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Le pic-vert

Publié le par modimodi

Ho! Hé! Pic-vert,

Mets-toi au vert!

Stopp' ton concert

De trous d'gruyère!

 

Tap' pas du blair

Comme un rocker,

L'ampli-tuner

A bruit d'enfer!

 

Petit pic-vert,

Tu exagères

Tu accélères

En un éclair,

Tes coups d'tonnerre!

 

Comme un gangster,

Un mercenaire,

Tu révolvères,

Tu winchestères!

 

Comme un' commère,

Un' poissonnière,

Tu déblatères,

A train d'enfer!

 

Petit pic-vert,

Tu m'exaspères!

Fais pas la guerre,

En solitaire!

 

Bientôt l'hiver!

Fais pas le fier,

A découvert!

Tiens-toi pépère!

 

Cess' ta baston

D'mauvais garçon!

Tape pas le tronc

Comme un pilon!

 

Mais clip et clap

Tu mines, tu sapes,

Du bec, tu tapes

Tu fais du rap!

 

Lâche-moi la grappe!

Si je t'attrape,

Vite à la trappe,

Moi, je te zappe!

 

Pire! Que l'enfer,

Pire! Qu'au désert,

P'tit Woodpecker,

J'te change d'air!

 

J'te mets au vert

Dans la volière

Du monastère,

Sous muselière!

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L'aigle et l'agneau

Publié le par modimodi

Prends garde au cerf-volant,

Dans l'espace planant!

Va, ton chemin broutant,

Va, ton chemin bêlant!

 

Ne sois pas indolent,

Ne sois pas nonchalant,

Demeure vigilant.

Malheur à l'imprudent!

 

Prends garde au cerf-volant,

Aux nues, toujours montant.

Inconscient, gambadant,

Tu erres transhumant,

Oublieux, insouciant.

 

Regard perçant, glaçant,

Son œil étincelant,

Te guette, trébuchant,

T'observe, chancelant,

Te scrute, vacillant.

 

Secret alanguissant

Et complot mûrissant,

Il te sait somnolent

Et te connaît tremblant.

Prends garde au cerf-volant

Dans l'espace mouvant!

 

Silence saisissant,

Terrifiant, angoissant

Vol lourd, ensorcelant!

Majestueux, troublant,

Menaçant, harcelant,

Il plane en tournoyant.

 

Puissant et violent,

Tornade et ouragan,

Brutal et fulgurant,

Il fond de but en blanc.

 

L'éclair est foudroyant!

L'éclair est aveuglant!

Les serres dans tes flancs,

Tu t'élèves, en bêlant.

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Père Noël

Publié le par modimodi

24 décembre, c'est rituel,

Drôle de fête, chez les Noël !

Tout' la famille attend le Père

Parti fair' le tour de la terre,

Porter l'amour et la lumière,

La hotte pleine de cadeaux,

Par millions dessus le traîneau !

 

Maman Noël, entre ses dents

Marmonne, comme tous les ans :

Il va bientôt sonner minuit,

Nos enfants sont presque endormis.

En retard, encore cette nuit !

 

Entends-tu Tino, Stromae,

Où t'es, où t'es, Papa où t'es ?

Où mon bonhomme, t'es-tu enfui,

Au Chili ou à Biribi ?

Père Noël, urbi et orbi !

 

Mon réveillon est en faillite,

La dinde est déjà bien trop cuite !

Tu vas ramener la bronchite,

Rhume et grippe, la tachycardite

A courir de plus en plus vite !

 

Un lumbago, c'est garanti,

Et en prime, un torticolis,

Après tout' ces acrobaties

Pour te glisser dans les conduits

De cheminées, bien trop petits.

 

Sans oublier tes beaux habits

Encrassés, souillés par la pluie

Et ton bonnet rouge, noir de suie !

Ce métier est trop salissant

Pour un emploi d'un jour, par an !

 

Tu d'vrais changer de profession !

L'entretien des rennes, du traîneau,

Sans compter l'achat des cadeaux

Font toujours gonfler l'addition...

Et on dit, qu'y'a pas d'inflation !

