.

Alors, ce coup-ci, si je vous parais abattu, si j'ai les yeux battus, je ne m'avoue pas pour autant vaincu. Pas question de donner des coups de sabre à mes écrits. En toute prétention, je me dis que même, s'il m'hante au logis, le grand Victor n'a qu'à bien se tenir !

J'ai en réserve quelques coups durs de ma trempe, toujours plus durs encore au corps des lettres.  Alors nulle inquiétude ! Je ne suis pas de ceux qui s'en tapent. Je ne vous donnerai pas le coup de grâce. Je vous préviens : mon simple coup de semonce devrait suffire. Toutefois, si vous persévérez, c'est à vos rixes et périls !

Et à la fin, qu'importe, vos humeurs ! Ce texte ne vous a pas plu ?... Tant pis ! Je préfère avec vous éviter tout accrochage, au grand dam de mes idées… Si vous en avez perdu le fil, c'est que mon style, à tous les coups, était téléphoné ! ….

Eh bien non ! Je renonce. Je ne vais pas tamponner votre inappétence phraséologique contre mon autosuffisance textuelle. Je me refuse à entrechoquer vos goûts littéraires comme à entrer en collision avec votre esprit frappeur, frappé, sans doute de belle indifférence.

Je suis un surréaliste des mots fulgurants. J'assène les sons qui se tissent et qui viennent frapper de leurs petits marteaux mon esprit. René char et Pierre Boulez me cognent de leur "Marteau sans maître". Les premiers termes résonnent en moi : "Tu es pressé d'écrire, / Comme si tu étais en retard sur la vie. / S'il en est ainsi fais cortège à tes sources. / Hâte-toi. / Hâte-toi de transmettre / Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance. / Effectivement tu es en retard sur la vie."

Soit ! Il est vrai que l'inspiration défaillante me tient à distance et me ralentit. Par manque de talent, mon style est percutant, mon talent embouti, faute d'être abouti… Je donne donc un coup d'arrêt au sort, qui m'est contraire. Je m’exécute sur le coup, sans attendre. Allez ouste, pas de rouste ! Ça baigne sans beignets !

Pas de contrariété pour des prunes ! Je me retire meurtri, encore sur ma faim, sans distribution de pains. Je le fais calmement, sans coup de calcaire ou de boutoir ! Pas de coup de boule pour quelques nerfs en boules ni de pugilat sans une vraie mise aux poings ! Ici d'ailleurs, une simple mise au point devrait suffire, des points en pointillé avant le point final…

J'espérais mieux ! Je me suis fourvoyé. J'attendais trop et sans doute tout de vous ! Vos encouragements auraient dû avoir l'effet d'un coup de fouet. J'aurais apprécié vos vibrants coups d'archet, mais en francs-tireurs, vous ne m'avez envoyé, à jets continus, que vos flèches de méchants archers. Vous m'avez matraqué de mauvais commentaires. J'avais la grosse tête, vous me l'avez faite au carré !

Aujourd'hui, j'ai beau respirer à grands coups, je suffoque. Je suis hors-jeu ! Vos coups ne sont pas francs, je tente de les amortir mais vous me dégagez en coups de coin ou en touche.

Je meurs au champ d'honneur des incompris, victime du coup fatal de votre ennui mortel. Je vous ai surinés, je me suis mis votre patience à dos, je prends votre coup de poignard… Blessé pourtant, je tente de me répandre encore. Voyez ! Je m'obstine à vous offrir une dernière pinte de bon sang de ma veine d'écrivain !... Considérez cela comme mon dernier coup de Jarnac ! Je resterai un mythe errant dans l’Élysée des belles lettres.

Je demeure placide. Je ne ruerai pas dans les brancards, sur lesquels gisent les cadavres exquis de tous mes frères poètes, rongés par leurs propres vers. Il me suffit déjà, de votre coup de patte, un vrai coup de pied de l'âne !… Mais sachez-le, "même pas peur !" Si vous me cassez la figure, ce n'est que ma figure de style.

