Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Joyeuse P.A.C. 2/3

Publié le par modimodi

 

Tout le monde respecte soit disant l'environnement et contribue à sa qualité. Mais les écos-taxes ont été un fiasco ! Les bonnets rouges sont restés accrochés aux portiques ! Les épandages de lisier et de boues et les traitements répétés en fertilisants, fongicides, insecticides, pesticides détruisent la nature et mettent notre santé en danger ! Les poulets sont en batterie et ne connaissent pas le plein air ! Les mille vaches ruminent en rêvant de connaître un jour, le Plateau limousin.

Pendant ce temps, de pauvres paysans bloquent les routes avec leurs tracteurs tout neufs ! Qui doit-on plaindre ? Mais l'opinion est comme toujours divisée. Alors, parler de verdissement, des enjeux environnementaux et climatiques et des aides additionnelles ad hoc permet, en pleine crise, de faire diversion dans la pagaille.

Chacun veut défendre son pré carré de luzerne. Les promesses moissonnent hélas les espérances des fauchés. La régulation du marché et la convergence politique et tarifaire annoncée ne peuvent pas rendre la politique plus visible dans une situation économique tendue entre les cours des produits européens et mondiaux ! La guerre est même déclarée entre les végétariens et les végétaliens no beef et les omnivores d'angus beef.

Tout est confus et objet de fraudes ! La vache ne peut plus reconnaître son veau quand on sait que la viande de bœuf est devenue chevaline et l'agneau mélangé au bœuf et au poulet. Le hamburger est pire que le corned-beef ! Quelques scandales éclatent un peu partout quand les œufs et la mozzarella sont à la dioxine, le lait maternel à la mélamine, les tartelettes au chocolat aux matières fécales, les chevaux de laboratoire vendus en boucherie, etc. Et tout ce que nous ignorons! Ne vaut-il pas mieux bouffer du lion en rugissant de plaisir ?

Quel est donc le credo du paysan ? Il n'y a pas si longtemps, après l'opération : "Suivez le bœuf", le nouveau mot d'ordre était : "Mort aux vaches folles"... bien sûr! Aujourd'hui, nous dirions plutôt : " Souvent vache varie, bien Fol est qui s'y fie !" Vous voulez la preuve ?... C'est Relou, mon Bruno !... Car souvenez-vous, le monde d'alors était déjà fou et les vaches aussi ! Le brin d'herbe avait un brin de folie ! Nos voisins les rosbifs avaient tenté de nous refiler à l'anglaise leur cheptel victime de transports au cerveau.

" Changement d'herbage réjouit les veaux" et les vaches aussi ! My God ! Les belles encornées de l'autre côté de la Manche, ne pouvaient plus regarder les trains passer puisqu'ils s'étaient mis à courir à toute vitesse dans le tunnel sous le Channel. Plus d'herbe à brouter ni d'intérêt à ruminer, qu'à cela ne tienne ! Quelques peaux de vache n'avaient rien trouvé de mieux que de donner en pâture à leurs braves laitières d'habitude herbivores, des farines d'os de moutons malades de la tremblante ! Ça balance pas mal à London ! Bah ! Bah ! Bah ! Bah! Baby bêle !

Aujourd'hui, les saumons nourris aux farines animales ne vivent pas assez longtemps pour constater qu'ils sont devenus fous ! " Hello Dolly, ma jolie Dolly ! " Ô toi, le bon consommateur aliéné et doux comme un agneau, au cerveau comme une éponge publicitaire, tu trembles encore carcasse ? Plus de danger ! Nous avons soi-disant gagné la bataille contre les prions, squatters d'encéphale ! Mais sur nos cortex, gare à l'effet Spontex !

L'encéphalopathie spongiforme bovine, au diable ! Allez paître Creutzfeldt-Jakob ! Nous avons déjà Alzheimer et nos mémoires comme des parcours de golf ! Alors devons-nous encore écouter tous ces garçons vachers, tous ces garçons bouchés ?

 

Voir les commentaires

Bulletin de santé 1/3

Publié le par modimodi

A l'heure des examens, des bulletins trimestriels, qu'il me soit permis d'avoir une pensée particulière pour les écoliers et les étudiants en évoquant ma scolarité et ses souvenirs. Ma mémoire infidèle et mon imagination feront le reste ! Sans doute, y ai-je fait l'apprentissage de la vie !

S'il est vrai, brave Jean de La Fontaine, qu'il y a des animaux malades de la peste, il est vrai aussi, braves gens qui me faites l'honneur de me lire, qu'il y a des écoliers malades de l'école. J'ai fait moi-même partie de ce troupeau. A l'école des arts et lettres et de la vie, j'en suis encore à faire le bébête aujourd'hui mais je me soigne !

Régulièrement, l'Education Nationale prescrit aux enseignants quelques ordonnances et leur administre un léger traitement, qui justifie, à lui seul, leur sale air quand ils le reçoivent. Ils font souvent grise mine mais c'est normal pour des enseignants dont le talent est Conté !