 

Même, ton immense célébrité

N'est pas vraiment bien partagée,

Par les grands yeux écarquillés

Des enfants émerveillés,

Devant leurs jouets déballés !

 

Si l'monde t'adore, Papa Noël,

Il oublie la famill' Noël !

Y'en a qu'pour paquets et ficelles

Et le repas traditionnel !

 

Amis, dites-lui, je vous prie,

Si vous le voyez, cette nuit,

Par tous les saints du Paradis,

Nous l'attendons comme le Messie !

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Célébrités

Publié le par modimodi

Ferry : V'là un Jules, qui ne s'est pas contenté d'aimer Marianne mais qui a rendu les maîtresses, publiques, gratuites et obligatoires!

Pour Diogène, le cynisme et la mort étaient-ils du même tonneau?

Pinay, un nom d'emprunt pour porter le chapeau ou un bleu-bite de la finance?

Etre sur les principes, était-ce le vice d'Archimède?

Clovis, déjà un euro-sceptique ? Une histoire de Franc surévalué après sa conversion!

Si l'âne d'Apulée donnait de l'or, la mule du Pape rend-elle la monnaie?

Est-ce, parce que Moïse en faisait toute une montagne, que Dieu s'est mis à table pour lui dicter sa loi?

Beethoven, un musicien resté sourd à toute influence?

Si la vie coule de source, "ta douleur, Du Périer, sera donc éternelle!"

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La fourmi

Publié le par modimodi

Surgies d'un monticule,

Fragiles, minuscules,

Elles vont et circulent

De l'aube au crépuscule.

 

Moi, je reste incrédule,

Prodige majuscule!

Des milliers de cellules

Qui vont et gesticulent,

Jamais ne se bousculent.

Quel mystérieux calcul!

Génies ou homoncules?

 

Quels surprenants Hercules!

Par milliers, funambules

Qui avancent, qui reculent,

Emportant particules.

Par milliers, corpuscules,

Sans noms, sans matricules,

Surgis d'un monticule.

 

Pauvre humain ridicule!

Tu erres, tu déambules,

Hagard et somnambule,

Tu comptes, tu spécules,

Tu cours pour un pécule.

Fêtard et noctambule,

Tu cries, tu gesticules.

 

Gare à tes ventricules!

La ville est tentacule,

Ton œuvr' n'est qu'opuscule.

Chancelant funambule,

Ta destinée bascule,

Tu te désarticules,

La fin de toi t'accule

Et ta mort s'inocule.

 

Lentement, tu recules

Et ta vie capitule,

D'aubes en crépuscules.

Tu te fais minuscule:

Un dernier matricule,

Un nom sur fascicule,

Une croix majuscule,

Dessus un monticule!

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Le serpent

Publié le par modimodi

Il glisse doucement, enlacé à la branche.

Il s'y fond, s'y confond, se tord, se multiplie.

Un à un, ses anneaux coulent en avalanche,

Il s'étire, il ondule, il se noue, il se lie,

Il se vrille, il s'enroule, il est corde et liane

Il se colle, il se soude, il est glue et sangsue,

Crissant frisson d'archet d'un violon tzigane!

 

Il ruisselle, il ondoie, il est flux et reflux.

Il effleure le tronc, le frôle, le caresse,

Le mêle dans ses boucles, le contourne et l'enserre.

Il s'y love, le presse, il est femme et maîtresse!

De spirale en volute, il est lierre et lanière.

De soyeux froissements, en lestes contorsions,

Il coulisse, se déplie en souples constrictions.

 

De lacets en torsades, lentement, il descend.

Déroulant l'écheveau, il en tresse le fil,

Le tisse et l'entortille, silencieusement.

Tourbillon sinueux, il louvoie, se faufile,

Sous les feuilles qui bruissent, s'enfonce et disparaît,

Emportant dans ses plis, ses fascinants secrets.

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Le poisson rouge

Publié le par modimodi

Immobile dans son bocal,

Dans un silence monacal,

Le poisson rouge fait escale,

Ouvrant son orifice buccal

Comme pour un salut amical.

 

Petit poisson, tu t'y prends mal!

