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Orthographe Les p'tites sosottes ! 3/4

Publié le par modimodi

 

Les p'tites sosottes !

 

Le mot juste, basta, zut et crotte !

Ras la casquette et plein les bottes !

J'obtiens des tas de mauvaises notes,

En dictée, je fais du rase-mottes !

 

Car à l'école, j'ai les chocottes !

Y'a des graphies comme des marmottes

Qui râpent, qui rognent et qui grignotent

Des consonnes muettes et sottes.

 

La mère Noël a plein sa hotte,

De p'tites voyelles comm' des griottes,

De consonn's comm' des échalotes,

De terminaisons qui compotent !

 

Je m'en fous, je m'en tape les côtes,

Des débuts d'mots qui se tripotent,

Des fins d'mots qui dansent le fox-trot

Dans des dancings pour vieilles cocottes.

 

J'n'aime pas les filles qui bachotent,

Qui répètent et qui zozotent

Des mots bêtement comme des hulottes,

En croyant être polyglottes !

 

J'n'aime pas les filles qui complotent,

Qui marmonnent et qui chuchotent

Leurs prières comme des bigotes :

"Doux Jésus ! J'veux faire zéro faute !"

 

C'est mon moral qu'elles sabotent,

Ces maigriottes et ces boulottes,

Qui postillonnent et qui crachotent

Leurs leçons d'mots comme des sosottes !

 

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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme le téléphone, beaucoup sont appelés mais peu sont élus.

La vie, c'est comme le parquet, il faut éviter de prendre un coup dans les lattes.

L'homme, c'est comme le col, il faut qu'il vous roule ou ramène sa fraise.

La mort, c'est comme le fuselage, elle rive la vie de ceux qui planent ou volent de leurs propres ailes.

L'amour, c'est comme la forge, pris dans les fers, on en pince, on rougit aux feux, on fond et on se moule.

La femme, c'est comme le fait-tout, feu au derrière, elle vous fait mijoter.

La vie, c'est comme les salles d'attente d'aérogare, entre une arrivée et un départ pour le septième ciel.

La mort, c'est comme le gros lot, par malchance, ça n'arrive qu'une fois mais on en profite longtemps.

Le sexe, c'est comme les aérosols, il faut être toujours spray!

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Père Juvénal 2/4

Publié le par modimodi

"Mens sana in corpore sano !"

Pèr'Juvénal, t'es qu'un blaireau

Tu me rases en recto verso

Ta devise, c'est du pipeau !

Arrêt' de m'fair' ton numéro.

J'suis pas un fiérot torero !

J'cambre pas, j'ai un lumbago !

 

J'ai l'biscotto à la Pluto !

Les cannes en tau, comme un tréteau

Court des poteaux, comme un tourteau,

A talonnettes, comme Sarko,

Mens sana in corpore, pas haut !

 

Pèr' Juvénal, gard' le moral

Car je n'suis pas phénoménal.

Ne me mène pas bacchanales,

J'aurais pas mon nom dans l'journal !

 

J'fais pas d'gonflette, sous ma ch'misette,

J'suis pas coquette, dans mon survêt,

J'fais pas toilett' de mes chaussettes,

J'suis pas vedette, dans mes baskets,

J'fais pas recett' de mes gambettes,

J'fais pas l'athlète, dans les compètes !

 

J'ai le squelett' comme un'crevette,

Et quatre patt's en allumettes.

Je me feuillett' comme un'gaufrette !

Mais j'suis esthèt' pour mon assiette

Et j'fais risette à ma fourchette.

 

Mens sana in corpore, Sancho !

Buono, buonissimo !

 

Je danse devant le frigo.

J'suis l'préféré des cuistots

J'leur crie : A bene placito !

Gratis! Gratis Pro Deo !

 

Je fais bombance d'escargots,

De perdreaux et de beaux gigots,

De pigeonneaux et de turbots

Et j'empiffre à tire-larigot

Tart' en duos, flans en trio !

J'ai surabondanc' de kilos

Et la taille d'un cachalot !

 

Mens sana in corpore lento

Piano, pianissimo !

