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Ignorance

Publié le par modimodi

Inutile de se réjouir ou de s'enorgueillir exagérément du présent. Nous ne savons rien de la vie ni de l'avenir. Nous sommes dans l'ignorance des choses, des faits et de nous-mêmes. Cette attitude de sagesse est un principe de philosophie orientale.

En effet, si "Tout bien portant est un malade qui s'ignore", sans doute, vaut-il mieux ne rien savoir afin de ne pas être dans l'angoisse de la maladie ! Il est préférable de rester optimiste et d'espérer des lendemains qui chantent comme se dit la cantatrice, victime d'une extinction de voix.

Laisser quelqu'un dans l'ignorance, c'est le laisser en dépendance de lui-même et à la merci de son environnement. L'instruction publique a voulu sortir l'individu de sa servitude en l'alphabétisant. Cette attitude philanthropique est nécessaire mais non suffisante.

Sans les outils de la réflexion, du discernement et de l'analyse critique, l'homme est le sujet de l'opinion répandue, des préjugés, de la croyance, de la superstition et des dogmatismes qu'entretiennent fanatiques et obscurantistes. Au sens étymologique, c'est la part noble du scepticisme que de ne rien admettre comme vérité sans examen approfondi.

Il faut ici mettre à part la réalité physique généralement admise, car entre un autobus et soi-même, sans en faire l'expérience sensible, chacun sait qui remportera le face à face. Il n'est nul besoin de finesse, d'intelligence ou de culture pour en être convaincu. Nul n'est censé ignorer la loi, surtout du plus fort !

Pour apercevoir l'horizon dégagé, le recul est indispensable. De même la mise à distance et la réserve du jugement permettent de dégager un point de vue personnel et de se fonder un avis original. Cette capacité, quand on l'exerce, rend heureux sans être au point exacerbé de la félicité céleste, réservée aux bienheureux.

Bienheureux les incrédules et peut-être "les simples d'esprit car le royaume des cieux est à eux." Par contre, rien ne prouve que les imbéciles soient vraiment heureux...

Il n'y a pas un grand écart entre les naïfs candides comme des petits enfants, entre les gens qui se contentent du sens premier, qui ne se compliquent pas l'existence ni ne s'encombrent de problèmes métaphysiques et les idiots congénitaux, ignorants par nature. Mais par contre, il y a une différence flagrante avec les idiots qui se comportent de manière irresponsable et les écervelés qui ont des comportements stupides et font fi du bien-être et de la sécurité de leur entourage.

De ceux-là, il convient de se méfier. Leurs idées et leurs exemples sont à ignorer car dangereux d'inconscience et de conséquences. De même, méfions-nous des pseudos scientifiques qui pérorent sur les maladies, les virus et les vaccins alors qu'ils n'en ont qu'une connaissance partielle.

Appliquons sans réserve les gestes barrière vis à vis de la protection de soi-même et des autres, ralentissons ainsi l'épidémie mais appliquons en même temps des comportements barrière. Profanes que nous sommes, gardons une mise à distance face à la circulation des analyses précipitées et contradictoires afin d'éviter l'infection voire la surinfection des informations hasardeuses.

Sans être des incapables ou des incompétents dans leur domaine, certains experts sentencieux et savants ne doutent pas. Ils assènent leurs avis et prônent l’application immédiate sans prudemment reconnaître qu'ils manquent de connaissances certifiées. Ainsi vont les apprentis sorciers dans leurs mystérieuses incantations comme les girouettes au gré du vent capricieux et des coups de vent dans l'air du temps.

Nous sommes tous l'ignorant de quelqu'un. Gardons notre âme d'enfant. Notre couronne n'est parfois qu'un bonnet réservé aux benêts. L'âne alpha-bête souvent retient l'alpha et bute sur le béta. Baudet, bêta de grand dadais ! Les grandes oreilles sont grand ouvertes, pour faciliter la libre circulation des connaissances qui rentrent d'un côté et ressortent de l'autre ! L'âne bâté n'a jamais le bât qui le blesse longtemps.