Je dois vous avouer que tout petit déjà, j'ai accumulé les boulettes qui m'ont donné cette mine de papier mâché. Haut comme trois pommes, mes parents me trouvaient trognon mais mes premiers camarades en me voyant se fendirent la pêche et la poire, sauf ma belle Hélène, si belle à croquer !

J'avais aussi le menton en galoche, seule ma marraine, une brave Lorraine, trouvait ça beau ! Mais qu'importe, même avec la vue basse, j'allais gonflé d'espoir familial pouvoir m'envoler comme une baudruche vers les hauteurs de la scolarité.

Hélas, je ne pouvais me délester d'une gaucherie atavique. J'étais lourd, empâté et pataud, logique ! Sur mes pages d'écriture, je n'arrivais pas à faire les boucles et mes lettres b avaient bizarrement un coup dans l'aile.

Je m'appliquais fiévreusement mais croyant à de la mauvaise volonté, l'institutrice me prit en grippe. Moi, trop timide, je rougissais à la moindre remontrance. Ma mère poule croyait que je couvais une maladie. Heureusement, une rougeole et une scarlatine m'offrirent le répit de me faire porter pâle.

Bien mieux, avec la varicelle, ma pesteuse d'instit à qui je filais de l'urticaire pouvait aller se gratter. Moi, la mauvaise gale, moi, le microbe qui n'avait pas le virus de l'école, j'allais pouvoir répandre l'épidémie et décimer les troupes.

Ah ! Quelle plaie ! Ma scolarité fut une longue suite de petits bobos. D'un naturel plutôt casse-cou et acrobate, en gymnastique, je marchais sur la tête et je me jetais tête baissée dans l'espoir d'être le premier. Je fus souvent au tapis. J'avais beau faire des pieds et des mains, je sortais du cours sur les rotules !

Il m'arriva plus d'une fois, de voir trente-six chandelles. On m'encouragea pourtant sous le prétexte que c'était un progrès prometteur pour quelqu'un qu'on estimait ne pas être une lumière. Mais un jour, quelqu'un sauta bien plus haut que moi. Je tombai de haut avec une entorse en prime. Je l'aurais volontiers emplâtré !

Voir les commentaires

Lettre aux législateurs 2/4

Publié le par modimodi

 

Sur le sujet de la cause animale, les uns et les autres s'affrontent aujourd'hui comme s'ils avaient bouffé de la vache enragée. Un proverbe, pourtant pas chinois, a dit : "qui veut tuer son chien, l'accuse de la rage." Mais sans autre forme de procès, la sentence est bien plus expéditive quand il s'agit de satisfaire notre appétit de carnivores ! Les végétariens et les végétaliens qui se sont mis au vert, ont pour eux, la dent dure !

Ils voudraient même faire la loi ! Alors Messieurs les législateurs, sur le thème de la cause animale, soyez rassurés, vous n'avez pas fini d'édicter et de légiférer ! Car que l'on soit bête et méchant ou à manger du foin, nous sommes déjà tous sensibilisés, nous mêmes en tant qu'espèce menacée mal protégée.

 La table de la loi

Dès la naissance, droits et devoirs sont les deux mamelles de la législation qui nourrit de son lait l'humanité vagissante ! De pis en pis et d'âge en âge, le petit homme jamais sevré découvre de succions en tétées, la servitude du change et de la traite.

Dès l'école, sa table d'écolier est une table de la loi qu'il honore au hasard ordonnancé de la grammaire, de l'orthographe, des mathématiques, de la géométrie et plus tard de la physique-chimie. La loi scolaire lui impose ses leçons et ses devoirs aux droits d'apprendre, d'écouter, de noter, de traduire et de rédiger.

Sur l'estrade, il déclame : "France, mère des arts, des armes et des lois." Au tableau noir, il trace au quart de tour, obtus et obstinés, carrés et rectangles aux angles toujours droits. Il lui est interdit de tourner en rond s'il ne veut pas tomber sous le coup implacable de la loi scolaire : l'Observation et l'Obéissance. La loi souveraine est de droiture et sera de sagesse de sa première à sa dernière dent.

Nul n'est censé ignorer la loi, surtout celle de la force et de l'attraction terrestre sinon comme dit Newton, c'est pour ta pomme ! Pas d'inobservance non plus du théorème de Pythagore, sinon c'est tête au carré de l’hypoténuse, pieds à angle droit, au coin et bonnet d'âne !

Allons droit au but ! L'instruction impose ses méthodes et ses disciplines. De notes en notes, l'étudiant connaît la musique et les analpha-bêtes de l'école moderne l'a-b-c des couleurs  De corrections en corrections, l'élève enseigné s'éduque et s'élève pour enfin se dresser citoyen instruit et si possible responsable, au centre d'un système social construit encore et toujours sur devoirs et droits ! On lui enseigne la rectitude, c'est à dire surtout la linéarité de la file où il tiendra son rang, de la limite à ne pas franchir, de l'horizon, sa dernière ligne de fuite et d'écriture de sa vie !

