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L'école de la vie

Publié le par modimodi

Vaste débat de société toujours dans l'air du temps ! Quelle mission donnons-nous à l'école ?

G. Bachelard disait : " Il faut mettre la société au service de l'école et non pas l'école au service de la société. " Alors, l'enfant doit-il s'adapter à l'école ou l'école s'adapter à ses besoins et ses capacités ? Faut-il faire rentrer la vie à l'école ou bien l'école se suffit-elle à elle-même puisque c'est la vie. Nous sommes en apprentissage tout au long de la vie, dans une éducation permanente.

Quelques élèves hélas, en apprentis-tissage font maladroitement quelques sacs de nœuds avec les notions de base et filent un mauvais coton scolaire. Mais la vie prendra heureusement le temps de leur dispenser formellement ou informellement ses leçons dans une école de la réussite ou de la chance, même si c'est la énième et peut-être la dernière.

Faut-il donc enseigner les connaissances fondamentales et les techniques du savoir lire, écrire, compter ou faire acquérir les compétences du savoir être ? Comment concilier l'égalité des chances et la réussite pour tous ? Le débat sur le maintien ou l'élévation du niveau d'exigences contre le nivellement des acquis par le bas oppose les débatteurs.

Maintient-on la prise en compte du passé et de l'histoire ou place-t-on les contenus en prise directe avec l'actualité et les sciences sociales ? Enseigner ou éduquer, que doit-on privilégier ? L'apprentissage classique n'est-il pas trop élitiste ? Doit-on lui préférer un enseignement commun au plus grand nombre de jeunes ?

Demandez le programme mais l'école n'est pas à la fête: carnaval des réformes, foire d'empoigne des concepts, des critères, des algorithmes, toutes transes disciplinaires ! Tout est dans tout et réciproquement. Le formateur se forme, l'enseigné s'éduque, le s'éduquant se coforme et le coformé se déforme sans se conformer. La théorie de Lavoisier s'appliquant aux opérations cognitives comme aux coups de pied au cul tend à prouver que rien ne se perd et que tout se transforme.

Pourtant qu'il s'agisse d'enseignement élémentaire ou supérieur, il n'en est qu'un, c'est celui de la vie. Le bel apprentissage de la liberté et de la longe évitée impose qu'il n'y ait d'autre alternative, qu'apprendre ou mourir dans les fers de l'ignorance. L'école de la vie partage bises et billes avant bisbilles et donne à chacun ses leçons et devoirs.

Apprendre, c'est apprendre l'autre et avec l'autre. L'amour est l'auxiliaire de la vie qui permet d'être sans se faire avoir. La connaissance n'est que reconnaissance de soi-même et de l'autre. La capacité de savoir, de concevoir et d'agir ne s'intègre mentalement que dans sa pertinence et son exploitation, c'est-à-dire dans son transfert en toutes circonstances utiles et opportunes.

L'amour à l'école nous permet avec quelques maîtresses de faire nos classes et de devenir fort en t'aime. Au théâtre de la vie, celui qui vous aide est au trou du souffleur et permet ainsi à chacun de devenir acteur. Chaque souffle de vie est un intérêt insufflé en interaction avec les dispositions personnelles, les attitudes socio-affectives et les valeurs qui motivent en vices et versa l'enseignant et l'apprenti.

Apprendre avec l'autre à s'organiser, à chercher, à risquer, c'est apprendre à vivre et à inventer le apprendre à apprendre. Le savoir par le cœur remplace le savoir par cœur. L'autre qui vous aide n'est pas pense-bête mais aide-mémoire à vivre et donc à apprendre.

L'élevage fait l'élève, l'apprentissage de la vie l'élève par échange social au rang de sujet actif et de citoyen responsable. Il n'est pas de recette, hormis pour le latin de cuisine dont l'intérêt décline, si l'on en croit Najat, la jolie ministre de l'époque !

Autrefois de la férule à la règle, on apprenait sur le bout des doigts. Aujourd'hui à condition de savoir se décentrer par rapport à lui-même, l'enseignant, hier nombriliste, découvre que le centre de son enseignement, c'est l'écoute de celui qui apprend, sujet en actes de vie, de dire et de penser.

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