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Pas sans... 1/2

Publié le par modimodi

Nous les vivants, qu'on appelle mortels, nous ne sommes pas sans divines surprises ou amères illusions, puisque " tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir " ! Mais ne franchissons pas la porte de l'enfer sans moyens d'en sortir, sinon Dante dans la Divine Comédie a pris la peine de nous avertir : " Abandonnez toute espérance, vous qui entrez ! "

Celui qui a un bel esprit, un esprit fort n'est jamais sans solutions ! J'aimerais bien être comme lui ! Je pourrais vous expliquer pourquoi " il n’y a pas de roses sans épines ". Mais vous, qui vous êtes fait piquer par l'aiguillon de l'amour ou envoyer sur les roses, peut-être le savez-vous déjà ?

Voilà pourquoi aveuglés par le piquant amour, il vous est sans doute difficile de voir tout en rose ! D'autant, qu’il n'est " si belle rose qui ne devienne gratte-cul " ! Doux Jésus, il n'y a donc pas de passion, sans couronne d'épines !

Serait-ce également parce que l'amour nous enflamme, que sa fièvre nous embrase, qu'elle nous met le rouge aux joues et le cœur en cendres, qu'on peut être certain qu'il n'y a " pas de fumée sans feu " ? Aurait-on oublié le coup de foudre déclenché par un regard de braise et sa brûlure soudaine ?

Pas besoin de fumée pour allumer le feu d'amour, quelques propos fumeux parfois suffisent. Alors le feu de paille fait partir l'amour en fumée, sans qu'il y ait vraiment de cause à effet. Une chose est certaine, il vaut mieux ne pas jouer avec le feu à moins d'être un brûlant séducteur, un sans-cœur pyromane ! Allons niais, ne niez pas ! Pas d'aveux sans désaveu ! Pas de boniment sans benêt ni de menterie sans démenti !

Nous ne sommes pas sortis de l’auberge car nous, les passants du sans soucis de l'existence, nous ne pouvons pas faire sans sous ! Si ! Si ! "Point d'argent, point de Suisse !" disait Petit Jean dans les "Plaideurs". Avant-garde d'une autre réplique contemporaine, devenue aussi culte que la secte indienne des "Intouchables" : "Pas de bras, pas de chocolat !"

Apparemment, dans un sans queue ni tête, nous ne pouvons pas faire "deux sans trois" et encore plus sans "des mille et des cents" d'inepties ! Bien sûr, un bon médecin recommandera de ne pas s'en faire et pour éviter le coup de sang du "sans-vie", de se payer une pinte de bon sang ! Je ne vais pas ici déranger vos idées, sensiblement déjà sans dessus dessous et sens dessus dessous !

Dans l'existence, nous avançons à pas mesurés mais ne pouvons pas faire un pas en avant, de côté ou en arrière sans compter nos pas et pas qu'eux ! Pour se sortir d'un mauvais pas, on compte d'autant plus sur la chance, quand elle marque le pas.

Ainsi, dans l'écriture, impossible de sauter le "pas" et de produire des textes où l'écrivain pourrait faire un sans-faute et des sans "pas" dans la salle des pas perdus. Pas de dits sans non-dits, pas d'affirmation sans négation, sans emploi de l'adverbe "ne pas" ! En tout cas, pas encore dans ce texte patraque et pas moi, ici présent ! N'essayez pas de me mettre au pas ! Je ne peux pas écrire sans me mettre aux "pas" !

N'étant pas un béni oui-oui, je ne pourrais pas y parvenir sans grandes difficultés, sans y laisser des plumes de sansonnet et sans devoir abandonner ma plume au fond de l'encrier. En effet, pas de plume de plumitif tombée sans que l'oiseau ne soit plumé par ses lecteurs, taxé de sans talent et obligé de payer l'impôt du "sans" !

 

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