Je vous vois sourire, messieurs les législateurs car ce qu'il ne sait pas bien encore, c'est qu'il lui faudra monter au front en première ligne et apprendre en s'y confrontant, la loi de la jungle! Réjouissez-vous ! Vos collègues dans les tribunaux vont pouvoir s’entre-déchirer et rugir leurs plaidoiries pour tenter d’appliquer la loi du plus fort ou du plus rusé.

C'est ainsi! Pour marcher ou filer droit, tout citoyen habilité ne doit pas manquer d'aplomb car sans habileté, il se retrouve à bon droit, aliéné et détenu de droits communs. En effet, la vie se donne le droit de conjuguer de temps en temps, de modes en modes, le verbe devoir. A l'actif, le présent est trop souvent imparfait ou conditionnel. Au passif, l'impératif donne de la voix et taxe hélas le devoir, de la dette...»

Voir les commentaires

Tête en l'air et ventre à terre !

Publié le par modimodi

Avec les beaux jours, je flâne, je rêvasse, je m'évade. Je me drogue au soleil, à la nature, je prends de la poudre d'escampette. La tête me tourne comme la girouette au vent de ma fantaisie buissonnière. Je divague à tire d'ailes, sans queue ni tête !

Je me souviens ! "Devant la porte de l'usine / Le travailleur soudain s'arrête / Le beau temps l'a tiré par la veste / Et comme il se retourne / Et regarde le soleil / Tout rouge tout rond / Souriant dans son ciel de plomb / Il cligne de l’œil / Familièrement..." (Le temps perdu - Jacques Prévert)

Je me souviens ! En ce temps-là, mon école aussi prenait ses quartiers de printemps ! Je me remémore. Eluard me rappelle que la terre est en fête, bleue comme l'azur, comme un quartier d'orange qui donne envie de croquer dedans. Je vois les écoliers passer en piaillant sous ma fenêtre en rangs desserrés. J'ai envie de leur fredonner à ma manière, cet air connu, plein de gouaille joyeuse : "Quand on se promène au bord de l'eau / Comme tout est beau, c'est rigolo ! / En classe de mer ou en classe d'eau / On est comme des poissons dans l'eau "

Braves pédagos, bucoliques ou champêtres, marins d'eau douce ou flibustiers, alpinistes ou chamois ! Chouettes instits, tuteurs pour la semaine de petits Robinsons, découvreurs d'îles désertes et enchantées aux mille chemins de la beauté !

Vos voyages organisés sont des séjours de développement pour nos enfants. Sympa le dirlo astronome qui fait déchiffrer au tableau noir de la nuit l'alphabet de l'univers ! Super les maîtresses d'écoles, nourrices le jour pour la marmaille de tous ces bruyants marmots, maternelles le soir pour S.O.S. câlins-bobos !

Heureux les profs s'égosillant à la Bastille, à en perdre la tête et le souffle révolutionnaire, à conter l'histoire de France et à recompter dans des rangs toujours fuyants une bande de potaches tout excités.

C'est à la mode de chez nous, quand l'envie prend de changer d'air et d'envoyer promener les petits bouts de choux, les élèves de l'école de la ville vont à la campagne, ceux de la plaine à la montagne et tous un jour finissent par se jeter à l'eau, en rêvant de mener la vie de château de sable.

Vive les classes de découverte et tous ces nouveaux Colomb colonisant un village pour quelques enquêtes auprès des indigènes et études de mœurs des autochtones. Grandes manœuvres et plans de campagne ! Pas un endroit, pas un bosquet, pas un muret, un interstice, pas une grotte, pas un ruisseau, pas un marais, rien n'échappera à la curiosité furieuse des troupes lancées sur le terrain.

Ils sont partout les petits mousses, sur les barrages ou les péniches, dans les sas et dans les écluses ! "Ouvrez les vannes moussaillons, nous rentrons au port !"... Ils sont partout les petits bleus de Bresse, dans les étables, au cul des poules, à l'écurie, dans le fourrage, et ... Hue cocotte !

Ils sont ici à plat ventre ou accroupis, comptant les pattes ou les pétales. "Eh, ça t'épate ou tu détales !" Ils sont là-bas, des vols d'oiseaux dans les jumelles. "Des bartavelles, des bartavelles ! Mais non, nigaud, des hirondelles !"

Ils vont, ils viennent et font bouquet d'observations et moissons de souvenirs. Heureux temps mêlé de sérieux et d'insouciance, petits bonheurs de l'amitié et des cœurs purs, certains jours, je vous regrette !

