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Qui es-tu ? 1/4

Publié le par modimodi

Qui es-tu 

Qui es-tu 

Pour échapper comme un rire

Porté par le vent

A l'incohérence de ma vie ?

Qui es-tu 

Pour traquer comme un oiseau de proie

L'espace absurde de ma peur ?

 

J'ai peur du vide et de tomber

Comme une torche dans l’abîme,

Peur de te perdre

Comme une vague sans marée,

Comme un cri hurlé dans la nuit.

 

Je ne veux pas survivre,

Bouche ouverte et muet,

Les mains nouées et froides

Sur mon cœur triste et nu.

 

Je n'existerai plus,

Ne serai plus personne

Qu'un rêve inachevé

Dans l'aube pâlissante,

Qu'une cible clouée

Sur l'arbre de l'oubli.

 

Reviens amour, reviens,

Je ne t'ai pas vu grandir,

Nous ne nous sommes pas vu vieillir !

Je t'appelle depuis toujours.

Je t'implore mon tout petit

Mon ciel, mon nid, mon ange.

 

Je te prends comme une enfant,

A peine descendue du manège

Où carousselle ton enfance.

Je te prends comme l'alouette,

À peine échappée des nuages,

Du ciel bleu de l'imaginaire.

 

Je te prends comme un coquillage,

À peine sortie de l'océan.

Je me glisse dans tes dessins naïfs,

Je vacille avec tes voiliers blancs

Qui dansent sur les vagues.

 

Je me soumets à toi, ma reine,

Couronnée des étoiles de mer,

Des colliers scintillants,

Aux cous d'or des sirènes.

 

Reviens amour,

Ne te lasse pas de jouer

Avec mon cœur, avec mon corps.

Toi, ma poupée rose

Aux songes de soie et de dentelles,

Presse-moi contre toi,

Dansons la ronde des vertiges

Sur les ailes des phalènes.

Offrons aux anges des ténèbres,

Tous les feux follets de la nuit.

 

Avec toi contre moi,

Je veillerai jusqu'à l'aube...

J'attendrai jusqu'à l'envol

De la dernière étoile !

 

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Mystères

Publié le par modimodi

L'artiste qui rumine après le succès, sait-il qu'il lui faudra manger de la vache enragée avant d'avoir un succès bœuf?

Quand on prête l'oreille, est-ce avec quelle conque intérêt? 

Si elle a le feu aux fesses, est-il dangereux de mettre sa main au feu?

Les influents, qui se jettent à l'eau pour être au courant, deviennent-ils cons?

Sans l'ombre d'un doute, est-on à l'abri du soupçon?

A trop se griser d'illusions, finit-on ivre d'ambitions?

L'amant déchu est-il tombé des nus?

La chaleur de l'amour rend-elle les amoureux transis ou les matous échaudés devant les chattes?

Messieurs, le monde n'est-il pas parfait, puisque si certains passent à la Trappe, les femmes supérieures finissent au couvent?

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Supporter 1/2

Publié le par modimodi

Avec ses potes, sur l'sofa

Il a fait le plein d'sodas,

Bières, canettes et pizza

C'est parti pour la fiesta !

Les meufs se font un ciné,

Y'a un match à la télé,

La finale à n'pas rater.

 

C'est l'heur' de bien s'installer,

D'être prêts à commenter

Sans oublier d's'abreuver.

On peut se déballonner,

Bâfrer, trinquer, s'exclamer,

Pas b'soin de poétiser.

Cris et jurons vont fuser.

 

"On va leur mettre un' branlée!

C'est trop mou pour démarrer,

Ils sav' pas se libérer.

L'premier tir n'est pas cadré!

C'est trop tendu, trop serré!

Allez ! Faut te démarquer !

Ce duel, tu peux l'gagner !

 

M..., tu vas t'remuer !

Pour le prix que t'es payé,

C'est pas possibl' de s'traîner !

C'est une chèvre en train d'brouter !

Il n'a rien dans les mollets !

C'est l'équip' des bras cassés,

Ils ont tous du sang d'navets !

 

La balle, il faut l'attaquer !

Du c..., faut pas tortiller !

Encore! Une passe de ratée !

Le ballon, mais faut l'donner !

