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Mystères

Publié le par modimodi

Les vieux tableaux, mis à l'index entrent-ils dans la légende de l'amour, sans avoir eu droit au chapitre?

Les callipyges trouvent-elles des poires pour les appeler Madame?

Ceux qui l'ont dans le Q doivent-ils le prendre au pied de la lettre ou protéger leurs arrières?

La danse macabre se danse-t-elle mieux ivre-mort?

Pour un puits de science, la vérité qui sort du puits coule-t-elle de source?

L'amour qui écume vous rend-il amer et plein de vague à l'âme?

A l'article de la mort, la vie fait-elle encore la loi ou n'est-elle déjà plus que chronique?

Si depuis le Paradis, la femme est un péché, vaut-il mieux tomber dessus ou dedans?

Est-ce que les plus beaux yeux du monde vous feront boire le bouillon?

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Empoté 2/3

Publié le par modimodi

Tu n'sais pas compter jusqu’à trois,

Tu n'sais rien fair' de tes dix doigts,

Tes constructions sont de guingois,

T'as le talent d'un maladroit !

Tu es partout mis à l'index,

Chacun est devant toi perplexe,

Tu manques de bons vieux réflexes !

 

T'as un moral d'acier trempé

Mais on croirait que t'es rouillé !

T'es un'momie, un empaillé,

Quand est-c' que tu vas t'réveiller ?

 

Avant même que tu n'décèdes,

J'te trouve déjà bien trop raide !

Tu passes pour un grand timide

Mais en fait, t'es bien trop rigide !

C'est sûr, que tu cours à ta perte,

Si tu restes ainsi inerte !

 

Car avant mêm' qu'on dise : il fut

Tu étais déjà tout confus !

Souviens-toi du temps de l'école :

Tu prends plein d'colles et de torgnoles,

T'as les épaules qui dégringolent,

Ta tête flageole, com' tes guibolles.

T'as jamais l'esprit qui décolle.

 

Devant toi, ton maître est inquiet,

Tu bafouilles, tant tu es troublé.

Tu bredouilles ton alphabet,

Tu récites comme un benêt.

Entre l'alpha et l'oméga,

Tu occup' la plac' du bêta !

 

Tu accumules, échec et bourdes,

Tu ferais bâiller les palourdes,

Heureusement qu'elles sont sourdes !

T'as la tête, comme une coucourde !

Pour ne plus passer pour un'gourde,

Faut la remplir avec l'eau d'Lourdes !

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Goutte-à-goutte

Publié le par modimodi

Si, comme le dit le proverbe, c'est "la goutte d'eau qui fait déborder le vase", moi, je ne crains rien. Je n'ai pas la tête dans l'amphore, je ne finirais pas cassée au mont Testaccio ! Non ! Mes amis, je ne me noie pas dans une goutte d'huile, de vin ou d'eau, je passe entre les gouttes.

De gouttes de lait maternel en gouttes de miel, je fais offrandes antiques aux dieux d'ici et d'au-delà. Qu'ils me donnent l'ambroisie pour l'éternité !... D'ailleurs, j'espère toujours que mes mots en aient la douceur distillée et qu'ils soient un baume, de douce heure pour mes lecteurs. Suivez-moi, prenez sans vous mettre en nage, ma petite voix d'eau !

Voyez ! Jusqu'à ce jour, l'inspiration s'est instillée en moi, au goutte-à-goutte. Nulle crainte de la panne sèche ! Point de gouttes de sueur perlant pour rien au front, humectant mes lauriers ! Point de supplice de la goutte d'eau qui viendrait s'écraser sur vous avec la régularité du métronome. Point de torture !... "Plus fait douceur que violence !"

Bienfaisante petite goutte de sang de ma veine d'écrivain ! Elle rougit ma page et rosit à vos joues qui s'empourprent parfois de mes royales audaces ! Entre vous et moi, c'est ce lien du sang qui carmine nos joies des coquelicots messicoles. Oui ! J'aime quand vous venez moissonner les champs de blés mûrs, aux grains de mes mots ronds et chauds de soleil ! Je rêve avec vous !... Je vous entends sonner, de votre crête rouge, le réveil de mes matins d'été. Vous vous épanouissez en mon cœur, impressionnant de mille pavots, le tapis de promenade de Claude Monet !

