Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Mystères

Publié le par modimodi

Après s'être cramponné à la vie et à l'amour, la mort fait-elle des accroche-cœurs?

Les Dames de charité se donnent-elles corps et âme?

Les amoureux, qui ont la langue bien pendue, doivent-ils se mettre la corde au cou?

Quand on a bon caractère, est-ce qu'on doit prendre la vie au pied de la lettre?

De ces deux animaux, le lion et le cheval, le morceau de choix, est-ce la crinière ou la queue?

Que conseiller à quelqu'un qui vous dit, je voudrais bien parler d'amour, mais je ne sais pas, par quel bout le prendre?

Par compensation, les bâtards sont-ils pétris de qualité?

Quand on tombe sur une minette, ne faut-il pas tenir sa langue?

Est-ce pour faire contrepoids à la vie, que la mort lui met du plomb dans l'aile?

Voir les commentaires

Célébrités

Publié le par modimodi

Ravaillac tournait-il autour du pot ou visait-il le trône?

Nicolas Poussin, sans doute, fier de porter son nom, dépluma dans ses tableaux plus d'une poule de l'époque.

Avec Adam, on savait que croquer la pomme était une attraction dangereuse mais avec Newton, on sait que la laisser tomber n'est pas sans gravité.

Est-ce, parce que Marat était Montagnard qu'il fut le premier de Corday?

Machiavel était-il Florentin et bon Prince?

Bunsen aurait dû savoir que tout inventeur finit, un jour, par tomber sur un bec.

Est-ce, parce que Bismarck était un chancelier en pointe, qu'il fit casquer la France?

Bossuet, de Cambrai jusqu'à Meaux, ô cygne du destin, il fut un drôle d'oiseau qui se prenait pour un aigle.

Quand Musset déclare: "Aimer est le grand point, qu'importe la maîtresse, qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse!" Est-ce à dire que la gourde avait de la bouteille et lui donnait de l'ivresse, en se payant sa fiole?

Voir les commentaires

Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme les allumettes, on craque, on frotte, on s'enflamme, on brûle et l'on se consume souvent trop vite, sans avoir su embraser l'autre.

Les hommes, c'est comme les dés, en cornets, souvent pipés.

La vie, c'est comme l'argile, on a plus ou moins de pots.

Le sexe, c'est comme la cavalerie, après la reconnaissance, un raid et la charge.

La mort, c'est comme l'épargne, au bout du compte, où est l'intérêt de partir avec la caisse?

La femme, c'est comme les chaussures, il faut en trouver une à son pied et tel épris, qui croyait le prendre.

La vie, c'est comme la valse, aux trois temps de l'enfance, de l'adolescence et de l'adulte, un tourbillon à pas glissés, jusqu'à la dernière danse macabre.

L'amour, c'est comme la guillotine, le bourreau des cœurs vous fait perdre la tête.

La mort, c'est comme les télégrammes, en style abrégé.

Voir les commentaires

Étrange lucarne: A tue-tête 3/3

Publié le par modimodi

L'actualité est aujourd'hui vécue en temps réel et en direct. Au risque de se noyer dans le flot des nouvelles en crue, chacun doit surfer sur la vague ou faire le buzz.

Big Brother est partout. Pour aller toujours plus vite, le téléspectateur transformé en internaute, doit connaître le vocabulaire de l'époque, être Smart! phone! Vite largué ou dépassé, s'il ne sait pas rentrer par le portail ouvert et ouvrir le fichier numérique.

Sans ramer à contre courant, il lui faut naviguer dans l'Appstore de ses I phones, toujours plus rapides, toujours plus légers et plus performants. L'apprenti se doit d'être maître des applications, fonctions et paramètres. La génération Y des digital natives ne peut pas rester sur la touche!

Elle doit savoir ouvrir You tube, Dailymotion, acheter le nouvel iPad, la nouvelle Xbox One PS4, accéder au Wi-Fi intégré, brancher le Bluetooh, relier en USB son mobile à son Mac ou son PC et pratiquer la mise en boîte, pour vivre librement et gratuitement, grâce à sa LiveBox ou sa Freebox.