Ton effort est monumental,

Ta bouche s'ouvre machinale

Mais je n'y entends que dalle.

Quel est ce supplic' de Cancale?

 

Né du même sign' zodiacal,

Je n'ai pas de problèm' vocal.

A la kermesse paroissiale,

Je fais partie de la chorale.

Je hurle comme un cannibale

Dans les réunions syndicales.

Partout, je mène bacchanales!

 

Petit poisson, tu t'y prends mal!

A quoi te sert ton récital?

Pourquoi ces baisers en rafales?

Sont-ce promess' électorales?

Pourquoi ce silenc' sépulcral,

Confidenc' de confessionnal

Ou bien soupirs de pierr' tombale?

 

Pourquoi tout ce cérémonial,

Ce grand sourire commercial,

Cet air royal et triomphal?

As-tu une méga fringale?

Veux-tu vendre tes amygdales

Ou as-tu avalé la balle

Du dernier match de handball?

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La Crocq-Cinelle

Publié le par modimodi

Petits moucherons, gentils pucerons,

Plus de biberons, de polochons!

Plus le temps de fair' des ronrons

Au cœur des rhododendrons!

 

Plus le temps de fair' rigodons,

De chauffer petons et bedons,

Plus le temps de fair' des plongeons

Et de jouer à saute-boutons !

 

Les nouvelles sont officielles:

"Mam'zelle Crocq-Cinelle,

N'aim' plus l'chou d'Bruxelles!"

 

J'vous aurai prévenus,

Elle vous veut tout crus!

Pas en vermicelle,

À la croque au sel!

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Les petits caniches

Publié le par modimodi

Au salon d' thé

Des beaux quartiers,

Les p'tits caniches

Se font des niches.

 

Jolie houppette,

Aux yeux noisette

Compte fleurettes

A Pâquerette.

 

Entre un postiche

Et un' barbiche,

Les p'tits caniches

Ont l'œil de biche.

 

Pas d'amourettes

Sur les carpettes!

Pas d'galipettes

Sur la moquette!

 

Les p'tits chouchous

Sont aux genoux

De leur Da-dame,

Mais oui, Madame!

 

Fleur de jasmin

Et baisemain,

Bonnes manières,

P'tits doigts en l'air!

 

Blanches théières,

P'tites cuillères,

Belles Frisettes,

Frêles bouclettes.

 

Rose nœud-nœud

Dans les cheveux,

Petits gâteaux,

Douillets manteaux!

 

Les p'tits chiens-chiens

A leur mémère

Se portent bien!

Mais oui, ma chère!

 

Fines gaufrettes,

Crêpes Suzette,

Les bell' coquettes

N'ont qu'des miettes!

 

Délic' Viennois,

Café Liégeois,

Pas de susuc

Pour les mirettes!

Ça rend caduques

Et trop replètes!

 

Privés de tout,

Les p'tits toutous

Sur les banquettes

Font la ronflette.

 

Soupl' et dociles,

Sag' et graciles,

Les petits anges

Que rien n'dérange,

A l'évidence,

Ont d'la patience!

Mais oui, Constance!

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Le poussin

Publié le par modimodi

Petit poussin

De frais matin,

Sous maman poule,

Tu fais la boule!

 

Petit bec fin,

Plum' de satin,

Sur maman poule,

Tu roules, tu roules!

 

Sur son gros dos,

Mignon ballot,

Ballotte, cahote

Comme roulotte!

 

Pattes frivoles!

Colle et décolle,

Picore grains

Et vers coquins!

 

Gratte le sol,

Pique bestioles,

De cabrioles

En fariboles!

 

Grain après grain,

Va ton chemin,

Petit lambin,

Petit trottin!

 

Oh! C'est certain

Et inhumain,

Avant Toussaint,

Pour toi, ça craint!

 

Un jour prochain,

Un jour chagrin,

Cruel destin,

Ta vie s'éteint.

 

 

Drelin! Drelin!

Réveille-matin,

Notre grand-faim

Sonn' ton Déclin:

 

Poule au cumin,

Poulet raisins,

Chapon au thym,

Grand coq au vin!

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