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Sans début ni fin, de bout en bout !

Publié le par Modimodi

Vous avez aimé lire des textes saugrenus ? Vous ne vous êtes pas perdus dans le labyrinthe du jardin des lettres ? Alors, poursuivez l'entraînement ! Embarquement immédiat pour la suite du voyage en absurdie !

Si certains écrits peuvent parfois vous paraître, décousus ou brodés de fils blancs, si quelques paragraphes vous semblent sans queue ni tête comme sans début ni fin, n'en croyez pas votre première impression. Il n'y a aucune maligne intention de mettre votre patience à bout, ni aucune envie de passer pour un écrivain de hasard, inepte, absurde, incohérent et incompréhensible !

D'ailleurs, pour que vous ne pensiez pas cela et pour vous porter chance, je touche exprès du bois, un bon vieux morceau de bois. Je suis fidèle aux superstitions qui permettent de conjurer le mauvais sort.

Mais par imitation, ne vous avisez pas à venir casser du bois, sur mon dos ! Attention ! J'ai la tête dure, et tant que je ne l'ai pas encore perdue, je suis bien capable de ruser comme un Sioux, de faire flèche et feu de tout bois comme de montrer de quel bois, je me chauffe !

J'aimerais, si possible, éviter la moindre volée de bois vert et chercher à nous mettre d'accord. Alors, en préalable, je pose illico, le principe que dans la réalité, ou il y a quelque chose ou il n'y a rien !

Ainsi, quand j'observe mon morceau de bois, je constate de visu, qu'il y a bien deux extrémités : un début et une fin mais, ni le début ni la fin ne sont préétablis. C'est à moi, d'en désigner le devant et l'arrière, comme pour ceux qui ont une tête de cul. Une simple question de bon sens !

Maintenant, je peux aussi décider de débiter le bois, en morceaux, successivement toujours plus petits. Ainsi à force de rapprocher de plus en plus, la tête de la queue... au bout du bout du bout, le morceau de bois aura disparu en tout petits morceaux, voire en copeaux.

Et moi, sans doute, au bout du rouleau de ne plus savoir par quel bout le prendre, je n'aurai, au bout du compte probablement réussi qu'à entamer mes bouts de doigts. Je crains trop alors, de le savoir douloureusement sur les doigts, jusqu'aux bouts des doigts ! Mais comme je ne tiens toujours pas le bon bout, je ne suis pas pour autant, au bout de mes peines !

Chaque fraction obtenue, mise bout à bout, à tout bout de champ, aura toujours un début et une fin. A l'extrême de la réduction, quand il ne sera plus possible de joindre les deux bouts, il subsistera encore une ultime trace dans la sciure. Nom d'un chien, on est dans le bran !

Sciure ou poussière, tel est notre sort d'humain, de modèle réduit ! "Purée de nous autres, aurait dit Madame Parmentier à sa fille ! Même destin pour toi, mon chou, réduit aux petits bouts de chou qui t'accompagneront avec leurs propres petits bouts, jusqu'au bout de ton âge."

Il en est de même des bananes mangées par les deux bouts et des chandelles brûlées par les deux bouts ! D'un bout à l'autre, au final, la lumière est partie en odeur et en fumée noire et jusqu'au bout, on y a laissé la peau !

Oui ! L'issue est identique pour la vie qu'on a brûlée et qui vous mène aveuglément, au bout du tunnel. Car l'existence, après avoir fait un bout de chemin avec vous, finit toujours, parfois après un court ou un bon bout de temps, par mettre les bouts et à venir à bout de vous-mêmes ! Vous voilà faits néant !

Si ce n'est pas la fin du monde, c'est pour vous, humbles pèlerins, le bout de la route. Ainsi, en suivant, bon sang de bois, le raisonnement précédent jusqu'au bout, voilà la raison, ici démontrée, que si la vie a un début et une fin, elle est pour finir, sans queue ni tête !

Dans le quotidien, le problème de cette expression courante peut même être amusant. Prenez une course cycliste et imaginez l'embarras du commentateur. Comment doit-il exprimer la remontée spectaculaire du cycliste attardé, qui retrouve la vigueur de ses jambes, la force des jarrets et des reins pour recoller au peloton des poursuivants, en chasse derrière le groupe des échappés ? Doit-il dire, que de l'arrière, il passe en tête pour dépasser la queue de la course et qu'il poursuit son effort afin de rejoindre l'avant, en se rapprochant au plus vite de l'arrière de la queue du petit groupe de ceux qui roulent en tête ?

Bien sûr, Il vaut mieux éviter de se prendre la tête. Quand vous abordez ces notions, il y aura toujours quelqu'un, avec un petit vélo dans la tête et à l'esprit, cul par-dessus tête, pour dédramatiser n'importe quelle situation et pour en plaisanter...

Ainsi, de bout en bout, pouvons-nous penser que la vie c'est comme le dé, identique sur chaque face. Quand il est jeté, vous avez beau aller de l'avant, vous vous faites rouler et vous vous retrouvez au tapis, sur le derrière, à compter les points.

D'ailleurs, perdre la tête en amour peut être révolutionnaire pour le cœur qui sait trancher dans l'incertitude. Le sage vous dira qu'au faîte de son art, l'élagueur gagne sa vie en étêtant et que le haricot vert étique finira équeuté. Quand bien même, la blague est incompréhensible pour qui rejette l'absurde, l'amuseur public vous dira, qu'un eunuque décapité, connaît une fin sans queue ni tête.

Bien sûr, penserez-vous avec raison, que devant ces incohérences écervelées, aux sens noués serrés, il faut avoir un peu la tête à ça, pour apprécier cette fantaisie, à la mords-moi-le-nœud !

Sans dénouement réel, comment soutenir à bout de bras et d'arguments, cette histoire, de bout en bout, à dormir debout ! Au risque même de me faire tirer, d'un trait, à bout portant ou traîner dans la boue, je suis comme vous, complètement à bout et pour aboutir, je bous !

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Je-m'en-foutiste

Publié le par modimodi

Y'a pas grand-chose qui te choque !

Tout peut être, de bric et de broc,

Bancal, bâclé, plutôt mastoc,

En général, toi, tu t'en moques.

 

Tu excelles dans l'à peu près.