 

Voir les commentaires

Joyeuse P.A.C. ! 1/3

Publié le par modimodi

Le monde paysan est fou de colère. L'agriculture nationale Fol hier, est restée folle aujourd'hui ! La politique agricole commune est en panne ! Haro sur l'Europe !

Quand on pense que les objectifs de 1962 visaient à assurer un niveau de vie équitable à la population agricole, à stabiliser les marchés pour assurer des prix raisonnables aux consommateurs !... On croit rêver ! Les prix sont bien encadrés pour les producteurs mais pas pour les nombreux distributeurs et revendeurs ! Chacun se sert au passage mais ne serre surtout pas sa ceinture ! ...à part le consommateur !

Depuis l'origine, aux premiers souhaits communautaires s'est ajouté un autre noble but : le respect de l'environnement ! Pourtant la désillusion est la même, nous sommes au vert mais celui des algues ! Nous sommes intoxiqués, empoisonnés aux nitrates et aux pesticides. Même si le proverbe nous rappelle que " le changement d'herbage réjouit les veaux", l'élargissement à vingt-huit états membres n'a fait que compliquer l'application juridique des mesures.

Les aides à l'hectare, proportionnelles aux surfaces d'exploitations profitent surtout aux grands propriétaires, aux pays et régions productrices ou aux grandes entreprises agro alimentaires ! Mais hypocritement, avec des plans d'aides successifs, il est toujours question de soutenir le développement rural, les petits domaines, les jeunes agriculteurs et les zones défavorisées !...

Qui veut encore bêtement manger du foin à la fourche ? Qui peut encore soutenir que le bonheur est dans le pré ? Seuls s'en sortent ceux qui multiplient les alliances stratégiques dans le lait, les céréales, la viande... Tout le monde veut bien manger, surtout du bio et des produits du terroir ! Hélas ! Même les repas servis dans les restaurants de collectivité n'ont pas la préférence pour les produits français.

La période des vaches grasses est devenue une double décennie de vaches maigres et ça brait et ça meugle, un peu partout dans les étables ! Tout va de mal en pis à l'heure de la traite à payer ! Plus personne n'a de blé et de moins en moins de grains à moudre alors la litanie peut ainsi s’égrainer...

Oyez la complainte ! "La disparition des quotas laitiers, le budget global de l'Union en baisse, la volatilité récurrente des tarifs agricoles, les prix minimum garantis, les règles communes en matière de concurrence, les prix élevés des barrières douanières, l'augmentation des charges, la normalisation des produits, l'inégalité des subventions et l'organisation commune des marchés soumis à la spéculation ont contribué davantage à diviser qu'à rassurer." Dans un contexte de surproduction, les prix bataillent au centime près et les revenus baissent....

Joyeuse P.A.C, mais qui sont les cloches ? Pour qui sonne le glas de cette P.AC. aux tisons du brasier de la révolte paysanne? Les abeilles disparaissent mais pas le bourdon ! Les viandards se tapent la cloche et les anti spécistes sonnent le tocsin de la malbouffe. L'agriculture est sur les dents, de la fourchette et de la fourche ! 

 

Voir les commentaires

Primaires, vous avez dit primaires ! 5/5

Publié le par modimodi

 

Les candidats déclarés à la primaire de leur parti pour être désignés à la prochaine élection présidentielle ont peut-être attrapé le virus dès l'école primaire.... Primus inter pares ou minus inter pares ! Primates entre les primates ! Braves et bonnes têtes de P.I.P...

En effet, nous avons pris l'habitude de les rencontrer, tous ces délégués du peuple, du personnel, tous ces délégués syndicaux ou de classe. Ils sont partout postés et porteurs de mandats, émissaires et même parfois boucs à en devenir chèvres à force de se faire rentrer sans ménagement dans le chou.

Peut-être se sont-ils entraînés au collège ou au lycée ? De porteur de cahier de textes et d'éponges à porte-parole de la classe, le chemin du jeune citoyen est comme celui du candidat politique hérissé d'obstacles. Trop souvent, le grand cirque scolaire sollicite de son délégué des prouesses de sauteur de haies, de haies d'honneurs. "Vise les tableaux, bien sûr !"

Mais prêt au steeple chaises et estrades, il ne court pas, il vole au-devant des ennuis. Un vieux cheval de retour, blanchi sous le harnais, dressé sur les principes éducatifs va le désarçonner... Un vieil hussard de la politique, investi du droit canon va tirer à boulets rouges sur la jeune estafette...

Et pourtant ! Malgré les dommages de campagne et les résultats désastreux, des mauvais fondés de pouvoir sont quand même restés ou devenus des fondus du pouvoir au point de se porter encore et malgré tout, candidats aux primaires.

