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Lettre à mon opticien - Faudrait voir !

Publié le par modimodi

Cher ami, de tous les dons surnaturels dont une entité fabuleuse pourrait me doter, le don de double vue aurait ma préférence. Je n'ai jusqu'à présent, qu'entr'aperçu quelques beautés terrestres.

D'ailleurs, si parfois, je vois déjà double, c'est que je m’abîme la vue à regarder de trop près, chaque été, les belles en maillot. Je veux tout voir et pas seulement apercevoir ! Je mets alors, les bouchées doubles pour les dévorer des yeux !

Si je possédais ce don fabuleux de voyant, je pourrais tirer les cartes si elles étaient du tendre, je lirais dans le marc de café et prédirais l'avenir. Ainsi, moi, le dit vain, deviendrais-je devin ! En leur prenant la main, je pourrais faire de leur ligne de vie, ma ligne de chance.

Je pourrais même, sonder et interpréter les astres, écrire des horoscopes ou vendre des télescopes aux belles, de jour comme de nuit afin de leur faire contempler, recto verseau, les étoiles de mon ciel de lit.

Sur les plages, je pourrais aussi lire dans les pensées des nombrilistes et autres "m'as-tu-vu", petits rois de la gonflette, en slips de bain moulants ! Sans examens approfondis, je les distinguerais aisément ! Découvrant le vide de leurs prétentions et les mollesses de leurs points de vue, je pourrais fuir et mettre en ressac, ces proéminents infatués, au creux de la vague. Je n'ai nul besoin de voir leur petit bout, à la lorgnette !

Je les observerais ! Mais je sais déjà que, derrière leurs verres fumés, ces enfumeurs enflammés se croient, pour de vrai, des faucons, en vue perçante et plongeante sur les corps alanguis. Pour la plupart, ces voyeurs de la revue de détails sont voués aux bévues ! Espérant des succès faciles, ils tourbillonnent au vent des glorioles éphémères. Mais cherchant à en mettre plein la vue, ils ne jettent que du sable aux yeux des vacancières énamourées !

Peaux briochées, seins pain d'épice, fesses pommes d'amour, les juillettistes et les aoûtiens ont les yeux plus gros que le ventre et plus de désirs que leurs possibilités ! Pour sûr, de prime abord, le bide leur est promis ! Visuellement, ça ne fait pas un pli !... Fluctuat nec vergetures !

Je leur crierai bien : "A la revoyure petits curieux, touristes de passage ! Circulez, y'a rien à voir, rien à mater même si vous ne devez pas pour autant voir la vie tout en noir !"

Rien n'est aisé ! Pour parvenir à être extra lucide, il ne faut pas se voiler la face, se mettre le doigt ou le compas dans l'œil. Il ne faut pas tomber amoureux et s'éborgner aux beautés saillantes des belles estivantes. Il convient de ne pas s'aveugler aux avantages siliconés des top-modèles, voire de s'illusionner comme la Vestale au regard de braise, qui, en amour n'y a sacrément, jamais vu que du feu !

A vue de nez, ne pouvait-on penser que Cléopâtre, accrochée aux défenses d'ivoire de ses éléphants, aurait dû, de visu constater que César la trompait, à plein nez. Juchée sur son char, visiblement, c'est la hauteur de vue qui lui a manqué, préférant sans doute, l'esprit de corps, à la vue de l'esprit pénétrant.

Nous allons tomber d'accord ! Dans cette optique, il vaudrait mieux avoir la fibre de la claire voyance et des verres Google glass d'extra lucides. D'ailleurs, comme le dit le serpent à lunettes, qui Crisse en glissant sur le sable de son Atoll : "Qui veut voyager loin, ménage ses montures !" A vos marques ! Prêts ? Partez !

Ah ! Si je pouvais avoir ces dons à l'œil, je pourrais gratuitement, m'offrir toutes mes chimères et mes folies hallucinées, lire dans mes rêves, croire aux apparitions et aux mirages et parler aux fantômes. Pour faire les yeux doux, ce serait fabuleux d'avoir un œil de cyclope ou de lynx et plein d'yeux dans le dos ou sur la queue comme un paon glorieux.

Même si aujourd'hui, je n'ai que bon pied, bon œil et pas de don de double vue, même si je vois à demi les vues d'ensemble, même si j'ai l'air con et la vue basse, j'ai gardé mon regard d'enfant. Je porte un regard neuf sur tout ce qui m'entoure, ainsi je m'émerveille de la beauté du ciel. Un arc-en-ciel m'en fait voir de toutes les couleurs. Je trouve merveilleuse, la lumière méditerranéenne !

Heureux, vous dis-je ! Celle qui, entre quat 'yeux, m'a joué de la prunelle de ses yeux de velours, celle qui m'a fait voir les étoiles en plein midi et brûler 36 chandelles, me fait aujourd'hui, voir la vie en rose...

Visionnaire et heureux, comme un Petit Prince, je ne vois plus qu'avec le cœur. A première vue comme à bien y regarder, n'est-ce pas là, l'essentiel ?

 

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Éternel printemps

Publié le par modimodi

Bien avant toi, mon cœur courait les jouvencelles,

Je flambais aux froufrous des belles en balancelle !

Dames et demoiselles venaient en ribambelle...