Les autr' font qu' vous balader !

Allez les gars, faut pousser

C'est l'heur' de vous réveiller !

 

C'gardien n'est pas assuré.

Il jouait à l'étranger,

Ils s'en sont débarrassés.

La défens' va se trouer,

Allez, on peut l'enfoncer !

Nom de Dieu, tu vas tirer !

T'as du plomb dans les deux pieds !"

 

Ouf ! On saut' su' l'canapé.

"Jojo, Fred, c'est ma tournée !

Allez, ouvrez-moi l'rosé !

Enfin, on peut l'arroser,

Ce but sur coup franc brossé !

T'as vu comme il l'a lobé !

Mais faut pas se relâcher !

 

Aie! T'as vu ce roulé-boulé,

C'est l'genou qui a lâché !

Bon sang ! C'n'est pas du chiqué!

On voit bien qu'il lui prend l'pied,

Pénalty, il est fauché !

Et c'te faute, qu'est pas sifflée !

 

Encore un match de truqué !

Encore un qu'ils ont acheté !

L'arbitre, c'est un enc...

C'est un bâtard d'enfoiré,

Un protégé d'la fédé.

Il nous a tous bien niqués !

J'suis dégoûté, écœuré !

Allez ! Éteins la télé !"

 

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Qui es-tu? 3/4

Publié le par modimodi

Qui es-tu, toi pour brouiller 

Les saisons en mon cœur?

Notre vie a fait un tapis jauni

De feuilles mortes et de souvenirs.

Entends-les gémir sous nos pas!

Lève la tête, regarde au loin!

Vois! Mes rêves déçus

Dispersent leurs chagrins

Dans les pluies de l'ennui.

 

Prends ma main qui se tend!

Mon sang se mêle au tien

Dans les lignes bleues du destin.

Je fais route vers toi,

Je chemine avec toi,

Je marche contre toi,

Je vagabonde dans tes pensées

D'herbes folles et sauvages.

 

Je m'échoue en ton cœur.

Je m'enracine en toi.

Je roule comme un caillou

Que tu bouscules dans la poussière

Et les ornières grises

Éventrées de nos cœurs.

 

Qui es-tu

Pour mêler ainsi,

Les ombres aux cendres,

Mes regrets aux larmes d'argile?

Qui es-tu

Pour bâillonner ainsi,

Le jour d'un voile funeste

Et cacher la lune à la nuit?

 

Tu m'échappes

Comme un cri dans les rires du vent.

Je n'effleure que ton ombre,

Je me traîne, je frissonne,

J'erre parmi les fantômes.

La maison semble vide,

Lourde de tes secrets.

Dans le jardin muet,

J'improvise ma peine.

 

J'ai perdu le soleil,

Au cœur d'or des épis.

Tu as fauché l'azur

Pour lier en bouquets

Et en gerbes d'étoiles,

Les flamboiements de nos désirs,

Les scintillements de nos frissons.

Le champ d'amour est moissonné.

Tu m'as laissé une étoile noire

A la pointe de ta faux!

 

J'ai en fermant les yeux

Égaré la lumière,

Au creux de tes paupières.

Ton absence me tourmente

Mes regrets enfoncent leurs ongles,

Et plantent leurs dents,

En mes chairs impatientes.

 

Chaque heure est un poignard.

Qui tranche mes souvenirs

Et mes vers et mes veines.

Mes mots saignent dans l'encrier

De ma mémoire à vif.

Qui es-tu?

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Qui es-tu ? 2/4

Publié le par modimodi

Qui es-tu pour m'abandonner

Comme un bulbe de vie,

En promesse de fleur,

Comme un bourgeon du temps,

En regain de printemps ?

 

Tu m'as oublié dans la terre froide de l'hiver

Et mon cœur craque comme une écorce,

Privée de feu et de ta fièvre

Privée de force, vidée de sève !

 

Je me tourne vers le ciel,

Sombre comme ce pain noir

Dans l'amère prison

Où mon cœur désespère.

 

Je me souviens des jours

De murmures et de brise,

Du chant des feuilles,

Des noces des saisons,

Des arbres déployés,

Des échelles du ciel.