Demain, les Google Glass, les électro lunettes du futur lui mettront le monde réel et virtuel, à vue de nez! Heureux celui qui ne verra pas plus loin que le bout de son nez!

Le plaisir permanent est devenu extatique et croissant, voire orgasmique, quand chacun peut toucher le point G, force 3 puis force 4 pour s'accoupler et communiquer en ligne, de plus en plus vite et tous azimuts!

Fini l'isolement! Je ne suis plus jamais seul! J'envoie des mails, qui s'enmailent et se mêlent aux courriels des derniers défenseurs de la langue française. Dans le secret, je crypte mes identifiant et mot de passe. Incognito ou en correspondance privée, j'établis des contacts. Je me connecte et j'envoie, en Microsoft qui peut, en abrégé,des textos et des sms, des images et des vidéos. SOS! Hier, si la coupe était pleine, aujourd'hui, c'est la messagerie qui déborde.

Je peux aussi discuter en direct, tout en voyant sur Skype, Yahoo! mes centaines d'amis, mi- réels, mi- virtuels, géolocalisés et co-choisis sur Facebook! Comme Pénélope, je tisse en continu, de nouveaux liens sociaux avec ma communauté numérique. En amoureux transi, je n'ai plus à écrire des vers en solitaire, je peux adopter un mec, être attractif mondialement et trouver l'âme sœur chérie, sur un site de rencontres en pratiquant le jeu du Chat et de la souris!... C'est à spamer!

A la moindre envie, je tweete à mes abonnés, ma pensée en cent quarante signes maxi... Raccourcis de la pensée ou la pensée raccourcie? Je peux désormais parler pour ne rien dire et écrire pour ne rien dire, penser en illimité sans y penser, sans me dépenser ni rien dépenser. Mes idées sont contingentées, mon esprit est comprimé, mais je fais partie des élites 2.0. Je réseaute et je suis swag!

Amis, plus l'actualité se déchaîne, plus notre imagination s'enchaîne, captifs de nos écrans! Apple nous a pris pour des bonnes pommes. La nouvelle culture est numérique et, c'est par milliers qu'addicts et abêtis par ces matraquages assassins et assommants, nous nous brûlons la cervelle, en live, à tue-tête!

Allez, je vous offre quand même, un happening, happy end car, si vous ne l'avez déjà fait, je me zappe et m' efface: Ctrl+Alt+suppr.

Voir les commentaires

Étrange lucarne: Télé transes mission 2/3

Publié le par modimodi

Quelle réalité nous offre la télévision? Rêves et plaisirs faciles assurément, mais sommes-nous encore libres?

Nos goûts et nos préférences littéraires et musicales sont continuellement formatées et con-formées, voire transes formées. Récitals ou concerts, galas de charité publique, le grand cirque médiatique bat le tambour! Sans bouger de chez soi, on chante en hits party et en karaoké, sous les paillettes, dans des one-man shows et des talk- shows! On danse, on plonge, on glisse, on cuisine! Passant de chaînes en chaînes, les mêmes stars font le spectacle pour vous en prime! Prononcez Praim Taim!

Le feuilleton d'hier est devenu saga, diffusé et multidiffusé, en saisons, épisodes et Séries. Prononcez " Cérises ", sur le gâteau de l'audimat, où il faut être au Top et pas au Flop, pour doper l'audience!

Fictions historiques, téléfilms d'amour, dessins animés, aventures extraordinaires, passions et crimes, policiers et héros sont disponibles, toute la journée sur le petit écran. Dès le réveil, le petit écolier s'excite en devenant un héros intergalactique et renverse son bol de petit-déjeuner. La ménagère de 50 ans, qui n'épluchera plus désormais ses oignons en pleurant, grâce au nouveau et révolutionnaire robot, commandé en direct, a le temps de vivre sa love story et de se prendre pour Cendrillon. Hélas, le facteur n'est pas le Prince charmant et les lettres d'amour ne sont que des factures!

Les magazines de nos idoles, les documentaires, les matches en direct ou en différé, la vulgarisation des sciences, les enquêtes et reportages de toute nature et les jeux en pagaille, divertissent et évadent, tout en nous rivant au téléviseur et en nous collant au fauteuil. Il n'y a plus que les forfaits qui soient mobiles et les abdos sont restés dans la tablette! Le plaisir est à domicile, plaisir gratuit sans se raser ni être rasé, gratis!

