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Écrits vains !

Publié le par modimodi

Toi, mon amie, ma fidèle lectrice, je t'admire de tant de constance quotidienne et de tant d'indulgence plénière ! Peut-être, as-tu perçu ou compris la difficulté d'écrire pour enchanter de lumière la beauté du désir ?

Tu sais, les pensées sont des oiseaux volages, échappées de la cage où l'esprit les avait retenues prisonnières. Elles sont libres comme le vent et les vagues. Elles se jouent de la pesanteur des hésitations linguistiques, elles dansent sur les rochers des certitudes. Elles emportent la fantaisie, elles écument d'impatience. Elles soulèvent les écrits vains des écrivains, elles dispersent leurs cris et les reposent dans le fracas des émotions.

Vous, petit plumitif, vous espérez pouvoir éviter la chute, le feu mourant de l'inspiration, les brisures du corps du texte et les échardes en votre cœur. Vous croyez vous échapper avec l'idée, mais c'était un fantôme ! Une illusion qui se dérobe ! Son drap effleure comme une caresse votre page restée blanche et le bruit de ses chaînes retentit comme des coups de plume agacée dans le puits de l'encrier. Au fond, gît l'étoile noire des poètes maudits qui doit jaillir comme une comète dans la nuit, comme un tourbillon de lave de la gueule des enfers.

En vous, l'imagination lance des gerbes de feu qui retombent en pluie ardente de flammèches. L'inconstance des perceptions laisse un sillage d'ombres fumeuses et des grotesques de suie brûlée. Des figures allégoriques, des germinations fragiles et patientes, des visions pâlissantes tournoient comme des galaxies, fuyant en cascades dans le ciel gris des songes. Votre regard dérive, il veut s'accrocher aux étoiles mais le rêve s'évade dans le vide de l'infini.

Le vague prend dans une lame le tourment lancinant d'écrire. Le doute se coule en votre âme blême et mélancolique d'écrivaillon confus. Vous ondoyez dans les nuages. Vous flottez dans l'incertitude. Vous voudriez écrire et tatouer la peau de vos pensées évanescentes. Leur corps est glabre, lys d'innocence, halo de givre lunaire, aube du matin à naître.

La création est de la glaise entre les mains, au bout des doigts et des caresses du potier. Vapeurs d'aurore et cendres de crépuscule ! Toute naissance est indécise ! L'inspiration doit éclore du ventre, du cri, du souffle du poète ! Le mot est sur la langue, l'idée au bord des lèvres. Le son gémit, les voyelles bruissent et les lettres craquent dans le silence.

Votre sang d'encre se répand en images étranges comme les premières fleurs au temps de la genèse. Elles parsèment de leurs paroles encore muettes, le visage voilé du mystère, la bouche bâillonnée de la liberté. Dans l'abandon de la conscience, la phrase n'a pas de couleur comme un secret n'a pas de bruit.

L'intuition est un dard d'or du soleil, une flèche argentée de la sphère incandescente du temps. Elle enflamme au hasard, l'horizon de la pensée, elle met la fièvre à la raison, elle embrase les spirales de votre cerveau.

Les éclairs forgent les termes qui crépitent et vocalisent. L'obsession de l'expression juste martèle l'enclume de votre esprit. Les syllabes sonores s'assemblent pour couler des mots. L'écrivain les sculpte, les entaille, les façonne. L'art est à l'œuvre dans la prose ou les vers. La chair offre ses courbes aux phrases qui se forment, aux rimes qui s'embrassent, aux rythmes qui s'exaltent.

Le texte comme un fruit lentement se parfume, se colore et mûrit. Sa pulpe se gorge de sucs, quintessence de vitalité spirituelle, sève fraîche et vitaminée aux sens de la vie magnifiée. Ô lecteur, toi, ma providence inconnue, tu peux t'en désaltérer comme y puiser vigueur ou inspiration en son noyau. Je te les offre. Je t'ai tout donné, jusqu'à la force de mon âme !

