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Mdr : Mort de rire !

Publié le par modimodi

RELÂCHEMENT !

Aujourd'hui, si tu ne veux pas t'attirer les regards inquiets et réprobateurs de ton entourage, retiens-toi d'éternuer ou de tousser. N'écoute que les conseils de ta belle :

 

Ô toi, l'olibrius

Y'a comme un hiatus,

Tu débloques des sinus,

T'as l'choléra morbus,

La coqueluche, le typhus,

Tu décotes à l'argus,

Tu sens déjà l'humus !

 

T'as le coronavirus !

Va t'secouer les puces,

Essuyer tes mucus,

Éjecter tes virus,

Ta mini bombe cactus

Mais pas dans l'autobus

Sur l'innocent gugusse !

 

Te foule pas l'cubitus,

Éternue dans l'radius,

Fume de l'eucalyptus,

Redonne-toi du tonus !

Moi, j'te donne un bonus,

T'attraperas pas le virus

Sur mon mont de Vénus !

 

Comme disait Cicéron : "Autres temps, autres mœurs !" Hier, on était gêné et honteux, quand on embaumait l'entourage d'un pet sournois, discret ou miauleur. S'il était sonore, certains se mettaient à toussoter dans le vain espoir de chercher la rime ! Simple question de pot, même de pot d'échappement ! Aujourd'hui, un simple atchoum suffit.

C'est ainsi, comme aurait dit Diafoirus : "Tu es rendu aux dernières extrémités par la bouche ou l'anus. C'est recta et rectum, dans les deux cas, t'es dans la m... " (Pardonnez-moi, ce subit relâchement !)

Grands dieux et demi-dieux du stade oral ou anal, nous avons tous la mort aux trousses et les fèces aux fesses ! Rabelais, passant du divin savoir au grotesque, nous avait déjà conté et poétisé les surprenants torche-cul de Grandgousier et les petites misères "du boyau culier" dans l'incroyable et énorme chapitre 13 de Gargantua...

E. Rostand qui savait si bien tirer les vers du Nez, aurait pu faire dire à Cyrano :

Si j'avais un tel nez

Il faudrait sur le champ

Que je me le mouchasse !

 

Si j'avais un tel cul,

Il faudrait sur le champ

Que je me démerdasse !

 

Holà ! Mon ami, entre deux borborygmes, entre deux gargouillis, je t’entends déjà bredouiller des excuses. Dans ces circonstances, évite de t'exclamer : "Parle à mon cul, ma tête est malade !" Ne t'excuse pas, tu pètes la forme, c'est la vie qui jaillit ! Devant une telle explosion de générosité, dis-toi, que plutôt qu'être bouché et mal embouché, il vaut mieux tout simplement en rire.

Si philosopher, c'est selon Montaigne, apprendre à mourir, tu dois d'abord comme Beaumarchais "te dépêcher de rire de tout pour ne pas être obligé d'en pleurer". Pour bien vivre, allez rigole et ris aux larmes ! Comme l'écrivait Rabelais : "Rire est  le propre de l'homme", " le savon aussi", disait Philippe Geluck. Alors garde ton amour propre et réjouis-toi ! Dans ce monde absurde, plus on est de fous, plus on rit.

Ne te gâche donc pas l'existence ! Tu es de toute façon, mortel, parfois même comme ton ennui. Évite les culs bénis qui rient jaune et fuis les pince-sans-rire ! Alors lâche-toi et même relâche-toi.

Certains te disent qu'on peut choisir sa vie mais pas sa mort. Détrompe-toi, tu peux choisir de mourir de rire. N'aies pas honte de t'éclater d'un rot, d'un pet incontrôlables, tu peux rire à pleine gorge et rire en plein nez. Tu peux rire aux éclats et t'éclater de rire.

Tu peux rire à "t'en faire péter les côtes et vomir le duodénum", je te le garantis, c'est mortel ! Laisse parler ta nature. Ris de gaieté de cœur car rire à contrecœur peut être fatal pour ton palpitant. Je le sais bien, moi qui torche mes textes en cherchant le mot pour rire, qui me fait moucher et bien souvent prête à rire.

 

 

 

 

 

 

 

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Lettre au marchand de sable

Publié le par modimodi

Tu dois avoir fait fortune depuis deux mille ans et des poussières que tu nous en jettes plein les mirettes ! Si je pouvais refaire ma vie, je choisirais ton beau métier : marchand de sable ! Je peux t'en donner les raisons :

Avec toi ! Jamais de chômage ni de pénurie de matière. Tout le monde t'aime et t'attend !

Celui-là te fait confiance les yeux et poings fermés. Il dort le jour, sur ses lauriers et la nuit, comme un ange dans le poudroiement des étoiles !

