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Lettre à Diogène: Impossible amour 3/3

Publié le par modimodi

 

Oh Diogène ! 

Tu cherches un homme comme moi, je cherche l'amour !

La vie, tu sais, nous met des cornes et de gros sabots. D'abord l'amour vache é meuh puis rumine vengeances et souvenirs d'antan. A nos rixes et périls ! Alors, il faut se garder si possible des peaux de vache et de leurs coups de pieds ! Quand il y a moins de chants d'amour, les beuglements répondent aux mugissements. Après le bal de musette et la bourrée, le cœur, autrefois violon met le haut la et le haut ton de la discorde.

À l'étable de la loi d'amour, la mangeoire des désirs se vide quand le râtelier des plaisirs a trop fait de foin. Au banquet des moissons, la table d'amour est aussi vite desservie. Très vite, l'autre compte pour du beurre et rancit. A couteaux tirés, le cordon bleu a le torchon qui brûle et le cœur d'artichaut en touchant le fond tourne au vinaigre. D'ailleurs, à chasser plusieurs lièvres à la fois, de lâchages en lapins, l'amour n'est plus du râble, même pour un collet monté !

C'est ainsi hélas ! Après avoir fait la cour, le galant est devenu galeux et l'amour princier n'a plus cours... même aux frais de la princesse. Après avoir conté fleurettes, joli cœur se fait envoyer sur les roses. Dans le ciel de lit, le bel astre est un désastre. Le trophée est trop fait. L'an nuit. L'abord d'âge est dit: fait rance d'âge ! Et... l'on s'aperçoit un peu tard qu’Éros rimait avec... et rosse !

L'amour au lasso, l'amour, oh l'assaut ! L'amour à l'essai n'est plus qu'à laisser. Alors, mon bon Diogène, tu aurais dû m'inspirer et m'éclairer et nous dire qu'un homme averti en vaut deux ! Car en enfants de marris, nous découvrons comme deux et deux font quatre, mais vois-tu, un peu tard, qu'un possible amour est toujours impossible et qu'à l'impossible nul n'est tenu !...

Ô Diogène, l'homme n'est pas qu'un beuglant, digne de l'amour vache, c'est un éternel soupirant. Comme il ne peut atteindre aucun de ses rêves, il finit par se rendre, expirant au désir, dans un dernier soupir ! Es-tu prêt à  lui ouvrir lui les bras pour le recevoir, quand il tombe ?

Il te faudrait alors, être comme ton frère, le grand Racine afin de percevoir pour comprendre : "Caché près de ces lieux, je vous verrai, Madame. / Renfermez votre amour dans le fond de votre âme: / Vous n'aurez point pour moi de langages secrets; / J'entendrais des regards que vous croirez muets." ( Britannicus - Acte II, Scène III )

L'homme amoureux pousse ainsi des soupirs qui s'éternisent dans un infini abandon ! Les mots du cœur cachent ce qu'ils disent dans le silence. Toi, tu cherches un homme mais crois-tu être en capacité d'écouter gémir mon semblable ?... Tu sais, ses pensées d'amour ne sont pas immobiles, elles languissent sans bruit sur le chemin qui mène du cœur jusqu'à l'esprit.

Le pressens-tu Diogène? L'amour est la musique mathématique du silence. L'homme cherche son double pour l'appeler sa moitié alors que la partition musicale de l'amour est beaucoup plus subtile. Elle signifie ses silences comme des notes en demi-soupirs et quarts de soupirs !

Mais à toi comme à moi, on n'a pas appris à déchiffrer. Comme le dit Roland Barthes, nous sommes comme " l'esclave qui a la langue coupée, qui ne peut parler que par airs, expressions, mines. " ( Fragments d'un discours amoureux ). Le vent lui-même n'est que la musique du temps et la pluie, les larmes de sa perte irréparable. Nous sommes fils et filles du vent et des songes d'azur.

Notre différence, c'est que moi, je le sais tandis que toi, tu ne le sais peut-être pas : "Les amants séparés trouvent une foule de moyens mystérieux de correspondre. Ils s'envoient le chant des oiseaux, le parfum des fleurs, le rire des enfants, la lumière du soleil, les soupirs du vent, les rayons des étoiles, toute la création. Et pourquoi non ?" ( Victor Hugo, Les Misérables )

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Ballade des guerres du temps jadis et d'aujourd'hui 2/4

Publié le par modimodi

 

Où est loyal Robin des bois,

L'amoureux de belle Marianne,

Qui par fidélité au roi,

En forêt, fut chef des brigands?

Un hors la loi, que tous condamnent!

Flèch's de tout bois font intrigants.

Les félons relèvent le gant.

Cœur de Lion est en croisade,

En Angleterre, c'est la panade,

A présent, règne vil Prince Jean.