Tu peux dormir entre les pages, sous les feuilles de mon livre. Dans l'arbre qui monte, chaque jour et chaque nuit jusqu'au ciel, vois-tu la fantaisie qui déploie ses branches comme je te tends les bras ? Tu peux voyager et voler pour le pays des chimères et jouer avec la lumière. J'écris pour toi, amie, mon oiseau de passage, mon geai moqueur, mon oiseau libre, mon oiseau-lire.

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Qui es-tu ? 1/4

Publié le par modimodi

Qui es-tu 

Qui es-tu 

Pour échapper comme un rire

Porté par le vent

A l'incohérence de ma vie ?

Qui es-tu 

Pour traquer comme un oiseau de proie

L'espace absurde de ma peur ?

 

J'ai peur du vide et de tomber

Comme une torche dans l’abîme,

Peur de te perdre

Comme une vague sans marée,

Comme un cri hurlé dans la nuit.

 

Je ne veux pas survivre,

Bouche ouverte et muet,

Les mains nouées et froides

Sur mon cœur triste et nu.

 

Je n'existerai plus,

Ne serai plus personne

Qu'un rêve inachevé

Dans l'aube pâlissante,

Qu'une cible clouée

Sur l'arbre de l'oubli.

 

Reviens amour, reviens,

Je ne t'ai pas vu grandir,

Nous ne nous sommes pas vu vieillir !

Je t'appelle depuis toujours.

Je t'implore mon tout petit

Mon ciel, mon nid, mon ange.

 

Je te prends comme une enfant,

A peine descendue du manège

Où carousselle ton enfance.

Je te prends comme l'alouette,

À peine échappée des nuages,

Du ciel bleu de l'imaginaire.

 

Je te prends comme un coquillage,

À peine sortie de l'océan.

Je me glisse dans tes dessins naïfs,

Je vacille avec tes voiliers blancs

Qui dansent sur les vagues.

 

Je me soumets à toi, ma reine,

Couronnée des étoiles de mer,

Des colliers scintillants,

Aux cous d'or des sirènes.

 

Reviens amour,

Ne te lasse pas de jouer

Avec mon cœur, avec mon corps.

Toi, ma poupée rose

Aux songes de soie et de dentelles,

Presse-moi contre toi,

Dansons la ronde des vertiges

Sur les ailes des phalènes.

Offrons aux anges des ténèbres,

Tous les feux follets de la nuit.

 

Avec toi contre moi,

Je veillerai jusqu'à l'aube...

J'attendrai jusqu'à l'envol

De la dernière étoile !

 

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Mystères

Publié le par modimodi

L'artiste qui rumine après le succès, sait-il qu'il lui faudra manger de la vache enragée avant d'avoir un succès bœuf?

Quand on prête l'oreille, est-ce avec quelle conque intérêt? 

Si elle a le feu aux fesses, est-il dangereux de mettre sa main au feu?

Les influents, qui se jettent à l'eau pour être au courant, deviennent-ils cons?

Sans l'ombre d'un doute, est-on à l'abri du soupçon?

A trop se griser d'illusions, finit-on ivre d'ambitions?

L'amant déchu est-il tombé des nus?

La chaleur de l'amour rend-elle les amoureux transis ou les matous échaudés devant les chattes?

Messieurs, le monde n'est-il pas parfait, puisque si certains passent à la Trappe, les femmes supérieures finissent au couvent?

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Supporter 1/2

Publié le par modimodi

Avec ses potes, sur l'sofa

Il a fait le plein d'sodas,

Bières, canettes et pizza

C'est parti pour la fiesta !

Les meufs se font un ciné,

Y'a un match à la télé,

La finale à n'pas rater.

 

C'est l'heur' de bien s'installer,

D'être prêts à commenter

Sans oublier d's'abreuver.

On peut se déballonner,

Bâfrer, trinquer, s'exclamer,

Pas b'soin de poétiser.

