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Godillots ! 1/4

Publié le par modimodi

Mai-Juin 2016

Les grévistes, c'est comme les godasses, les deux font la paire ! Il est devenu dingue, ce si beau pays dont on dit que l'économie piétine. Mais que voulez-vous ? Voyez ! Il y a toujours quelqu'un en grève, qui défile, qui bat la semelle, qui racle le pavé. Le pays est dans ses petits souliers ! Personne n'a plus de botte secrète !

La France chemine car dans un ultime bras de fer, son chemin de fer rouille à son terminus. Au siècle des lumières, des néons, des leds et des halogènes, les lampistes ont des ampoules aux pieds !

Avant hier, sur les ondes, la dernière pantalonnade gouvernementale avait son hymne national prisé et reprisé sur un air connu : " La société est décousue, / Si ça continue, / On verra le trou de la Sécu ! "

Hier, la mise en train, c'était pour battre en retraite et rester, de guerre lasse, sur la voie de garage, là où toujours le consensus déraille. Aujourd'hui, à contre-voie, la voix du peuple s'éraille pour la loi travail ! Aie ! Aie ! Duraille ! Duraille ! La vie du rail !

Marche ou rêve! Vogue donc la canonnière des syndicats contre les franciliens en galère ! Le gouvernement ne sait pas qu'à rêver de rivage, on s'échoue sur la grève, qu'après tant de métro, boulot, dodo, la rame reste à quai, qu'après avoir été pompé, la pompe reste à sec ! Le pays qu'on faisait déjà marcher et courir peut le faire à côté de ses pompes. En panne sèche sauf de revendications!

Marche ou grève ! Flotte donc les banderoles et les drapeaux rouges ! C'est la révolution d'octobre en mai, voire ad vitam aeternam ! Les ouvriers qu'on excite de slogans racoleurs ne savent peut-être pas que ceux qui les téléguident sont payés par le syndicat ! Demandez-leur !  Interrogez les imprimeurs de la C.G.T du livre qui bloquent la parution des quotidiens ! Leur attitude est impayable mais pas eux ! Quand ils nous font des pieds de nez, la France est à pied et regarde le bout de ses godasses.

L'espoir défile et se défile, il prend la route, la voie et l'impasse. Les rassemblements dégénèrent. Pas de quartiers épargnés ! Les tracts et les esprits échauffés sont à la casse ! Les C. R. S. répliquent. Le pays casque ! C'est de l'argent jeté à la rue dévastée et de la poudre aux yeux qui piquent et qui pleurent.

Marche ou trêve ! Que voulez-vous, l'erreur est historique ! Appeler les gars de la S.N.C.F, des cheminots ne pouvait que donner l'idée de faire cheminer le bon peuple ! Eh oh, les nantis ! N'avez-vous pas honte ? A quand l'égalité pour tous et la retraite à 50 ans et à 55 ans pour tous les ouvriers ?  A quand l'examen de tous les services spéciaux ? Il ne s'agit plus de se préoccuper du  : "comment travailler mieux ?" mais du : "comment garder l'avantage du travailler moins ?"

Quand défilerez-vous pour réparer cette injustice sociale ! Depuis le temps pénible des foyers rougeoyants des locos à vapeur et des pelletées de charbon pour les alimenter, vous avez gardé des seaux d'escarbilles plein les yeux ! Qu'avez-vous à craindre aujourd'hui, hormis le courant d'air dans l’œil venu de la fenêtre ouverte !

Mais plus, toujours plus de revendications et de slogans éculés comme de vieux godillots baîllant de toutes leurs semelles ! Plus de pieds au sec ! Dans ces temps de crue des cieux et de débordements de violence, que fait donc l'Etat ?

Vous le savez ! La burka est interdite et fait débat car la France vit, rit et chante à visage découvert. Il est impossible de se masquer le visage en cette période troublée de menaces, car nous sommes tous placés en état d'urgence et de vigilance absolue. Mais comble du laxisme ! On peut se présenter cagoulé et armé de battes devant la police !

Personne ne s'en offusque. Les ultras de la droite ou de la gauche font la loi et la guérilla urbaine. Le service d'ordre des syndicats est débordé ou complaisant et la manifestation tourne à l'émeute ultra violente.

Il n'est qu'une solution : la fermeté ! Interdire, réprimer et punir, le temps de reprendre ses esprits et de garantir la sécurité publique ! Mais alors, gare à la violence aveugle qui se déchaîne ! le peuple veut bien de la loi mais pas de l'autorité pour la respecter...

 

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