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Tête en l'air ! 1/2

Publié le par modimodi

Amis à l'humeur vagabonde, vous rêvez d'Eldorado et prenez bateau, avion, cargo pour mieux parler l’Espéranto !... Moi ma marotte, c'est la bougeotte, j'ai la jugeote qui trotte, qui trotte ! Je fais des croisières dans mon cerveau.

D'un hémisphère à l'autre, mes cartes sont dépliées, rien n'arrête mon odyssée. Dans mes pensées, je vagabonde à travers le vaste monde et j'ai le cœur comme une mappemonde !

Ma petite tête en l'air veut jouer les filles de l'air. Ma cervelle est une caravelle aux quatre vents, j'ai des rêveries de plein ciel. Certains jours, je suis astronaute, globe-trotteur ou matelot. Je n'ai de cesse, ni repos. Mais au moins, sais-tu petite tête de gentil lecteur, que je me carapate sans jamais quitter mes pénates ! Tu vois, tête d’œuf, le tour du monde en trois minutes, pour moi, c'est du tout cuit !

Je vagabonde, je bats la campagne. Ma boussole s'affole au logis. Ô bien sûr, j'ai perdu le Nord dans mes souvenirs comme autant d'aiguilles dans des meules de foin. J'ai parfois un mal fou à les lier en gerbes. Je folâtre et moissonne heureusement parfois, parmi les coquelicots et les bleuets des plaines de mon enfance.

Quand je pense à mes monts de Flandres, c'est la transhumance de mes bêtes de pensées ! Bien sûr, je le sais ! On a les sommets qu'on peut, à proportion de sa grandeur !... Mes idées trottent, cahotent, ballottent. Je broute les trèfles à quatre feuilles du bonheur de mes jeunes années...

Quand je rêvasse et cherche asile tous azimuts, l'on me dit azimuté ! Ce cas m'isole de gré ou de force. C'est la débauche dans ma caboche !

N'en profite pas et n'essaye pas, tête de pioche, de me jeter la première pierre. Ne tente pas tête de malin de suivre les divagations infernales de mon travail cérébral. Tu perdrais tout ton latin dans ces conquêtes de Romains ! J'ai des trulli plein le cerveau. Ne me cherche donc pas des Pouilles dans la tête ou je t'expédie illico aux calendes grecques.

Tête de mule, broute plutôt les mots ruminés de mon papier ou de mes textes, par chemins et par les plaines. Tête de veau marin, go ! Embarque pour la folle équipée. Viens jeter l'encre de la nuit, de Chine ou d'ailleurs et sème le bon sens aux quatre points cardinaux. Tout le monde pourra en partager les miettes et la chapelure !

Crois en mon expérience, la terre entière divague. Fous d'amour, de douleur ou de joie, tous se serrent pour se regrouper puisque paraît-il, "plus on est de fous, plus on rit." Quitte à rire jaune !

Toi aussi, certains jours de vague à l'âme, alors que guette le fond, ne crains donc pas de naviguer de Charybde en Scylla, ne crains pas de démâter. Tu peux extravaguer en restant vague !

Tu sais, tendre tête de cake aux fruits d'illusion confits, si ma folle du logis me parle de naufrager dans la Tamise, je ne reste pas amorphe comme un pudding et tremblant comme deux ronds de flan. Non! Je sors mes idées du mixer ! Je soulève mon melon devant Queen Mum et ses horse guards et Bye ! Bye !... C'est Crazy ! Je file à l'anglaise, j'appelle James et je lui rentre dans les côtes.

Je suis tout prêt d'ailleurs à lui tailler un short ou un beau costard, fut-il en Prince de Galles mais il faut pouvoir passer la Manche ! D'ailleurs, si mon génie errant, par trop olé olé, s'avisait de bâtir un château en Espagne, je le prendrais en grippe et franco, je m'ensablerais les portugaises.

Tu vois, derrière mes lunettes magiques, je vais d'une idée à l'autre, même si elles sont sans queue ni tête ! J'élucubre dans tous les sens. Je bourlingue d'une ineptie à l'autre ! Essaie, tu as ta chance, tu peux réussir et gagner ! Chacun peut devenir un écrivain vain !

Alors toi, petite tête à la Diète, n'écoute donc plus tous ces touristes qui, après avoir lu mes carnets de voyage et bu mes paroles comme des Polonais m'accusent, ivres de vaine jalousie, d'avoir mes lettres de Cracovie. Face à toutes ces mesquineries comme aux petites querelles d'Allemands, je sais faire le Suisse et mettre mon orgueil en berne. Mais pas question d'être chocolat et de tomber en Escalade, dans la marmite, rempli de coups fourrés. Si je suis cloche, je ne suis quand même pas un lapin de Pâques ! Je me plais simplement à rêver d'un terrier sur son île, au pied des moaï.

 

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