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Amours mosaïques et volt à iques!

Publié le par modimodi

Je suis systématique

Ma vie est un grand hic.

Mon cœur fait la tournique

Chez lui, c'est la panique,

Sa pendule fait tic-tic

Son rythme est frénétique.

Branle-bas poétique,

J'ai perdu ma métrique.

Ma muse joue et complique,

Mes hexasyllabiques!

Je ne suis plus stoïque,

J'emballe la mécanique,

Tout est automatique,

L'amour est électrique.

Attirance magnétique,

Émerveillement optique,

J'ai rencontré Monique,

Une fille magnifique,

Au regard féerique

A la taille de moustique.

Nous étions arythmiques,

Détonants, atypiques,

Nos émois anarchiques!

Vive l'épidermique!

Monique était lubrique,

Moi, déjà vieux sadique.

Notre langage basique

Se dénommait fornique.

Nous étions orgasmiques

Sans bottes et sans tuniques,

Nus comme des lombrics,

Pas d'coup d' pompe, ni de cric

Vive l'aéronautique,

En l'air, comme des spoutniks,

Ébats supersoniques,

Septième ciel, en un clic!

Mais l'amour ironique,

A cadence hystérique,

A force, moins énergique

Devint épisodique,

Les assauts sporadiques!

Devenus flegmatiques,

Bientôt le cyclonique

Fit place à l'apathique,

Aux douleurs arthritiques

Puis au paralytique

Et ce fut dramatique.

Transformés en reliques

Nous étions archaïques,

Taxés d'anachroniques!

Le temps est vampirique,

Il ronge, il est caustique,

Il vous coupe la chique.

Un beau jour, claques et cliques!

J'ai perdu ma Monique.

J'étais mélancolique,

Je cherchais une autre ique:

Dominique, Angélique,

Un prénom catholique!

J'épluchais les rubriques

Des revues impudiques,

Faisais aux basiliques

Des prières liturgiques.

Mon cœur était supplique.

La liste pathétique

D'un destin fatidique:

Chagrin dysentérique,

Sans homéopathique,

Deuil des zygomatiques,

Larmes océaniques,

Soupirs hémorragiques,

Insomnies horrifiques,

Monique, ma mythique

Je t'en supplie, rapplique!

Je n'en peux plus, j'abdique!

Alors, un jour bernique!

Au vent, les vieilles reliques!

Boulimie touristique,

Folies géographiques,

J'ai couru en Belgique:

Orgie de gaufres et chiques,

Moules frites et cramiques,

Surrégime calorique,

J'étais pachydermique,

Taillé comme une barrique!

C'est pourtant dans un Quick,

Qu'est apparue Jeanique!

Elle avait l' burger chic,

Jouait d'la harpe celtique.

Mais elle aimait Loïc,

Un marin de Pornic!

Loin des philtres druidiques,

Dans l'cri des gouelanigs,

J'ai quitté l'Armorique.

Rêveries exotiques,

Désirs d'autres tropiques,

Réunion, Martinique,

Suis allé en Afrique,

Pirogue au Mozambique,

Grande chasse aux moustiques!

Rastas en Jamaïque,

Ivre de soul music!

Fuite systématique,

Errances sans tactique,

Du Pérou au Mexique,

Même les pays Baltiques,

Périples erratiques,

Voile sur l'Atlantique,

L'océan Pacifique,

Bloqué en Antarctique!

Cœur sec, muet, étique,

Existence monastique,

Folie quasi mystique!

Tout régime politique,

Opulences monarchiques,

Dictatures, républiques,

Principes démocratiques.

Je reste apolitique!

Bougeotte spasmodique

Pas de ligne méthodique,

Sans raison spécifique,

Ai fait les Amériques

Suis devenu britannique,

Hispano-germanique,

Balkano-brahmanique!

Voyages œcuméniques:

Etudes hébraïques,

Du cantique des Cantiques,

Préceptes talmudiques,

Discipline bouddhique.