 

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Beauté et don de soi 4/4

Publié le par modimodi

 

Ce qui donne une valeur exceptionnelle au proverbe : "La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a", c'est que rien n'est jamais vraiment acquis ! L'éventualité n'est pas une promesse. Il faut le consentement de la belle et son offrande. Alors, tout devient merveilleusement possible dans la pudeur ou la folie.

Qui nous dira, la délicatesse du don de soi ! Le silence de l'extase voluptueuse ! ... Oui ! Qui saura exprimer la fascination la plus totale de la grâce ? Qui saura louer le cadeau suprême, quand la belle est d'autant plus belle qu'elle se tait pour dévoiler ses charmes les plus intimes et révéler le chemin secret des délices de la chair ! Il y a tant de plaisir à se rendre ! Qu'importe alors qu'on appelle charmes ce qui manque à la beauté !

Au final de nos petites cogitations, ne devons-nous pas encore nous interroger ? Comment savoir si l'on sait référencer la beauté de la plus belle fille du monde en la considérant, plus qu'un art d’agréments mais plutôt comme une oeuvre d'art, entrant dans la classification des Beaux-Arts ? Les critères esthétiques ont bien tenté de la définir dans l'académisme du bon goût pour magnifier la splendeur de Vénus ou le legs des splendeurs de la Nature ! Mais où est donc la vérité ? Dans quelle harmonie des proportions, au cœur de quel tableau, aux pieds de quelle statue de marbre ? ...

A mon humble avis, elle est forcément nichée entre la réalité brute et nos propres perceptions, exprimées en jugements. Elle nous élève et attire notre regard vers sa grandeur. Mais la palette est large entre les expressions : agréable à regarder et sublime à contempler ! La féerie est distinctive, propre à chacun et à chacune. Elle dépend du partage entre la largeur et les largesses ou de l'harmonie entre la finesse et la grâce.

Certains affirment que la beauté, au même titre que les vertus, rendrait heureux ... Pourtant A. Rimbaud dans Une saison en Enfer ose férocement s'opposer à cette idée : "Un soir, j'ai assis la beauté sur mes genoux. - Et je l'ai trouvée amère. - Et je l'ai injuriée." ... Ah mais ! Que n'était-il pas plutôt humblement tombé à ses genoux, suppliant sa chère muse, sa capricieuse inspiration de lui faire don de sa splendeur tragique, de la vénusté de ses chants, de sa finesse lyrique, de sa distinction élégiaque, de l'éclat de ses illuminations ! Maudit et orgueilleux poète, nu comme un vers, de n'avoir pas su se jeter à ses pieds.

Exprimer le beau, c'est généralement s'affirmer libre et révéler à l'extérieur ce qui est vécu à l'intérieur de l'être dans la vibration, le trouble, l'émotion, l'harmonie, la magie. Célébrer et chanter la beauté, c'est vénérer et même donner la vie.

Vaine est donc la prétention de vouloir précisément définir la beauté... Mais ce flou par essence est peut-être à la fois un immense espoir et une petite consolation ! Tous les individus les plus beaux comme les plus laids, tous les mieux conservés comme les grands éprouvés par l'âge ont pour finir leur chance. Car les ruines antiques rentrent heureusement aussi dans les règles de l'art et dans la classification de chefs-d'oeuvre.

La beauté est à l'épreuve des époques et des mœurs mais en tous temps, elle a survécu à leurs ravages. Chacun peut prendre et donner du plaisir au long cours. Oui ! A la fois tout s'écroule et rien ne dure et à la fois tout s'écoule et tout perdure.

Si enfin, le proverbe a raison, son retentissement populaire a un ultime impact percutant. La plus belle fille du monde vous donnera au moins la possibilité de vous éclater ! Face au droit canon, les bombes, les filles canons auront même l'art avec elles pour se faire tirer comme des boulets ! Messieurs les artilleurs, laissez-vous donc allumer la mèche et pilonnez tous azimuts !

Et vous, Messieurs, les petits baigneurs, comme la plastique convient aux poupées Barbie, vous pouvez encore garder votre âme d'enfant et jouer à la poupée ! Il suffit juste de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain... Faites-vous donc une cure de Babys-Belles mais évitez les croûtes ! Vous verriez rouge !