Dociles amourettes, jupons et bagatelles,

Péronnelles, donzelles, émois dans leurs dentelles,

Plaisirs, frissons, vertiges, astres du septième ciel,

Extases et pâmoisons, bonheurs artificiels !...

 

Maîtresse solitude ! J'ai couché avec elle

Dans les lits de fortune de quelconques hôtels !

J'ai connu la luxure, les tourments de la chair,

Les étreintes lascives de beautés éphémères,

Petites fleurs du mal qui ignoraient Baudelaire.

Rêves pour conquérants, adorables chimères,

J'allumais le brasier, nous brûlions en enfer.

 

Pouliches frémissantes pour feu des quatre fers,

Chevauchées, amazones, foisonnantes crinières,

J'aimais, caracolais, sans mettre un pied à terre.

Mais le temps vous cravache, vous fouette, vous lacère.

J'ai dû me dérober aux belles cavalières.

Quand mon cœur se souvient des tendres bayadères

Je rêve chaque jour de sauter les barrières.

 

Aujourd'hui, que l'automne en moi s'est installé,

Jonchant de son tapis, mes plaisirs effeuillés,

Mélancoliquement, je parcours mon passé.

"Oh ! là ! là ! que d'amours splendides, j'ai rêvées !"

En ces soirs de septembre, chantait Petit-Poucet !

Je m'exclame à mon tour, parcourant le passé,

La lippe encore gourmande, les yeux émoustillés :

 

"Que de succès faciles ! Désordre et volupté !

Que d'ombres caressées ! Folles complicités !

Que de lèvres offertes et de corps qui se tendent,

Quels abandons profonds dans ces milliers d'offrandes !

Tant d'amours clandestines, tant de frissons d'un soir,

Tant d'espoirs illusoires, au point de ne plus croire

Au bonheur éperdu et qu'on sait provisoire !"

 

Et, pourtant tu es là, frêle, tendre liseron,

Accroché aux barreaux de mon vieux cœur prison.

Tu as coupé chardons, arraché le mouron,

Fait fleurir mille roses, à la morte saison,

M'as donné ta douceur de mille et un pardons

Et fait chanter la vie, pinson, petit grillon,

En offrant le soleil à mes cheveux flocons.

 

Je croque avec délices, la pomm' de déraison.

Je suis tout à la fois, chenu, petit garçon,

Sur les ailes du vent, j'ai posé mes chaussons !

Nous vivons enlacés dans les ans tourbillons,

Nos corps ont la confiance des tendres abandons.

Nous vivons nos saisons, aimant à l'unisson,

Nos Noëls au balcon ou nos Pâques aux tisons...

 

Mais, voilà qu'au carreau vient frapper un rayon,

Que le printemps résonne de mille évocations,

Qu'une douce impatience fait frémir les bourgeons

Et qu'éclosent en nos corps les désirs polissons.

Ah ! Que revienne ardent le temps des déraisons !

Que nous perdions la tête dessous les frondaisons,

Que nous mourrions d’extases, au cœur des floraisons !

 

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Le clou 1/3

Publié le par modimodi

Nous avons tous besoin d'être fixés ! Nous voulons savoir ce qui se présente à nous, nous attend et nous pend au nez !

Le sculpteur C. Lalanne a donné à une de ses sculptures le titre de "tête de chou". Moi, je dois être plutôt bête car je rêve de faire tourner chèvre ceux qui lisent ma feuille de chou imprimée.

D'ailleurs, je fais avec elle plus souvent chou blanc que chou-fleur ou chou gras. Certains doivent même penser que je pédale dans la choucroute. Je trouve donc que cette expression artistique pourrait convenir à votre serviteur, pseudonyme : "Modimodi, alias tête de chou" ! Maudits mots dits, alias bêtes comme choux !

Un ami strasbourgeois me faisait remarquer que nous nous attachons à percer, peut-être un peu trop souvent, les secrets de notre réalité la plus immédiate et que nous avons tendance à nous accrocher aux détails, quand bien même, ils ne vaudraient pas un clou... Une idée piquante m'a subitement traversé l'esprit.

Et si, en braves pommes que nous sommes, nous méritions d'être plus drôles et plus originaux que des têtes de chou ! Un peu moins empotés que ces gros choux verts promis à la potée ! Ne trouvez-vous pas que nous pourrions, dans un style plutôt accrocheur, ressembler davantage à de bonnes et belles "têtes de clou" ? D'ailleurs, pourquoi pas des choux cloutés, de passages culinaires, piqués de clous de girofles !... C'est tout nouveau ! Ça vient de sortir !... Ainsi êtes-vous déjà au parfum de la soupe au chou et du vilain bouillon de onze heures !

D'ailleurs, même si nous avons été un jour des petits bouts de chou, de trognons marmots et qu'adultes, nous nous sommes parfois pris le chou en oubliant les fleurs, physiquement, nous apparaissons d'une anatomie beaucoup plus proche des clous que des choux.

Nous sommes, tous dotés de têtes plates ou frisées, parfois élargies du front et posées en équilibre tout en haut de notre corps. Le problème, c'est qu'à l'inverse du clou qui se termine par une forme pointue, nous nous ancrons et nous nous relions à la terre par nos deux pieds plats ! 