Dans la course aux triomphes, tous les champions coiffés un jour, sur le poteau et tous ceux qui ont pris une veste savent qu'ils peuvent aller se rhabiller du manteau rapiécé des illusions enfuies et des promesses non tenues. Peut-être, est-ce là, leur dernière grande aventure avant d'arriver au grand soir et d'enfiler le dernier costume de sapin, réputé pour faire long feu ?

Heureusement que pour nous consoler, l'idée a circulé et circule encore que rien ne nous appartient en propre si ce n'est l'amour, surtout pas nos mérites, encore moins nos échecs. Il n'y a que notre coq, emblème coco-ricain qui croit que le soleil se lève pour l'entendre chanter. Nous voilà rassurés autant que bernés.

Quel peut-être l'espoir secret de tous ses candidats ? Un peu de noblesse de cœur et d'ambitions voudrait au moins que, certain de la fin de son parcours terrestre, chacun bien que futile cherche à se rendre utile. Qu'il soit humble ou puissant, y en a-t-il encore, au moins un, de sincère qui soit prêt à s'engager pour quelques justes combats ou pour quelques malheureux opprimés, " ces empapapouatés du Nicaragua ", comme les appelait Céline ?

Chacun tente ici-bas de repousser les délais et les limites de l'absurde royaume où ses idées éparpillées danseront enfin avec les étoiles. Mais attention, petit politicien primaire seuls tes rêves d'arrivistes sont grands ! Même si tu essayes de faire un peu de bien en tâchant de faire bien peu, tu cours le même risque que ce défenseur des bonnes causes, dont ce mufle de Gide avait dit : " Il parle du cœur comme on parle du nez ! "

Morveux qui s'en dédit ! Vous voilà tous bien mouchés ! Parmi vous, personne n'est un enfant de chœur et plus personne n'a du cœur. Comment servir sans se servir, comment être charitable sans commencer par soi-même ? Zéro de conduite altruiste et fraternelle ! Il est toujours à craindre que le suffrage ne fasse naufrage social ! Vous voulez notre soutien et notre voix. Il nous faudrait des représentants élus et zélés ! Nous pouvons toujours rêver.

Heureusement, nous préférons les préliminaires aux primaires ! Pour être aux anges, nous avons découvert que seul l'amour peut nous donner du zèle et des ailes... Un ange passe... Mais Chut ! Chute ! Pour vous comme pour moi, attention !

Voir les commentaires

Lettres aux législateurs 1/4

Publié le par modimodi

 

Nos amis les bêtes !

Chers législateurs, en 1789, nos sans-culottes ne savaient pas s'ils sauveraient leur tête et plus d'un ci-devant échafaudait des plans pour la liberté en sachant qu'il devenait dangereux d'être plus royaliste que le roi !

Conquis dans le sang de la terreur, "Les Droits de l'homme et du citoyen" ont apporté un peu de sang neuf au peuple des braves gens, gavés de doléances et ivres de liberté. Ils n'ont pas coupé court au débat jamais résolu de la coexistence symétrique des devoirs en regard des droits. Ils voulaient avant tout briser en assemblée constituante, les chaînes de l'Ancien Régime en supprimant les droits féodaux. A partir du 26 août 1789, "la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen" a fixé les droits de la nation qui s'imposent à tous les citoyens.

L'idée démocratique mettra du temps à faire son chemin accompagnée comme guidée par le travail de vos amis, des législateurs appliqués et pointilleux comme vous. A l'époque, l'égalité et la liberté en droits ont posé les grands principes légitimes d'une nouvelle société française de droit public, civil et pénal.

Depuis, pour votre plus grand bonheur, l'oeuvre législative dans son immensité n'est jamais achevée. L'égalité de chacun dans l'accès aux charges publiques, (nous dirons aujourd'hui dans l'emploi), l'égalité devant l'impôt, la notion de propriété, etc, continuent de faire le bonheur de l'administration et des juristes.

En plus du droit naturel spécifique à l'Homme et à l'idéal de sa finalité dans l'univers, chacun bénéficie de droits naturels beaucoup plus utilitaires qu'utopistes. Du premier droit à la vie à l'inéluctable fatalité de la mort, l'homme dans tous ses états de croissance se confronte au code universel de ses droits et de ses devoirs.

La loi naturelle lui donne le droit licite et reconnu de naître libre et égal en droits aux autres hommes, aux autres citoyens, aux autres enfants et même aux animaux. Victor Hugo avait raison ! Ruy Blas peut écrire à la reine qu'il souffre comme un "ver de terre amoureux d'une étoile !"

Déjà non spéciste avant l'heure, notre grand poète n'était pas moralement discriminatoire dans sa considération animale. Dans son amour de l'humanité, qui aurait pu élever l'homme, ce ver de terre, cet humain plein d'humus, cet humble fouille-terreau, si ce n'est son étoile et la poésie ? Mais Victor avait dû oublier sans doute, le ver coquin qui s'était glissé dans le fruit défendu...