Cris et jurons vont fuser.

 

"On va leur mettre un' branlée!

C'est trop mou pour démarrer,

Ils sav' pas se libérer.

L'premier tir n'est pas cadré!

C'est trop tendu, trop serré!

Allez ! Faut te démarquer !

Ce duel, tu peux l'gagner !

 

M..., tu vas t'remuer !

Pour le prix que t'es payé,

C'est pas possibl' de s'traîner !

C'est une chèvre en train d'brouter !

Il n'a rien dans les mollets !

C'est l'équip' des bras cassés,

Ils ont tous du sang d'navets !

 

La balle, il faut l'attaquer !

Du c..., faut pas tortiller !

Encore! Une passe de ratée !

Le ballon, mais faut l'donner !

Les autr' font qu' vous balader !

Allez les gars, faut pousser

C'est l'heur' de vous réveiller !

 

C'gardien n'est pas assuré.

Il jouait à l'étranger,

Ils s'en sont débarrassés.

La défens' va se trouer,

Allez, on peut l'enfoncer !

Nom de Dieu, tu vas tirer !

T'as du plomb dans les deux pieds !"

 

Ouf ! On saut' su' l'canapé.

"Jojo, Fred, c'est ma tournée !

Allez, ouvrez-moi l'rosé !

Enfin, on peut l'arroser,

Ce but sur coup franc brossé !

T'as vu comme il l'a lobé !

Mais faut pas se relâcher !

 

Aie! T'as vu ce roulé-boulé,

C'est l'genou qui a lâché !

Bon sang ! C'n'est pas du chiqué!

On voit bien qu'il lui prend l'pied,

Pénalty, il est fauché !

Et c'te faute, qu'est pas sifflée !

 

Encore un match de truqué !

Encore un qu'ils ont acheté !

L'arbitre, c'est un enc...

C'est un bâtard d'enfoiré,

Un protégé d'la fédé.

Il nous a tous bien niqués !

J'suis dégoûté, écœuré !

Allez ! Éteins la télé !"

 

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Ordre et désordre du monde 4/5

Publié le par modimodi

Dans cette époque de désorganisation généralisée, de gabegie, de confusion sociale, d'agitation politique, les citoyens sont en plein désarroi, perturbés par le désordre du pays. L'économie leur impose ses positions dominantes. Une oligarchie les soumet dans une déréglementation financière à outrance. Le monde qui les entoure est empreint de barbarie et de brutalité.

Pour un peu, la courtoisie ne serait plus réservée qu'à l'expression poétique, à la ferveur chevaleresque et soumise de l'amour courtois, de celle d'un Lancelot pour sa dame Guenièvre ! Oh ! Bien sûr le petit bourgeois narcissique débite les fadaises qui lui ressemble. Il pointe du doigt ses contemporains, fait la moue et s'indigne. L'incivilité l'insupporte et le rend insomniaque.

Attention, ami penseur, un conformiste peut cacher un anticonformiste et vice versa ! Pour rassurer ou calmer le citoyen timoré ou le populiste revanchard, l'Etat par ses institutions construit continuellement la démocratie. Il pense donner un sentiment d'appartenance...

En cas de désordre, pour garantir l'unité nationale, il a toujours la possibilité de se gendarmer ! Brrr ! J'en ai froid dans le dos quand j'y pense ! La rigueur militaire est toujours un recours disponible pour mettre bon ordre à la pagaille. Une armée de godillots pour la chienlit ! Au pas cadencé, impossible de se défiler. Il faut alors progresser groupés et en rangs serrés. Sinon, certains appelleraient cela une déroute !

Dans le précepte du respect absolu des règles et des lois, désobéir, c'est créer du dysfonctionnement et déjà presque enclencher l'émeute ! Le vivre ensemble suppose une attitude volontariste qui va au-delà du refus de l'indifférence à l'autre ou du rejet de la violence que nous impose la société sur nos conditions de vie.