Mal épluché, pas bien paré,

Mi-figue, mi-raisin, pas huilé,

Moitié cuit, ce n'est pas brûlé !

 

Tu fais dans l’approximatif,

Tu n'vas pas t'arracher les tifs !

Pourquoi donc te contrarier

Pour un p'tit clou mal enfoncé ?

 

A quoi bon devoir fignoler,

Quand ça fonctionne, même à moitié ?

Toi, t'es l'artiste du torchonné,

D'la symphonie inachevée !

 

Avec toi, pas de minutie !

Préparateur en pharmacie,

Ta pommad' pour l’alopécie

Eut pour effet la calvitie !

 

Dosage, mélange ou proportions,

Sans respect de la prescription,

Font convulsion ou congestion.

Aucun espoir de guérison !

 

Je t'ai trois cents fois dit non !

Je refuse tes invitations,

J'veux pas d'ta tarte aux p'tits oignons,

Tu peux garder tes champignons !

 

Tout te pèse, tout est corvée,

Jamais l'temps de finement penser !

Tu es sans cesse obnubilé,

Obsédé par une seule idée.

 

En affaires, il faut décider,

Cochons, couvées, amis, marchés,

Fixés, topés, jurés, crachés

Conclus, signés, vite expédiés.

 

Bah ! Qu'importe le résultat !

On n'va pas y passer le mois.

Quand bien mêm', t'aurais qu'un chouïa,

Tu te dépêches et puis basta !

 

Aucun retard, aucune attente,

Illico, toutes affaires cessantes !

Mais c'n'est pas toi, qui parlementes

Ou l'résultat qui te tourmente.

 

Tu t'en fous com' de l'an quarante !

Tu n'as qu'à jouir de tes rentes !

Tu peux vivr'à la p'tite semaine,

Et c'n'est pas l'stress qui te surmène !

 

Si un importun te survolte,

Tu hausses les épaules, désinvolte !

Et si par hasard, tu t'agites,

C'est pour agir à la va-vite !

 

L'opinion des autres, tu t'en fous !

Qu'on te dise, négligent et mou,

Échevelé et débraillé,

Tu prends l'air le plus détaché.

 

La chemise pas repassée,

Les chaussures jamais cirées,

Et la braguette entrebâillée,

C'est ton style, branché et yéyé !

 

De ce constant laisser-aller,

Toujours prêt à laisser tomber,

De cette allure drôle et godiche,

Toi, tu t'en fich' et contrefiches !

 

Tu n'vas pas faire l'homme sandwich,

Prendre la pose sur une affiche 

Pour une publicité de quiche 

A qui tu susurres : Ô ma biche !

 

Habillé à la six-quatre-deux,

Mains dans les poches, joyeux, heureux,

Tu ne te prends pas au sérieux.

A quoi bon être trop soucieux !

 

Te prendr' la tête, te fair' des cheveux,

Quand on coupe la poire en deux, 

Et qu'on peut comme Lao Tseu

Emprunter la Voie du Milieu !

 

Inutil' de doubler la mise !

Tu t'épargnes, tu t'économises,

S'il faut courir, tu te ravises,

Ne pas s'fouler, c'est ta devise.

 

Pas la pein' de mouiller la chemise

Quand on a d'la débrouillardise !

"Dans le flou, la vie est exquise !"

Disait en louchant la marquise !

 

A la va-comme-je-te-pousse,

Tu ne vas pas te faire de mousse !

Les quolibets, tu passes outre !

Rien à cirer, pour un jean-foutre !

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Lettres d'a.m.o.u.r. 3 Etonnamment !

Publié le par modimodi

Ô tendre amour, vous ma muse, ma mie, savez-vous que l'amour donné un jour, est donné pour toujours.

Pour vous, j'herborise et je botanise, je cueille des pensées et je choisis des mots de bonne famille, de noble composition et de fortes racines... A pleines dents, je les mâche, je les broie, les déchire sans en démordre et les rumine sans chiqué !...

J'en prends empreinte, à perdre haleine, je les prononce dignes de bouche et de langue, dignes des cris et des mots, dignes d'écrits et de maux... Pour vous, rien que pour vous, je fais profession d'écrits vains, d'écrits et chuchotements, motus de bouche cousue, au fil noir de mes nuits blanches !

"Souffrez, souffrez, ma Dame que ma Muse m'amuse," clame le frêle poète, en mâle inspiration ! Alors qu'il devrait dire : "Riez, riez, ma Dame de ce que ma Muse m'use !" Mais vous me transpercez à grands coups d'arquebuse, estimant que j'abuse de vocalises intruses. Et comme, je n'ai pas la poésie infuse, je recherche, ma Muse, une rime qui fuse, au son de ma corne-Muse !

Ah cruelle, vous abusez ! Vous riez de mes impromptus, vous détournez mes élégies, vous affectez mon style, me mettez à la page, à l'index, en renvoi. J'ai des langueurs et des longueurs. Je rabâche, me dessèche, ma cadence est hachée. Mes figures se boursouflent et mes pensées se fanent, dans la banalité de quelques saumâtres platitudes. Le pathos m'envahit. Je m'épate et m'empâte comme un pataud logique !

Ô Muse, ma félonne, regardez ma douleur de la difficulté d'amour et d'écriture. Au corps des mots, le verbe s'est fait chair, à cors et à cris, en corps à corps et toujours et encore, en accords, cherchés en vain. Oh ! Si, ma foi, l'amour n'est pas une profession, vous écrire en vers et contre toutes rimes et raisons, n'est sûrement pas un métier. Entre la belle et la carrière, la première doit être embrassée et la seconde exploitée ! Et non l'inverse, quelle que soit votre bonne mine !

Bien sûr, il me faut trouver pour vous, le bon filon et avoir de la veine littéraire pour éviter les éboulis. Gare à ma chute ! Je suis déjà éreinté à ramasser des cailloux dans mon jardin des lettres et malheureux comme les pierres, qu'elles ne soient pas de touche pour mieux vous émouvoir !

Mais inutile de marquer d'une pierre blanche d'insomnie mes rêves nocturnes. Je sais que vous avez un cœur de pierre et que vous en ririez aux éclats. D'y penser, je me pétrifie.