Faute d'être une pointe, même dans l'esprit, certains jouent sur l’ambiguïté d'avoir une santé de fer et un moral en acier trempé. Mais ceux qui se prennent pour des flèches ne recueillent souvent que les traits des sarcasmes !

Par atavisme, l'homme est un être incroyablement attachant ! Depuis l'antiquité, il n'a eu de cesse de retenir et d'assembler des feuilles de cuivre ou des morceaux de bois. Comme les tapissiers aujourd'hui, nos ancêtres utilisaient déjà les clous en garniture décorative ou comme au temps de la République romaine, en rituel expiatoire. Planter un clou dans une paroi du Capitole protégeait, paraît-il des calamités. L'espoir est-il identique pour les représentants du peuple qui nous enfoncent le clou à la Chambre des députés ?

Leur reste-t-il un peu de piété naïve comme celle des pèlerins à Lourdes, qui enfoncent encore de nos jours, des clous de cuivre dans des rondins, en martelant leurs prières. Ainsi, espèrent-ils voir leurs intentions de prières et tous leurs vœux exaucés par la puissance mariale et l'intervention divine ! ... Comme il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus, de nombreux croyants se sont plantés ! 

Si l'histoire du clou remonte à des siècles en pointes et quelques broquettes, leur fabrication manuelle se réalisait autrefois en pointeries. Elle est aujourd'hui industrielle et produite en clouteries. Celles-ci en forgent quelques 300 variétés, de quoi avoir le choix pour enfoncer le clou du spectacle ou ensemencer les pavés de la course au bonheur.

En poursuivant l'idée initiale du clou, allégorie de l'être humain, convenons que c'est bien peu, pour caractériser l'infinité du genre humain ! ... Nous voilà bien éloignés de la multitude et de la diversité des 7,7 milliards de personnes, mes petits frères, "têtes de clou", à la pointe de l'humanité.

Sans doute, est-il probable que nous devons être nombreux à correspondre à un même type de clous et à nous rallier à une même catégorie ! L'hypothèse mériterait donc d'être creusée. Forons-nous un peu les méninges ! Ça peut valoir le coup !

Alors, si la saga des têtes de clou vous intrigue ou vous intéresse, ne restez pas plantés là, sur le texte d'un écrivain dernier cri, qui cherche à percer avant de crever ! Exercez-vous donc un peu, en comptant les clous de la porte ! Mais si vous ne voulez pas en ficher un clou, vous avez tout loisir de piquer les clous d'un bon roupillon. En attendant, moi, je m'en tape un ! 

 

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Coup de foudre 2/3

Publié le par modimodi

Nous étions un couple modèle

A l'un à l'autre, toujours fidèle,

Nous ne craignions jamais le gel.

Nous faisions fi des trahisons

Mais Cupidon ce trublion,

En nous instilla son poison.

 

Cœurs plein soleil ! Sous les rayons,

Nous n'avions pas de protection.

Nous nous aimions, sans précaution,

Sans le besoin de capuchons.

Pas la plus p'tite appréhension

De quelques précipitations.

 

Pieds bien au chaud sous l'édredon,

En galipettes, dessous la couette,

Nous nous cherchions la petit'bête !

Tu n'as donc pas vu la tempête

Affoler mon cœur girouette...

Vlan ! Nos amours font la trempette !

 

Pour me venger de tes colères,

J'ai fait les amours buissonnières

Et je t'ai trompé ma mégère !

Y'a de la pluie dans tes mirettes,

Amer chagrin, fines gouttelettes

Sur nos fleurettes d'amourettes !

 

Comme l'azur a des sanglots

Les cieux se déversent à seaux,

De partout, la passion prend l'eau.

On se croirait à water l'eau !

Tu peux tout me mettre sur le dos,

J'n'ai pas respecté le mémento !

 

Pas de faux pas, de controverse,

Pas d'joli cœur à la renverse,

Se défier des belles perverses,

Qui de leurs flèches vous transpercent.

Filer bien droit ! J'ai fait l'inverse.

J'ai pris un chemin de traverse !

 

Ton courroux contre moi s'exerce

Façon puzzle, tu me disperses,

Tu me fais passer sous la herse,

Tu me transperces, me mets en perce,

Ta furie en moi se déverse,

Je m'écoule sous les averses.

 

Hier, nous étions du tonnerre,

Aujourd'hui, l'orage est dans l'air,

Il retentit à mes oreilles,

Il a éclipsé le soleil,

Ta vraie nature se réveille

Je te crains, je tremble, tu m'effrayes.

 

Ta réserve lâche la bonde,

Tu éclates, tu tonnes, tu grondes,

Tu exploses en une seconde.

Tu déchires, tu lacères, tu zèbres,

Ta raison joue la march' funèbre,

Tu te répands dans les ténèbres.

 

Ton cœur me fait parler la poudre,

Je me prends mille coups de foudre.

Tes yeux me lancent des éclairs,

Et j'n'ai pas de paratonnerre !

Tu me plonges dans l'grand trou noir

D'un précipice de désespoir.

 

 

 

 

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Lettre aux amateurs de buzzes - Nouvelles fraîches !

Publié le par modimodi

Nous sommes sans doute des girouettes ! On nous pousse sans cesse à être dans l'air du temps où souffle un vent nouveau ! Il faut tout connaître des nouvelles tendances, être à la mode, vivre branchés, ne pas se laisser dépasser !