Fidélisées par le rêve ou l'émotion, par l'humour et les rires sur commande, le bonheur survitaminé et permanent des familles formidables permet l'identification des petits et des grands.

Les pubs en permanence créent le désir futile et les vrais-faux besoins: voitures, parfums, vêtements, produits alimentaires, cosmétiques ou nettoyants..., produits high-tech, achats ou abonnements, films, prochains événements du show-biz sont tous en promotion! L'obsolescence de la vedette et du produit est même programmée. Pas de vaccin contre la fièvre acheteuse! Le téléspectateur devient fashion victime, parfait consommateur, sommé de consommer pour être de son temps!

Les autoroutiers de l'information ont aussi inventé l'autoroute à péages des émissions cryptées ou décryptées. Après la redevance, les taxes des abonnements et des décodeurs! Ils ont même fait exploser le box-office des navets avec la TNT, en nous offrant, en plus, les fleurs des bouquets satellites!

La dévotion est au cœur de la religion télévisuelle avec ses icônes, ses dieux et ses déesses de la téléréalité. La grand messe païenne ou le "Panem et circenses"! Au cirque ou au forum, dans les débats politiques, on peut rencontrer ses élus et ses stars, les applaudir, les interviewer, dialoguer, chanter et jouer en direct, avec eux. On est fan hystérique, grand témoin ou jury; on vote et on élit. Ainsi, sans grand talent, on passe à la télé! Vedette d'un seul jour, mais pour toujours, dans son quartier du Landerneau.

Tout est fait et pensé pour sublimer les frustrations, provoquer les désirs et sortir de la banalité du quotidien par le clinquant des variétés. Tout est conçu, pour vivre la vie rêvée des people, de la belle et de ses princes, pas toujours charmants, ou pour filer, dans le pré, le parfait amour, à gros sabots!

Grâce à la télé ou la tablette, les arbres sont même épargnés, halte à la déforestation, vive Amazone et le kiosque virtuel. Aujourd'hui, le livre et le journal sont lus pour vous. Au règne de l'image, le monde est exposé, de manière modérée ou radicale, dans le sensationnel! Sur fond de guerre des ondes, des canaux et des chaînes, flashes, scoops et grands reportages, infos en live et news en boucle, font dans le pathétique ou dans le sympathique.

Constat tragique, comique ou tragicomique? Toujours les mêmes ressorts classiques! Du pathos pour les patauds. Logique! Du burlesque et de la farce pour les bouffons et fanfarons! Au final, faire pleurer Margot et bêler le mouton de Panurge.

Voir les commentaires

Mystères

Publié le par modimodi

Un petit blanc sur le zinc, ça galvanise?

L'amour symbolique s'offre-t-il au plus, au franc?

Ma connerie, manque-t-elle d'aplomb ou de cédille?

Quand on met les voiles, faut-il le faire, à toute vapeur ou en coup de vent?

Quand la relation tourne au vinaigre, faut-il prendre la mouche?

Fantaisie grammaticale: le matelot dans Guy et la matelote d'anguille?

La marée chaussée pêche-t-elle le maquereau et la morue, au pied levé?

Qu'on s'enfourche ou qu'on s'encorne, ne vaut-il pas mieux être du côté du manche?

Est-ce plus commode de vivre avec une armoire à glace ou avec un secrétaire qui a du coffre?

Voir les commentaires

Étrange lucarne: idiot visuel 1/3

Publié le par modimodi

Je risque de passer pour un réac rétrograde, un ringard de l'audiovisuel, un idiot visuel fini, un incroyant pas cathodique! C'est peut être moi, le guignol de l'étrange lucarne, le pignouf du paf, le Gogol de Google!

Mais, je continue de penser qu'à l'ère de la communication, les têtes à têtes se font plus avec l'écran de la tablette, de l'ordi ou de la télé qu'avec l'Autre, présent physiquement mais perçu comme une ombre.

Aujourd'hui, la télévision mais aussi internet sont un formidable réservoir, un trésor d'informations et de documentations, une banque d'images inépuisable. Le monde est clair et Net!