D'ailleurs, vous prenez un malin plaisir tout autant que votre pied, du moindre de mes scrupules. Vous me traitez de boiteux pantouflard ! Mon style, même lapidaire et paléolithique doit, je le sais, éviter le ton rocailleux !... D'autant que vous seriez, cas rare, de marbre et, sans doute la première, à me jeter la pierre afin de m'en faire paver ! J'ai déjà bien assez de l'enfer de mes maudits mots dits. Et pourtant, vous vous obstinez à me solliciter.

Ma contre escarpe, mon amour, ma Muse pour toujours, vous m'avez déjà demandé une lettre d'A.M.O.U.R. Que choisir à nouveau ? Quelle lettre vous donner, qui fasse bonne impression à ce fichu caractère ?

Ah ! Étonnamment vous avez ri du A ! Vous vous êtes gaussé de mes Ah, le fat, le bêta sur toute la gamme A des aléas et des alinéas, des errata de mon cœur aux abois et des cahin-caha jusqu'à l'anonymat !

Je vous ai offert une couronne, un diadème tout en M.M.M.M.M.M.M, tout en Emiatej ! Je vous ai crié, jusqu'à l'extrême, aimez-moi, comme moi je vous aime ! Je vous ai offert un bath M... Je suis devenu, fort en t'M et vous en ana-t'M et même en strata-j'M !

Oh ! Ne prenez outrage, si j'évoque, à nouveau, le Ô, tout en haut de vos bas et l'eau qui y ruisselle, bientôt, sitôt, trop tôt, ô mon amour, qu'on vous presse d'aimer. Je me voue à vous, ô Aquarius, mon doux Verseau et je me noie en votre amour étoilé et limpide. Ô capriccioso, délicioso méli-mêle-eau !

Nos corps entrelacés, pris au pied de la lettre et pleins de déliés, pouvaient à l'Unisson, joindre l'Utile à l'Ultime afin, selon l'usage, d'offrir en Usufruit, l'Unique space hymen, en nue-propriété. Mais vous m'avez traité d’hurluberlu, d'Ubu à la berlue !... On me hue, me conspue, je me sens abattu, mis au rebut, déçu ! L'amour fou est foutu !

Attitude erronée ! A ma barbe, à mon nez, vous vous donnez de l'aiR. Comme pour m'éreinter et me faire prendre l'hèRe, vous prenez vos grands airs, dédaignant l'érotisme. Ne vous étonnez pas que sans en avoir l'R, l'amour vous fasse la moue et que j'en sois tout mou !

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Amours mosaïques ! 5 Véronique

Publié le par modimodi

 

Adieu unique Annick !

Je resterai rustique,

Arriéré et moujik,

Terrien écologique !

Fi donc, le théorique !

Vive le côté pratique

Des amours Prisunic !

 

Qu'on m'trouve une Dominique,

Une sœur apostolique,

Une ptit'nonne satanique

D'amours pas catholiques,

D'intentions érotiques,

Qui entre deux cantiques,

Prie Dieu pour qu'on la nique !

 

Qu'on m'amène des lubriques,

Des riches, des domestiques,

Des grosses, des squelettiques,

Des froides, des caloriques,

Des sadiques, des saphiques,

Des nymphos exotiques

Aux langueurs impudiques !

 

Nom, d'une touffe de bique !

Finie la mécanique

De l'amour hygiénique

Du bibelot qu'on astique.

J'veux du pyrotechnique,

Des frissons orgasmiques,

Partout, faut qu'je fornique !

 

C'est au cours d'un pique-nique,

Qu'apparut Véronique !

Splendide mosaïque

De désirs énergiques.

Elle était volcanique,

Son corps tauromachique

Pour des jeux hispaniques.

 

Plus de barbituriques !

Ses yeux asiatiques,

Ses regards hypnotiques,

Sa passion alambic,

Ses désirs excentriques

Voire pantagruéliques

M’font l'effet d'un tonic !

 

La vie était magique,

Nos ébats érotiques

Nos jeux épileptiques,

Nous rendaient fantastiques.

Nos corps étaient rythmiques,

Nos doux amours sismiques,

Le lit charivarique !

 

Nos voisins, des sceptiques,

En détresse acoustique,

Croyaient, tragi-comiques,

Nos assauts atomiques.

Elle était boulimique,

Nous étions hystériques,

Résistants, héroïques !

 

L'amour était tactique.

Séances d'aérobic !

Nos gestes acrobatiques,

Nos deux corps élastiques

Faisaient d'la gymnastique.

Nous étions eurythmiques,

Prêts aux jeux olympiques.

 

Remballez vos critiques,

Les envieux, les sceptiques !

Soignez vos sciatiques,

Les vieux paralytiques !

Je n'suis pas emphatique,

Elle était mirifique,

Un ange diabolique !

 

J'admirais sa plastique,

En faisait ma pratique.

Mais l'amour esthétique,

L'amour pour athlétiques,

L'amour épidermique,

Très souvent se complique :

Ah ! Qui s'y frotte, s'y pique !

 

Ma belle Véronique,

Hors du lit, vlà ! le hic

N'était qu'une bourrique

A la langue d'aspic,

Aux idées sulfuriques,

Aux mots vitrioliques,

A l'humeur fanatique.

 

Un tyran despotique

D'avis catégoriques,

Aux jugements dogmatiques.

J'n'ai pas cette rhétorique,

Et je suis sans réplique !

La rancœur, je mastique.

Je deviens anémique.

 

Pas de thérapeutique !

Tout devient chaotique

Comme sur le Titanic !

Adieu ma chimérique,

Adieu ma Véronique !

L'amour comme le colchique,

A mon cœur est toxique.

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Tiré par les cheveux ! Pomme, pom, pom, pom, d'Adam !

Publié le par modimodi

La bible nous a laissé des histoires tirées par les cheveux. Et pas toujours des cheveux d'ange ! Les récits et les mythes nous font parfois dresser les cheveux sur la tête.

On ne se méfie jamais assez ! Io avait, tonnerre de Zeus, le cuir chevelu ! Méduse et ses sœurs, les Gorgones à la chevelure de serpents faisaient mourir les mortels qui les regardaient. Oh oui ! Il y a vraiment de quoi se faire des cheveux, quand on croise des femmes fatales, d'autant plus si elles sont nées, sous le signe du scorpion !