Je devrais penser à créer une nouvelle rubrique d'actualité : "Ruminations ère buzz !" Oh oui ! Me voilà bien, broutant dans les verts pâturages de l'opinion, tantôt dans le troupeau des herbivores et tantôt dans la connexion avec mon époque. Obligé de mâcher et digérer l'information, contraint d'être en prise directe avec les sujets du jour, les on-dit, les tweets, les bouches à oreilles, ceux qui font parler, bruire et zonzonner : les buzzes ! Le pas très net d'internet, l'info virale et contagieuse.

Ce qui est formidable, c'est que ma tête pensante de bovin ruminant est honorée des bzzz, bzzz, bzzz des taons et des mouches bleues, grosses buzzeuses agitées. Moi-même, pour ne pas être has-been, je vibre plein de zèle comme un hanneton, me donnant tant de mal pour faire partie de l’élytre de la nation ! Je bourdonne dans la confusion des bruits de voix, afin de me piquer d'être de mon temps !

Illusions de modernité ! Impossible d'être en continu un buzzeur zappant et de tout connaitre des idées en vogue, des thèmes à la mode, des rumeurs qui alimentent les réseaux, des ragots qui secouent la twittosphère, des révélations qui se colportent et vous mettent en dépendance des suites attendues ! La vérité fait le grand écart ! C'est international et french cancans ! Les parties de jambes en l'air sont les sautes d'humeur des vedettes et leurs foucades, des petits béguins !

Feuilletons, films, jeux vidéo, vêtements, spectacles, hits, la liste des sorties et créations n'en finit pas ! Il faut être à l’affût pour ne pas être de la revue ! Faute d'être soi-même, original, créateur inspiré, il est de bon ton de suivre les avant-gardistes ! Il faut être le premier pour propager à son tour, l'inédit et l'inouï ! Place à la salade de première fraîcheur, aux fruits défendus des belles à croquer et aux primeurs plantureuses pour grosses légumes ! Place aux insipides aventures quotidiennes de l'incroyable famille Karda, chiante !

Dans cet insolite jardin d'Eden, j'ai le melon et la citrouille ! Ma pauvre tête bouillonne et s'enflamme ! Hier, j'étais le candidat idéal pour l'Ice Bucket Challenge ! Mais personne ne m'a désigné pour relever le défi du seau d'eau glacée sur la tête ! Je ne fais pas partie des peoples, j'ai plus les nerfs que la tête froide !

De partout, j'entends bruire des rumeurs. Je prends la mouche, une, puis deux, puis cent. Je ne sais plus où donner de la tête et des oreilles ! Alors fiévreux, dois-je de ma vilaine écriture de pattes de mouche, noircir d'illisibles papiers et jouer la mouche du coche de l'échotier ? Dois-je faire vinaigre pour attraper des délations de petits mouchards et des indiscrétions de moucherons mielleux ?

Dois-je ébruiter et persifler en piquant à fleuret moucheté ? Dois-je naviguer dans les eaux troubles du parisianisme et tenir la gazette malsaine du bateau-mouche ? Dois-je bombiller et filer le bourdon à quelques belles en guêpières ? Dois-je leur tenir la chandelle pour au final me faire moucher ?

Qu'entends-je ? Il y a des parasites et de la friture sur la ligne. Sont-ce de nouvelles marottes ou petites lubies sociétales qui vrombissent dans l'air saturé des médias ? Sont-ce baudruches, ces bulles gonflantes qui enflent dans l'air et alimentent les affamés de communications sensationnelles ? Sont-ce acouphènes, ces bruissements d'ailes des oiseaux de mauvais augure et ces petits bruits de pages froissées des journaux spécialisés qui vous font et défont une réputation ! Sont-ce du bruit pour rien, ces vidéos amateurs qui racontent n'importe quoi en provenance de nulle part et que les merdias qui fakes et qui défèquent, recyclent en clips pour les réseaux sociaux ?

Sont-ce des actualités sérieuses, ces potins de commères, ces canulars de plaisantins, ces coin-coin criards de méchant canard, ces vilains coups de torchon pour mieux essuyer les revers ?... Sont-ce des nouvelles gonflantes et piquantes, ces exaspérantes harmoniques d'ailes affolées, agaçant nos oreilles en haute fréquence aiguë, subitement produite par une nuée de moustiques qui s'abattent en piqué ? L'indiscrétion transpire, le bobard se répand, le fiel se distille, le venin affile la langue et la médisance bave dans l'information qui fuite ! Le monopole de la bassesse ou du mauvais goût s'affiche ou allume les écrans. Vive le scoop et le spectaculaire pour gros naïfs et louches borgnes, à regarder d'un œil neuf !

Ce n'est plus du buzz, c'est de la beuse ! Elle dégouline et éclabousse le plancher des vaches, elle excite les bzzz bzzz bzzz des mouches à m.…, heureuses de tant de fraîcheur ! Tant pis, si je m'embourbe dans l'histoire ancienne, n'étant pas assez fine mouche, je me sauve vite de ce cloaque ! Je refuse d'être le bad boy du bad buzz, le barbouze bouseux de la bouse et de la beuse fumante !