Elle vous paraît sans doute fragile et inoffensive, cette gouttelette rubis sur l'ongle de ma main, de bon ou mauvais écrivain ! Détrompez-vous, amis ! Si elle ne fait pas déborder le vase de l'inspiration, elle a la force de creuser le roc de ma tête, d'humecter le désert de mes idées arides, de faire germer mes pensées les plus profondes, d'émulsionner le style et l'expression.

La moindre goutte d'encre me met à la tâche, en état de grâces parfois fécondes. Elle macule mes doigts semeurs d'espoir, de troubles et d'étrange... Je veille à ne pas dégouliner pour autant de bons sentiments huileux pour vieilles salades littéraires. Je dégoutte en versant sang et eau et je l'espère, sans trop vous dégoûter ni même vous bassiner, à la longue !

Je ne voudrais pas non plus mettre la moindre goutte d'eau dans le gaz, ni de citron dans l'huître. Mes lecteurs peuvent tout à loisir, éteindre ma flamme, exploser ou bâiller. S'ils s'ennuient, je leur offre bien sûr une goutte qui coule de sources de joie et de jouvence. Je les brumise de quelques aspersions de gouttelettes de bonne humeur patiemment cultivée par de multiples irrigations dans mes trouvailles fantaisistes. Qu'ils pensent comme moi, toujours à l'ubuesque Alfred Jarry qui disait : " L'eau, liquide si impur qu'une seule goutte suffit pour troubler l'absinthe !"

Amis de mes libations littéraires, je vous rassure ! N'ayez pas le mal de l'amer à boire. Pas de tempête dans mon encrier, mon verre d'eau ou mon tonneau !  Je sais mettre de l'eau dans mon vin. Et quand Bacchus me met l'eau à la bouche de son divin nectar, j'en tire avec ivresse des larmes que je vous offre de déguster en millier de lichettes ! Mais attention à la goutte qui fait déborder le nase quand il a abusé du grand "château la pompe" ! Le mauvais humour m'évite peut-être d'être insipide ! ... 

Je suis un pieux dévot des vignes du Seigneur mais je ne fais pas pour autant de neuvaines ! Ma mise à l'épreuve spirituelle m'a éloigné des spiritueux plaisirs de la Chartreuse, de la trappiste et de la Bénédictine. Ma crise de conscience et de foi m'a ainsi protégé des crises de foie et de goutte. J'ai provisoirement épargné mes articulations et mes neurones !

Mon catéchisme de bon vivant a le même credo pour l'eau bénite que pour l'eau de vie que je vous incite à prendre jusqu'à la dernière goutte et jusqu'à la dernière minute !... Enfin, dans ces eaux-là !...

Prenez le temps de laisser glisser le bateau de papier de vos rêves avec l'eau qui coule tranquillement sous les ponts. Capitaines, ô capitaines des saute-ruisseaux, veillez simplement à ne pas boire la tasse ou à naufrager dans la mauvaise flaque, avant de lever l'ancre ! 

Au fond, lecteurs de passage, je suis, peut-être comme vous, un éternel adolescent, dans les nuages ! Alors, considérez cette raison comme supplémentaire et suffisante pour éviter de crever trop vite et de tomber de la dernière pluie, en criant après moi, le déluge !

Avant, l'heure fatale de la dernière goutte d'élixir, faites comme votre trublion de la plume de l'ange de Lumière !...J'aurais, je l'espère, appris durant ma vie, à me protéger des inévitables intempéries et à ne pas nager en eau trouble. J'aurais veillé à ne pas trop me mouiller en passant entre les gouttes des douches froides. J'aurais aussi tenté de garder mon cœur à l'abri des gouttes de feu ou des pluies de cendres de quelques amours volcaniques.

Aujourd'hui, que mon puits n'est pas encore à sec, à cette heure vespérale, où l'existence m'aura donné l'expérience et la sagesse d'aimer la lumière qui décroît, je sais que j'ai encore à transmettre ma goutte d'eau pure tombée du ciel. Oui ! Comme le dit, un proverbe africain : " Le vieil éléphant sait où trouver de l'eau. " Je vous y emmène...

