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Abandon

Publié le par modimodi

Oui, j'ai le mal de vivre !

Oui, j'ai le mal de toi !

Mon âme a pris le givre,

 

Ma peine a pris le pas.

Je ne pourrai plus vivre,

Plus vivre loin de toi.

 

Sans ardeur, sans émois,

Sans écho de ta voix,

L'amour demeure coi.

 

En moi, le temps louvoie,

Pèse de tout son poids

Et s'insinue sournois,

Entre peines et joies.

 

Mon cœur à contre-emploi

Tremblote dans le froid

Et les larmes d'effroi

De son chemin de croix.

 

Oh ! Halte-la ! Qui vive ?

Rien ? Nulle tentative !

Le silence me rive…

 

De nous, j'ouvre le livre.

Hier encore, j'étais ivre

De tant d'amours à vivre.

 

Toute à moi et lascive,

Je te croyais captive,

Tu n'étais que passive.

 

Tu files, tu t'esquives

De ton corps, tu me prives

D'une moue répulsive

 

A quoi bon, que j'écrive

D'une plume plaintive

Des douleurs fugitives ?

 

Faut-il que je cultive

La forme possessive

De nos amours craintives ?

 

Tu n'es plus réceptive !

Trop d'humeurs explosives

De fureurs éruptives !

 

Refus de mes missives,

Espérance relative,

Vaines expectatives !

 

Fi des initiatives,

Assez de tentatives,

De jets d'encre, de salive !

 

Réponses négatives

Toute chance est fictive,

L'espérance est naïve !

 

Déceptions corrosives,

Rien qui ne nous survive !

Toute attente est fautive,

 

L'heure se fait tardive,

Le jour est en esquive,

Même l'ombre est furtive !

 

Mes souvenirs me suivent,

En mon esprit s'archivent,

Dans mon passé dérivent !

 

Mémoire négative,

Aucune alternative,

Aucune perspective !

 

Plus rien de toi n'arrive.

Fuite consécutive

Rupture définitive.

 

Pour dernière offensive,

Tes fantômes me poursuivent,

De leur ombre évasive.

 

Spleen et blues récidivent

Leurs tristes leitmotivs.

Peines répétitives,

 

Langueurs maladives,

Mille angoisses nocives

Que la douleur avive.

 

Chants de merles et de grives !

Mon cœur est en déclive,

Il part à la dérive.

Reviens-moi, morte ou vive !

Je meurs seul, sur la rive !

Commenter cet article

J
Et bien! Pénélope! Peut-être suis-je en train de faire naître une solide vocation?
Votre talent est bien réel, il n'a d'égal que votre délicate modestie.
Je vous encourage à poursuivre, vraiment!
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P
Surtout très cher Monsieur Dufrenoy,
Ne partez pas à la dérive
Pour la fuite d’un joli minois.
Laissez vos pensées négatives.
Oubliez donc votre désarroi.
Un jour, la belle fugitive
Apparaîtra en habit de soie
La vie redeviendra festive.

Bon j’ai fait une nouvelle tentative,
Vous lire est toujours une véritable joie.
Mais vous imiter, personne n’y arrive.
Devant vos nombreux écrits, nous restons pantois.
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