Celui-ci rêve les yeux ouverts de bâtir ses châteaux en Espagne ! La mouvance de ses songes enlise ses projets qui s'abattent en silence comme des châteaux de cartes !

Sur le tas, ces pauvres ouvriers font la grève en se disant qu'ils sont loin les temps heureux où l'on pouvait faire des pâtés sur le sable des grèves !

Dans cette chambre, des parents t'implorent. Ils sont à bout de contes, de légendes et d'histoires merveilleuses. Ils ont appelé les bonnes fées et même les ogres à la rescousse ! Rien n'y fait, ils implorent en urgence ton passage pour endormir leur petit monstre !

Sur la scène, une miss à paillettes, pour briller de mille feux de paille et d'audimat, jette à ses fans en délire un peu de ta poudre aux yeux !

Dans le lit de la rivière, le fiévreux orpailleur espère le pactole et cherche à lire sa bonne fortune, dans chaque grain de ta boue aurifère !

Le monde sait te mettre en boule et en tas. L'homme en butte à lui-même te prend en grippe, en te glissant dans l'engrenage de sa vie qu'il espère irisée. Il veut t'en faire voir de toutes les couleurs…

Au bord de la mer, il te présente aux artistes du dimanche. Ceux qui te composent un tableau polychrome et qui t'enferment dans des bouteilles dans l'espoir de retrouver les murmures des vagues et les soupirs des sirènes. Ceux qui te sculptent une statue de rêves éphémères, emportés aux caresses du vent, en milliers d'envols azurés.

Mon frère en humanité te fait aussi broyer du noir quand ta plage porte, en un long crêpe de mélasse mazoutée, le deuil de la liberté des oiseaux sacrifiés. Il voudrait te faire voir rouge quand le matador, auréolé de lumière crue, dispute au taureau sa gloire, dans ton arène ensanglantée !

Moi-même, je te connais bien! Tu portes le visage de l'enfance. Tu t'es moulé à la fantaisie de mon bestiaire imaginaire. Tu t'es donné à tous ! Aux enfants dans le bac de leur cour d'école, aux vaguelettes mousseuses, aux coquillages de la plage, aux pas des caravanes, aux dunes de ma Flandre !

Tu as enchanté mes vacances. J'ai paressé sur ton coussin blond et doré, préférant mille fois la douceur de ton banc à celui de l'école. J'y ai gravé mon cœur en l'enlaçant à celui de l'exquise insouciante qui a semé ses premières étoiles dans mes yeux. Je ne savais pas qu'elle préfigurait la Beauté et qu'elle m'offrait son premier visage de Muse, que je n'ai eu de cesse de chercher à retrouver dans mes mirages.

Ô sable de mes jours et mes nuits ! Tu t'es donné aux nues ! Je t'ai lancé dans le vent par poignées, tu as rougi mes yeux ! Tu t'es fâché dans le ciel en tempête, tu t'es levé en tourbillons en hurlant ta colère !

Tu t'es frotté à moi ! Tu as abrasé de peines et d'accrocs le parchemin de mes jours en un papier de verre. Tu as poli mon cœur.

Tu t'es offert à moi pour poudrer chacun de mes pas sur mon chemin d'aventures sentimentales. Chaque empreinte laissée au hasard des rencontres était aussi la tienne. Aux quatre vents de mes errances amoureuses, quand j'effeuillais les petites fleurs d'amour. 

C'est encore toi qui m'as conduit aujourd'hui au désert de son cœur, pour y cueillir l'unique rose des sables. Celle que j'appelle ainsi, ma Muse, la seule qui puisse retrouver l'eau dans le puits de mon cœur. L'unique qui me fait traverser le désert de l'amour.

Grâce à toi, semeur d'illusions et grâce à elle, l'amour ne me quitte plus et tu ne me quittes pas !... Tempus fugit !... Mon cadran solaire repose dans l'ombre de la nuit qui s'avance ! Mais toi, inlassablement, obstinément fidèle, tu t'égrènes et t'écoules en silence, au sablier blanc de ma vie ! 

Tu es en chaque grain, un morceau de moi-même, un éclat de la roche du temps de ma mémoire. Tu es mon éphémère et ma durée, ma minéralité qui m'a fait sable et montagne. Tu es le paradoxe de la certitude qui entretient l'illusion humaine du sablier. Trois minutes chronométrées dans une existence, un instant d'éternité pour toi, une solution finale pour un oeuf à la coque !

Comme si, je pouvais en le retournant renverser la Vie et renverser l'amour et en remplir mon cœur ! Et quand bien-même, je le pourrais, je ne saurais empêcher son ruissellement. Tout au plus, puis-je, sans avoir l'impression qu'il se vide, emmêler mes mots d'amour et mes élans ! Tout au plus, puis-je coller mon oreille contre son cœur pour percevoir les battements du temps de vivre, du temps d'aimer et d'espérer. Tout au plus, puis-je compter les intervalles de ses silences !