Toutefois, chacun est ici bien en peine de définir la complexité de la réalité économique, sociale, politique et culturelle. Ce ne sont pas quelques points de vue d'identité hétérogènes, affichés dogmatiquement dans des débats passionnels ou des écrits techniques plus ou moins hermétiques qui pourraient en rendre compte.

Pourtant, le moindre quidam a des avis autorisés sur tout sujet qu'il affirme en éclats de voix ! Au café du commerce, dans la rue, les réunions familiales, les regroupements en tout genre, le brouhaha est grondant et permanent ! "Je ne leur fais plus confiance, ils n'auront plus ma voix !" Les urnes sont désormais funéraires et les bouquets de promesses sont à présent flétris.

La révolte est la tentation de la liberté insoumise et la mutinerie engendre aussitôt l'anarchie ! Les libertaires s'en sont même fait un idéal ! Ni Dieu, ni maître ! La rhétorique de la transformation individuelle et sociale engendre des pensées révolutionnaires. Mais au-delà de la tentation de la mauvaise foi ou des errances de l'anticonformisme débridé, la réflexion univoque et unidimensionnelle qu'on veut imposer à tout prix déclenche la violence des rapports sociaux. Comme j'aime à le répéter : il n'est rien de plus dangereux que de s'accrocher à une idée, surtout si on n'en a qu'une !

Quand la liberté est menacée, résister au pouvoir et à l'ordre établi est un devoir ! S'opposer est la seule loi de l'individu qui refuse l'asservissement. On sait hélas, comment de telles attitudes ont fini par entraîner chaos, misère et désolation et comment l'ordre public ou les régimes dictatoriaux ont dans l'histoire réprimé violemment ces légitimes rébellions !

Douce et amère utopie soixante-huitarde que ce slogan : "Il est interdit d'interdire !", que d'aucuns ont érigé aujourd'hui en proverbe universel d'une liberté sans limites, même celle d'autrui. La loi que "nul n'est, paraît-il, censé ignorer", est heureusement plus subtile, elle autorise l'action personnelle en imposant sa volonté. Elle fait barrage à l'anarchie. Elle décrète, elle ordonne en prétendant, dans la force du collectif et dans l'intérêt général, garantir la liberté individuelle de chaque citoyen.

La Morale et la Nature nous imposent ainsi leurs lois en donnant et cherchant l'harmonie. La Justice a une main de fer dans un gant de velours... C'est bien connu, le français moyen sous son béret basque, marche à la baguette !

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Qui es-tu? 3/4

Publié le par modimodi

Qui es-tu, toi pour brouiller 

Les saisons en mon cœur?

Notre vie a fait un tapis jauni

De feuilles mortes et de souvenirs.

Entends-les gémir sous nos pas!

Lève la tête, regarde au loin!

Vois! Mes rêves déçus

Dispersent leurs chagrins

Dans les pluies de l'ennui.

 

Prends ma main qui se tend!

Mon sang se mêle au tien

Dans les lignes bleues du destin.

Je fais route vers toi,

Je chemine avec toi,

Je marche contre toi,

Je vagabonde dans tes pensées

D'herbes folles et sauvages.

 

Je m'échoue en ton cœur.

Je m'enracine en toi.

Je roule comme un caillou

Que tu bouscules dans la poussière

Et les ornières grises

Éventrées de nos cœurs.

 

Qui es-tu

Pour mêler ainsi,

Les ombres aux cendres,

Mes regrets aux larmes d'argile?

Qui es-tu

Pour bâillonner ainsi,

Le jour d'un voile funeste

Et cacher la lune à la nuit?

 

Tu m'échappes

Comme un cri dans les rires du vent.

Je n'effleure que ton ombre,

Je me traîne, je frissonne,

J'erre parmi les fantômes.

La maison semble vide,

Lourde de tes secrets.

Dans le jardin muet,

J'improvise ma peine.