Samson a eu Dalila et Adam a eu Ève, la belle aux yeux verts, la tentatrice, la spécialiste de la tarte aux pommes ! Il n'a rien vu venir, le petit père ! La bonne pomme à l'eau ! Le Mâle heureux ! Le dur à cuire ! La petite pomme de terre à terre qui a fini comme une pomme au four ! Adam, notre arrière, arrière-grand-père. La brave pomme d'amour du paradis ! Adam, qui n'a pas vu mal, à mordre dans la belle pomme aux cinq pépins, aux cinq branches en étoile, au pentagramme de la vie et de la connaissance :

Premier pépin : Adam est gourmand, il veut connaître et jouir de tous les fruits des arbres du jardin et même de ceux de l'arbre du bien et du mal. Il goûte d'abord la banane avec la poire, et l'abricot avec l'ananas. Quand il tombe sur la pomme, il shoote dedans et joue au foot avec elle, il devient vite, un mordu d'la pomme.

En plus, il est beau le p'tit père car unique ! Il se prend pour un dieu, aux cheveux gominés, un Apollon de droit divin. Il donne à tout va de la pomme d'Adam et fredonne, en Chevalier servant : "Ma pomme, c'est moi, Ah ! Ah ! Je suis heureux, comme ça !"

Deuxième pépin : Au lieu de s'accrocher aux branches du bonheur, il se la coule douce avec le serpent et ne Satan pas au châtiment ! Bonne pomme, il est naïf de croire aux sulfureux leitmotivs, susurrés, avec un cheveu fourchu, sur la langue : "Ayez confiance ! Ayez Confiance !"... Pauvre Adam, il brave l'interdit. Il veut percer le secret et prendre la pomme pour y mordre à belles dents !

Troisième pépin : Il en a assez de la dévorer des yeux, il saisit la belle occasion aux cheveux et à la taille et il lui suce goulûment la pomme. Mais avant d'avoir eu le temps de la croquer et de l'éplucher, il se retrouve nu, comme un ver qui se tortille, dans le fruit. Il est le gagnant du premier malus-malum pour un bonus ! Lui qui était à un cheveu de goûter au fruit défendu, le voilà, pauvre et dépouillé, avec pour tout viatique, la pomme de discorde.

Quatrième pépin : Honteux, rouge comme une pomme, chassé et mis à la porte de l'Eden, exclus, s.d.f. banni, il va sans but. Les pieds en compote, il erre, il squatte. Il se retrouve partout comme une ronce sur le chemin comme un cheveu sur la soupe à la grimace. Il est vidé, sans compréhension de ce qui lui arrive, incapable de dire : "C'est bien fait pour ma pomme !"

Cinquième pépin : Dieu ne coupe pas les cheveux en quatre, il châtie ! Voici Adam, maudit, condamné à passer du pommier au péché originel, à souffrir jusqu'à en tomber dans les pommes, à être constamment dans le jus, en se faisant suer au travail pour quelques malheureuses pelures. Pauvres Adam et Ève ! Après s'être cassé le trognon, les voilà obligés, tous les deux, d'accoucher dans la douleur, les bébés comme les idées.

Ah ! Père Adam, j'en sais moi-même quelque chose, depuis que je suis haut comme trois pommes ! Je n'en finis pas de m'arracher les cheveux ou de me faire des cheveux blancs. Même si quelques blondes ou brunes, des reinettes qui grenouillent dans les marécages de la culture, quelques belles de Boskoop, quelques Pinks Ladies, au cœur Golden ou en habits de Gala me passent la pommade, je suis victime de l'api culture !

Mon style est calibré, mes mots sucrés, le ton fruité, les pensées douces, le propos rafraîchissant et suavement acidulé. Pourtant, on me cuisine, on me pèle, on me fend au couteau pour quelques paroles crues ou carrément, l'on me scalpe. Chauve qui peut et pas de quartiers !

J'ai plus souvent droit aux beignets qu'aux crémeux mille feuilles littéraires. Pas de couronne de lauriers ou des rois ! J'ai toutes les peines du monde à tirer la chance, par les cheveux. Je suis comme toi Adam, un innocent, une pauvre pomme ! On m'asticote. On me fait la peau, on me tourne en dérision et l'on m'évide de tout intérêt littéraire. J'en perdrais ma bonne odeur fraîche et subtile du succès promis.

Voyez, je me mets quotidiennement en quatre pour descendre de mon nuage ! Je suis Nimbus, le distrait hirsute à la boule ronde avec un seul poil sur le caillou ! Regardez mon point d'interrogation et ne me tombez pas sur le poil !

J'ai la tête en crâne d’œuf. D'ailleurs, on ne tond pas un œuf ! Alors, pas question de chercher des poils sur ma pomme lustrée ! Pitié ! Ne touchez pas à un cheveu de ma tête ! Inutile aux critiques de tous poils de me caresser ou de me hérisser, dans le sens du poil. Avec une inspiration aussi clairsemée, ma réussite ne tient plus qu'à un cheveu !

Ô Paradis perdu, cher à Milton ! Au verger, je suis cueilli par les détracteurs, au potager, je me ramasse. C'est bête, comme chou mais, je suis en boule et je fais pomme de chou blanc. C'est moi, le paumé pommelé de la rave partie. Pour la rémoulade, vous arrivez trop tard, c'est déjà râpé !

Voyez, mon palmarès d'écrits vains ! Je suis le grand gagnant du concours Tatin, "Écrits des Hespérides" ! Le trophée : mon poids en pommes, au sirop de Liège !... Depuis, après avoir dégusté, je reste bien souvent, l'imagination dans la gelée de mes idées, dans la mélasse de mes pensées et dans ce sirop aux termes collants. Mon talent est en marmelade.

J'ai le doigt englué sur la touche de mon Apple ! Je suis bien sûr, connu dans le Calvados et le Berry mais inconnu à New York ! La Big Apple, c'est moi ! J'en ai gros sur la pomme !

De fait, elles ne sont pas nombreuses, les belles aux chaussons fourrés qui m'enroulent dans les boucles de leur chevelure. Je me retrouve toujours à un poil près de leur plaire ! J'ai dû manquer la leçon sur la tentation, je me vois expulsé en pagne, du paradis charnel. Il n'y a plus que mon talent qui soit mis à nu devant de lascives indifférentes.