Il met le nez à la fenêtre avec Windows, il est au bout des doigts de la télécommande ou du clavier. Le web n'a pas de frontière. Culturellement éveillé, j'accède à un savoir sans bornes. L'univers est infini, no limit!

La création dévoile l'insondable diversité de sa beauté et, avec toute la terre, je peux être altruiste et solidaire, en communion avec mes frères, en humanité. L'œil et le cerveau, sans cesse sollicités, font de moi un voyant éclairé, un témoin permanent, un citoyen du monde.

Alors, pourquoi paradoxalement, dois-je nuancer mon propos et tempérer mon enthousiasme? Pourquoi, suis-je devenu à la fois progressiste et conservateur? Pourquoi, faut-il que le Paradis tourne au cauchemar et la stimulation intellectuelle, en rivalités multi médiatiques?

Dans la guerre, que se livrent les producteurs d'accès et les médias, c'est l'esprit qu'on envahit et qu'on occupe. C'est la réflexion qu'on colonise et l'opinion qu'on annexe. Plus le terrain des idées est en jachère ou inculte de bon sens, plus les semailles seront fécondes. La conquête du jugement et de la raison se réalise par le rêve ou l'émotion. Qu'importe la qualité des semences et de la moisson, seul compte, le label de la pensée unique!

L'engrais répandu à profusion, est composé de rengaines entêtantes pour graines de star comme de rêves de puissance dans des jeux addictifs, pour des ados, accrocs de leur console. Dans ce monde virtuel, la e-génération des jeux video peut jouer, regarder et discuter entre clones et perdre inconsciemment la réalité.

L'accès à l'image est devenu tellement aisé, qu'il en comporte un aspect stupéfiant, brouillant la perception du réel. La raison du narco pratiquant, part en voyage hallucinogène. Game et score, Came et scoop sont l'opium du toxico. L'héro et l'héroïne sont dans l'image!

Voir les commentaires

Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme les oignons, tout en peaux, tout en appeau, Léon! Quand les vieilles peaux sont fripées, il nous reste les yeux pour pleurer.

La vie, c'est comme les sables, on s'y enlise, jusqu'à la mort.

La femme, c'est comme les épingles, elle vous pique, vous attache ou vous met en nourrice, et souvent vous met en pelote.

La mort, c'est comme la momie, elle vous emballe pour l'au-delà.

Le sexe, c'est comme le dernier sacrement, l'extrême onction pour la petite mort.

La vie, c'est comme les fruits, ça finit en déconfiture.

La mort, c'est comme la tentation, on résiste avant de succomber.

L'homme, c'est comme l'omelette, à force de faire l'œuf et de s'étaler à poêle pour quelques poules et poulettes, il se brouille et en bave.

L'amour, c'est comme l'éclair, plus fort est le coup de foudre, plus l'autre est du tonnerre.

Voir les commentaires

Mystères

Publié le par modimodi

Quand on est dans les vignes du Seigneur, est-ce qu'on est encore dur de la feuille ou mou de la branche?

Les serments les plus fous, sont-ils à lier?

Pourquoi les faux-cons ne sont-ils pas des aigles?

Quand on a, toute sa vie, goûté le saint Honoré, le saint Nectaire, le saint Emilion, le saint Paulin, le saint Estèphe et tout le saint Frusquin, est-ce qu'on meurt enfin, en odeur de sainteté?

La mort prend-elle le temps qu'on a laissé passer?

Est-ce à force de s'aimer en vain, que l'amour tourne au vinaigre?

Tout l'art de l'arrosage, n'est-il pas de tremper dans les affaires, sans se mouiller?

Faut-il parler à mots couverts, quand on n'est pas dans son assiette et à couteaux tirés?

Quand en amour, on peut s'employer sans ployer, vit et bien vont-ils ensemble?

Voir les commentaires

Avat'arts

Publié le par modimodi

Est-ce qu'un jour, les œuvres d'art pourront se libérer de leur éternité, descendre de leurs cimaises, courir dans les galeries et sortir des musées?

Pourra-t-on voir une fois, les personnages célèbres sortir de leurs postures figées, dans le marbre ou la pierre, sous les couches de peinture des toiles et des bois, retrouver leur éclat?