Si nous ne sommes pas ignorés, nous ne savons pas notre chance, quand nous ne faisons pas partie des oubliés de la vie que le malheur et les échecs accablent. Quand nous n'appartenons pas aux délaissés, aux oubliés du cœur et que nous avons de l'importance pour quelqu'un. Quand nous n'essuyons pas l'indifférence et le mépris de ceux qui ne voyant que leur intérêt vous ignorent et vous trouvent transparents comme leurs illusions.

La sagesse vous enseigne l'humilité, à n'avoir d'autre prétention que celle d'apprendre des autres. Rester silencieusement prudent n'est pas un manque d'assurance, si c'est pour sonder la part inconnue de soi-même. Deux références philosophique et poétique éclairent notre route. Socrate nous rappelle l'injonction morale de la devise inscrite au frontispice du temple de Delphes : "Connais-toi toi-même" et Lamartine nous plonge dans une sage introspection : "Ignorant d'où je viens, incertain où je vais."

 

 

 

 

 

vraiment heureux...

Il n'y a pas un grand écart entre les naïfs candides comme des petits enfants, entre les gens qui se contentent du sens premier, qui ne se compliquent pas l'existence ni ne s'encombrent de problèmes métaphysiques et les idiots congénitaux, ignorants par nature. Mais par contre, il y a une différence flagrante avec les idiots qui se comportent de manière irresponsable et les écervelés qui ont des comportements stupides et font fi du bien-être et de la sécurité de leur entourage.

De ceux-là, il convient de se méfier. Leurs idées et leurs exemples sont à ignorer car dangereux d'inconscience et de conséquences. De même, méfions-nous des pseudos scientifiques qui pérorent sur les maladies, les virus et les vaccins alors qu'ils n'en ont qu'une connaissance partielle.

Appliquons sans réserve les gestes barrière vis à vis de la protection de soi-même et des autres, ralentissons ainsi l'épidémie mais appliquons en même temps des comportements barrière. Profanes que nous sommes, gardons une mise à distance face à la circulation des analyses précipitées et contradictoires afin d'éviter l'infection voire la surinfection des informations hasardeuses.

Sans être des incapables ou des incompétents dans leur domaine, certains experts sentencieux et savants ne doutent pas. Ils assènent leurs avis et prônent l’application immédiate sans prudemment reconnaître qu'ils manquent de connaissances certifiées. Ainsi vont les apprentis sorciers dans leurs mystérieuses incantations comme les girouettes au gré du vent capricieux et des coups de vent dans l'air du temps.

Nous sommes tous l'ignorant de quelqu'un. Gardons notre âme d'enfant. Notre couronne n'est parfois qu'un bonnet réservé aux benêts. L'âne alpha-bête souvent retient l'alpha et bute sur le béta. Baudet, bêta de grand dadais ! Les grandes oreilles sont grand ouvertes, pour faciliter la libre circulation des connaissances qui rentrent d'un côté et ressortent de l'autre ! L'âne bâté n'a jamais le bât qui le blesse longtemps.

Si nous ne sommes pas ignorés, nous ne savons pas notre chance, quand nous ne faisons pas partie des oubliés de la vie que le malheur et les échecs accablent. Quand nous n'appartenons pas aux délaissés, aux oubliés du cœur et que nous avons de l'importance pour quelqu'un. Quand nous n'essuyons pas l'indifférence et le mépris de ceux qui ne voyant que leur intérêt vous ignorent et vous trouvent transparents comme leurs illusions.

La sagesse vous enseigne l'humilité, à n'avoir d'autre prétention que celle d'apprendre des autres. Rester silencieusement prudent n'est pas un manque d'assurance, si c'est pour sonder la part inconnue de soi-même. Deux références philosophique et poétique éclairent notre route. Socrate nous rappelle l'injonction morale de la devise inscrite au frontispice du temple de Delphes : "Connais-toi toi-même" et Lamartine nous plonge dans une sage introspection : "Ignorant d'où je viens, incertain où je vais."

 

 

 

 

 

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