Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Femme Arlequin et Mal d'amour

Publié le par modimodi

Toi, ma femme Arlequin,

Mon jeu de dominos,

Tantôt de noir satin,

Tantôt de blanc manteau ! 

Je suis ton fou, ton roi

Que tu pousses du doigt,

Au damier de ma vie,

De mes jours blancs et gris.

 

Dame ! Tu es ma reine,

Tu règnes en souveraine,

Maîtresse en ton palais,

En mon cœur échiquier !

Toi, seule est couronnée

Moi, je suis renversé

Sur cases noires, poussé,

Aux quat'coins du damier !

 

Dans ce bizarre tournoi

Tu m'imposes ta loi,

Tu me fixes tes règles

Et tu fonds comme un aigle.

De ton air cavalier,

Tu dis qu'tu vas m'sauter.

Plus le droit de bouger,

Je suis ton prisonnier.

 

Tu m'as damé le pion,

Mon cœur est en prison.

Enfermé dans ta tour

Je suis en désamour.

Je roque, je deviens fou,

Je tombe à chaque coup

Et c'est toi qui me cloue.

Echec au roi, d'un coup !

 

 

 

Mal d'amour

 

L'amour est en chemin.

Oui ! Je te sais qui viens,

Et je guette ton pas

Et je te tends la main.

 

Je ne veux pas guérir

Si, c'est du mal d'amour.

Je ne veux pas guérir

Si, c'est du mal de toi.

 

Je veux encore languir

Et regarder mourir,

Le cœur à contre-jour,

Nos corps à contre amour.

 

Vois ! La clarté décroit

Sens ! Le feu qui rougeoie

Au creux de nos ébats

En nos reins, en nos bras !

 

Lorsque le temps va bruire,

Un jour, tout va finir….

Ce sera l'heure de partir

Dans un dernier soupir.

 

Il faudra renoncer

Au printemps, à l'été,

Aux désirs étoilés

D'extases constellées.

 

Il faudra effacer

Plaisirs et voluptés,

En nos corps enfiévrés,

En nos cœurs ardoisés.

 

Pourra-t-on retrouver,

Avant de s'effeuiller

La saison parfumée

Des roses et des baisers ?

 

Avant de dessécher, 

Pourra-t-on s'enivrer

Des bouquets de tendresses,

De nos délicatesses.

 

Purs émois de jeunesse,

Tremblantes maladresses,

Rosée sur nos promesses.

En nos cœurs edelweiss.

 

La vie est chasseresse

De temps et de caresses.

Elle prend nos richesses,

Épuise nos ivresses,

Nous instille tristesse,

Faiblesses et sagesse.

 

Ah ! Saura-t-on jamais,

A l'heure de s'envoler

Vers l'amour azuré,

S'il n'est déjà chassé,

S'il n'est déjà passé,

Le tendre temps d'aimer ?

Commenter cet article

P
La vie prend notre jeunesse mais elle ne saura jamais nous empêcher d'aimer.

(Deuxième essai plus réussi avec une toute nouvelle tablette qui va pouvoir me suivre dans tous mes déplacements)
Répondre
J
Après amour, gloire et beauté, par Santa Sarbara! Voici amour, poire et purée, par la sainte barbe!
Merci idéaliste Pénélope!
¿
La vie prend notre jeunesse mais elle ne saura jamais nous empêcher d
Répondre