J'imagine fort bien, Le Penseur de Rodin se dépliant la main, perclus de rhumatisme, se redresser enfin et le front libéré de toute idée reçue, crier tonitruant: "Toute pensée est libre, vive la liberté!"

De l'art de la Renaissance à la renaissance de l'art, Mona Lisa peut enfin, soulagée, esquisser un sourire et dire: " J'ai gagné Léonard! Ce n'est pas moi, qui ai ri la première au jeu du: je te tiens, tu me tiens par la barbichette!" Elle tourne alors la tête et s'éloigne prestement, heureuse d'échapper, aux regards médusés de ses admirateurs.'ai>

Partout, le souffle de la vie réanime la splendeur et la beauté des êtres et des choses. Alors, Allégories, Dieux et Déesses, Héros et Héroïnes, Célébrités ou Commun des mortels, entrent en délivrance. Annulées les époques, le temps est aboli, des rencontres improbables prennent réalité. Tout est possible et kitsch!

Koons, de retour de Versailles, expose la Vierge à l'enfant de Dürer, dans une boule à neige. La Vénus de Botticelli sort frissonnante de sa coquille et tombe sur Adam, descendu du plafond de la chapelle Sixtine, pour prier Michel Ange d'achever sa création, car assurément, il la touchait enfin du doigt.

Partout l'art secoue sa poussière et s'anime. Chez Jérôme Bosch, Au Jardin des Délices, Les Trois Grâces de Raphaël arrêtent de nous prendre pour des pommes et vont se rhabiller. C'est l'heure de prendre chez Marilyn, une Campbell's Soup avec Andy. Les belles anorexiques de Modigliani et de Giacometti décident de suivre le régime de Rubens!

En villégiature, à Milo, le Discobole se masse les reins, atteint par un lumbago. Il admire envieux, les lestes Apollons, Adonis et déesses vénusiennes, dansant bras, dessus-dessous, sous la conduite rythmique et aérobic de L'homme de Vitruve.

Lors de la Cène, au grand dam de Vinci et de l'Humanité à racheter, Jésus, sans avoir pris le temps de rompre le pain et de boire la coupe de vin, quitte la table précipitamment, dévoré par sa Passion. Sa petite Danseuse, rencontrée chez Degas vient de Reims et sourit aux Anges! Le Pape de Bacon, rouge de honte et de colère, pousse le fameux cri de Munch. Comment lui pardonner ce baiser public, saisi par Klimt et Rodin?

A la ville, La Liseuse de Fragonard peut enfin tourner la page et connaître la fin de l'histoire. A la campagne, Le Déjeuner sur L'herbe, chez Renoir s'achève précipitamment sous l'averse. A Giverny, La Jeune fille à la Perle de Vermeer, détourne son regard, enlève son turban bleu et libère ses cheveux pour descendre dans le Jardin de Monet, contempler sur Le Pont Japonais, Nénuphars, Iris et Nymphéas.

A la ferme, tandis que meugle La Vache de Potter, La Laitière se dépêche de vider son pot à lait. Ce soir, c'est fête et danse pour Les Amoureux, Chagall, Picasso et Manet ont sorti fifre, guitare, tambour et violon.

Les Joueurs de cartes de Cézanne et les Glaneuses de Millet, finissent leur partie et leurs prières. C'est l'heure de déguster l'angélus et le pastis! Les ouvriers de Léger, cessent d'assembler leurs poutrelles, Gustave Eiffel les invitent à la Tour d'Argent.

Après s'être payé une pinte de bon sang, le Maneken Pis se soulage à la pissotière de Duchamp, reparti sur son nouveau dada, un monocycle.

A Samothrace, Bartholdi, sacré artiste de l'année, remporte la victoire des Golden Arts Awards, pour sa statue de la Liberté.

Partout, le renouveau, la libre fantaisie. la nature est en fête. Tout le jour, Les Colombes de la Paix de Matisse et Picasso vont porter la nouvelle.

A Arles, chez Vincent, sous La Nuit Etoilée, Les Tournesols baissent la tête en révérence et en cadence, charmés et bercés par le sublime hymne à la lune: O Casta Diva!, de Bellini.

Voir les commentaires