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Au doigt et à l’œil 1/2

Publié le par modimodi

Mon petit trèfle à quatre feuilles,

En deux œillades, quatre clins d’œil,

Tu as su me taper dans l’œil,

Mettre mon cœur en portefeuille!

 

Avec tous mes sens en émoi,

Coup de chaud et plus de sang froid,

A genoux et les bras en croix,

Je t'ai promis la bague au doigt!

 

Ce que n'a pas dit mon p'tit doigt,

C'est que le loup était dans l'bois,

Et qu'une fois franchi le seuil,

Je march'rai au doigt et à l’œil!

 

Car pas l'temps d'demander ta main,

Tu m'as aussitôt pris en mains!

A l'école, ma belle maîtresse,

Je suis ton amoureux en laisse!

 

J'apprends à t'aimer feuille à feuille.

Sur le love book, je me recueille.

Le doux parfum des chèvrefeuilles

Te faisait mêm' tourner de l'œil.

 

Mais quand j'ai voulu qu'tu t'effeuilles,

J'ai reçu pour tout bon accueil,

Dent pour dent et œil pour œil,

La giroflée de tes cinq feuilles!

 

Eros narquois est aux abois,

Il fait sortir le loup du bois,

Me donn' d'l'amour à contre-emploi,

Epines aux roses, griffes aux doigts!

 

Moi, paralysé devant toi,

Je n'osais plus bouger l'p'tit doigt!

A tes pieds, comme un chihuahua,

Je voulais sauter dans tes bras!

 

De mes petits yeux langoureux,

Je t'adorais, battant d'la queue!

Ah! T'bibiser de haut en bas,

Je m'en léchais d'avanc' les doigts!

 

Je t'ai fait mes grands yeux, si doux.

Mais je n'avais pas, je l'avoue,

Les deux yeux en face des trous!

J'ai filé droit comme un toutou,

Sans voir l'ombre de tes froufrous,

Sans la soie d'un de tes dessous!

 

Je frissonnais, tout éperdu.

J'étais mordicus, résolu.

Oh! J'voulais le manger tout cru,

Ce trop tentant fruit défendu!

Mais tu n'en as pas démordu

Et c'est tous mes doigts qu'j'ai mordus!

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Volupté 1/2

Publié le par modimodi

 

Volupté! Ô volupté! Quel petit mot délicieux! Rien qu'à prononcer, les yeux mi-clos, ses trois syllabes, déjà nos lèvres se tendent en offrande et notre imagination s'envole en volutes légères et voluptueuses vers un infini de désirs!

Ô vous, qui aimez la vie, la qualité des sens et des plaisirs, je vous offre la délectation de cette page! Soyez dolents et recueillis, étirez-vous avec grâce et abandonnez-vous, doucement, lentement à vos sensations! Recevez ces délicats baisers dans votre cou et laissez vous parcourir de frissons!

Sentez glisser la caresse sur votre peau qui frémit à peine et mordez-vous la lèvre en retenant votre cri pour ce coup d'ongle modulé qui creuse le sillon des ardeurs, jusqu'à vos reins! Premiers délices de jouissance, vous êtes déjà charnellement en union à l'autre! Vous résistez et geignez de protestations déjà vaines. Vos refus esquissés sont des invitations à poursuivre le sensuel voyage du divin bonheur!

Vous frissonnez. Chaque seconde égrène en vous l'enchantement présent et distille le ravissement promis. Vous savourez avant même de consommer! Le paradis sur terre monte l'échelle des divines promesses jusqu'au septième ciel des délits délicieux.Le divin office s'accomplit sur l'autel des plaisirs célestes. Vous séjournez au Saint des saints des anges de vertu. Au firmament de vos yeux éblouis, les étoiles poudroient de vertiges.

Comme vous ne craignez pas l'ivresse ou l'embrasement, vous vous pâmerez d'autant mieux! Vous pourrez au paroxysme de l'émerveillement, perdre la vue de par la fascination des sentiments qui vous affectent et passer des tressaillements aux élans et des spasmes aux transes.