Je vous avertis ! D'un grand coup de tête, je fais mon dernier caprice et j'appuie sur le buzzeur ! Je déserte le Landerneau médiatique et vous laisse à votre guerre des boutons ! Vous allez pouvoir rester sur la touche ou zapper à loisir.

 

 

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Corrida

Publié le par modimodi

L'amour est corrida !

Je suis prêt au branle-bas,

Je t'aim' de haut en bas !

Je gratt' des deux sabots

Quand tu enlèv's le haut !

Je tends ma muleta

Quand tu enlèv's tes bas !

 

Notre amour est cornu,

D'abondances pourvu.

Mon cœur s'est mis à nu,

N'joue pas ton ingénue !

N'sois pas vache, ma fille,

Ôte voile et mantille,

Accepte mes banderilles !

 

Oh ! Carmen, je t'adore !

Je lanc' mes picadors !

Je veux du corps à corps,

J'suis ton toréador !

Oui, je te mate à mort,

Je suis el matador !

Tu es en mise, amor !

 

Toro ! Toro ! Toro !

Du signe du taureau,

Je t'offre mon garrot.

Je ne suis pas Zorro,

Ne sois pas mon bourreau.

Je suis ton sombre héros,

Je suis ton torero !

 

En habit de lumière,

Je porte haut et fier,

De gloire, auréolé

Sur le sable brûlé.

Hourra ! Bravo ! Olé !

Je te pique, je te nique

D'une belle véronique !

 

Je ne joue pas d'aubade,

Je lance l'estocade !

Tu pars en galopade,

Contre la balustrade !

Je t'porte estafilades,

Tu tentes la parade,

Tu cherches l'échappade.

 

Tu t'mets en reculade,

Je cherche l'empoignade,

Je voudrais la bourrade.

J'essaye l'escalade,

J'me mets en enfilade.

Je risque l'encornade,

Avant la débandade !

 

Tierco de corrida.

Le leurre au bout du bras,

Drap de sang, rouge éclat,

Tu me mènes pas à pas,

Lentement au trépas.

Beauté de fæna !

Je meurs entre tes bras...

 

L'arèn' crie ta victoire,

Agite les mouchoirs.

Gloire à toi, super star !

Entends mon dernier vœu :

Arrache-moi les yeux,

Mais épargne-moi, tu veux,

Les oreilles et la queue !

 

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Le sac

Publié le par modimodi

Sur les marchés forains, s'il est un objet facile à trouver, c'est bien le sac décliné de mille façons, en mode utilitaire ou fantaisie. Sacs et pochettes en cuir ou sacs imprimés en toile, nous nous laissons tenter à pleines poignées.

Il emplit notre quotidien et bourre nos armoires. Nous ne pouvons pas nous en passer. Accessoire de mode ou objet multifonctions, cet article utilitaire a pris sa place dans nos vies de bazar.

Il est avec nous, il nous suit partout au point qu'il nous personnifie. Nous avons tous une contenance à ne pas perdre et toujours quelque chose à transporter, à protéger ou à cacher. De notre sac d'écolier, à notre sac à provisions, du sac à mains au sac de voyage, nous emballons sans cesse nos vies !

L'homme lui-même est un sac, un sac d'os, gonflé de ses provisions d'espoirs ! Au comble de son optimisme, il tapote sa cuisse en pensant : " Emballé, c'est pesé ! Cette affaire est in the pocket ! C'est dans le sac !" Il pense l'avoir mise en réserve si l'infortune l'épargne !

Tout lui sourira, s'il n'est pas panier percé ! Dans son cartable, l'enfance lui garde comme une ensacheuse ses trésors, son sac de billes, de bonbons et d'osselets. Dans sa trousse, les crayons de couleur gardent vivace l'arc-en-ciel du bonheur.

Le temps passant, il transportera toujours dans ses pudiques émotions ses sachets légers ou enflés de souvenirs. Sa jeunesse est elle-même, une joyeuse course en sac et son existence un ensachage permanent : des sacs de farine blanche d'innocence, aux sacs de charbon des idées noires.

C'est ainsi, l'individu s'est de tout temps conditionné, confondant son humaine condition avec un sac de conditionnement pour tous ses fardeaux, ses nœuds et ses embrouilles. Il a confectionné lui-même son sac, cousu main.

Regardez-le ! Chiffonné un jour, comme sa mine de papier mâché, malléable encore et déformable suivant ses activités ou ses rencontres. Il compose, il est artificiel, synthétique et rarement naturel. Il affiche la couleur même s'il a tendance à être transparent. Souvent, il n'existe que par sa plastique et cherche à vous emballer ou à vider son sac. Malheur à vous, s'il n'en voit pas le fond !

Si son corps élimine ses toxines, son esprit produit en permanence des denrées périssables, non recyclables. Seul son amour reste propre. Ses idées défraîchies, ses pensées en date de péremption ou ses projets abandonnés finiront dans le grand sac poubelle en plastique avec tous les sacs d'emballage de ses achats utiles ou compulsifs.

Pauvre monde ! N'en jetez plus ! La mer poubelle s'asphyxie, la plaine est pleine de déchets et d'oublis. Le monde est mis à sac ! Fantômes au mauvais vent d'hiver, claquant du bec comme des corbeaux, accrochés aux branches des arbres dénudés. Épouvantails dressés en pleine nature, empaillant l'univers, guenilles de la laideur crucifiant la beauté.

