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Godillots ! 2/4

Publié le par modimodi

Juin 2016

C'est la grève ! Impossible d'adoucir "la loi travail" alors, la seule qui s'affirme, c'est la loi de la jungle ! Pas touche à ma Convention Collective, à ma Branche déjà sciée et à la hiérarchie des normes !

L'heure est au maintien des sacro-saints acquis et de leur défense jusqu'à la paralysie ! L'économie et la société peuvent bien évoluer dans un contexte de plus en plus complexe mais pas le code ni le droit du travail!  Le code de la route de la C.G.T prône le principe d'avoir toujours ses clignotants allumés. Sa voiture débraye et fonce, pleins phares avec sa remorque en porte-à-faux ! Car il F.O ce qu'il faut !

Pendant ce temps, une armée de bras cassés qui n'ont jamais cassé des briques ni trois pattes à un canard se sont transformés en horde de casseurs. Ils croient dur comme barres de fer que leur cause est à tout casser, la meilleure !

Comme les bonimenteurs de l'emploi et de la qualité de la vie leur ont déjà cassé les oreilles de fausses promesses et de relances, eux, nous les relancent et cassent tout : les pieds, les dents et les bonbons, les vitrines et le mobilier urbain. 

Attention! A trop jouer avec le feu, un jour funeste, quelqu'un finira par casser sa pipe ou se crever un œil à force de se le fourrer jusqu'au coude ! On appellera cela une bavure, un accident regrettable mais prévisible ! En effet, la violence comme l'envie de dialoguer sont aveugles et sourdes. La conviction d'une France qui va mal, arrange les syndicats qui nous l'assènent et la renforcent de tout leur air buté.

Pas d'accord possible envisageable sinon plaqué en mise aux poings. La nouvelle loi du Talion clame partout son nouveau mot d'ordre : " Pour un œil, les deux yeux, pour une dent toute la gueule ! " On en aimerait presque cette douce invective du petit Napoléon à talonnettes : " Casse-toi, pôv' con ! "

Le droit de grève est lui-même ostensiblement dévoyé dans la brutalité des provocations et des manifestations, par tous ces briseurs qui ne sont pas de grève. L'autorité de l'Etat est bafouée sous les sarcasmes et devant les caméras!

Et que font les "merdias" ? Quand la France défile, ils marchent à côté de leurs godasses. Ils font leurs choux gras de cette chienlit à coups d'agitation par leurs reportages choc : "De la loi travail à la loi de la chute des corps" ! "De la nuit debout à la manif debout !" Le déchaînement fait du bien aux chaînes comme le piétinement des manifestants, au pas et à la botte des meneurs aboyeurs, fait du bien aux revendications qui font du sur place !

Devant la fureur apparemment irrépressible des hooligans syndiqués ou pas, nos médias nous disent même d'aimer la police ! Embrassons-nous ! Folle ville au grand n'importe quoi ! Mais voyons ! Il n'y a pas à l'aimer, il y a à faire usage de la force publique et à faire respecter la loi ! Pausanias avait raison quand il disait : "La loi doit avoir autorité sur les hommes, et non les hommes sur la loi."

L'effet produit du"big bisou et d'adopte un keuf" est d'ailleurs inverse à l'effet attendu ! La rue en folie ne fait pas de bisous mais la nique et les hurleurs taguent à tout va pour mieux persuader l'opinion. Cette loi de l'amour imposée est évidemment absurde ! N. Chamfort avait tort quand il disait que " le Français respecte l'autorité et méprise la loi. " Aujourd'hui, il crache sur les deux, mon général !

Chers grévistes, moi, je vous dis qu'il n'y a qu'une loi qui prévaut, c'est la loi morale propre à chacun de nous et d'entre vous ! Cet article 1 prévaut sur l'article 2 ! Oh ! Je ne dis pas que vous êtes tous sans foi ni loi mais quand même... ! Je me contrains moi-même a faire grève sur le tas de mes pensées qui ne vous sont pas favorables en m'imposant presque la loi du silence !

Bien sûr ! Si la poudre aux yeux est le sable de la grève, le droit de grève est licite. Les naïfs peuvent espérer trouver sous les pavés, la plage ! Les salariés ont bien le droit de s'entendre pour cesser le travail dans l'attente d'obtenir leurs revendications.

C'est même, depuis M. Millerand un droit démocratique obtenu au poing levé ! Dans "Mes mémoires" J. Caillaux nous l'explique : "Dorénavant, lorsque les ouvriers d'une usine voudront se mettre en grève. Il devra être procédé à une consultation préalable. Tous les travailleurs intéressés voteront pour ou contre la cessation du travail. Si la moitié plus un des ouvriers opine pour la grève, la minorité - dans l'espèce, la moitié moins un - devra s'incliner. La grève est obligatoire."

Comment voter contre, quand la pression du nombre est à son comble ? Le parti des mécontents est toujours majoritaire ! Plus! Toujours plus : de bruit, de cris, de slogans scandés au pied levé, de harangues enflammées, de besoins et d'insatisfactions, mains levées !

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