Je reste adogmatique!

Mais plus d'sexe, v'là, le hic!

Amours au point critique,

Langueur pathologique,

Tremblements telluriques,

Moral neurasthénique,

Volonté ataxique,

Pâleur cadavérique!

Recherche cathartique

D'un signe évangélique,

D'un séjour édénique!

Mais toujours, ah bourrique!

De mauvais pronostics,

Destin antipathique,

Désastre astrologique,

Tous les scorpions me piquent!

Que des couacs et des couics,

Des rires sarcastiques.

Je passe pour un comique!

Plus d'amis, plus de fric,

Tics caractéristiques

D'une vie pathétique,

Déveine automatique,

D'une mouise chronique!

Toujours plus nostalgique,

Mon cœur, ce famélique

Rêve d'amours épiques,

Cherche le platonique

Ou l'amour Idyllique.

Ouf! ce fut, l'grand déclic,

J'ai croisé Frédérique!

A l'amour, je repique!

Elle était sympathique,

Classe, aristocratique.

Deux grands yeux romantiques,

L'amour était classique,

D'élégance artistique.

Elle chantait du lyrique,

Jouait de la musique.

Beauté météorique,

Un corps astronomique,

L'amour était cosmique,

J'étais son Copernic.

On se croyait uniques,

A l'abri des trafics.

Mais nos coeurs céramiques

Un choc, un trop grand clic!

Et ce fut du tragique.

Confiance hyper critique,

D'un amour léthargique.

Elle tombe sur un beatnik

Dans un concert public.

Je n'ai pas vu le geek,

D'la guitare électrique,

Aux trois accords gimmick!

Sur mes yeux, un haick,

Son coeur a le déclic!

Dans les nues, Frédérique!

Crise de foi, hépatique,

Notre amour bucolique

Avait pris la colique.

Aucun antiseptique,

Pas d'antibiotique,

Contorsions drôlatiques,

Corps à corps spasmodiques!

Effets symptomatiques,

Plus d'élans, des mimiques,

Pertes énergétiques,

Virilité modique,

Raideurs de sciatiques!

Amants cyclothymiques,

Passion épisodique,

Adieu, ma mélodique,

Belle polyphonique,

Tu es cacophonique!

C'est un affreux schmilblick

Je rame dans le mastic

Je fais d'l'acide lactique,

Je m'agite tout en tics

Comme un épileptique,

Saccadé, robotique,

Peu à peu sclérotique,

Raide, comme l'as de pique!

Mon cœur catatonique,

En détresse climatique

Est tout frigorifique!

J'en deviens aphasique,

Hébété et mutique.

Tout mon corps coule à pic,

Nom d'une crotte de bique,

J' vais finir en clinique,

Rubrique nécrologique!

Faut sauver la fabrique!

Sans une polémique,

En accord pacifique,

Chacun raide et stoïque,

Rend à l'autre sa tunique!

L'amour se désimbrique,

Bye, bye ma Frédérique!

Mais un jour sabbatique,

Un nouveau viatique,

Pour mon coeur asthénique

C'était fou, c'était chic!

Elle s'appelait Annick

Et tenait la boutique

D'un bonze lunatique.

L'amour était pudique

Et très académique.

Tout pour la botanique!

Et les mathématiques.

Courbes de statistiques

Sur la longueur des piques

Des petits porcs-épics,

A l'ère néolithique!

Intérêts éclectiques,

Amour tautologique,

Où tout est véridique

Le doute syllogistique!

Annick est fantastique,

Mystérieuse, authentique,

Une oeuvre sans réplique,

Une merveille unique!

Mais, nom d'une vieille bourrique!

C'est une hypertrophique,

Un esprit algébrique

En puissance cubique.

Mon cerveau hermétique

Devant l'énigmatique

Devient tout névrotique.