Quand un malheur échoit, c'est toujours pour ma pomme. Au lieu de l'attraction sexuelle, j'ai la mouise en attraction universelle et le talent en chute libre. Je suis comme la pomme de Newton, je tombe de haut ! C'est moi le scoubidou, qui faute de pomme d'amour, vais prendre la pomme d'arrosoir, en pleine poire et la pomme de pin pour des prunes ! 

On me console, en disant que c'est sans gravité et digne de la "Rubrique-à-brac". C'est même parfois complètement surréaliste, quand on me déclare, à plein nez que j'ai le melon et que je suis un vieux tableau, digne de Magritte. Sacré nom d'une pipe, au musée, tous les vide-pommes !

Finalement, je suis comme Samson. Je me prends aux cheveux avec mes ennemis personnels : le manque de souffle lyrique et la facilité grossière. N'ayant pas de poil dans la main, je leur secoue vigoureusement, la tête et la tignasse. Je me détends pour mieux me concentrer en écoutant religieusement un motet de Adam de la Halle, un trouvère Picard comme moi.

J'aspire à posséder la beauté d’Ève et faire succomber à la tentation, la belle Pandora. J'ambitionne d'être un génie échevelé, un Hercule aux cheveux longs, sans idées courtes. Je souhaiterais avoir le courage d'un lion à la crinière, au style flamboyant. Je voudrais goûter au nectar de la poésie, au vers pommes, je me vois  triompher par la force de mes dons ! Je désirerais être au poil, même un poil à gratter, pour aguicher le lecteur, être à la pointe, brillantiné, en grâces permanentes !

Mais hélas à force de me faire des cheveux, de les couper en quatre, je deviens barbant et rasoir ! Je suis trop maniéré. Plus personne n'est de mèche avec moi. La tendance est plutôt au crêpage de chignon. Je me dégarnis, je suis de mauvais poil et à rebrousse-poil. Mon style est encore trop touffu. Adam fut le premier homme, l'ancêtre des chevelus et moi le dernier des hommes de plume.

A en conter des vertes et des pas mûres, je ne réjouis plus que Dalila, grise et ridée comme une vieille pomme, pom-girl. A en juger par son aspect, je n'ai plus aucun désir de goûter au fruit défendu. J'en reste aux appâts rances ! Pas touche à la Sainte Nitouche !

Ma muse doit être échevelée car je me fais en permanence coiffer sur le poteau ! Tout le monde s'en fiche de savoir si ma cote d'écrivain monte en flèche. Il ne reste que trois pelés et un tondu qui se passionnent pour Guillaume Tell père et Tell fils, en train de jouer aux fléchettes, à la salle du jeu de Paume.

Ah ! Quel toupet, ça me défrise !

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Mêle-tout

Publié le par modimodi

Non, ça ne te regarde pas,

Mais, tu mets les deux pieds dans l'plat.

On n't'a pas sonné, tu es là,

Et tu n'es pas dans l'embarras

Pour t'inviter dans le débat !

Tu es persona non grata !

 

Tu fais des prêchi-prêcha,

Tu parles le gloubi-boulga

Et patati et patata,

Tu nous débites des blablas.

Tu n'y connais rien, en tout cas !

Mais, t'as un avis avec ça !

 

C'est com' pour la vie, ici-bas,

Tu dis l'alpha et l'oméga,

Tu sais déjà le résultat !

Par Allah et par Jéhovah,

Halte-là ! T'y crois, t'y crois pas,

Le néant, c'est le nirvana !

 

Tu ne prends pas de rendez-vous,

Mais tu t'imposes, un peu partout.

Il faut se cacher dans un trou,

Avoir grigris et marabout,

Prier Saint-Antoine de Padoue

Pour éviter ta gueul' du loup.

 

Tu es un super touche-à-tout,

Le numéro un des mêle-tout !

Tu me tap' à fond sur les nerfs,

Tu mets le nez dans mes affaires,

Tu dégoises, comme une commère,

Et t'es incapabl' de te taire.

 

C'était programmé dans tes gènes,

T'as sûrement le même ADN

Que ta maman, Madam' Sans-Gêne !

Tu écoutes sans en avoir l'air 

Les oreilles et yeux grands ouverts,

Pas une miette, tu ne perds.

 

Au restaurant, en plein dessert,

Soudain, tu quittes ton couvert !

D'un ton joyeux et débonnaire,

Tu viens à table, lèves ton verre,

Tu me cries : Bon anniversaire !

Tu me jures tes vœux sincères.

 

C'n'est pas l'bon jour : c'était hier !

Tu rigoles, t'anim' le parterre :

Un' coïncidence du tonnerre !

Toi aussi, tu es de Nanterre,

Ton cousin s'appelle Gilbert,

Vous d'vez avoir la même grand-mère !

 

Et tu as fait la même croisière :

"Les geysers, vraiment, c'est super !"

Tu vas t'acheter un pied-à-terre,

Pour le week-end, te mettre au vert,

Non ! Tu n'vas pas aux sports d'hiver !

"Une avalanche et on t'enterre !"

 

Sur tous sujets, tu déblatères,

Tu m'interromps, tu surenchères,

Tu dis le tout et son contraire.

Tu m'exaspères, je suis colère !

Je te réserv' ma cartouchière,

J'en ai les humeurs meurtrières...

 

Faudrait t'perdre dans le désert,

Te noyer au fond d'la rivière,

Te congeler dans une glacière,

T'encager avec la panthère,

Te faire tailler à la rapière,

Par le plus grand des mousquetaires.

 

Faut t'couper la langue en lanières,

Et t'la râper comm' du gruyère.

Faut qu'on te mette muselière

Comme aux perroquets et piverts

Et pour à jamais te faire taire,

Faut t'enfermer au monastère.

 

Tu pourras dire des "Notre père"

Aux anges et aux courants d'air !

 

 

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Lettre à ma libre amie : Liberté, chérie ! 1

Publié le par modimodi

 

Reçois amour, cette longue lettre mûrement réfléchie et grande ouverte comme mon cœur !