La volupté se délecte des pertes de conscience, appelées troubles, confusions et faiblesses pour justifier que vous en tombiez à genoux! La dévotion d'amour est un acte de foi! Malheur aux infidèles tourmentés par l'aiguillon de la chair et qui croient mériter la rédemption en multipliant les stigmates. Etre bon vivant ou mort d'amour, quelle insolente question, quel impossible choix pour ma peau affolée, excitée de désirs!

Hola! Hola! Stop! Pause et panne des sens! Je ne suis pas un sybarite débridé! Si la frustration ressource le désir, je vais vous combler, amis lecteurs! Car je ne vais pas poursuivre plus loin ce qui pourrait s'apparenter à une page de roman libertin. L'habit d'Harlequin ne me sied pas, même si celui du moine ne me va guère mieux! Non ! Ni Colombine ni un ange, seraient-ils du paradis romain ou latin ne peuvent m'inviter à vous transporter dans l'extase de la chair.

La volupté est joie discrète et souvent euphorie maîtrisée. Elle prend discrètement corps dans la jouissance sereine du bien être physique, moral et même spirituel. La carmélite, Ste Thérèse d'Avila, toute énamourée de ravissement intérieur avait des manifestations physiques hallucinées. Sa poitrine gonflait de désirs quand elle s'offrait mystiquement, en union à Dieu, son époux. Elle nous a laissé des pages d'une sublime beauté poétique. La volupté est tout entière jubilation dans les effets enivrants de la sensualité libérée jusqu'au point d'extase.

Nul besoin de licences et de descriptions suggestives pour un hédonisme assumé dans la délectation progressive des petits bonheurs. Toute réjouissance est l'écho le plus intime de vos propres jouissances. Les grâces qui vous sont offertes sont des fleurs de félicité. Laissez votre ravissement s'exalter et s'exhaler dans la confiance et l'abandon.

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Grammaire Mise aux points 1/9

Publié le par modimodi

 

Mise aux points 

 

Moi, je préfère sauter en l'air,

Plutôt qu'd'apprendre la grammaire !

J'ai beau chanter lala lalaire

Je ne vois pas à quoi ça sert !

 

Pourquoi faut-il faire des phrases,

Au lieu de jouer au gymnase ?

Pourquoi conjuguer les verbes

Quand on peut se rouler dans l'herbe !

 

Pourquoi, à tout prix, devrait-on

Apprendre la ponctuation

Et se soumettre à la question ?

Nom d'un grand point d'exclamation !

 

Oh ! Pitié ! Pas de suspension

Des temps de mes récréations !

Je mettrais des points à foison

Aux coccinelles et aux pucerons,

Pour m'amuser en tout's saisons,

À saute-moutons, petits petons !

 

Aux ronds-points d'intersection,

J'mettrais des points d'altercation

Pour faire rimer espèce de c...

Avec andouille et cornichon.

 

Je planterai un point, un œilleton

Dans le cercle de la raison,

Pour que le monde tourne rond,

Sans en casser tous les rayons !

 

Aux points de vue des discussions,

J'imposerai des traits d'union

Pour faire taire les qu'en dira-t-on

Et qu'on s'entende à l'unisson !

 

Je jett'rai des points par millions

À ma ligne d'attrape-poissons,

À tous les yeux dans le bouillon,

Aux i, aux j, aux p'tits oignons !

 

Je supprimerai les points d'pression

A mes points noirs, à mes boutons,

Je ferai des points d'croix, de feston

A tous les boutons d'mon veston !

 

Je mettrai un point d'conclusion

À mes ratés d'composition,

À mes ratas, d'bœuf miroton !

À tous mes vers de mirliton !

 

J'mettrai un point, deux points-virgules...

Un point, c'est tout ! C'est ridicule !

Oui ! Un bon point d'déclamation

À la fin d'ma récitation !

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Boules de comme

Publié le par modimodi

La vie, c'est comme la fumée, après avoir mariné, le vieux maquereau n'échappe pas à son saur.

Le sexe, c'est comme le pied, au plaisir de le prendre, même au risque du corps, en cors et encore.

L'amour, c'est comme la conjugaison, le futur est toujours conditionnel et le présent déjà composé de passé simple.

La mort, c'est comme la rente, à chaque arrérage, elle impose sa redevance.

L'amour, c'est comme l'agenda à la p'tite semaine, l'un dit, si ça me dit, je dis, oui!