L'homme n'est lui-même qu'un sac, un sac de bonnes intentions et de rêves, parfois sans queue ni tête... Si vous le croyez fourbe, à double fond, gonflé de promesses fallacieuses, fuyez-le ! Si vous l'apercevez, affublé et difforme comme un sac à patates, c'est qu'il a fait en vain, provisions de chimères.

Tantôt d'un caractère de chien comme un sac à puces, tantôt roublard comme un sac à malices, il promène en bandoulière, sa besace pleine d'espoirs. Son baluchon gonflé d'aventures l'emporte parfois sur des chemins droits ou de traverse.

Il faut de tout pour faire un monde ! Celui-là gueule ouverte et avide de tout, remplit grain à grain son sac de blé. Pour lui, la bourse, c'est la vie ! Celui-ci, volatile comme un sac de plâtre cherche à épater son staff et cet autre vide son sac de pommes de discordes et de marrons.

Portant le sac, le silice et la cendre, si le saint homme fait pénitence, le jouisseur, poches sous les yeux, n'est pas forcément un sac à vin même s'il a souvent le matin, la tête dans le sac ! Parfois, il a tant collecté et amassé de litres, qu'on le ramasse sur le trottoir, directement à la rue.

Malheur à ceux qui sont pris, mendiant ou voleur de sac et de corde, la main puisant lestement dans le sac aux écus ou le sac aux jouissances. Ils garderont les poches et leur lit vides ! Leur baise-en-ville, le sac des doux transports a bien trop vite craqué ! L'amour s'est éventré.

Mon frère, mon semblable, vit ainsi ! Qu'il soit ouvert ou renfermé, qu'il soit du trou du cul du monde ou du trou du cul du sac, les Parques tirent les ficelles de la joie ou de la tristesse dans le sac de dés du destin !

Le bébé babille dans son couffin sous le tendre regard de ses fiers parents. La sacoche du facteur porte les lettres d'amour tant attendues. Le soldat parti faire la guerre, la fleur au fusil, ne sait pas s'il reviendra sans accrocs, du front avec son havresac et si la vie lui promet encore le bal dans sa musette. Dans la gibecière de la chasse aux illusions, qui est le faisan ? Qui sera le gibier ? Combien reste-t-il de munitions dans la cartouchière de la vie ?

Y'a du sport permanent dans le barda de l'existence ! Poussé dans ses retranchements, chacun s'adosse au sac de terre de ses mille besoins terrestres. Devant l'adversité, serrant les poings, il punche comme un boxeur dans le sac de la vie ou se la met comme il peut, en sac à dos.

Car après l'abondance des désirs, vient parfois la pénurie des plaisirs. Le cuir se tanne et se craquelle. L'étiquette se décolle du sac, la toile s'élime et les quilles se renversent. L'anse se casse, le sac à mains se vide, il ne vous reste qu'un vieux cabas. Le sac lacrymal se crève et répand ses larmes de regret. Le sac de sable de la poudre aux yeux se déverse lentement mais inexorablement au sablier. L'âge est un saccage des joies de la bonne chère et des délices de la chair.

Oh ! Le malin se vante d'avoir plus d'un tour dans son sac mais, c'est ainsi, qu'il gaspille ses plus belles opportunités. A force de bourrer son sac de papier, il le crève. Pour faire sursauter ses compagnons d'infortune, il le claque, dans un grand bruit sec, Pan ! Il est hilare. Mais c'est lui-même qu'il déchire et disperse, mettant sa fragile vie à sac !

Au négoce de la vie, chacun fait les soldes pour épargner sa bourse aux jours déjà comptés. Du premier au dernier, la vie est emballante et bio dégradable. De saccades en saccades, elle vous emballe le cœur au point de l'affoler. Au battement final, quand la vie ne pourra plus le sacquer, l'homme sait bien qu'un jour, il atteindra le grand cul-de-sac !... Seul, le pense-t-il, bien qu'avec tous, dans le même sac ! Telle est sa destinée, notre destinée !

Oui ! Le temps nous réserve bien au chaud son sac de couchage pour le dernier grand sommeil, dans une interminable nuit blanche et noire... Mais enfin, à la belle étoile !

 

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Coup de foudre 1/3

Publié le par modimodi

Mon tendre amour, mon bel éther,

Ma brune aux yeux d'outre-mer,

Notre amour était sans nuages.

Nous nous aimions sous les feuillages,

Enchantés de mille ramages

D'oiseaux frivoles et volages.

 

En chaque jour et chaque nuit,

La tendresse était embellie,

Chassant l'hiver, le vent, la pluie,

Semant étoil's en confettis,

Gerbes de sable fleuries,

Pour l'arc-en-ciel de notre lit.

 

Les cieux brûlaient, feux exaltés,

En nos corps nus et embrasés.

Nous pouvions nous abandonner

A nos rêves d'éternité.

Pas de menaces, pas de nuées

Insouciance d'un temps d'été !

 

Mais soudain, amère surprise !

Plus de barcarolle à Venise,

L'horizon prend des teintes grises.

Ta douceur n'était que méprise,

Tes aveux annonçaient la crise,

Les zéphyrs préparaient la bise.