 

J'ai perdu le soleil,

Au cœur d'or des épis.

Tu as fauché l'azur

Pour lier en bouquets

Et en gerbes d'étoiles,

Les flamboiements de nos désirs,

Les scintillements de nos frissons.

Le champ d'amour est moissonné.

Tu m'as laissé une étoile noire

A la pointe de ta faux!

 

J'ai en fermant les yeux

Égaré la lumière,

Au creux de tes paupières.

Ton absence me tourmente

Mes regrets enfoncent leurs ongles,

Et plantent leurs dents,

En mes chairs impatientes.

 

Chaque heure est un poignard.

Qui tranche mes souvenirs

Et mes vers et mes veines.

Mes mots saignent dans l'encrier

De ma mémoire à vif.

Qui es-tu?

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Relations 2/2

Publié le par modimodi

Ô zappeur de passage, ô lecteur éphémère, tu te mêles de tout et tu t'enmailes dans ton réseau social. Hier, tu ravaudais des sms, aujourd'hui, tu brodes sur la toile. Tu crois pouvoir être toujours clair et Net. En 280 signes, tu ne te noies pas dans les détails, tu surfes sur la vague. 

Sans le savoir, tu t'aliènes, obsédé de rester branché sur l'actualité et tes amis ! Tu leur parles sans vraiment les connaître. Je te l'ai déjà dit, tu ne fréquentes que toi-même ! Tu crois avoir des relations mais tu n'as que des rapports de masse au quotient de sincérité limitée. Comme en mathématiques, tu travailles sur l'inconnu ! C'est lui qui te tient compagnie.

Tu crois être relayé, tu es en fait, relégué sans le savoir ! Pas d'écho à ton sms comme à ton texte sur le blog ! Sans autre forme de procès, surtout pas verbal, tu peux te faire une raison, tu n'as rien d'original ou accrocheur à raconter ! Ton récit et ta version n'intéressent personne ! Tu pensais publier un texte, tu t'es juste épanché et répandu dans l'anonymat. L'indifférence est ton droit d'auteur. Tu croyais être en relations, ce n'était qu'une liaison, une banale aventure, une éphémère coïncidence, comme il y en a, chaque seconde, par milliers sur le Web ! Dis-moi qui tu hantes et qui te hante, je te dirai qui tu es !

Ami, ne sois jamais en dépendance aveugle ! Ne t'attache pas à personne! Entretiens de simples relations, sois en bons termes avec tous ! La fin est programmée et peut être proche ! Souvent, ta relation n'est bâtie que sur le sable. Elle ne s'appuie que sur le vide ou quelque chose d'approchant faute d'être accrochant ! Tu crois que l'autre est ton semblable. Il n'est que ressemblant.

Si tu ne veux pas être déçu quand tu écris sur un blog, n'édite rien sur les réseaux sociaux ! Ne rédige que des sms ! Sans le signe d'un hypothétique destinataire, ne t'illusionne pas ! Par le pouvoir des mots, tu as cru ton pouvoir, absolu, il n'est que relatif. Tu peux renoncer à tes prétentions, minimiser ton influence relationnelle et prendre du recul, de la distance et du champ. Tes paroles s'envolent, tu n'as aucune force d'attraction, sinon ta propre gravité. Tu n'influes que sur tes propres désirs de communication. Tu interpelles l'autre sans savoir l'impliquer. Tu ne laisses que des empreintes mais jamais ton emprise.

Oui ! Bien sûr, où il y a de l'homogène, il y a parfois du plaisir ! Je l'ai déjà éprouvé sur les réseaux sociaux ! Mais l'ambiguïté des impressions peut devenir délicate et conflictuelle ! L'affinité présupposée avec ce correspondant anonyme est trop souvent superficielle et grossière. Parfois même, elle n'est que ressentiment. 