Toujours est-il que Monsieur Hugo s'affirme comme le premier défenseur poétique des droits des animaux, du ver et des vers des cadavres exquis! On le sait peu mais il avait dit : "Torturer un taureau pour le plaisir, pour l'amusement, c'est beaucoup plus que torturer un animal, c'est torturer une conscience."

Les animaux ont le droit reconnu d'être aimés, défendus, protégés. Ils appartiennent à la société humaine. Certains veulent qu'ils soient considérés comme des personnes légales. C'est facile pour nos amis les bêtes, nos animaux domestiques : pour le brave toutou à sa mémère, pour Micetto, le chat du pape Léon XII et de Chateaubriand, pour Titi le canari, pour Marguerite la vache de Fernandel, pour votre tortue et votre hamster, mais c'est beaucoup plus difficile pour le pou dans la tête et la puce à l'oreille !

Vivement qu'ils puissent s'exprimer car comme le dit l'opinion répandue : il ne leur manque que la parole !

 

Voir les commentaires

Primaires, vous avez dit primaires ! 4/5

Publié le par modimodi

 

L'envie de pouvoir est la plus forte. Les postulants à la présidentielle connus ou à venir ont des picotements d'impatience ! Émoustillés, ortillés ou chatouillés par la prochaine élection, une même étiquette les rassemble : " Démocrate, démogratte-moi où ça me démange ! "

"Faisons le buzz ! Percez mes intentions ! Sondez-moi et sondez pour moi ! Louangez-moi ! Encensez-moi !" demandent-ils aux interviewers, aux serviles thuriféraires de l'audimat. " Portez-moi au pinacle ! Admirez comme au comble de ma fatuité, je charpente mon programme. Entendez comme mon discours se porte au chevet de la cathédrale du social ! "

Haut les chœurs ! Florentin autant que byzantin, le candidat affirme avec une frivole prétention pouvoir prendre en compte la mosaïque des points de vue. Il veut même être le rempart contre l'exclusion en se faufilant dans la brèche du thème à la mode. Mais hélas ! Tout le monde s'y engouffre et le candidat s’abîme dans les abysses de la bien-pensance.

Chacun a son style. Des antiques de sagesse biblique nous poussent : " Le cantique des cantiques ". La France est leur épouse bien aimée :  << Car voici l'hiver est passé ; la pluie a cessé, elle s'en est allée... Le temps de chanter est arrivé. >> Ça va mieux et ça va aller de mieux en mieux ! Parole ! Parole ! Paroles ! Le verbe s'est fait cher au tarif de l'écran publicitaire.

Pour l'amour de l'art, il faudrait accorder les violons et ne pas aller plus vite que la musique ! Mais de l'un à l'autre, c'est toujours les mêmes cordes patriotiques ou nationalistes qui sont pincées. C'est toujours la même chanson des petits ténors et aucun ne peut donner le la. Nous espérions une symphonie, nous n'aurons encore qu'une criarde cacophonie franchouillarde.

De tous ces primaires, un seul sera primé et les autres déprimés ! Alors, sur les ruines des utopies, des ex-cités, des ex-cédés, des ex-portés, des ex-pensifs, des ex-posés expriment des conceptions plutôt baroques ou exaltent des idées rococo. D'aucuns rêvent de renaissance, d'autres nous construisent tout un roman, perdus dans le dédale de syllogismes en barocco. Mais si la forme change, le fond est le même.

Au faîte de son arc de triomphe, le vaniteux promet à tous un avenir sans tuiles pour une France en pannes ! Il crie sur tous les toits qu'il est le meilleur dans un univers aux quatre dimensions car ses vues sont les plus élevées, ses solutions les plus larges et ses pensées les plus profondes. Mais connaît-il nos préoccupations ? Car ce qu'oublie de dire l'outrecuidant, c'est qu'il a aussi les dents les plus longues pour croquer dans la pomme de discorde électorale.

Ah ! Misère démocratique ! Nous savons bien que nous n'aurons pas de choix ! Chacun y va de son avenir élyséen en oubliant le bien commun. Comment abattre nos préjugés pour restaurer l'assise de notre république ? A chacun sa méthode, sa voie et son vote devant l'urne funéraire des argumentations défuntes. Les marionnettes feront deux petits tours et puis s'en iront.

Ainsi va la politique et le destin des hommes. " Rien n'est comparable aux qualités d'un ministre qui arrive, si ce n'est les défauts d'un ministre qui part. " disait Emile Banning... Ainsi en va-t-il des grands personnages comme de chacun de nous. A moins de succéder à soi-même, il faut un jour de grand soir, céder la place et passer à la postérité : c'est à dire à l'oubli. Car dans les absences de l'histoire, on peut être et avoir Léthé.

Le temps des honneurs et des succès est par trop effet mère. Il vous engrosse de souvenirs aux couleurs des joies ou des dépits mais à terme, on n'accouche que de sa mémoire délivrée. Ainsi va la politique !