 

Je nous revois nous envoler,

Libres comme des oiseaux,

Transpercer toutes les murailles

Du ciel et du vent, de l'eau et du feu.

 

Qui es-tu,

Pour te cacher dans la nuit,

Tisser l'oubli, te fondre

Et me perdre aussitôt ?

Qui es-tu,

Pour ne plus me parler

Qu'à travers les barreaux,

Dans la rouille du temps ?

Ô mon cruel geôlier !

 

Assez ! Assez !

Ne me laisse pas au milieu de moi-même !

Je déserte mon corps.

Il en va de moi, il en va de nous

Comme de ces fantômes perdus,

Comme de ces ombres pendues

Sur la toile peinte des nuages.

 

Arrête ta course,

Attends-moi !

Je viens ardent à toi !

 

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Boules de comme

Publié le par modimodi

La vie, c'est comme l'Illusion, tu peux bâiller, oh Corneille! C'est trop rarement Comique.

Le sexe, c'est comme l'écureuil, les noisettes lui donnent du panache.

L'amour, c'est comme la confiture, on croit que c'est pour des prunes! On s'en marmelade les menottes, on s'en tartine les miches!

La femme, c'est comme la glu, faut avoir du pot pour ne pas vivre à la colle!

L'homme, c'est comme la coupole, à jeter les yeux au ciel! Laissez-vous envoûter! 

La mort, c'est comme le quai, elle patiente pendant qu'on piétine. Elle peut bien attendre car sans crier gare et plein d'entrain, elle viendra nous débarquer!

La femme, c'est comme le pain, celle qu'on appelle ma Mie, finit en vieille croûte... parfois pour son vieux croûton.

La vie, c'est comme les calendriers, des éphémérides à effeuiller, tout en restant à la page.

La mort, c'est comme la victoire, tu peux lever les bras au ciel! C'est elle qui coupe le fil, quand tu es à bout de course.

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Macho 2/2

Publié le par modimodi

Toi, tu l'admires, il a ton cœur !

Tu es sûre d'avoir la primeur. 

Il te donne chaud et des vapeurs.

Il te faudrait un extincteur !

 

Il est bling bling et séducteur,

Il se croit fort et supérieur.

Il a l'remède à la déprime,

Un peu de charme, beaucoup de frime,

Pour éblouir les sublissimes !

 

Il joue au poker pas au scrabble,

Ne boit pas d'verveine ou d'tilleul,

Il sirote son pur malt single,

Au bar du Médicis Choiseul,

L'adresse branchée des peoples !

 

Il te sourit, toi, tu es seule,

Il prend son regard d'épagneul,

Il veut t'offrir roses et glaïeuls !

Mais oui ! Tu r'ssembles à son aïeule

Dont il était le cher filleul.

Il ne ronronne pas, il feule !

Ne le prends pas pour un bégueule,

C'est un macho, beau cul, belle gueule !

 

Il aime les femmes, il les domine,

On le traite de misogyne.

Il les veut belles et fragiles,

Subjuguées ou plutôt dociles.

Pour l'admirer, c'est si facile !

Il est superbe, il est viril ! 

 

Il sait exciter tous tes sens.

Luxure et concupiscence,

Super sexy à pleine puissance !

Il est noble comme un dieu grec,

C'est un beau jules et un vrai mec,

Dans ses veines, pas de jus d'pastèque !

 

Quand il crâne avec ses potes,

On le prendrait pour un despote.

Mais c'est plutôt dans ses mimiques

Qu'il passe pour un tyrannique !

 

Il ne peut avoir de rivaux.

Le Macho est le seul héros,

En exclusivité de bravos

Pour la taill' de ses biscoteaux !

 

Ne va pas lui prendre la tête,

En lui prédisant la défaite,

Il ne supporte pas l'échec, 

Ni excuses, ni salamalecs !

 

Il a toujours raison sur l'heure,

Pas question d'être un ergoteur !

S'il décide, ne prends pas peur.

S'il est ferme, c'est tout en douceur !

 

Il ne te fera pas de mal,

Il ne cherch' qu'à se faire mâle !

Ses tablettes de Toblerone,

C'est son label testostérone !