Chantée par Paul Eluard, revendiquée sur le blog "écrits en liberté", je te chante à mon tour, Liberté ! En tête de la devise républicaine de la France, tu es gravée au fronton des édifices officiels. Tu as tes tableaux, tes statues, tes effigies, tes égéries, tu es vénérée comme une madone ! Le monde a fait de toi, un de ses plus grands principes philosophiques. Tu es représentée par des symboles et définie par des lois. Enjeu et principe de paix et de bonheur, on te conquiert, te défend et te fête !

Liberté chérie ! Ta privation est un drame. Les victimes de dictature sont au désespoir. Ils subissent les entraves de l'arbitraire, les excès d'autorité et l'injustice des inégalités. En toute conscience, je choisis la liberté.

Sais-tu, toi, qui partages mon existence que j'y tiens, comme on tient à la vie. Toi, ma Muse en liberté, je suis ton Poète ! Laisse-moi donner libre cours à ma fantaisie d'écriture car je chéris les vers coquins et les vers libres. Depuis toujours, en amour comme en pensées, je préfère l'union libre ! Entends-tu ma chérie, je ne renoncerai jamais, à ma liberté chérie !

Toi, que je contemple et admire, tu l'incarnes fièrement comme sur le tableau d'Eugène Delacroix : "La Liberté guidant le peuple". Tu dresses victorieusement ta flamme, comme la Statue de la Liberté éclairant le monde, d'Auguste Bartholdi, sur l'île de Liberty Island, à New York. Poitrine au vent, regard de braise, tu es mon souffle et ma lumière !

Nous voulons toi et moi, vivre libres et heureux ! Il nous est donc indispensable d'aller et venir, penser et agir, librement ! Notre condition d'humain est libre et nous luttons pour conserver notre indépendance.

La nature nous autorise à utiliser nos facultés et aptitudes comme bon nous semble, c'est l'expression de notre liberté naturelle. Elle est et serait idéale, pour nous vivre en Robinson ou pour survivre sur une île déserte. Mais nous vivons en société.

La liberté doit surtout nous permettre de vivre avec les autres. Nous aimons donc la compagnie de nos semblables. Ainsi notre liberté civile de citoyen nous garantit-elle, le vivre ensemble. Liberté de pensée, d'opinion, de mouvement ou d'action conditionnent de manière régulée, le bien-être et le bien-vivre de chacun ! A la condition de respecter la célèbre formulation de John Stuart Mill : "La liberté des uns s'arrête là, où commence celle des autres."

Dans nos études philosophiques, t'en souviens-tu, Baruch Spinoza nous a parlé de nécessité absolue et de déterminisme ? Contre l'opinion de Pascal, certains jansénistes disaient même qu'elle n'était qu'illusion ! Selon ce principe fataliste, nous sommes censés être déterminés à la naissance et nous ignorons les causes de notre destinée.

Aujourd'hui encore, nous nous interrogeons, amour ! Car si nos choix sont influencés génétiquement, culturellement, politiquement, sommes-nous, toi et moi, faussement libres, en liberté surveillée et conditionnelle ? Nous le craignons mais repoussons cette idée. En effet, n'est-ce pas pour finir délicieux, quand emprisonné dans ton regard, quand serrée dans mes bras, nous nous retenons l'un en l'autre ?

Au quotidien, nous exerçons, en toute conscience, notre liberté par notre volonté, par notre libre-arbitre et par notre raison. En êtres raisonnables, nous nous devons au mieux, de suivre ce principe cher à Kant, en tant que volonté pure d'obéissance à la loi morale.

Encore faut-il que nous ayons réussi à nous débarrasser des influences de la sensibilité, de nos ressentis, de nos croyances. Dans notre vie de citoyens, en étant engagés dans la cité, nous y parvenons partiellement. Nos jugements indépendants et notre discernement nous permettent de choisir entre des options contraires et de réaliser pleinement, en toute clarté, le choix que nous avons retenu, face aux enjeux du moment. Le vote moderne illustre parfaitement cette condition d'exercice de notre liberté, dans un régime démocratique, comme celui du beau pays dans lequel nous vivons.

C'est ainsi que, pour moi, tu es devenue l'élue de mon cœur, dans un choix délibéré ! Je ne parlerai pas d'options, ni de choix multiples, j'ai exercé ma liberté sans papillonner ! Bien sûr, je n'ai pu faire abstraction de mes sentiments. D'ailleurs, je ne l'aurais pas voulu ! Mon cœur a dicté sa raison. Mais, je suis libre car je n'ai pas obéi, j'ai adhéré à la loi d'amour, de notre amour, ma seule loi morale, car juste et édifiante pour mon esprit et mon cœur !

Spinoza nous a aussi rappelé qu'être libres, ce n'est pas pouvoir faire, c'est faire. Oui ! La liberté se définit par rapport à la puissance, à la capacité d'agir. Nous œuvrons donc, toi et moi, à l'amélioration de notre condition et quand parfois, nous le pouvons, nous participons au progrès de l'humanité.

Farouchement épris de liberté, nous avons fait un libre choix car mêmes nos professions sont des professions libérales ! Mais plus encore, de la puissance à l'acte, nous sommes des amants libres et nous le prouvons en faisant l'amour, c'est à dire en réinventant l'amour ! Nous y prenons sens et force.

Encore, faut-il, pour être et vivre libre, selon Karl Marx, pouvoir agir en ayant bien sûr, les moyens de l'action et choisir alors, l'intérêt général plutôt que la domination du plus fort sur le plus faible. Halte à la soumission, sinon, c'est la lutte finale !

Aucun de nous n'exerce une emprise sur l'autre ni physiquement, ni moralement. Notre couple s'en préserve ! Nous ne cherchons qu'une seule maîtrise, celle de parvenir à nous dominer personnellement ! Par contre, les jeux d'amour nous permettent librement d'alterner des positions dominantes mais c'est alors, pour donner corps à la suprématie des plaisirs.

Ma douce amie, tu es comme mon frère en humanité ! Charles Baudelaire l'avait prophétisé, il savait que malgré les éléments contraires, déchaînés et indomptables, en "Homme libre, toujours tu chériras la mer !" De ma fenêtre, à mon bureau, je la contemple et je trempe ma plume dans son encrier bleu.

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Amours mosaïques ! 4 Annick

Publié le par modimodi

 

Bye ! Bye ! Ma Frédérique !