Je doute, foi d'un sceptique,

Et je perds ma logique!

Fi de sa scolastique!

Tout en dialectique,

En pensées utopiques

Ou en autocritiques.

Que de l'hypothétique,

Des approches empiriques

Et jamais pragmatiques!

Je n'en peux plus, je tique,

J'ai la tête en panique,

J'ai l'humeur ictérique,

J'ai pris d'la noix vomique,

Beurk! J'en ai ras la chique!

Sus au métaphysique!

Halte au périphrastique,

Aux études syntaxiques

Des écrits homériques,

Aux sens théologiques

D'exégèses jésuitiques

Des bulles et encycliques,

Aux congrès scientifiques

Sur la casuistique

A l'époque hellénique!

Ras le bol du védique,

Du paléolithique,

De tout l'fourbi antique!

Mais un jour, bénéfique,

Miracle astrologique,

Tu veux d'l'anatomique!

Tu potasses le tantrique,

Aussitôt, faut qu't'applique

L'Kamasutra pratique!

Ton yoni est magique,

Je dresse mon obélisque,

Je suis ardent, je trique!

Mais comme tout est psychique

Tu traces à la pointe bic,

Nos corps géométriques

En positions obliques.

Je cale sur la technique

Raide mais hémiplégique!

Amours ésotériques,

Indigence érotique!

Avec toi, tout s'complique,

L'amour se sophistique!

Il est encéphalique,

Sans influx voltaïque!

Non! Rien pour le phallique!

Je suis du jurassique,

Je n'entrave que pouic

A toute cette sémantique!

Trop encyclopédique!

Rendu amphigourique,

Abscons, cabalistique,

L'amour est autistique!

J'vais m'inscrire sur Meetic!

Adieu, unique Annick!

Je resterai rustique,

Arriéré et moujik,

Terrien, écologique.

Fi donc le théorique!

Vive le côté pratique

Des amours Prisunic!

Qu'on m' trouve une Dominique,

Une sœur apostolique,

D'amours pas catholiques,

Qui entre deux cantiques,

Prie Dieu pour qu'on la nique!

Qu'on m'amène des lubriques,

Des riches, des domestiques,

Des grosses, des squelettiques,

Aux langueurs impudiques.

Nom d'une touffe de bique,

Finie la mécanique

De l'amour hygiénique!

J'veux du pyrotechnique

Des frissons orgasmiques!

C'est au cours d'un pique-nique,

Qu'apparut Véronique!

Elle était volcanique,

Son corps tauromachique.

Ses yeux asiatiques,

Sa passion alambic,

Ses désirs excentriques.

Loin d'être anecdotique,

La vie était magique!

Splendide mosaïque!

Nos ébats érotiques,

Voire pantagruéliques,

Nos jeux épileptiques,

Nous rendaient fantastiques.

Nos corps étaient rythmiques,

Nos doux amours sismiques,

Le lit charivarique!

Nos voisins, des sceptiques,

En détresse acoustique

Croyaient, tragi-comique!

Nos assauts atomiques.

Nous étions hystériques,

Résistants, héroïques.

L'amour était tactique,

Modèle d'aérobic!

Nos gestes acrobatiques,

Nos deux corps élastiques

Faisaient d'la gymnastique!

Remballez vos critiques,

Les envieux, les sceptiques!

Soignez vos sciatiques,

Les vieux paralytiques!

Je n'suis pas emphatique,

Elle était boulimique,

Elle était mirifique,

Un ange diabolique!

J'admirais sa plastique

En faisait ma pratique.

Mais l'amour esthétique,

L'amour pour athlétiques,

L'amour épidermique,

Très souvent se complique!

Ma belle Véronique,

Hors du lit, vlà! le hic,

N'était qu'une bourrique,

A la langue d'aspic,

Aux idées sulfuriques,

Aux mots vitrioliques,

A l'humeur fanatique!