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Qui es-tu? 2/4

Publié le par modimodi

Qui es-tu toi,

Qui viens de nulle part,

Si ce n'est de l'oubli,

Si ce n'est du silence?

 

Tu viens de me quitter

Pour un mois ou deux jours!

Tu as lâché ma main,

Laissé le lit défait.

Tu pensais que mon corps

Oublierait ton parfum,

Que mes yeux d'eau du ciel

Seraient troués de vide,

Que mes bras déchirés

S'offriraient aux adieux.

 

Tu pars sur un chemin

Qui ressemble à ton cœur,

De ronces et de pièges

De pierres et de brûlures,

D'épines et de feu!

 

Moi aussi, j'ai brisé

La coupe de l'amour,

Répandu au matin

Le vin des libations.

Dans ma gorge coule encor

Le vin vert des plaisirs,

Les délices amers,

De l'écume de l'aube!

 

Je voulais te garder

Comme on garde un secret,

Comme l'eau qui va naître

De la neige de mars.

Je voulais patienter

Comme l'espoir muet

Blotti dans le nuage

Attend le souffle des grands arbres,

Et la caresse du soleil.

 

Ô ma lumière de l'aurore,

Sur les ailes d'or des abeilles,

Ô mon feuillage aux fils d'argent,

Couronne en perles de rosée

Pour ce nouveau jour parfumé,

Qui es-tu pour me tourmenter?

 

Ô mon sommeil et mon mystère,

Mes songes tristes et tremblants

Sont des éclats de ma mémoire.

Jaillis comme des étincelles

Ils ont pris leur ardeur

Aux silex bleus des ténèbres.

Qui es-tu pour me délaisser?

 

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Mystères

Publié le par modimodi

Au désert de l'amour, trouve-t-on des roses des sables?

Le plaisir d'un esprit tordu est-il de prendre son contre-pied?

Un amour sans doute, sans aucun doute, est-il encore probable?

Est-ce, quand la vie est au seuil critique que la mort le franchit?

L'amour n'est-il pas une épreuve avant la lettre, quand appâté par des appâts appétissants, on se retrouve hébété par des ébats abêtissants?

Est-il pointu de dire, "quelle mouche l'a piqué", quand on voit filer dare dard, un faux bourdon, victime de l'aiguillon d'une belle à taille de guêpe?

Quand on a été toute sa vie, muet comme une tombe, est-ce qu'on meurt à tombeau ouvert?

Faut-il faire la tendre guerre en dentelles, s'il est vrai qu'il vaut mieux par amour, tomber, en douceur, dans le déshonneur que par la guerre, tomber sans gloire, au champ d'honneur?

L'amour à fond de cale, est-ce bateau ou galère?

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Macho 1/2

Publié le par modimodi

Tout l'monde peut pas êt' démocrate,

Aimer le foot et le picrate.

On a bien le droit d'être fat,

D'être un macho, un phallocrate,

De se faire appeler Goliath,

De fair' de l’esbroufe, de l'épate,

Rouler des hanches, des omoplates,

Prendre des poses délicates,

Se pavaner sous les vivats,

Et entendre miauler les chattes :

Les oh ! les ah ! Dieu ! Qu'il est bath !

 

Tout l'monde n'veut pas danser le twist,

Etre nostalgique, passéiste,

Et adorer les clavecinistes,

Les harpistes et les archivistes.

On a le droit d'être essayiste,

De préférer la naturiste,

A l'innocente catéchiste !

 

On a le droit d'être sexiste,

De n'pas aimer les conformistes,

D'être en amour un vrai puriste !

De courtiser la congressiste,

La touriste hyper féministe,

De préférer quand ell' résiste :

"Rien qu'un café, allons ! J'insiste !"

 

On peut aimer les fétichistes,

Aimer les mains des pianistes,

La bouche des clarinettistes,

Se prendre pour Rambo, Maciste

Corps taillé par un ébéniste,

Body-huilé, beau culturiste

Choco-abdos, mode styliste

Quand on est le roi des machistes !

 

Ne lui jetez pas de glaïeuls !

Ne lui bottez jamais les meules !

Ne criez pas : "Oh mon aïeul !"

Ne l'prenez pas pour un bégueule !

C'est un macho, beau cul, belle gueule !

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