Vivement le temps des gentlemans!

Mais où sont les guerres d'antan?

 

Où sont les joyeux mousquetaires,

Esprits fondeurs et cœurs galants,

Escrimeurs, tailleurs de croupières

Au cardinal et à ses gardes?

Depuis leurs assauts vaillants,

Il est tombé des hallebardes.

Athos, Porthos et Aramis,

Effeuilleurs de la fleur de lys,

Plus de ferrets pour Milady

Que le body de Lady Di!

Il est loin le fier d'Artagnan...

Mais où sont les guerres d'antan?

 

Où sont sans-culottes des faubourgs,

Fiers hérauts de la République

Qui, de Jemmapes à Strasbourg

Au son du canon et des piques,

D' sang abreuvèrent nos sillons?

Sale temps de Révolution!

Marat prend son dernier bain,

Guillotin reprend du turbin.

Plus de temps pour la serrurerie,

On tranche à la Conciergerie.

Tête en l'air pour les ci-devant!

Mais où sont les guerres d'antan?

 

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Allons z'enfants!

Publié le par modimodi

Les temps changent ! Avec ce multi culturalisme et cette diversité sociale, il devient me dit-on dangereux, dans mon pays d'apprendre la Marseillaise aux enfants ! Le contenu est violent et agressif : " L'étendard sanglant est levé... qu'un sang impur abreuve nos sillons... " On croirait entendre un slogan de Daech et voir s'agiter le drapeau de l'EI.

C'est normal ! C'est en effet, un chant de guerre écrit par Rouget de Lisle en 1792 pour l'armée du Rhin, à la suite de la déclaration de guerre de la France à l'Autriche. Hérité de la Révolution française, c'est devenu notre chant patriotique. Présenté comme un hymne à la liberté, il est adopté en 1795 par la Convention, abandonné après neuf ans puis repris en 1879 sous la Troisième République... Nous ne devrions pas rougir de ce legs historique !

A cette exhortation au combat " contre la tyrannie et l'invasion étrangère ", certains préféreraient le Chant du Départ, d'autres le Chant des partisans. Ces appels de mobilisation générale auraient une résonance particulière si la France se trouvait en guerre ! Nous ne le sommes pas encore, malgré quelques déclarations belliqueuses. En vigilance, oui ! ... dans un climat généralisé de folie et de haine dont les fondements économiques et financiers se sont maquillés et habillés d'intolérance religieuse.

A l'heure de la critique exacerbée sur notre chant patriotique, qui aujourd'hui, sait encore ce que veut dire le mot citoyen au sens d'anti-bourgeois de 1789 ou plus simplement le mot patrie ? Si on lui donne la définition du : " pays des pères", on peut comprendre que les immigrés qui vivent chez nous et encore plus les réfugiés aujourd'hui qui s'y pressent, ne puissent s'identifier. Par contre, je ne peux pas comprendre que ceux qui sont nés en France de parents d'origine française, qui bénéficient voire parfois profitent de toutes les protections sociales comme de notre bonne liberté, puissent rejeter la Marseillaise.

On peut rêver du respect a minima de l'histoire de France, à condition de l'enseigner et de lui donner sens !... Mais qui s'en préoccupe à présent ? Avant la coupe d'Europe de football, il faudrait peut-être bien s'entraîner à entonner l'hymne national car les cocardiers vont partout pousser leurs cocoricos criards ! Personnellement, je regrette tous ces sifflets hostiles qui montent des tribunes et je n'accepte pas les têtes baissées et muettes de ceux qui portent le maillot de l'équipe de France qui les nourrit pourtant grassement !

Vous me direz que les temps changent. Derrière le respect des différences et du vivre ensemble, on met tout et son contraire : le culturel et le cultuel, les particularismes et le communautarisme. On excuse tout, au nom de la précarité sociale et de la politique du logement... On parle même de la haine ordinaire !... Les parents ont pourtant toujours leur responsabilité. Un proverbe latin dit : " Les enfants sont ce qu'on veut qu'ils soient. " Certains pensent alors: ils savent bien suivre la mode, pourquoi pas nos modes de vie ?... Une vraie et terrible question de société et d'infinies tribunes politiciennes !... Car dans ce monde d'arrogance, de bien-pensance et de violence, la mode, c'est trop souvent comme la mort, le dernier cri !

L'école n'échappe à cette angoisse ni à ces hésitations didactiques. Les savoirs à enseigner évoluent eux-mêmes à travers de nouveaux concepts, de nouvelles méthodes, de nouveaux cons tenus en laisse ! A la notion de citoyen dans la cité, on a préféré la notion de citoyen d'Etat et demain d'Europe. On l'a panachée avec la nationalité et la démocratie, en termes de liberté, de droits et de devoirs. A la didactique heuristique en toc et antique socratique, on a substitué la situation problème.