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Cœur sur la main 2/2

Publié le par modimodi

 

Garde-moi, à portée de mains

Et laisse mon cœur sur ta main.

Pas d'jeux de vilains ou de coups d'mains !

Hauts nos cœurs ! Mais pas hautes mains !

 

Traces d'amour, revers de main,

Désunion à cinq doigts d'la main...

Je n'veux pas en venir aux mains,

Je n'veux pas tomber sous ta main.

 

L'amour ne salit pas les mains.

Ne t'en lave donc pas les mains !

J'ai déchiré les essuie-mains.

Prends-moi plutôt à pleines mains.

 

Avec toi, je suis en bonnes mains!

Aucun besoin de frein à mains,

Ne serr' pas mon cœur dans ta main,

Il pourrait t'échapper des mains !

 

Moi, l'innocent aux pleines mains,

Je suis ta tendre affaire en mains,

Sur moi, tu as la haute main,

Prends-moi com' ton homme de mains !

 

Je ne veux pas changer de mains.

Je viens te manger dans la main

Et je me donne en baise-mains,

Sous la caresse de tes mains.

 

Ne me dis pas après-demain !

Mais prends mon cœur, tends-moi les mains,

Ne l'agrippe pas d'une seule main,

Je n'veux pas te glisser des mains.

 

Pour aujourd'hui et pour demain,

Nouons nos doigts, nouons nos mains.

J'veux écrire l'amour à la main,

Sa partition à quatre mains !

J'ouvre mon cœur, ouvrons nos mains.

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Orthographe Un sans-faute 2/4

Publié le par modimodi

Un sans-faute

 

C'est ma faute, ma très grande faute !

Oh ! Pardon, doux Jésus, mein Goth !

J'ai une têt' de gélinotte,

Les bonnes notes, c'est d'la gnognotte !

 

Moi, j'ai les rêves qui ballottent

Et j'ai les idées qui cahotent.

Mes pensées font de la roulotte

Sur les chemins de Don Quichotte !

 

L'enseignement me ravigote !

Avec les potes, on r'mue, on s'frotte,

On s'taquine et on gigote

A en user nos fonds de culotte.

 

Nous, on se marre et on papote,

On dit des histoires rigolotes

Pour faire rougir les p'tites chochottes,

Qui pour un rien rient ou sanglotent.

 

L'orthographe, c'est de la compote,

Des choux, des navets, des carottes,

Des erreurs qui cuisent et mijotent

Pour nous encombrer la jugeote !

 

On s'en tape, d'écrire sans faute

Pour une vieil instit' qui ergote

Et qui nous revend sa camelote

Pour têtes à claques et à calottes !

 

C'n'est pas cool, c'est dur et c'est hot !

Il pleut des zéros à Gravelotte.

Moi, j'préfèr' les baisers d'Charlotte,

Quand elle et moi, on se bécote !

 

On s'dit des mots sans faire de fautes,

On n'se trompe pas en parlotte.

L'écriture, c'est de l'anecdote !

Un s m s et que ça saute !

 

Y'a pas besoin d'une parigote !

Pour écrire : "Viens dans ma grotte,

Je te donnerai mes papillotes."

En amour, je fais un sans-faute ! 

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Le bouton

Publié le par modimodi

Qui a eu l'idée de l'inventer? Probablement, quelqu'un de mal fagoté qui en avait assez de se serrer la taille avec une ficelle, quelqu'une enrubannée, lacée et corsetée ou encore un dandy à la mode, lassé de se montrer sous toutes ses coutures!

Car enfin, quoi de plus banal qu'un bouton! Plat ou rond, bombé ou en boule, il reste simple, discret, attachant. Il tient à toi et tu tiens à lui. Dans un style accrocheur, il fait, au quotidien, partie de tes proches, les plus familiers.

Impossible de t'en passer! Il est partout, omniprésent! Tu ne le remarques pas. Il se fait oublier. Il se joint à toi et en silence, se la boucle. Tu es en union libre avec lui. Tu t'es lié à lui et pour bien le prouver, tu t'es fendu d'une ouverture. Tu n'as d'ailleurs pas hésiter à lui donner ta chemise. Affectueusement, il t'a remercié en te sautant au col. Avec une infinie délicatesse, il ira jusqu'à prendre des manchettes, avec toi.

