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Lettre à ma muse ! Mon truc en plumes. 4/4

Publié le par modimodi

 

Ô ! Belle Muse de mes vingt ans ! J'ai fait ce rêve fou, gastronomique et littéraire de t'offrir un canard au 100 !

Nos vingt ans sont bien loin ! Depuis cent sept ans et plus, j'ai avec toi franchi les portes de l'Olympe ! J'ai pris les sandales ailées du vent mais regarde ! J'ai redescendu mes petits pieds sur terre pour t'offrir mes premiers cents pas.

J'ai aujourd'hui couru à la rédaction où nous avons tant travaillé et j'ai soufflé la poussière accumulée sur les tablettes du ciel. Je viens de graver pour toi des voyelles d'azur.

Vois ! J'ai parcouru cent et mille lieues célestes et plus. Je suis aux cent coups du lever de rideau de l'aurore. Tout est à feu, tout est à sang pour ce centenaire incandes-cent. Tout est cent dessus-dessous bien que dé-cent pour ce bel amour renaissant entre le temps des cents et le temps des milles.

En un mot comme en cent, joyeux anniversaire, en un mot commençant, merveilleux centenaire, somptueux millénaire ! C'est le père-cent pour la revue, c'est la quille avec ses boules et le flambeau éblouit cent.

Comme un journaleux phosphores-cent, j'ai le stylo efferves-cent. Mes mots se dressent turgescents pour ton visage rosissant. Verbe et ac-cent, nom et adjectif adja-cents se déploient arbores-cents.

Mais tu le sens. Entre les griffes de la pensée et la dent de l'imaginaire, l'idée première, Eva naissant, est sur feuille de chou déhis-cent. L'encre éjaculée se répand en flots, puisse cent ! En effet, je suis à toi à cent pour cent et sans être concupis-cent, un sujet, un plan, un projet conçu piquant et puis cent sont sur parchemin chic ou papier in au cent.

Ce qu'on pressent, ce qu'on consent, les présents et les absents, tout scribouillard précédent, enfant adulte, adoles-cent espacés et espaçant, nuançant ou décontenançant, propos écrits rubes-cents, resurgissent efflores-cents dans ce bondissant numéro 100. Et les voilà, tous à toi, tous pour toi à dix, à vingt, à mille pour cent !

Chavirant dans l'exubérance, méconnaissant grammaire et règles, la syntaxe comme l'orthographe prennent des versants renversants. Tout est sens et tout est 100 et sensation, à cent à l'heure !

Le propos désobéi-100 s'échappe de la page en dan-100. L'écrivassier faibli-100, le rédacteur molli-100, tout va brui-100 et grandi-100. Les caractères envahi-100 se font la casse buissonnière. Le claviste s'aga-100, dans la marge se fait cares-100. Le plein jaillit du délié devant le photo-compo impui-100 et le linotypiste grima-100. Les lettres s'élèvent, parfum d'en-100.

Numéro 100 resplendissant, numéro 100 - oh ! Tout puisse 100 ! Oui ! Pour toi, c'en est jamais trop ! Alors je t'offre ces 1000-pertuis pour nos 1000-feuilles et 1000 folies ! Oui ! 1000 fois mercis et 1000 grâces pour encore 100 ans, pour encore 1000 ans et plus ! Ô belle muse, Shéhérazade de mes mille et une nuits !

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