Pour quelques béats bas, on met ainsi la charrue avant les b, a-ba et la culture assole les champs disciplinaires. L'enseignant, soldat laboureur abreuve les sillons scolaires d'une pluie de notions et de techniques. Il veut sûrement bien faire, afin que les conscrits censiers à défaut d'être des sensés qui auront bonne mine et de la veine entrent plus tard dans la carrière, sans avoir l'intention de tout faire sauter ! Nous pouvons peut-être l'espérer... La vie comme la joie peuvent-être explosives.

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Responsabilité partagée 3/3

Publié le par modimodi

 

Sommes-nous individuellement ou collectivement responsables ? Dans la réalisation d'une oeuvre, l'action est une co-action et l'interaction amène la réaction en chaîne, plus ou moins solidaire !

La réalité dépasse la fission, même pour les électrons libres ! Impossible d'être neutre quand on est neutron ! Si on vous lance un ultimatum, ne croyez pas, parce que vous êtes devenu le dernier atome crochu de l'entreprise et que vous ne provoquerez pas de réaction en chaînes, si vous venez à exploser ! La bêtise, la haine et la lâcheté peuvent toujours se multiplier à l'infini.

La théorie de la responsabilité ressemble à celle de la vie. Frère humain, tu n'es qu'une quille dans le jeu si quelqu'un se met en boule contre toi. Et toi-même, de ton propre mouvement, de ta simple action, tu peux entraîner la chute des dominos. Tu te croyais banal et tu es renversant ! Il te faut donc rester debout et inébranlable dans ta volonté responsable.

Devant l'aléatoire et l'imprévisible, chacun doit faire acte de présence, sans s'éparpiller, car les absents ont toujours tort ! "Il est difficile à ceux qui ont l'esprit qui fuit, d'avoir de la présence d'esprit."

Chacun doit s'efforcer d'apporter la preuve de ses aptitudes par son implication dans sa fonction et l'adaptation permanente de sa conduite responsable. Rien n'empêche bien sûr l'initiative personnelle, la spontanéité réfléchie et l'originalité créatrice. L'enthousiasme est une force d'espoir. Le responsable est en principe optimiste et constructif. Avec un compassé, (orthographe à vérifier), ce n'est pas la joie !

Pour chacun, la liberté est forcément un risque, surtout si on prend des libertés avec elle. Mais a contrario, le refus de responsabilité rend chacun, esclave des autres et de l'enchaînement des choses. Qui ne risque rien n'a rien, alors en veux-tu ? En voilà ! N'en veux-tu pas, en voilà quand même ! Sartre dit : " On ne fait pas ce qu'on veut et cependant on est responsable de ce qu'on est."

Comme le dit si bien le proverbe : "La responsabilité ne peut pas être partagée." C'est ainsi ! La responsabilité collective risque toujours d'engluer l'individu dans la poisse de ses excuses. Il vit à la colle avec elle. Quand il a pris la liberté, il ne peut la reprendre. Quand il a accepté, il lui faut assumer et prendre sa part, même si ce n'est pas du gâteau ou de la tarte. C'est pour sa pomme ou pour des prunes !

Dans la traversée de l'océan des jours, frère humain, tu n'as souvent qu'une coquille de noix pour esquif et tu ballottes. Sur la terre ferme, ce n'est guère mieux ! Dans le match de ta vie, en cas de mauvaise passe, tu vas encore chercher à louvoyer, à renvoyer la balle et pour finir à dégager en touche... Attitude irresponsable et sans courage pour impliquer les autres dans la difficulté ou dans l'échec, dont tu es majoritairement responsable.

Les termes "adhérent" et "adhérant" portent phonétiquement en eux l'ambiguïté sémantique pour nous pousser à la faute et nous poser fortement une colle. Quand le jeu est brouillé, le responsable politique ou le membre d'un parti peut aller jusqu'à rendre sa carte et se mettre en vacances de militantisme. S'il joue alors cartes sur tables, elles ne sont plus que postales ou images de vieux châteaux en Espagne !

Pourtant l'acteur responsable et compétent que nous devons tous êtres, sait bien qu'adhérer ne signifie pas s'assimiler, qu'adhésion n'est pas adhérence et que la fusion d'ensemble n'est pas la confusion.

Vous avez dit : responsables ?

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Archibalourdises sportives 2/2

Publié le par modimodi

 

" Prenez de la hauteur, l'athlétisme, voilà ce qu'il vous faut ", me dit-on pour me tendre une perche. A ce stade, avec ma cervelle d'oiseau, je rêvais de m'envoyer en l'air. Je sautais donc sur l'occasion de relancer ma carrière sportive et de revenir dans la course. Le mâle à barre allait s'élever. Je prenais mon élan mais, au moment de l'impulsion, je me trompais dans ma foulée, je retombais aussitôt pour atterrir dans le bac.