Voir les commentaires

Ecologie du langage. Lettre aux buzzers, jargonneurs, pollueurs! 4/4

Publié le par modimodi

Tous copains, Cop 21!

Petits journalistes jargonneurs, mettez-vous au vert ! L'accord que vous devez commenter et couvrir est en photo-synthèse. Messieurs les moralistes au lyrisme écologique, riez jaune et chantez ! "Nuit de Chine, nuit câline", une bonne rengaine pour ringards, à nous couper tous le souffle ! Oui! Nous voilà tous asphyxiés ! Tous au charbon, nous les amoureux de la nature et de la bonne expression !

Les dix commandements de l'écologie sont la nouvelle religion ! Il faut convaincre ou croire ! A Paris, le miracle aura lieu en cette année 2016, le pape a promis la fumée blanche ! C'est l'état d'urgence, contre les états terroristes pollueurs comme pour vous, c'est encore et toujours la mobilisation générale contre les coups d'état de plumes vindicatives et brutales aux néologismes imposés !

Parlez sérieusement et juste! Parlez peu mais bien et uniquement de ce que vous connaissez... Parler pour soi au nom des autres et parler de ce qu'on ignore est une imposture !... 130 chefs d'état réunis pour La COP 21 cherchent à désamorcer la bombe à retardement du climat!

Deux degrés de moins et le monde est sauvé, disent avec énergie quelques théoriciens fossiles, adeptes des énergies renouvelables mais qui brassent surtout du vent! Des îles pourraient même disparaître: les îles vierges, les îles Caïmans, les Bahamas... Qu'en pensent les futurs réfugiés et ruinés climatiques ? Garderons-nous au moins, "L'île au trésor" et celle de Robinson ?

Veni, vidi vicié, comme l'eau de vos idées quand elles ne coulent pas de source! Soyez en crue de mots courants. Minéralisez votre langage, ne croyez pas pour autant que votre prose sera plate. Un style simple est toujours potable. Même dans le désert apparent des pensées, l'eau puisée au fond de la conscience peut remonter du puits pleine de fraîcheur d'intuition! Sur nos rivages, ça vase et ça gaze à flots. Laissez respirer vos lecteurs ! Les lauriers attendus forment déjà un tapis d'algues vertes et rouges.

Tank you Pégase, les tankers dégazent! L'égout de votre analyse critique cherche à évacuer l'eau de ruissellement des problèmes linguistiques et des solutions usées. Les rouleurs, truqueurs sans talent, les censeurs, conseilleurs de propositions miracles ne disputent pas votre pseudo-mérite, faussement lyrique, suintant et dégoulinant de générosité formelle. Que votre style s'impose donc un passage à la station d'épuration pour décontaminer vos impropriétés linguistiques transformationnelles qui planent en particules fines dans l'air à la mode. Assez de comédie, vous nous asphyxiez de propos fumeux. Bas les masques !

Les cliques dans les cloaques se font amis à miasmes. Ne vous embourbez pas dans les marécages des terminologies approximatives. Peste soit de vos pesticides qui infectent la terre promise de mes écrits fertiles et qui encrassent mes ans de grâce littéraire et féconde.

Ecoutez beaucoup ! Dire et parler ne sont pas synonymes. Une maxime de sagesse nous a enseignés que: "Beaucoup disent pour parler, peu parlent pour dire." N'oubliez pas alors la valeur du silence et la joie de parler d'amour avec les yeux ! 

Messieurs, tout nous menace. Même mon alter ego altère les goûts et les couleurs. Amis des mots authentiques et de la nature, sauvons la vie ! Enfants de larmes et de rosée, amoureux éternels, vous êtes une espèce protégée ! Ne défoliez pas la marguerite par quelques pluies acides. Peignez les nuages à la lumière bleue du vitrail des jours. Soyez bois et soyez pierres, roulez comme des graviers dans les doigts de nos enfants lecteurs.

Nous sommes responsables de la qualité littéraire comme de notre environnement. La nature se découvre par tous nos sens. Elle ouvre à travers nous la porte d'autres mondes dans l'infiniment petit ou l'infiniment grand des mots et de nos rêves.

La nuit criblée d'étoiles a éraillé le ciel.

Voir les commentaires

Lettre à mon plombier: Le tuyau

Publié le par modimodi

Cher plombier, tu coules des jours tranquilles. Alors laisse couler! Ne cherche pas à te racheter une conduite, sauf si ton avenir est bouché! Tu peux même accepter qu'on te traite de buse car il n'y a rien de plus banal et de plus utile qu'un tuyau. L'eau y circule, le gaz et le pétrole y mènent leur vie de grands ducs!

En cas de grave problème, si tu brûles tes réserves et que tu es sous pression, plutôt que d'exploser, tu peux toujours avoir du pot et espérer en silence, un tuyau d'échappement. Mais alors, attention ne tente pas une percée!