Tu t'attendais à un fructueux échange. Mais comme monnaie, te voilà payé en retour d'indifférence simiesque, d'une expression faciale dépitée et émoticônée ! Le grand retour de flammes escompté n'est qu'un petit retour de bâton du diablotin à la mine pendante ! La rancœur à la place du cœur !

Les jours de bonne fortune, l'autre se trouve en équivalence avec toi-même! Il rit jaune comme son émoticôn ! Tu l'apprécies quand même ! Alors par analogie, tu imagines qu'il est en réciprocité apparente, en conformité passagère avec tes attentes ou tes goûts. Oh ! Ce n'est pas un proche parent, il n'est qu'apparenté. Tu as beau avoir un petit air de famille, tu es le cadet de ses soucis et, à la cour des miracles, le roi n'est pas son cousin !

Mais sa fréquentation est possible pour un temps, le temps de son engouement !... Brusquement, sans raison, il te délaisse pour un jour ou plusieurs puis revient, en criant merveille ! Ô prodige ! Ton texte ou ton post lui a plu ! Tes vers étaient coquins, te voilà à nouveau un gueux de sa cour des miracles !

Et c'est ainsi, étranger de passage sur les réseaux ou les blogs, que tu déroules ton existence en nouant dans ta vie les fils de tes relations professionnelles et sociales. Mais tu le sais, tu es averti, tu ne peux être déçu par l'inconstance ou l'éphémère. Il n'y a que l'amour pour vraiment rassembler deux êtres, les unir, abolir la distance et les confondre !

Seuls les sentiments profonds unifient dans un vertigineux tourbillon les aspirations et les singularités. La relation unique remplace alors les relations plurielles. Plus de copies ni de reflets, l'alliance des désirs crée une symétrie si parfaite que tout se trouble et se joint.

Oui, mon amie pour la vie ! Je n'ai nul besoin de lire en tes pensées. Tu es l'absolu, l'archétype de l'amour, nous communiquons dans la fusion des corps et des cœurs, nous nous tenons unis sur la voie royale de la passion.

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Qui es-tu ? 2/4

Publié le par modimodi

Qui es-tu pour m'abandonner

Comme un bulbe de vie,

En promesse de fleur,

Comme un bourgeon du temps,

En regain de printemps ?

 

Tu m'as oublié dans la terre froide de l'hiver

Et mon cœur craque comme une écorce,

Privée de feu et de ta fièvre

Privée de force, vidée de sève !

 

Je me tourne vers le ciel,

Sombre comme ce pain noir

Dans l'amère prison

Où mon cœur désespère.

 

Je me souviens des jours

De murmures et de brise,

Du chant des feuilles,

Des noces des saisons,

Des arbres déployés,

Des échelles du ciel.

 

Je nous revois nous envoler,

Libres comme des oiseaux,

Transpercer toutes les murailles

Du ciel et du vent, de l'eau et du feu.

 

Qui es-tu,

Pour te cacher dans la nuit,

Tisser l'oubli, te fondre

Et me perdre aussitôt ?

Qui es-tu,

Pour ne plus me parler

Qu'à travers les barreaux,

Dans la rouille du temps ?

Ô mon cruel geôlier !

 

Assez ! Assez !

Ne me laisse pas au milieu de moi-même !

Je déserte mon corps.

Il en va de moi, il en va de nous

Comme de ces fantômes perdus,

Comme de ces ombres pendues

Sur la toile peinte des nuages.

 

Arrête ta course,

Attends-moi !

Je viens ardent à toi !

 

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Impopulaires 3/3

Publié le par modimodi

Le jeu démocratique permet allègrement de changer de partenaire comme de carte politique ! Le temps d'une législature, le député dépité ne sera pas réélu ! Il est coincé au fond de l'urne. Il est devenu impopulaire !...La soupe populaire est une soupe à la grimace, son potage, son bouillon d'onze heures ! Il n'est plus en tête du front, il a la cerise et voit trente-six chandelles ! Le réformiste est réformé ! Sa lutte est vraiment finale ! Son grand soir est un crépuscule !