J'essayais tous les sports. De chronos en mètres gagnés, loin des bains de foule, je me jetais même d'arrache-pied à l'eau. Mais une fois, je glissais sur le plot, une autre fois, j'étais disqualifié pour faux départ. Aucun espoir d'être repêché. J'avais beau battre des bras et des ailes comme un papillon, je devenais bien vite, spécialiste de la brasse, coulé ! Ma vie allait à la godille ! Mon salut était dans la planche.

Même si tout n'allait pas sur des roulettes, je n'étais jamais découragé! Pour être sélectionné, je m'entraînais à plein régime au point qu'affamé de victoires, j'avais l'estomac dans les talons d'Achille, capable d'aller jusqu'au point de rupture. Je ne négligeais aucune piste, ni aucune main de masseur. Je courais partout à perdre haleine, toujours les jambes à mon cou. Le succès, lui me courait éternellement derrière ... J'en avais plein le dos, je rendis donc mon dossard, décidé à changer de disque afin de ne pas devenir marteau à jouer l'élancé.

"Je vais vous rendre un service ! Essayez le tennis ! Le tennis vous verrez, voilà une autre paire de manches !" me dit mon coach. "L'ATP vous tend les bras. Vous êtes taillé pour les trophées. Vous n'aurez pas de challenger à votre mesure..." Je le croyais, je lui aurais donné le bon dieu sans confection ! La raquette, c'était dans mes cordes ! En cinq sets, je saisis la balle au bond, montai au filet et pris... ma volée. Ah ! j'étais vraiment servi  " Se faire doubler en simple, c'est un peu court jeune homme ! " me dit-on sans prendre de gants rembourrés ! J'étais out !

Comme le propos était musclé, je voulus relever encore une fois le défi et faire un crochet par la boxe. C'était là aussi dans mes cordes. Bien en jambes, je me croyais aux poings et dans le coup. Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi, je trouvais l'autre tête à claques. Je l'avais d'instinct dans le pif et comme je pétais le feu et la forme, j'allais lui péter la gueule ! ... Ce ne fut qu'un pétard mouillé. Je lui décochai un direct dans les gencives. Hélas ! Il avait la dent dure et quelques-unes contre moi. Très vite, je m'en mordis les lèvres. Je l'avais à l’œil, il me le ferma. Pas moyen de se voiler la face, pas le temps de numéroter ses abattis. Un uppercut et une fois de plus, mon vis-à-vis me mit les poings sur les i. Dès le premier round, je fus au tapis, KO, je jetai l'éponge et je raccrochai les gants.

Désarçonné, j'étais dans mon coin à me ronger les poings quand on me suggéra de me remettre en selle. Plus question de faire la bombe, j'étais au pas et je m'attelais au régime jockey. Je cravachais, sautant d'obstacles en obstacles jusqu'à ce jour malheureux où je vidais les étriers. La déveine me coursait au galop !

C'est le mors dans lame que je suis encore parti croiser le fer en m'armant de patience. J'entrais en piste. Je me jetais à l'assaut et me fendais pour être à la pointe. Mais à force de m'escrimer, fut-ce à fleuret moucheté, de feintes, ripostes en coups fourrés, plus rien ne me bottait. J'aurais sûrement dû esquiver et battre en retraite plutôt que de parader ! Il devait y avoir un défaut dans ma cuirasse de ferrailleur car au premier coup de Jarnac, je me fis crever la panse. J'avais tant mis de cœur au ventre, j'étais touché, quelle quinte !

Je m'étais donné corps, hé bien !... Vous le voyez, amis sportifs, j'avais eu plus d'une corde à mon arc et fait flèche de tout bois. Sans tirer au flanc, j'avais visé la victoire. Pour moi, elle avait levé un bras, d'honneur hélas! Je m'étais donc mis profondément le doigt dans l’œil. Alors, pour ne plus être la cible de vos traits, j'ai rangé pointes et maillots, raccroché gants et chaussons et je me suis retiré.

Je suis descendu de l'Olympe ! Les doigts dans le nez, je suis enfin devenu le plus grand sportif... en chambre ! Voyez l'amorphe au logis !

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Lettre à Diogène: Impossible amour 2/3

Publié le par modimodi

 

Ô Diogène ! 

Tu n'as pas connu les moutons de Panurge ! Tu ne cherchais qu'un homme, autant dire l'impossible, un vrai mouton à cinq pattes ! Car vois-tu, à l'heure du berger, après s'être fait doux comme un agneau, le bélier bêle devant sa belle qui le fera tourner chèvre.