 

Contingences sabbatiques,

L'amour est extatique.

Pas d'nouveau viatique

Pour mon cœur asthénique !

Mais un jour, le déclic !

C'était fou, c'était chic !

Elle s'appelait Annick

Et tenait la boutique

D'un bonze lunatique.

 

L'amour était pudique

Et très académique.

Tout pour la botanique,

L'histoire scientifique

Et les mathématiques.

Courbes de statistiques

Sur la longueur des piques

Des petits porcs-épics

A l'ère néolithique !

 

Annick est fantastique,

Mystérieuse, authentique,

Une œuvre sans réplique

Une merveille unique !

Mais nom d'une vieille bourrique,

C'est une hypertrophique,

Macro encéphalique,

Un esprit algébrique,

En puissance cubique.

 

Intérêts éclectiques,

Amour tautologique,

Où tout est véridique,

Les doutes syllogistiques !

Mon cerveau hermétique,

Devant l'énigmatique

Devient tout névrotique.

Je doute, foi d'un sceptique

Et je perds ma logique.

 

Fi de sa scolastique

Tout en dialectique,

En pensées utopiques

Ou en autocritiques !

Que de l'hypothétique,

Des approches empiriques

Et jamais pragmatiques !

Y'a que l'amour biblique

Qui soit métaphorique...

 

Je n'en peux plus, je tique,

Je n'compte que pour des briques,

J'suis un simple basique.

J'ai la tête en panique,

Le moral ric-à-ric.

J'ai l'humeur ictérique,

J'ai pris d'la noix vomique

Ou de l'acide prussique.

Beurk ! J'en ai ras la chique !...

 

Je veux d'l'influx, du physique,

Sus aux métaphysiques !

Halte au périphrastique,

Aux études syntaxiques

Des écrits homériques,

Aux sens théologiques,

D'exégèses jésuitiques

Des bulles et encycliques.

Même le pape abdique !

 

Je veux de l'épidermique !

Plus d'congrès scientifiques,

Sur la casuistique

A l'époque hellénique !

Ras le bol du védique,

Du paléolithique,

D'la phylogénétique

D'mes ancêtres nordiques,

De tout l'fourbi antique !

 

Mais un jour bénéfique,

Miracle astrologique !

Symbiose astronomique,

Son plan est écliptique,

Ell’veut d'l'anatomique !

Ell’ potasse le tantrique,

Aussitôt, faut qu'j'applique

L'Kamasutra pratique :

Trente-six poses érotiques !

 

Son yoni est magique,

Je dresse mon obélisque,

Je suis ardent, je trique !

Mais comme tout est psychique,

Ell’ trace à la pointe Bic,

Nos corps géométriques,

En positions obliques...

Je cale sur la technique !

Raide, mais hémiplégique !

 

Amours ésotériques,

Indigences athlétiques,

Avec elle, tout se complique !

L'amour se sophistique.

Sans influx voltaïque,

Il reste encéphalique.

Non ! Plus rien de phallique

Je suis du jurassique,

Paumé, anachronique !

 

Trop encyclopédique,

Rendu amphigourique,

Abscons, cabalistique,

L'amour est autistique.

Je n'entrave que pouic

A toute cette sémantique.

Je suis schizophrénique,

Un vrai cas psychia-trique.

J'vais m'inscrire sur Meetic !

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Sans queue ni tête

Publié le par modimodi

Dans ce monde faussement sérieux, qui se prend trop au sérieux, a-t-on le droit d'élucubrer et de perdre la tête, ne serait-ce qu'un instant ? Mon cher ami, mon lecteur de passage, quand l'humeur me prend, moi, je divague allègrement. Mon imagination passe du coq à l'âne. Toi, le rescapé de l'arche de Noé, je t'en apporte bêtement la preuve.

Tu le sais comme moi, notre vie simple et joyeuse, est pleine de situations farfelues et d'expressions toutes faites. J'ai plaisir à t'en livrer quelques-unes, sorties tout droit du con-texte d'un quotidien des plus banal et de mon imagination fantasque et tordue dans le labyrinthe de mes circonvolutions noueuses.

Mon malin plaisir est de les détourner afin de jouer avec leurs multiples sens. Ne te prive pas à ton tour, de quelques ronds de jambe, de mots laids. Le ridicule ne tue pas. Même si la vie est une farce à mourir de rire, l'humanité est prospère !

Ainsi, sans méthode rationnelle ni logique d'idées ou de messages à faire passer, voici les stupides élaborations élucubrées d'une istoir sans queue ni tête. Tu peux me traiter d'ectoplasme ! Tu n'en reviendrais pas si tu entendais mon fou-rire. Avec ma patte folle, je hante les couloirs du bon sens, en agitant mon drap blanc, mes chaînes et mes grelots !

Tu es prévenu, tu vas rester collé au sol, comme un humain terre à terre, en te tordant comme un ver. Tu demeureras englué dans la nébulosité de ton jugement glaiseux. Tu es déjà tout disposé, un bizarre sujet idéal. En effet, je suis déraisonnable de propos insensés. Qu'importe donc la ligne de conduite de ton opinion, si ta réflexion ne tient déjà pas debout.

Ce n'est pas moi, qui vais t'emporter et t'élancer dans l'intellect comme une baudruche. Tu sais très bien te ballonner tout seul avec des blagues à deux balles : une hache, deux os, c'est ton ballon d'oxygène !

En général d'ailleurs, il faut que le débat s'élève pour que les esprits prennent de la hauteur et les points de vue de la profondeur. En effet, si les pensées veulent échapper à la pesanteur de banals propos, vides de sens et lourds d'ennui, il n'y a pas d'autres moyens de les éviter, qu'en lévitant...

Longue vie aux joyeux de l'existence qui n'ont pas peur d'éclater et de crever de rire. Présentement, tout le monde peut se détendre les zygomatiques avec ces inepties et rire à gorge déployée et ventre déboutonné de ce texte décousu.

Ceux qui redoutent le dernier grand sommeil ont un accès libre à mes histoires à dormir debout. C'est d'ailleurs le rôle des rêves, de nous permettre de jouer la fille de l'air, de planer, d'être dans les nuages ou dans la lune afin de tirer des plans sur la comète.