Certains s'en sont fait une spécialité ! Durant leur mandature, ils tombent en déconfiture et dégringolent à toute allure. L'opinion qui les a adulés, les enterre. Grandeur et décadence ! La publication de leurs glissades fait le buzz médiatique. De la figure libre à la chute libre ! Mais le comble ! Leur impopularité les rend de plus en plus populaires ! On guette le nouvel indice et la baisse devient une nouvelle performance, le nouveau record à battre !

La cote de popularité se confond avec la cote d'amour. L'amour propre du politicien, c'est de laver plus blanc que blanc les idées noires du brave citoyen. La nouvelle politique nationale, c'est la culbute de la petite vertu-gadin ! La belle a toutes les grâces de la prochaine disgrâce !

Il suffit parfois de descendre du pédalo et d'enfourcher son scooter pour que la popularité remonte en flèche et fasse un pic ! C'est la politique officielle du pique-nique nique ! Au pays de la belle promise, les belles promesses se ramassent à la pelle, à prendre ou à rouler ! Y'a de la bûche, toute l'année ! Le bellâtre peut donc continuer à croire au père Noël de la reprise et la tarte en prend pour sa part !

Dans notre pays où les performances s'équilibrent avec les contre-performances, c'est à qui guettera les nouveaux pourcentages de la descente infernale du champion de la piste noire ! En secret, chacun attend peut-être, la sortie de piste ! Mais surprise, un scoop sensationnel, ce matin ! Une remontée de quatre points dans les sondages et l'opinion lâche les bâtons pour le yoyo ! Le hochet est alors le symbole de la nouvelle politique !

Perdants pour perdants et même perdus pour perdus, que n'en profitent-ils pas alors tous ces politicards pour appliquer leur programme et leurs promesses ? Le pays prend l'eau, le navire ne voit plus la côte, hormis la cote d'alerte. Pourquoi ne mettent-ils pas en oeuvre leur politique, rien que leur politique, ce pourquoi, le peuple les a élus ! Au lieu de cela, ils gesticulent, prennent des virages, infléchissent, bafouillent, tels des pantins et des polichinelles tirés par les ficelles du populisme !

Certains se rêvent même en réserve de la République ! Ils se voient déjà de retour et crient vive l'alternance ! L'histoire politique du pays leur permet d'espérer ! Un plébiscite des populistes au front plat ou populaire est toujours possible !

Moi, le poète, je ne rêve plus ! Je sais que j'attendais la reconnaissance de mes vers ! Sans doute plats et jugés solitaires, ne pouvaient-ils faire naître que des guerres intestines ? Mais au comble de l'impatience, suis-je, sans doute exaucé. Ne sont-ils pas déjà tous là, au festin actuel et promis de mes cadavres exquis ! Patience ! Ne prenez pas trop vite la mouche... bleue !

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Boules de comme

Publié le par modimodi

La vie, c'est comme l'Illusion, tu peux bâiller, oh Corneille! C'est trop rarement Comique.

Le sexe, c'est comme l'écureuil, les noisettes lui donnent du panache.

L'amour, c'est comme la confiture, on croit que c'est pour des prunes! On s'en marmelade les menottes, on s'en tartine les miches!

La femme, c'est comme la glu, faut avoir du pot pour ne pas vivre à la colle!

L'homme, c'est comme la coupole, à jeter les yeux au ciel! Laissez-vous envoûter! 

La mort, c'est comme le quai, elle patiente pendant qu'on piétine. Elle peut bien attendre car sans crier gare et plein d'entrain, elle viendra nous débarquer!

La femme, c'est comme le pain, celle qu'on appelle ma Mie, finit en vieille croûte... parfois pour son vieux croûton.

La vie, c'est comme les calendriers, des éphémérides à effeuiller, tout en restant à la page.

La mort, c'est comme la victoire, tu peux lever les bras au ciel! C'est elle qui coupe le fil, quand tu es à bout de course.

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