Tout va trop vite, les mœurs évoluent. Autrefois, le damoiseau poète aspirant à être son chevalier soupirait, languissait d'amour, taillait, lissait sa plume pour une dame oiselle. Mais aujourd'hui, pauvre pêcheur, Momo se tape une parano à lancer l'hameçon pour gauler l’âme sœur et ramener une vieille godasse dans l'espoir de prendre son pied.

Si le cheval est la plus belle conquête de l'homme, l'homme est celle de la femme indomptée, indomptable. Chacun cherche en l'autre son refuge ou sa propre image et naufrage, bateau ivre en l'amour. Le matelot cherche le port et ne réveille que celui qui sommeille en lui. Truisme de l'amour qui se veut altruiste.

Tu ne vas pas me contredire, Diogène le Cynique, toi, l'ascète sévère jusqu'au dénuement ! Toi, qu'on présente aussi parfois comme un philosophe hédoniste, irréligieux et débauché ! Avec ta lanterne, cherchais-tu vraiment un homme ou une femme ? Voulais-tu les faire se rencontrer ou se confronter, se rassembler ou se diviser ?

L'offre et la demande du plaisir alternent toujours avec guerre et amour. A chacun sa stratégie ! Le chevalier servant fait le siège de la citadelle interdite tandis que les canons de la beauté dressés tirent les premiers boulets.

Vogue donc la galère des amours! A l'abordage ! Mais " rame, rame, rameurs ramez ! " Chaque amant galérien mis au banc, finit un jour enchaîné aux charmes de la belle. Il meurt d'amour embrasé par le feu grégeois de sa tendre ennemie qui a déjà mis les voiles.

Tous les amoureux ont le choix des armes. La toquade du matador matamore se fait estocade devant la reine. Au bal, entre deux tirades enflammées au style pompier, le mauvais cavalier à l'amour discourtois se conduit en hussard. L'artificier du dimanche, allumé, éméché, fait bonne mine dans l'espoir de lui en faire voir de toutes les couleurs et d'obtenir le bouquet final  Ici, avec tous ses sentiments en révolution, petit bourreau des cœurs vient de perdre la tête et là, badin badine avant de marcher à la baguette.

A force de chercher son double, l'amoureux voit double ou s'aveugle en braillant son amour. Sosie est esclave des ressemblances et l'apparence est souvent trompeuse. Il ne le savait pas mais Amphitryon chez Plaute et plus tard chez Molière, incarnait pathétiquement déjà le mari trompé, doublement exténué! Illusion des déclarations, confessions pour concessions, illusions et séductions, confusion, surfusion. Je t'aime, moi non plus ! Conflits de soi, plaisirs de soie.

La volonté à travers le voile, pas à pas tentée, pas appâts tentants, trouble les apparences et masque les appâts rances. Oh!  Peuchère que la chair est tendre ! Or, le cher et tendre ne veut que chère étendre et ne pense qu'à chair et tendre. La concupiscence est conçue puissance, le prétendant est prêt, tendu. Mais et lasse aussi, la chère est faible et si peu chair et oh ! Dallas ! Tout salace s'enlace, délace, lasse, passe et casse.

L'amour at home a d'ultimes atomes crochus. Attaques et contre-attaques, ruses et captures, duos, duels, lices et délices des corps à corps et chauds fourrés. Le soupirant est vite expirant, blessé d'amour car la morsure de l'amour est la mort sûre. Ah ! L'amor sûr ! Ci-gît le coeur... Tous ces lits, bas-terre se collent, tout célibataire se lie, se marie de l'amour éphémère à l'amour effet mère.

Mais l'amour n'est pas toujours mère nourricière, car au désert aride de l'amour, chacun poursuit des mirages et pour le traverser, le chevalier se fait chamelier, le prince charmant, charmeur de serpents à sornettes. Le complimenteur est accompli menteur et tous auront,  un jour à subir les épreuves de la vie et de l'amour entre possible et impossible !... Qu'on se le dise, ô Diogène !

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Ballade des guerres du temps jadis et d'aujourd'hui 1/4

Publié le par modimodi

Où sont Achéens chevelus,

Agamemnon, l'atride, Ménélas le cocu,

Qui en des siècles révolus,

Pour venger la trop belle Hélène,

À cheval et à tape-cul

Provoquèrent la ruine troyenne?

Loin sont Ulysse, Achille, Ajax...

Déjà la paix est en surtaxe.

Hector se fait embobiner,

C'est la vengeance de l'Athénée.

Pâris claque du palpitant.

Qu'elles sont belles, ces guerr's d'antan!

 

Où sont les preux du temps jadis,

Ceux qui pour l'amour d'une dame

Rompaient les lances, entraient en lice?

Ces chevaliers des ans courtois

Guerroyant derrière l'oriflamme,

Loin est le temps de leurs exploits!

Guenièvre où sont tes amants,

Où sont Lancelot et Tristan?

Désormais règnent les manants.