Mais pourrais-je percevoir l'imperceptible froissement des jours qui s'écoulent en chacun de ces grains. Retrouverai-je mes souvenirs en les égrenant et revivrai-je au hasard de leurs évocations des fragments d'émotions ?

Tout au plus, puis-je tenter d'aimer jusqu'au dernier souffle, en guettant le dernier grain. Si mon amour m'a bouleversé et renversé, toi, tu sais bien que le destin répand ses pleurs de tristesse et de joie, qu'il se déverse en gouttes de sang et qu'il ne remonte pas son cours, sauf dans le néant.

Ô toi, marchand de sable, au moins, t'a-t-on dit que le moindre de tes grains voudrait revoir la mer ? Moi aussi ! Je désirerai ardemment non pas revivre mais vivre un jour, rien qu'un jour pur de lumière et d'amour avec celle qui tient en ses mains et son cœur, mon fragile sablier. Tu vois, j'ai confiance ! Je t'écris les yeux fermés dans cette nuit que tu as étoilée !

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Tête en l'air !

Publié le par modimodi

Tu t'es trompé de rendez-vous,

Tu t'es coiffé avec un clou.

Garé ton scoot, mais tu n'sais où !

Toi, tu perds tout, un peu partout !

T'es dans la lune et les nuages.

T'as oublié le bon message,

L'anniversair' du mariage !

 

Tu mang' la poire avant l'fromage,

Tu désoles ton entourage.

T'es dans le cake et dans l'potage,

Regard absent, en décantage,

T'as l'cerveau en constant réglage,

Un gros problèm' de décentrage.

 

T'as des défauts dans l'alliage,

Sûrement des failles dans l'blindage

Et des trous d'air dans le fuselage !

Tu réussis les décollages

Mais tu rat' tes atterrissages.

Tes idées transhum' aux alpages !

 

Le grand jour de ton mariage,

T'as appelé ta Marie, Sophie,

Devant le maire, abasourdi,

T'as dit : "non !", au lieu de dire : "oui !"

On n' compt' plus tes étourderies,

Elles sont devenues légendaires

Comme les trous noirs et les trous d'air !

 

Tu déambules, la tête en l'air,

Tu embrass' le poteau en fer,

Peau d'banane, les quat' fers en l'air !

Ton domaine, c'est l'imaginaire,

Tu es un extra planétaire 

De la chimère, le globe-trotter.

 

Tu collectionnes les impairs :

Tu cherch' les clés, qu' t'as dans la main,

Tu te trompes, de bus ou de train,

Tu t'es égaré en chemin,

Tu confonds Dublin et Berlin,

T'as mis le mauvais carburant,

T'as app'lé l'colon, adjudant,

Lavé tes dents au détergeant…

T'as l'esprit comme un cerf-volant !

 

T'as collé partout des pense-bêtes,

Mais qu'avais-tu encore en tête ?

La fenêtre est restée ouverte,

Les mémos com' des alouettes

Ont pris la poudre d'escampette.

T'as fait la list' de tes objets,

Noté où tu les as placés…

Tu n'sais plus où tu l'as rangée !

 

Tu passes pour un doux rêveur,

Au minimum, une gaffe par heure !

On sait quel collaborateur

Oublie date et ordinateur,

Ses copies dans le photocopieur,

Jusqu'au nom de son directeur !

 

Tu es connu pour tes erreurs,

Tu t'en es fait collectionneur.

C'est toi, le roi de la bévue !

Les yeux dans l'vague et dans les nues,

On te croit bête, un peu naïf

Mais tu n'es que contemplatif !

 

La raison en apesanteur,

On te croit là, tu es ailleurs,

Distrait et songeur à demeure,

Tu cherches midi à quatorze heures.

Tes pensées vont à rebrousse-poil,

L'instant présent a mis les voiles.

Ta tête a pris la voie royale,

Toi, tu joues avec les étoiles !

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Bafouillis

Publié le par modimodi

Ô lecteur, doux amant des belles Lettres et de ta Muse ! Mon ami, mon semblable !

Tu as pris Églantine pour Rose d’Ispahan !... Tu crois que c'est l'amour, ce n'est qu'une amourette !

Ô toi, bel amoureux, tu te tiens devant elle ! Tu rosis, tu balbuties et tu bafouilles ! Ton cœur n'est pourtant pris que dans les ronces de l'églantier et déjà tes élans et tes premiers murmures portent des éraflures ! Comment seras-tu, petit Ronsard, quand tu te piqueras au rosier du grand amour et qu'il t'écorchera tout vif ?