Hier, tu avais des pieds de plomb mais te voilà désormais, branché et raccordé au monde par la bouche et le regard! Tu tournes peut-être en rond mais tout est logique : qui se ressemble s'assemble ! Tu peux donc te laisser pousser du coude! D'ailleurs, si ça ne rigole pas toujours, nulle inquiétude! Tu peux toujours t'euphoriser au narguilé!

Tu sais l'égout pour les trop-pleins de tes contemporains et les couleurs argentées du liquide ne se discutent pas! Il te faut être souple et flexible et éviter de te laisser refouler, pomper ou entuber. Le débit, c'est bien mais le crédit, c'est mieux!

Certains jours, c'est dur de faire la soudure par les deux bouts! Il faut être franc, un sacré coup de collier ne suffit pas toujours! Parfois, la vie te serre même un peu trop la vis. Prends-le comme une chance si celle-ci n'a pas en plus le vice de foirer! Il te faut alors inlassablement reprendre le collier.

Ici-bas, tout a les goûts du jour ou de l'air du temps! Tout finit au collecteur. Tout s'enfuit et s'écoule sans demander son reste! Mais un siphon, font font les petites marionnettes avant de vider les lieux! Ceux qui lâchent les vannes et déconnent à pleins tubes peuvent d'ailleurs passer pour des siphonnés. Ceux qui ne maîtrisent pas leur réaction et dont les idées fusent en tout sens, n'y vont d'ailleurs pas avec le dos de la tuyère!

Tu as toute ma sympathie, tu sais toujours prendre la bonne décision et je te réaffirme mon estime pour ton grand professionnalisme. Mais moi, bizarrement, à cette heure, j'ai l'impression de faire fausse route. J'ai grand besoin de me tuyauter car nom d'une pipe, qu'est-ce qui se passe? Chercherait-on à m'influencer par le tuyau de l'oreille. Renseigne-moi vite, svp, en PVC.

Vois-tu! Le propos fumeux d'un esprit alambiqué me suggère que l'homme pourrait bien être l'incarnation vivante du tube, tant sa définition tubulaire lui correspond parfaitement: "un objet creux plus haut que large"! Je me demande, si je suis alors moi-même bouché ou mal embouché?

Les uns cherchent à me convaincre que la biologie n'est souvent que la science des tubes à essai et que les plus beaux bébés sont éprouvettes. Les autres m'affirment avec insistance que la famille tuyau de poêle n'en finit pas de s'emmancher!

Faut-il donc d'abord tout gober et tout avaler avant d'être sous pression et d'évacuer cette question existentielle par les tuyaux d'arrosage? Ne serait-on qu'un tube digestif avec deux trous aux extrémités: la bouche et l'anus? Ben mon côlon, même si c'est dur à digérer, l'humanité qui a du bol est, pour finir, c'est recta et rectum, dans la m... (Pardonne ce subit relâchement!)

Grands dieux et demi-dieux du stade oral ou anal, nous constatons que nous avons tous la mort aux trousses et les fèces aux fesses! Rabelais, passant du divin savoir au grotesque, nous avait déjà conté et poétisé les surprenants torche-cul de Grangousier et les petites misères "du boyau culier" dans l'incroyable et énorme chapitre 13 de Gargantua...

Mais l'homme n'est sûrement pas à tirer par le bas. Il est un joyeux drille de nature, un héros de Carnaval, toujours prêt pour la fête populaire! C'est à qui poussera la chansonnette et fera vibrer les tuyaux d'orgue de barbarie!

"Comme à Ostende et comme partout / Quand sur la ville tombe la pluie ... Mais voilà que tout au bout d'la rue / Est arrivé un limonaire / Avec un vieil air du tonnerre / A vous faire chialer tant et plus..." Jean-Roger Caussimon me le fredonne dans le tuyau de l'oreille.

Oh! La vie ou la gloire n'est ni facile ni garantie. C'est à qui veut être chébran! Certains dépriment de patienter depuis trop longtemps. Seul Jérémie est devenu célèbre avec ses Lamentations, son livre et son mur.Toi, tu l'es de réputation par le tuyau cuivré et retentissant des trompettes de la renommée. Ton nom éclate sur le bottin professionnel des entreprises de plomberie.

Aujourd’hui, à Jérusalem, New-York ou ici, il y a plein de cons primés dans les tubes du hit-parade mais les rengaines de leurs chansons scient rapidement leur succès. Des radios-crochets du bal des lampions aux néons des tubes cathodiques, chacun se voit déjà vedette, mis en lumière, en paillettes et fluo! Mais de tourner sur les platines ou d'être dans les tuyaux, chacun peut rêver à plein tube!

Moi, je rêve simplement d'être primé au concours des belles lettres mais personne n'a voulu me tuyauter! Tu as peut-être un débouché et une idée? 

Voir les commentaires

1 2 3 > >>