Mercenaires ou faux combattants,

L'honneur a ses sous-traitants.

Mais où sont les guerres d'antan?

 

Où sont chevaliers de Terre Sainte

Qui criant "Sus à l'infidèle!"

Mirent ceinture à leur conjointe

Pour qu'elle leur demeura fidèle?

Où sont croisés et templiers,

Le hardi Godefroi de Bouillon

Qui sans armure délier

Versa le sang à gros bouillons.

Jérusalem, fille de Sion

N'a plus que des lamentations.

Hébron, Gaza, haine de tout temps!

Mais où sont les guerres d'antan?

 

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Lettre aux cinéastes et cinéphiles 5/5

Publié le par modimodi

 

Mes amis, cinéastes ! Mes amis des beaux arts, vous avez l'art et la manière d'enchanter de votre cinéma d'art et d'essai tous mes amis cinéphiles, du 7ème art et des autres. Oui ! Transportés et ravis, nous le sommes tous mes amis et moi-même dans la recherche inassouvie des arts d'agrément et d'enchantement.

Nous nous en gavons et nous en repaissons jusqu'à plus faim, jusqu'à plus soif ! Oui ! J'aime Sergio Leone un peu moins ses successeurs rugissant de plaisir à la Metro-Goldwyn-Meyer pour me servir des west-ternes de carton pâte ! ... Des pâtes, des pâtes, oui, mais des spaghettis !

Le cinéma a ses demi-dieux ! Batman cherche à voler la vedette à Spiderman qui tisse son succès sur la toile ! Côté héros, souvent zéro! Plus de surineurs, que des supermans ! La nouvelle Garbo soigne les bobos de Rambo. Dans le peplum moderne, Rocky a joué les Maciste, Schwarzy les Spartacus, Rydley Scott, Russel Crow ressuscitent Gladiator et le choc des Titans. Mais les Zorro sont fatigués! Billy le Kid ne s'entraîne plus avec les tontons flingueurs, Coplan sauve sa peau et James Bond s'essoufle dans un zéro, zéro septième art gadgétisé.

Monstre sacré, vamp, pire, Musidora vamp des vampires, te payeras-tu une pinte de bon sang sur les spectateurs médusés de tant de scénarii anémiés ? Vampirella, noce feras-tu avec les nécrophages ? Barbarella t'abreuveras-tu avec les marchands d'ecchymoses, les nouveaux grands saigneurs ? Le nouveau méchant petit loup a de grandes dents qui provoquent Fascination, Tentation, Hésitation, Révélation au nouveau Chaperon rouge de Twilight.

A l'époque du cinoche, les grands mioches du si moche et méchant sont alpha-bêtisés en petits Minions. De films de Q en films X, de séries A en séries B, l'émotion vient de DCD, morte en champ et contre-champ, sans honneur, trop souvent laissée en plan, serrée! Mais d'avatar en Avatar, la voilà qui renaît en 3D, sous les beaux traits de Pandora !

Créatures de rêve aux langueurs félines et sophistiquées, qui damnez les hommes, 20 ans c'est l'âge d'or pour une si reine d'un jour ! Princesses frivoles, frisées comme les caniches de la reine d'Autriche. Si ! Si ! Vous qui avez l'âge, rêvez, espérez !

Vedettes au vent en poupe, à la proue généreuse, jetez-vous à l'eau à la recherche d'une nouvelle vague ! Vous ne risquez que le raz-de-marée auprès d'auteurs anti-conformistes ! Vous ne ferez pas déborder l'audimat juste affoler une dernière fois JP Léaud ou le Beau Serge et nous faire faire les 400 coups pour quelques baisers volés! Attention! Pas de nostalgie, je ne suis pas le louche à l'itinéraire d'un enfant gâté, je suis un éternel amoureux, comme un homme et une femme peuvent l'être encore et toujours, main dans la main, sur les planches à Deauville.

Vous, les nouvelles gueules d'amour, Eros héroïnes, vous savez nous cloîtrer, spectateurs faces-ciné, regards allu-cinés, tous fondus, enchaînés dans l'extase des salles obscures. Vous les indomptables comme Louise Brooks, vous les glamoureuses, Jean, Rita, Marilyn, Grace..., vous les nouvelles Lola Montès, Mam'zelle Nitouche, Julie pot de colle, Madame sans-gêne, Casque d'or ou Grande Sauterelle, si vous avez l'étoffe, pliez-vous aux courts et longs métrages. Soignez votre bobine, ne vous impatientez pas de faire doublure pour des sujets cousus de fil blanc. Brodez-nous des dentelles de songeries voluptueuses pour nos jours de bourdon.

Ephémères, faites-vous légères. Soyez graciles et non faciles. Enchantez-nous d'amours et de passions. Soyez joies et plaisirs, exaltez la poésie. Restituez-nous la fiction et la fascination de l'ombre et de la lumière. Enchantez-nous, rivières, routes et forêts de nos mémoires.