Un tyran despotique,

D'avis catégoriques,

Aux jugements dogmatiques.

J'n'ai pas cette rhétorique

La rancoeur, je mastique

Et je suis sans réplique!

Nos prouesses olympiques

Furent vite bronchitiques,

Puis enfin anémiques.

Pas de thérapeutique.

Tout devint chaotique,

Comme sur le Titanic!

Adieu ma satanique,

Adieu ma chimérique,

Adieu ma Véronique!

L'amour comme le colchique,

A mon cœur est toxique.

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Mystères

Publié le par modimodi

Est-ce parce que l'amour est une maladie immunitaire qui leur tape sur le système, que les frigides sont sujettes aux anticorps?

Dans le vacarme de la vie, les cris sourds et étouffés sont-ils en voix d'extinction?

Prendre l'air une dernière fois et finir sa mélodie en sous sol, est ce la fin d'une cantatrice qui fait du cinéma?

Le rut pour le canasson: voir la vie en rosse et croupionner comme un tocard?

À quoi sert de s'enflammer si c'est pour s'écrier: "Vite! Un pompier, nom d'une pipe!"

Un problème orthographique qui vous fait marcher ou vous ébranle: tapiner ou t'as piné?

Déclaration de basse cour d'un petit coq à une poulette: "Au nid soit, qui te couve des yeux!"

De bras de mère en mère porteuse, l'homme garde-t-il la vague à l'âme?

Le dessert préféré du gynécologue: Tutti frottis ou Forêt noire?

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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme le tourment, un doux délice pour celles qui veulent vivre, en Saintes, auprès de leur coco.

La vie, c'est comme l'horizon, bouché, mal barré, une ligne de fuite, sans perspective.

La mort, c'est comme la pause, elle vous fait faire relâche pour vous mettre en vacances avec la vie.

La femme, c'est comme la matinée, si elle est grasse, elle reste au lit (et puis, oh! Baise quand m'aime)!

L'amour, c'est comme l'ortograffe, cause de fautes depuis l'origine.

La vie, c'est comme le théâtre, à la fin du dernier acte, au baisser du rideau, bas les masques!

L'homme, c'est comme le prêt, il ne manque pas d'intérêt, s'il n'est pas emprunté ou à rembourser.

La mort, c'est comme la question, un dernier point d'interrogation sur la vie.

Le sexe, c'est comme la langue, comme on ne sait pas la tenir, on la tire ou on la donne au chat!

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Célébrités

Publié le par modimodi

Clémenceau, quel destin! Un homme politique et un porte-avion. Il porte le Panama dans l'affaire du canal, arbore le casque dans les tranchées, franchit les quarantièmes rugissants et devient tigre dans l'arène politique.

Qu'a dit Gulliver à Lilliput? "Bonjour, Madame, si j'avais su que c'était une île, je ne serai pas venu!"

Robespierre, un incorruptible, à l'esprit aiguisé et au jugement tranché. A tous les coups, avec lui, la révolution n'a pas tenu le cou.

Est-ce Philéas Fogg, qui a prononcé, le 79è jour de son tour du monde, cette phrase devenue célèbre: "Vivement demain!", ou serait-ce Karl Marx ou Auguste Blanqui, en train de soupirer, après le grand soir?

Ulysse, un aventurier qui aimait les chevaux de bois, un mélomane, un beau séducteur qui fut contraint, en triste cire, d'abandonner les mélodieuses Sirènes, pour retrouver sa tricoteuse et cloche de Pénélope en plein bourdon!

Papin encore un pistonné, un chercheur a l'air inspiré, un infatigable résistant... aux coups de pompes! Sa cocotte de femme qui le mettait, sous pression constante, devait sûrement avoir des vapeurs!

Io, quelle vache de destinée! Tonnerre de Zeus! Grand Dieu! Il était vachard et fort comme un taureau, elle avait le cuir chevelu, il l'aima d'une traite!

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