Il peut même t'apporter une touche de fantaisie ou de bon goût. Il orne ton gilet ou ta veste et luit au soleil de ta renommée. Mieux qu'un bouton sur le nez, plus brillant qu'un bouton d'or ou plus discret qu'un bouton de rose, il te distingue avec élégance.

Avec lui, tu es fixé! Ne t'avise pas de le négliger! Il se vengerait tout aussitôt! Certains qui s'étaient serrés un peu trop la ceinture puis qui se sont laissés aller, n'ont pas tenu devant lui. Si tu y tiens, ne lâche pas la bride et ne le laisse pas filer. Ne le laisse surtout pas tomber au risque de prendre une belle déculottée ou une pantalonnade publique!

Avec lui, la liaison durable, c'est toujours du cousu main! Inutile donc de se défiler et de s'agacer par tous les trous. Celui qui teste sa résistance en le tirant par la queue, tente dangereusement le diable! Il vaut mieux demeurer fidèle à son attachement et rester le plus longtemps enlacé à lui, sans se lasser. Qui se relâche et perd le fil de son étroite relation, curieusement en se déballonnant, en même temps, ils se déboutonne!

De l'enfance à la fin de l'adolescence, le bouton est omniprésent. "J'aurais su, j'aurais pas venu!" disait Petit Gibus dans la guerre des boutons! Un guerre où les bandes de deux villages voisins cherchent à en découdre. Malheur aux vaincus car les vainqueurs dépouillent les vaincus de leurs boutons. Au cas, où! ... Mieux valait en avoir une pleine boite en réserve, surtout des boutons de culotte!

Puis un jour, les tendres amours vous piquent aux rosiers des belles.Vous échangez les boutons de fièvre de vos émois pubères! Vous aimez tout: les fleurs en boutons, leurs boutons de nacre et leurs boutons de soie mais vous adorez plus encore les tendres petits boutons de Rose! Vous vous en parfumez d'ivresse et de tendresse.

Mais pour aller plus vite, y en a qui, toujours plus pressés, préfèrent mettre la pression plutôt que d'exercer leurs doigts au délicat exercice du boutonnage. D'autres explosent et surenchérissent en choisissant la fermeture éclair. Tous ceux là se privent du lent plaisir du déshabillage et du désir grandissant du dégrafage au déboutonnage.

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Père Juvénal 1/4

Publié le par modimodi

"Mens sana in corpore sano" !

Des intellos, des abdominaux !

Ô Père Juvénal, haro, haro !

Ta sentence, c'est bidon ! C'est zéro !

 

Y'a des cervell' sans pectoraux,

Mornes, pleines comme à Waterloo.

Y'a des costauds sans ciboulot,

Au cerveau comme un bigarreau.

 

J'suis pas musclé des jambonneaux

Et pas plus épais qu'un copeau !

J'fais pas l'zouave dans un kimono,

J'fais pas d'judo ou d'aïkido !

 

J'suis un héros, incognito,

Le maestro du cogito,

Plus développé du caberlot

Qu'des bras, la môme sans marmot

!

La demi-Vénus de Milo,

A bras cassés et gros lolos,

L'égérie des mini Bimbos,

Des femmes tronc et des pieds bots.

 

Pèr' Juvénal, t'es doctrinal,

T'engorges trop des surrénales !

On n'pédal' pas tous dans l'gello

On n'est pas tous Mongolito,

 

Si on n'est pas ex abrupto,

Einstein, Zorro, Victor Hugo,

Le grand Vasco, le p'tit Napo

Fait comme un veau à Marengo !

 

Gloria, in excelsis deo !

On n'est pas frêl' comme un angelot

Parc' qu'on chante et prie à huis clos

En encensant les vieux bigots.

 

On n'a pas l'corps méli-mélo

Quand on n'fait pas d'waterpolo !

Moi, j'suis un drôl' de zigoto,

Bien charpenté du chapiteau.

 

Je bedonne comme un bedeau,

J'suis un finaud, un peu lourdaud,

Dans une forme, petit tonneau,

Mi-baleineau, mi-dindonneau.

 

Mens sana in corpore, pas beau!

 

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