Demain, les belles qui bichent n'iront plus aux abois. Les lauriers sont coupés. De ciel-de-lit en ciel d'azur les plus belles cannes décrochent la palme... Le soir, quand le Lion dort à Venise, les souris dansent à Berlin avec les ours qui se dandinent tandis qu'au firmament les stars au corps célestes vous promettent le 7ème ciel du 7ème art !

Alors, quand tout comme-back, quand tout flash-back, comme dans "Le jour se lève" me seront interdits, quand viendra ma dernière nuit, fasse qu'en un long travelling les étoiles des toiles, filantes météores de mystère constellent mes désirs en mes yeux sidérés.

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Responsabilité partagée 2/3

Publié le par modimodi

 

Comment exercer sa res-ponce-habilité, sans se faire piéger par les autres ? Alors qu'être responsable, c'est affirmer sa liberté, tout au moins celle de l'esprit !

Tout citoyen a le loisir, le droit même de faire usage de sa responsabilité et de l'éprouver sans crainte de l'user ! La ponce la lui polit pour être au net de ses intentions. A notre tour, nous pouvons donc en faire usage sans redouter l'usure. "Il n'y a que les cœurs de pierre qui redoutent les coups... d'éclats", devait penser l'homme de Neandertal, à l’œil crevé !

D'ailleurs chacun de nous sait bien couvrir sa responsabilité civile et individuelle par une assurance et des garanties multirisques, financières ou professionnelles. Attention, peut-être, à avoir une bonne conduite, si vous ne voulez pas faire trop tôt usage de votre garantie obsèques !... Par ici, la sortie ! Res-Ponce-habile-ite ... missa est !

Mais ce qui est sûr et certain, c'est que " la vie est plus mortelle que l'ennui !" Malgré notre prudence, nous courons tous le risque d'être responsables. Dans notre entourage, ceux qui acceptent que nous le soyons nous font confiance et fondent celle-ci sur des compétences et un parcours scolaire ou professionnel. Affirmées dans notre CV, nous nous en portons garants. Les autres nous les reconnaîtront, surtout si nous les confirmons ! Chacun doit absolument assurer car il est le bonus de la collectivité !

 Il devient ainsi pour son entreprise, le garant d'une partie du projet et il en répond par la caution solidaire de son action responsable. Il paye de sa personne, il est comptable de ses actes et indirectement solidaire des miens au sein de l'équipe. Il est même payé pour son savoir et son savoir-faire ! Son assurance sert d'assurance et le lie à la communauté par une obligation contractuelle. A l'école de la vie, s'il a le sens du devoir, il ne doit rien aux autres hormis le respect de ses engagements.

Il n'est leur obligé que par cette obligation morale. C'est ce qui donne de la noblesse à son caractère sérieux et raisonnable, c'est la justification sociale de sa discipline interne et des règles qu'il s'impose. 

S'il est léger, on ne lui confiera pas de charge et il n'aura pas à exercer de lourdes responsabilités écrasantes. Mais à moins qu'il ne s'en balance,  qui lui dira s'il fait vraiment le poids? Le poids mort n'est-il pas une tare pour l'équilibre de sa vie? Le poids de ses regrets ou de ses remords fera t-il bonne mesure avec sa conscience ?

Quel gâchis, pour son existence et son amour propre ! S'il est négligent, il ne peut pas prendre soin de rien ni de personne. S'il refuse de s'engager, il tourne le dos aux opportunités et fait le gros devant les sollicitations. Ses associés auront beau s'éreinter, il refusera d'endosser la responsabilité et il les aura à dos !...

Alors, messieurs les gens responsables et sérieux, croyez-moi, faites comme moi, le choix de l'amour. Aimer donne le sens des responsabilités : "Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé." dit Saint-Exupéry dans Le petit Prince. Ah ! le renard !...

Car ce monde qu'il nous propose est bien étrange ! Les petits princes ont des cheveux couleur de blé. Ils seront donc un jour fauchés ! Les planètes sont toutes improbables, elles incitent à être dans la lune.... Et on voudrait que nos enfants soient posés et deviennent réalistes, responsables avec les pieds sur terre !... Et puis là-bas, comme c'est étrange ! Les messieurs trop sérieux gonflent d'orgueil dans un monde où aujourd'hui, le dictat c'est la minceur ! Les boas sont affamés et gobent tout, les éléphants sont des benêts qui nous trompent, les roses sont des vaniteuses aux caprices d'amoureuses piquantes... Ce monde soi-disant d'innocence n'est qu'un pays imaginaire pour une traversée du désert !... Moi, ça ne me donne pas envie d'y poser mon avion et d'atterrir !...