Mais pour revenir sur terre, nous pouvons faire confiance aux gens qui occupent le terrain de l'humour gastronomique où il y a, autant à boire qu'à manger. Certains gâte-sauces ont l'art culinaire de nous mettre la rate au court bouillon ou simplement de nous faire bouillir. Avec eux, inutile de se brouiller ! Si ça sent le roussi ou le brûlé, pas la peine de déguster.

D'ailleurs, n'est-il pas singulier d'observer que chaque fois que quelqu'un met les pieds dans le plat, les autres ne sont pas dans leur assiette. On ne peut être étonné, que même en parlant à mots couverts, on se retrouve alors, à couteaux tirés.

Heureusement, la vie nous fait parfois les honneurs et nous offrent quelques lauriers. Le protocole étale ses laïus et flatteuses louanges. Dans le convenu et l'émotion, chacun y va de son couplet. N'hésitez plus à mourir de honte, les morts auxquels on rend les derniers honneurs, ont tous les mérites.

Les discours des récipiendaires, souvent s'émaillent de mots creux et de coquilles. L'emploi répété d'expressions "de facto, ex abrupto, in fine" pour faire cultivé, avec force élans pompeux sont à la fois, faussement sincères et sans grande inspiration. Celles-ci s'apparentent, plutôt à des formules en apnée, des bulles d'air, censées combler les grands vides de l'esprit. Au point qu'il existe, je le crains, deux types de discours, dont un typiquement récipient d'air !

A t'on le choix ? Haut les cœurs ou les haut-de-cœur ! En amour, avoir du cœur au ventre, n'empêche pas d'avoir gros cœur ! On ne s'étonnera donc pas de conflits moraux et de luttes intestines avec soi-même. Naturelles aussi, sans doute, certaines aérophagies ou dyspepsies nauséeuses, à gargouillis et ballonnements, quand l'estomac se noue ou que l'amoureux se soulage et vide son cœur ! En amour, il ne faudrait pas se laisser gonfler ou prendre aux tripes ! Qu'est ce qui est préférable : l'envoi sur les roses ou le renvoi sur l’Éros?

Ce monde qui va à mille à l'heure est plein de traînards, qui prennent le temps de nous expliquer, en se lamentant, qu'ils n'ont pas le temps de réaliser, ce qu'ils avaient prévu. Ils nous expliquent, pendant un quart d'heure et par le détail, qu'il leur manque justement quinze minutes pour achever ce qui était envisagé. Lanterner n'est pas une preuve de lumière ! Au train-train, où vont les choses, il n'y aura bientôt plus, que les tapissiers à la bourre.

La hiérarchie exige que même chez les tristes sires, on passe la brosse à reluire. Mais ceux qui vous cirent les pompes, les lèche-bottes et les brosse-manches, le font plus par opportunisme que par amour propre. Quant aux lingères, qui ont passé tant de temps à repasser, sans mélanger les torchons et les serviettes, on ne peut pas être étonné qu'un jour, cela va de soie, elles finissent dans de beaux draps !

J'ai osé illustrer l'absence de sérieux de mon esprit déraisonnable et original. Me pardonneras-tu cet affreux excès de facilité et d'incongruité ! Sans espérer la moindre indulgence de quiconque pour ces apparentes inepties, j'ai une pensée particulière pour ce pauvre Adam, premier jardinier de son état ! Il n'eut hélas, pas d'autres ressources, que l'opulence édénique des fleurs de marguerite ou violette, les fruits de la passion et le ramage des oiseaux du Paradis terrestre, pour consoler sa fatale condition : Ève ou ne pas Ève ! Mais, se posait-il cette question ?

 

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Soupe au lait

Publié le par modimodi

Il ne peut jamais avoir tort !

Au grand jamais, il ne démord.

Mille milliards de mille sabords,

Pas question d'être en désaccord !

Pour un'broutille, une discorde,

C'est la soupe au lait qui déborde,

La goutt'd'eau qui saute du vase

Et la terre entière qui s'embrase.

 

Souvent le temps est à l'orage.

Son regard noir, lourd de nuages,

Annonc' le tonnerre et la foudre,

Tu sais, qu'elle va parler la poudre !

Tu peux t'attendre au grand déluge,

T'as pas l'temps de chercher refuge.

Avalanche de mots, de reproches,

T'as plus l'temps de faire tes valoches !

 

Parfois, sans signe précurseur,

Le soleil s'éteint et se meurt,

Coup de sang, le ciel vire au rouge,

Hurlements, personne ne bouge.

Lèvres serrées, tremblant de haine,

Poings fermés et d'humeur vilaine,

Mâchoires crispées et cris de hyène,

La rage explose et se déchaîne.

 

La terre est dans tous ses Etnas,

C'est la crue du Niagara,

Partout, le branle-bas de combat,

Le recours à la vendetta,

Mise à mort à la corrida,

Les hordes de Huns d'Attila,

La fin du monde, le choléra,

Trafalgar et Bérézina !

 

Sa bile est noire, son teint bleuâtre,

Sauve-toi vite, quatre à quatre !

Tiens-toi loin, de cet acariâtre

Pour ne pas essuyer les plâtres !

Cherche aussitôt à t'éloigner

Quand tu sens que ça va saigner,

Ne te montre pas indigné,

Si tu n'veux pas t'faire insulter !

 

Un rien l'agace et l'exaspère,

Sa fureur monte en un éclair.

Certains font de l'urticaire

Lui, il éructe et vocifère.

Si le ton devient agressif,

Passe aussitôt en mod' furtif.

Reste sur la défensive,

Ne réponds pas aux invectives.

 

Faut qu'ça saute, c'est d'la dynamite !

Si t'hésites, ne prends pas racine,

Ne crains pas le coup d'carabine,

Seul'ment la nitroglycérine !

Façon puzzle, éparpillé

Aux quat'coins de ta destinée !

"Je te pulvérise à toute heure",

C'est la loi du tonton flingueur !

 

Ne va jamais l'contrarier,

S'il se trompe, ne pas rectifier.

Prends garde de le contredire,

Ni frustration, ni déplaisir,

Mieux vaut bien faire et laisser dire !

Ne jamais être en point de mire

Pour éviter sa maudite ire.

C'n'est pas l'heure du dernier soupir !

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