 

Le soupçon étend son emprise,

Les doutes nous ont par traîtrise.

Tu es vraiment du tonnerre

Car tu exploses en un éclair !

Tu t'enflam' de belle colère,

Tu fulmines et tu vitupères !

 

Il y a d'l'orage dans l'air !

Rafal's de vent, de pluie, de grêle,

Plus d'abri sous notre tonnelle !

Flots de reproches torrentiels,

Larmes cruelles, cœurs qui ruissellent

Et qui délavent l'arc-en-ciel.

 

Flèche acérée de Cupidon !

Le ciel est en déflagration,

Il flotte, il tombe des oursons,

Et tu t'révèles un vrai poison.

Notre amour boit l'amer bouillon.

Nous prenons la flotte ! Trahison !

 

 

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Lettres d'a.m.o.u.r. Exaspérément ! 4/6

Publié le par modimodi

 

Mon amie de toujours, je désespère de n'avoir reçu à ce jour, aucune réponse à mes lettres d'amour ! M'enverriez-vous sur les roses que je vous ai si souvent offertes?

Je fais la soupe à la grimace. Ah ! Quelle vilaine panade dans laquelle mes messages trempent leurs attentes ! Mon âme, mon amour, avec vous, tous mes mots sont jusqu'à présent restés, lettres mortes. Ici, et devant la postérité, je jette de nouveau, l'encre sur cette ultime épreuve.

Dès que, je vous ai dit et écrit : A.M.O.U.R. Vous vous êtes moquée de moi et m'avez répondu les cinq lettres. Miel et crotte, alors ! Nom d'une vieille bique, je tourne chèvre ! Me voilà, votre bouc émissaire, englué dans la mélasse de vos mauvais sentiments !

Je me rappelle comment tout a commencé. J'aurais peut-être dû me méfier... Dans une fausse aisance, vous aviez pris votre air pincé pour m'exprimer vos mauvais sentiments et je m'étais vu contraint de me boucher le nez !

Depuis des mois, ma belle à la taille de guêpe, vous me filez le bourdon . Je zonzonne, j'agace, je vous agace ! Je taquine comme une mouche à bœufs, au taon en emporte le vent arrière ! Je m'agite comme une lucilie sur une bouse de cet amour vache ! Chercheriez -vous peut-être, à m’attraper au vol pour vite me coller ? M'attireriez-vous à vous pour me faire prisonnier et m'offrir en ruban, un beau papier tue-mouche ?

Si mes pattes de mouche, faute de pouvoir faire mouche, s'engluent sur le papier, ne prenez pas la mouche et ne dites pas, piquée : "Ce ne sont que pâtés pour des sujets en croûte !" Ah ma mie ! Si au moins, je pouvais la gagner cette croûte cassante en même temps que votre tendre amour ! Mais je suis au pain sec et à l'eau de boudin !

Je vous ai donné mon cœur, prêtez-moi au moins votre attention ! Je voudrais être votre fauteur de troubles et d'émois. Venez-moi en aide et pardonnez-moi aimablement mes fautes ! Oui ! Je l'admets ! Je suis sot en trois lettres ! Je suis un ignorant, résumé en trois mots, je suis âne, alpha, bête !

Je suis un illettré, votre illettré d'amour.

A comme l'abécédaire d'un bébête syllabaire ! A comme abaissé, décédé, effacé, cédé et excédé d’être jeté aux oubliettes des ouï-dire !

M comme maladroit et malchanceux ! M comme mes mots présentés en mémo ! M comme mal aimé ! M comme aimanté et par le j'aime, hanté mais également enté, par vous aimable fleur. Hélas, de crise en t'M !

O comme obstiné, un faux héros mais un vrai zéro, un O, méga ! Oh oui, bien méga, l'O ! Surtout depuis que vous m'avez prié moi, votre amant alpha et votre gros bêta d'aller me faire voir, chez les Grecs !

U comme ultime appel ! U comme unième promesse d'une réponse ultérieure. U comme l’unisson de cris en ultrasons, délivrés en urgence. U comme usure du cœur. U comme utopique attente et bonne heure usurpée.

R comme érodé, rabroué et rabougri, rabat-joie et l'air de rien, spécialiste de l'air du départ, comme vous ma cruelle fille de l'air !

Les mots de mes écrits sont beaucoup trop légers. Ils se sont envolés comme des graminées au vent de vos soupirs d'amour ou d'exaspération ! Je ne voyais que du bleu, à présent je broie le noir de l'encre répandue pour rien sur mes papiers jaunis.

Ma Muse, petit amour de mes mamours ! De lettre en lettre, je tente de correspondre avec vous, impossible déesse. Exaspérément, je m'obstine en relances ! Pourquoi pour vous toucher au plus profond de l'âme, contraignez-vous mon style, en quelque effet coulé, à faire craindre le fond ? Pourquoi affirmez-vous que ma forme empotée et que son ton piteux, vous ont chargé la langue au point de la tirer ?

Souvenez-vous-en ! Ô fin bonheur ! J'ai pris langue avec vous, un beau jour de printemps. Nous étions déliés, pas de langue de bois pour nos baisers fourrés. Comme deux pommes d'amour, rêvant à leurs chaussons, nous nous sommes tenus chaud et avons échangé plus de sept fois, nos langues à pleines bouches ! Il n'en est resté, pas même une miette !