Mais vous alors, les lecteurs philosophes ? Je vous trouve bien songeurs ! Qu'attendez-vous ? Que voulez-vous ? Vous êtes encore là ? Revenez donc à vos moutons ou je vous fais moi aussi, un dessin ! ... Est-ce que vous aimez les baobabs ?

 

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Archibalourdises sportives 1/2

Publié le par modimodi

Je vous admire, ô grands sportifs ou amateurs, sprinteurs olympiques ou coureurs du dimanche ! Je vous applaudis au passage, rois et reines des courses et footing, fous des foulées et du chrono, adeptes de la fréquence cardio. Je suis votre premier supporter.

Mais je ne chausserai pas mes pointes, ne lacerai pas ma paire de baskets préférée, je n'enfilerai pas mon jogging, je vais vous regarder courir. Je ne vais pas vous suivre, moi, je reste sur place. Mais attention, je suis des vôtres ! Car je cours moi aussi mais après ce satané succès qui s'est déguisé en courant d'air. J'écris à perdre haleine au courant de la plume...

Oh ! Je sais ! Rien ne sert de courir, il faut écrire à point ! Soyez donc indulgents et fair-play. Acceptez encore avec abnégation et au mépris de votre souffrance littéraire ce record maintenant quotidien de ma contre-performance non homologuée ! ... Bien que l'on me dise fort, fait, amis lecteurs, ne le déclarez pas.

Mes amis, je vous dois cette confidence. Très tôt, mes parents et mes maîtres m'ont recommandé de faire du sport pour, disaient-ils, vivre en pleine condition physique et avoir toujours plus d'entrain à vieillir. C'est paraît-il efficace pour rester jeunes longtemps ! Mais dites-moi, pourquoi devons-nous supporter cette dictature du jeunisme ? Hier, on prenait plaisir à se dérider les fesses, aujourd'hui on se déride le front et le visage à couches de crème anti-âge.

La sagesse nous a appris que bien vieillir est le meilleur moyen de ne pas mourir. Rien ne sert de courir, rien ne sert de pourrir, il faut mourir à point. Mais alors, pourquoi mourir et finir en viande froide s'il faut aussi un jour partir à point? Pourquoi m'avoir mis dans les starting-blocks pour la vie ? Pourquoi m'avoir répété que j'étais con-formé pour con-courir et qu'il me faudrait garder la forme, la pleine forme et pas la forme pleine ?

" Mens agitat molem. " Virgile avait raison : " L'esprit meut la masse. " J'explique cette pensée pour ne choquer aucun esprit laïque et rationnel en la traduisant ainsi : " l'intelligence l'emporte sur la matière. "... Même si de bons jésuites m'ont appris que L'Esprit divin animait l'univers.

Fidèle aux préceptes des anciens, j'ai donc été convaincu dès ma plus tendre enfance de lier exercices du corps et jeux d'esprit. A l'âge de raison, avec mon équipe, j'arpentais déjà, ventre à terre, les terrains de rugby, sans la moindre crainte de mouiller mon maillot. Comme je ne voulais rien faire à demi ni aux trois quart, j'allais au contact. Le moindre "pas en avant" m'était interdit. Je me lançais, à tire d'ailes de pigeon et je poussais tête baissée, dans la mêlée. Avec mes coéquipiers, je courais au coude à coude (ouille ! ouille !). Je me faisais plaquer. Je me jetais en extension mais mon tout premier essai ne fut jamais transformé. J'étais décoiffé sous le poteau, je restais aplati dans l'en-but !

Faute d'avoir l'étoffe d'un grand sportif, j'avais, ces jours-là, les jambes en coton. Finissant sur les rotules, je me suis même plus d'une fois fait tailler un short. Que voulez-vous ? Le ballon ovale, ne s’accommodait pas de mes premières rondeurs. J'étais déjà trop confiant, imbu de moi-même, empli de crâneuse suffisance. J'avais beau me casser le tronc, je finissais le plus souvent en renvoi, sur le banc de touche !

Cramponné à mes illusions, je décidais donc de me tourner vers le foot et j'allais droit au but. Rien ne pouvait m'arrêter. Impatient de rencontres, des fourmis dans les jambes, je "décrêtais" que cette année, mes mollets de coq remporteraient la poule. C'était inscrit dans ma chair quand bien même je devais y laisser quelques plumes.

Mais un amateur jaloux de mes passes et de mes dribbles me tira dans les pattes ! Aie ! Quel coup franc du sournois ! Dans l'ultime match décisif, une erreur d'arbitrage me fit déclarer hors-jeu. Au comble de mon agacement, je pris un deuxième carton jaune et je vis rouge. A nouveau, la victoire me faisait un pied-de-nez. Je traversais une bien mauvaise passe, la coupe était pour l'adversaire et la mienne était pleine !

 

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