La vie, c'est comme le théâtre, exposée aux critiques mais il faut attendre le dernier acte pour un vrai moment critique!

Les femmes, c'est comme les anglaises, soit ce sont de vraies crèmes, soit elles vous font tourner en boucles!

La mort, c'est comme le chagrin, elle vous noie dans l'eau de vie.

L'homme, c'est comme le cheveu, allez! Go! Minet, avant d'être plaqué!

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Empoté 1/3

Publié le par modimodi

Tu passes pour un indécis,

Un endormi, un abruti,

Tu te prends les pieds dans l'tapis,

Tu baisses la tête, tu es contrit.

T'es sûrement un enfant de marris !

 

On t' croit atteint d' paralysie,

De flemmite et de léthargie,

T'es en fait, un mal dégourdi !

Moitié mou d'veau, moitié ploplo,

T'es un sacré drôle d'asticot !

 

Tout empâté et tout pataud,

D'un ton badin, d'un genr' bedeau

Tu prends ton petit air penaud,

Tête baissée et bras dans l'dos 

Pour toi tourner autour du pot !

 

Moi, j'en bave des ronds d'chapeau,

Je suis à fond, je vais plein pot,

Je n'support' pas les ramollos.

Tu m'mets les nerfs à fleur de pot

Car tu végèt' dans l'bon terreau

Pour un mêm' résultat : zéro!

 

T'as sûr'ment du flan dans l'cerveau

Ou du dépôt dans l'ciboulot.

T'as l'énergie d'un bigorneau,

T'as la vitesse d'un escargot

Et tu coul' comme un livarot !

T'es un nigaud, courtaud, lourdaud,

T'es un empoté mon coco !

 

Toujours en r'tard à l'allumage,

T'es le dernier au démarrage !

T'es en mod' lenteur et ratage !

On dirait que t'as un blocage

Ou que tu t'es mis au glandage !

Tu n'useras pas tes cartilages !

 

Enlisé dans le marnage,

Tu t'obstines au repiquage,

Mais c'est déjà plus d'ton âge,

Mouillage, coulage ! Quel gaspillage !

Tu t'es planté, ô quel dommage !

T'es plus doué pou'l' rempotage,

T'as laissé ta touill' dans l'potage !

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La goutte d'eau 2/2

Publié le par modimodi

Chez moi, amis, "La goutte d'eau ne fait pas déborder le vase!" Jamais! Et surtout pas celles de mes libations avec vous! Une petite goutte d'excès, de temps à autre, ça n'est pas excessif, hein! Sans tout laisser filer à vau-l'eau, je suis plutôt à la coule comme la couleur du temps et je suis allègrement le fil de l'existence. Mon eau courante est une eau vive et les tracas sont des gouttes d'eau dans l'océan.

En général, d'ailleurs, personne n'est vraiment tombé de la dernière pluie et on ne demande pas la mer à boire à ceux qui boivent la tasse! Si les esprits tourbeux aux arguments vaseux s'embourbent dans leurs raisonnements, je n'en ai cure ni curage de désobstruer ces mal embouchés.

Pour s'en sortir, il leur faudrait avoir un poil de confiance en eux et une goutte d'optimisme dans leur vase de bon sens. On n'a jamais vu personne être emporté dans une vallée de larmes ou se noyer dans un océan de regrets et d'amertume. D'ailleurs, les cœurs desséchés n'ont pas pleuré toutes les larmes de leur corps, ils n'ont pas su boire l'eau de vie terrestre!

L'eau est joie et délivrance. Au passage de Poséidon, les dauphins sautaient de joie dans l'onde, avec Moïse la mer s’entrouvrait. Les tartuffes hypocrites à l'eau bénite ne font pas déborder les bénitiers, les larmes de crocodile ne provoquent pas les crues du Nil. La mousse ne fait qu'écumer d'impatience les assoiffés de la chope.

Un conseil! Amis, ne mettez jamais d'eau dans votre vin! Il suffit! La goutte de vin peut bien déborder du hanap, elle contient déjà 80% d'eau!...L'eau est la raison de la source, elle dort dans le puits, elle chante sur le toit, elle grimace dans la gargouille pour faire sourire Notre-Dame.