Inutile de pleurer un bon et dernier coup ou de jouer des castagnettes, sous la menace d'une castagne. Je ne serai pas mis à bas, sous l'emprise d'un coup de barre ! Je l'ai placée trop haute, je m'esquive en passant dessous ! L'auteur, bon ou mauvais a bien des droits d'hauteur !

Oh ! Je déguste bien sûr ! Votre indifférence dépitée est pour moi une gifle, une tarte, un soufflet cuisant qui n'est pas près de retomber dans mon orgueil offusqué. Vous avez mijoté votre coup. Vous me cuisinez des critiques, aux petits oignons, vous me rentrez dans le chou et dans le lard. Vous me mettez la pâtée. Qu'importe ! J'irai désormais, à la soop populaire des romans de gare.

Mon style avait du swing. J'ai donc pris un crochet du droit d'auteur ! Je suis sonné et sommé, alors n'en jetez plus ! Ce coup d'éponge m'oblige à m'effacer, par l'arrêt de votre libre arbitre. Fin du combat par coups bas. KO ! KO !... OK ! Je reconnais ma défaite, je n'étais pas dans la bonne catégorie… Je ne suis qu'un poids plumes ! L'assommant assommé !

Petits juges et censeurs, je suis passé du ring au tapis. Me voilà, pour le compte, pieds et poings liés avec vous. D'ailleurs, il vous est apparemment, plus aisé de me mettre à vos pieds ou à pied, à grands coups de pompes !

Je prends donc provisoirement mes cliques et mes claques et m'esbigne, à grands coups de blues, le vague dans le regard et l'âme. Je décolle en coup de vent comme une bulle de savon. J'ai eu tort de me faire mousser ! Le coup de gong bourdonne dans mes oreilles. Au coup de cymbale, fin du bol de soap opéra d'quat' sous, fin de ma ptit' œuvre à deux balles !

Je vais sûrement gagner le prix "tannée" de la rentrée littéraire. Ça me fera peut-être un coup de plumes et un coup de pub !… J'attends des jours meilleurs et les coups de cœur de mes lecteurs. Je sais, cela paraît sûrement contradictoire mais de tels coups, j'en redemande en corps et encore !

Alors, au finish et au final, je m'incline. Vous pensez peut-être juste !… Je perds trop vite la tête sur un coup de tête, mais je ne lâche rien. Je fais à coup sûr, ma forte tête à claque ! J'attends ! Vous pouvez non pas me la donner mais me la faire !

Pour le coup, après toutes ces déplumées, vous auriez raison de penser que votre plumitif doit sûrement travailler du chapeau à plumes. Oui ! Même, si je suis, grâce à vous, sans panache, à force d'y avoir laissé des plumes, je vous donnerai encore, aux douze coups de minuit de cette nuit d'encre, un dernier coup de chapeau bas, de mon haut-de-forme littéraire !

 

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T
Simplement Merci pour votre verve. .votre humour me fait penser à De grotte, sans vouloir vous offenser. ..Merci pour ce bon moment... (*_*)
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J
Moi, j'ai rencontré un trouvère troubadour, chantre de l'amour courtois! Quel bonheur que d'avoir un nouveau lecteur qui échange avec vous ou simplement marque son passage. Ce blog que j'alimente, chaque jour, de textes des plus éclectiques, vous attend avec ces 9 rubriques! Abonnez- vous, c'est simple et gratuit! Merci encore et encore!
L
Quel coup de plume cette présentation ! j'en suis KO ....beaucoup d'humour et de talent! Clap clap clap ( ce sont les applaudissements au levé du rideau ) :))
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J
Coup de votre cœur reçu en plein cœur! Merci Lamounedici! Que l'ici soit aussi chez moi! Voyagez sur mon blog! Prenez du plaisir tant et plus! Réagissez, cela me plaît! Abonnez-vous! Un texte fantaisiste vous y attend chaque jour! Si vous aimez, faites le savoir! Mille mercis!