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Le clou 1/3

Publié le par modimodi

Nous avons tous besoin d'être fixés ! Nous voulons savoir ce qui se présente à nous, nous attend et nous pend au nez !

Le sculpteur C. Lalanne a donné à une de ses sculptures le titre de "tête de chou". Moi, je dois être plutôt bête car je rêve de faire tourner chèvre ceux qui lisent ma feuille de chou imprimée.

D'ailleurs, je fais avec elle plus souvent chou blanc que chou-fleur ou chou gras. Certains doivent même penser que je pédale dans la choucroute. Je trouve donc que cette expression artistique pourrait convenir à votre serviteur, pseudonyme : "Modimodi, alias tête de chou" ! Maudits mots dits, alias bêtes comme choux !

Un ami strasbourgeois me faisait remarquer que nous nous attachons à percer, peut-être un peu trop souvent, les secrets de notre réalité la plus immédiate et que nous avons tendance à nous accrocher aux détails, quand bien même, ils ne vaudraient pas un clou... Une idée piquante m'a subitement traversé l'esprit.

Et si, en braves pommes que nous sommes, nous méritions d'être plus drôles et plus originaux que des têtes de chou ! Un peu moins empotés que ces gros choux verts promis à la potée ! Ne trouvez-vous pas que nous pourrions, dans un style plutôt accrocheur, ressembler davantage à de bonnes et belles "têtes de clou" ? D'ailleurs, pourquoi pas des choux cloutés, de passages culinaires, piqués de clous de girofles !... C'est tout nouveau ! Ça vient de sortir !... Ainsi êtes-vous déjà au parfum de la soupe au chou et du vilain bouillon de onze heures !

D'ailleurs, même si nous avons été un jour des petits bouts de chou, de trognons marmots et qu'adultes, nous nous sommes parfois pris le chou en oubliant les fleurs, physiquement, nous apparaissons d'une anatomie beaucoup plus proche des clous que des choux.

Nous sommes, tous dotés de têtes plates ou frisées, parfois élargies du front et posées en équilibre tout en haut de notre corps. Le problème, c'est qu'à l'inverse du clou qui se termine par une forme pointue, nous nous ancrons et nous nous relions à la terre par nos deux pieds plats ! 

Faute d'être une pointe, même dans l'esprit, certains jouent sur l’ambiguïté d'avoir une santé de fer et un moral en acier trempé. Mais ceux qui se prennent pour des flèches ne recueillent souvent que les traits des sarcasmes !

Par atavisme, l'homme est un être incroyablement attachant ! Depuis l'antiquité, il n'a eu de cesse de retenir et d'assembler des feuilles de cuivre ou des morceaux de bois. Comme les tapissiers aujourd'hui, nos ancêtres utilisaient déjà les clous en garniture décorative ou comme au temps de la République romaine, en rituel expiatoire. Planter un clou dans une paroi du Capitole protégeait, paraît-il des calamités. L'espoir est-il identique pour les représentants du peuple qui nous enfoncent le clou à la Chambre des députés ?

Leur reste-t-il un peu de piété naïve comme celle des pèlerins à Lourdes, qui enfoncent encore de nos jours, des clous de cuivre dans des rondins, en martelant leurs prières. Ainsi, espèrent-ils voir leurs intentions de prières et tous leurs vœux exaucés par la puissance mariale et l'intervention divine ! ... Comme il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus, de nombreux croyants se sont plantés ! 

Si l'histoire du clou remonte à des siècles en pointes et quelques broquettes, leur fabrication manuelle se réalisait autrefois en pointeries. Elle est aujourd'hui industrielle et produite en clouteries. Celles-ci en forgent quelques 300 variétés, de quoi avoir le choix pour enfoncer le clou du spectacle ou ensemencer les pavés de la course au bonheur.

En poursuivant l'idée initiale du clou, allégorie de l'être humain, convenons que c'est bien peu, pour caractériser l'infinité du genre humain ! ... Nous voilà bien éloignés de la multitude et de la diversité des 7,7 milliards de personnes, mes petits frères, "têtes de clou", à la pointe de l'humanité.

Sans doute, est-il probable que nous devons être nombreux à correspondre à un même type de clous et à nous rallier à une même catégorie ! L'hypothèse mériterait donc d'être creusée. Forons-nous un peu les méninges ! Ça peut valoir le coup !

Alors, si la saga des têtes de clou vous intrigue ou vous intéresse, ne restez pas plantés là, sur le texte d'un écrivain dernier cri, qui cherche à percer avant de crever ! Exercez-vous donc un peu, en comptant les clous de la porte ! Mais si vous ne voulez pas en ficher un clou, vous avez tout loisir de piquer les clous d'un bon roupillon. En attendant, moi, je m'en tape un ! 

 

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G
bonjour Phil
j aime beaucoup ton histoire de clou avec tous ses sous entendu
comme toujours c est génial
et j attends la suite bien installé sur mon fauteuil entouré de clou sur les cotés
je vous laisse pour aujourd hui
a bientot de vous lire mon ami
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M
Merci Gisèle! Je vous vois dans votre fauteuil anglais, clouté, confortablement détendue! Sur ce blog, un nouveau texte vous attend chaque jour! A très vite donc!
P
Ce qui est certain, c'est qu'on ne peut pas dire de tous vos écrits qu'ils "ne valent pas un clou".
Bien au contraire, l'imagination et la qualité sont toujours au rendez-vous
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M
Merci Pénélope! J'ai même une collection de paquets de clous! Je suis un écrivain bricoleur! Ne me tapez pas sur les doigts, je m'en charge!