Je veux donc vous aimer sans rester sur ma faim. Je veux vous espérer dans la pleine lumière. Voyez ! Mes mots et mes lettres scintillent. Je ne suis pas brillant, je suis illuminé, comme le nez-fraise d'un moine vigneron et mes lettres pour vous, sont toutes enluminées. Je fais des étincelles dans le feu de l'action.

Mais aussitôt, pourquoi mon ange, me dites-vous : Non ! Mais ! Halo, quoi ! Une lueur, c'est pas du lux ! D'ailleurs, pourquoi attendrai-je que vous vous éclairiez à ce genre ampoulé, si c'est pour me moucher, d'un "File, file amant, te consumer ailleurs !"

Je persiste pourtant, je signe d'un cœur écarlate en bas de chaque lettre. Jusqu'à présent, je persévère en vains écrits et vous supplie, ma douce ! Je voudrais vous convaincre : Venez, venez chez moi, car je vous en ai écrit des tomes, at home! Ô mon amour, des livres et moi, pour vous et pour toujours !

Prenez-moi, sans jambages à la lettre et sans ambages, cessez de m'imposer un style aussi châtié ! Acceptez que ma plume gauloise s'encanaille, love you ! Que le pitre fasse l'épître, que l'auteur soit à la hauteur, que mes idées à tout crin et à tout poil démangent le gratte-papier plutôt qu'elles ne vous barbent ! 

Mon drôle d'oiseau, mon albatros, j'arracherai les plumes aux mots en liberté, aux chouettes, aux fous et même à quelques queues d'oiseaux, pis que tout, verts ou à rouge gorge, afin de vous séduire !... Oh ! Ma mie, mi-pinson, je vous réveillerai de quelque écrit, coq as !... Hélas, ô ma volage, fugace inspiration, vous ne me laissez souvent que les plumes du croupion !

Je suis votre poète ! Pardonnez la licence de ce chant d'amour en acrostiches et accroche-cœur ! Je me jette à vos pieds, évitez le rejet. Ne vous écriez pas : "Ouste, tes rimes ailleurs, vire, vire-les !" Sinon, je me mettrai aux vers, quatre à quatre, pour vous chanter ma ritournelle, à tire d'ailes d'hirondelles, à tire d'ailes d'alouettes, si vous ne me plumez pas la tête !

Ma muse courtisée, je voudrais à jamais, vous compter fleurettes de rhétorique et vous mettre en pensées dans mes pages pour venir vous humer, vous presser, vous donner l'accolade et pouvoir vous écrire, sans hésiter jamais : L'amour est ma mort sûre... L'amour est ma morsure...

Avec rime et raison, reconnaissez au moins, ma biche au bois, que je suis votre poète couronné, d'un reste de vers durs ! Mais vous, pour vous moquer, vous mâchez mes lauriers !

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Addict 2/2

Publié le par modimodi

T'es ma drogue douce, mon haschisch !

J'ai la cervelle comme un pois chiche,

L'énergie dans la gélatine,

La mémoire dans la naphtaline,

Le cerveau dans la paraffine,

T'es ma coca, mon héroïne !

 

Moi, je suis out, toi, tu es in

Je suis amorphe, toi, ma mort fine !

Je te veux et je fais ton siège,

Mon infernale blanche neige !

Aussitôt qu'je te vois, je craque

Stupéfié, nom d'une pipe de crack !

 

Je prends un rail et je déraille.

Je m'envole au cœur du vitrail.

Je fais loopings et vol plané,

Je suis complètement piqué.

Dans l'pot d'colle, je vais retomber

Si j'y coule, je pourrais t'sniffer.

 

J'suis ton homme, t'es mon opium.

Pour moi planer au maximum,

Je v'ais fumer le linoléum

Et pour demeurer au summum

J'vais avaler du laudanum,

J'vais m'injecter de l'uranium !

 

Un seul pétard, j'suis dans le coaltar !

Je rencontre l'hagard Saint Lazare,

Et je m'présente ! C'est moi César,

Je connais le pacha Omar,

Je vends des plumes de casoar,

Dans le souk, près du grand bazar !

 

T'es ma princesse, tu es ma reine,

J'ai ton amour au fond des veines !

J'ai des visions, des tilts, des flashes...

Je prends à l'assaut Fort Apache !

T'es ma grenade et ma bombe H,

Mon esprit, mon cœur font relâche !

 

A toi, mon rêve, je suis accro,

J'suis ton junkie, ton toxico !

Je n'suis pas narco trafiquant,

Je mâche du kat entre les dents.

Avec toi, j'grimpe au firmament

Où tu m'dis, ton meilleur amant !

 

Je fais fi des coups d'semonce.

J'ai les idées au cœur des ronces

Mais à toi, jamais je n'renonce.

Dans ton amour, moi, je m'enfonce

J'suis dans la ouate, je flotte, je pionce

Quand avec toi, moi, j'me défonce !

 

Certains disent que c'est trop moche

Et voudraient bien que je décroche !

C'n'est pas moral et c'est critique,

Ce grand amour psychédélique !

Mais tu me donnes tant de bonheur

Que je vais me faire ton dealer !

 

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