Moi aussi, vois-tu, je me pique d'aimer la vie, la beauté et les arts ! Mais je confonds parfois arts avec artifices, artiste avec artificier ! Je vénère la littérature et j'adore les mots, comme on aime la beauté des femmes, des Muses et des Vénus ! Mais avec eux et avec elles, je suis un éternel apprenti ! Piètre écrivain et mauvais artilleur ! Oh ! je sais enflammer, mettre le feu aux poudres. Je sais, quand il le faut, être tout feu tout flamme mais je ne fais pas assez long feu. Je lance des idées qui s'élèvent et scintillent mais retombent aussitôt. Et quand j'offre un bouquet, c'est un bouquet final.

Mes mots crépitent sous ma plume qui bégaye, mes pensées fusent en étincelles bredouillantes ! Je déclare ma flamme en jaillissements de mon cœur embrasé ! Mes yeux pétillent, mon souffle littéraire attise les jets ardents de ma prose flamboyante ! Mais d'émois et de maladresses, je ne sais gribouiller que de tendres bafouilles.

Mon éloquence est comme un tableau pointilliste, criblé de paroles serrées et précipitées. Mes déclarations d'amour, toutes en points d'exclamation n’entraînent qu'interrogations et n'aboutissent qu'en points de suspension !

Mais comme une œuvre de Signac, de Seurat ou de Pissarro, j'impressionne par petites touches, la page blanche et la toile écrue de mon récit. Je fragmente et j'unis les sons. Je fonds les syllabes pour composer et nuer les mots. Il suffit alors de prendre du recul pour en apprécier la forme, l'expression, les lignes et les couleurs ! C'est l’œil du cœur qui accommode, c'est l'oreille du cœur qui me rend intelligible aux yeux du lecteur.

Pour un peu, je ferais de mes bafouillages, un art suprême du barbouillage ! Pour un peu, je me piquerais d'élever mes "méli-mélos dits" à la hauteur d'un art mosaïque. Je n'ai pas besoin d'être à la dernière mode, j'étais déjà beauté décorative dans l'Antiquité, à Capoue ou à Byzance ! Je suis intemporel ! Je fais plus qu'appartenir au décor, je suis dans l'Art déco. J'ai le modernisme de l'alphabet plastique de Vasarely et je bats encore, dans ce sud que j'aime, le pavé de la Villa Kérylos ! Mes mots et mes phrases, mes textes et mes pensées ont le vol en zigzag des hirondelles de mer !

Je courtise ma muse, ma gente dame Inspiration mais faute d'être toujours adroit, je suis gauche parfois ! Le gentil trouvère se décompose alors dans un grouillis de vers désordonnés. Oui, je suis emprunté comme un amoureux à son premier rendez-vous, aux premiers émois d'un baiser de la langue d'oc ou d'oïl !  Je desserre à peine les lèvres ! Je ne veux pas que nos langues se délient. Je reste court ! Je ne sais plus souffler mot. Je marmonne, j'articule à peine, j'annone, je zézaye et zozote ! Dans un spasme, je me pâme !

Ma plume elle-même imagine d'impossibles amours épistolaires avec une lectrice, à la page. Devant une belle inconnue, elle ose à peine tremper ses lèvres dans l'eau de son regard ! Elle rougit et sa graphie se trouble. Elle bat de l'aile, elle barbote et s'ébroue dans l'encrier. Elle blablate et débite un mot sur deux qu'elle estropie ! Ma Muse n'aime pas mon cheveu sur la langue ! 

C'est après tout, sans importance au fond, pour moi, puisque je multiplie les duplicata de couacs dans la mare aux vilains canards boiteux ! Mais peut-être, est-ce important pour vous, lecteurs de hasard, si en tombant sur mon bec claquant ses bredouillis, vous vous retrouvez alors, à votre tour, marmonnant et bredouilles d'intérêt littéraire !

Qu'importe d'ailleurs, la linguistique ou l'élocution, le style ou la rhétorique ! Ne me jugez pas embrouillé, hermétique ou confus, je suis volontairement filandreux pour que vous puissiez vous accrocher à la trame du récit et que vous n'en perdiez pas trop vite le fil ! Je babille parfois comme un enfant de la balle d'un coton à broder !

Quand mes sons, appelés mots grasseyent et se répètent dans le fond de ma gorge, ne me croyez pas pour autant polyglotte ! Je soliloque et je radote alors, car je suis plus un bafouilleur littéral, un trifouilleur littéraire, un littérateur raté et un cafouilleur à embrouilles qu'un fouilleur de pensées lexicales !

Oui, j'ai le ton saccadé, je parle et j'écris haché-menu ! Ah ! J'ai beau avoir à jamais l'amour des belles lettres ou des belles personnes, au moment d'aimer ou de les enlacer, je suis un pataud, écrivain du pathos. Ma pâte à papier est une pâte à platées plâtreuses. Je suis un piteux empoté pour des lecteurs épatés ou dépités par mes épais pâteux pâtés !

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