Les indécrottables qui pataugent dans la boue s'éclaboussent eux-mêmes avant de s'enliser. La grenouille, à moins de se faire aussi grosse que le bœuf, ne fait pas déborder la vase du marais! D'ailleurs, dans ce cas, on parlerait plutôt d'eau de boudin qui la mettrait dans le jus! Quand il pleut à vache qui pisse, nous pouvons toujours mijoter dans le sirop de grenouille de notre vase de suffisance!

Pour les amours, mieux vaut l'eau de rose ou celle de la mare, à condition d'avoir la bonne fortune d'être la fille du roi. Vous aurez alors la chance de trouver un prince batracien, mais il vous faudra plonger dans le conte de Grimm ou dans une de ces revues qui promettent à ceux qui y crooââ, la vie de gala!

Ne craignez point la goutte de rosée ou les gouttes de pluie qui sont un don du ciel quand la fleur s'offre à l'aurore ou que la terre se dessèche. "Asperges me, Domine" Seul Gribouille se jette dans l'eau par crainte de la pluie...Seul l'amour de Dulcinée apporte de l'eau aux moulins de Don Quichotte.

Mais bien sûr, dans l'eau du ciel, tout est toujours question de quantité et de taille! Petite averse ou gros orage, crachin ou embruns, ondée ou giboulée, grain ou grêle, il pleut, il mouille chantent les grenouilles ou pleurent les poules!

La goutte d'eau précipitée pourrait, un jour, faire déborder la gouttière du Saint-Siège. Les gardes suisses peuvent même regretter qu'une bulle papale n'interdise pas les grosses gouttes de tomber du Ciel, quand il pleut sur eux des hallebardes! La papauté hélas n'est gardienne que des gouttes sacrées, des gouttes du Saint Sang et des bienfaisantes gouttes d'huile du Saint Chrême avant la dernière eau-de-Vie éternelle!

"Mignonne, allons voir s'il arrose!" disait un pasticheur qu'on avait bassiné! Si vous voulez conter fleurettes, avant de vous répandre, amants, sortez couverts! La vie a depuis longtemps tout prévu: les pépins et les impairs et pour les marquis, les marquises!

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Mumuse avec ma muse 4/4

Publié le par modimodi

Ô muse, petit poinçon

D'mon esprit hérisson,

Je veux être en renom,

De poésie, fécond !

 

Pas comme un p'tit oignon,

Un navet, un cardon

Nageant dans l'court bouillon,

Pas rien qu'un bourre-couillons

Aigre comm' cornichon !

 

Ma muse, mon galion

De rêves et d'illusions,

Je veux être Colomb

Pour ton exploration !

J'veux être Pygmalion

Et faire graver ton nom

Pour des générations

Au front du Panthéon !

 

J'veux d'l'amour au filon,

Te donner des millions

D'baisers à profusion,

En pluie d'constellations

Pour être comme Newton

Dans ta gravitation !

 

Et si je tourne en rond,

Ma plume en tourbillons,

Libre, comm' un électron,

J'aurai l'prix Press'-citron !

C'est bien mieux qu'un neutron !

 

Je peux être Pluton,

Argonaute et Jason

Pour sous les ovations

Couvrir d'or ta toison !

Joueur de tympanon,

De luth, de psaltérion,

J'te donnerai le frisson

Jusques au troufignon !

 

En gloire de pharaon,

Du tout puissant Amon,

Muse hiéroglyphons !

Je suis ton Champollion,

Roi du boustrophédon !

 

Ô muse, déifions,

Les Manons en Junons,

Les Ninons en Didon !

Muse poétisons,

J'suis Horus, j'suis faucon

Au soleil, musiquons !

La folie, provoquons !

Offusquons et choquons !

 

Je grave l'ostracon,

Vive le Satyricon,

Le saint catholicon !

J'adopt' le lexicon

Des joyeux rubiconds,

Des cocos d'Montfaucon

Des kékés d'Tarascon

Des pochtrons du flacon !

 

J'clame des vers au balcon,

Concons autant qu'abscons,

Aux cocus de Cancon !

Je fais un salpicon

De trognons de chicon,

Une purée en flocons

De vers en leur cocon.

J't'offre rubicond,

Mes pieds d'nez de gascon,

Au vent de l'hélicon !

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