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Lettre d'excuses - Mea culpa !

Publié le par modimodi

Excuses en tout genre !

Tu le sais toi, mon semblable en humanité, notre belle vie se déroule dans l'affirmation de notre personnalité. C'est la somme de nos propos et de nos faits et gestes qui justifient notre présence au monde. Nous existons par la réalisation de nos actes et les intentions de nos bonnes paroles.

Les événements les plus divers rythment nos journées et structurent notre temps. Rituels, agendas, travail, relations, échanges, loisirs et repos, amour et amitié composent notre quotidien. Le bonheur est notre quête et notre lot promis à la tombola des jours de chance.

Il n'est nul besoin de légitimer nos modes de vie ni de nous défendre, il suffit d'être nous-mêmes. Mais devant l'adversité des situations les plus impromptues, il est parfois nécessaire d'expliquer, de s'excuser, d'argumenter pour se faire comprendre et pardonner. Il est obligatoire de toujours s'adapter, en fonction du contexte et de l'interlocuteur. Par oral ou par écrit, en public ou en face à face, par mail ou par lettre, il convient alors, de fournir des explications plausibles et crédibles.

Voici quelques exemples qui pourront t'aider, le cas échéant. Ils ont une constante : le motif du retard.

Tu es salarié, tu rentres de vacances. C'est ton premier jour et tu es en retard à ton travail. Quelle qu'en soit la vraie raison, tu peux t'excuser et invoquer le bouchon, dû à un accident sur la route ou sur l'autoroute. Tu peux évoquer l'incident sur la voie ou la ligne du train ou du métro, le débrayage surprise des agents, la panne de bus ou d'automobile...

Dans tous les cas, évite l'emphase et les excès mélodramatiques ! Ne va pas dire :

_ "Monsieur le chef de service, vous, qui avez du retard à l'allumage, vous comprendrez aisément ma panne de voiture... Pourtant elle sort du garage, je lui ai fait faire sa révision hier, dès notre retour du Portugal. Comme quoi chef, c'est comme les objectifs, il ne suffit pas de les réviser pour faire démarrer la reprise de l'activité !"

_ "Chef, mais comment avez-vous fait pour arriver à l'heure ? Vous n'avez pas été bloqué par l'accident ? Ah oui, c'est vrai ! Vous ne prenez pas la même route ! Mais non, j'suis bête ! Vous, vous bénéficiez d'un logement de fonction. Vous ne savez donc pas ce que c'est, la galère des embouteillages ! Vous le matin, vous n'êtes jamais gêné et vous pouvez même être, le premier arrivé. Enfin, comme disait Ulysse à Pénélope : mieux vaut tard que jamais ! Hé oui, Chef !  V'la enfin, votre meilleur élément ! Cachez votre joie !"

Dès la première semaine, évitez la rébellion et la revendication. Ne dites pas d'emblée :

_ "Monsieur le directeur, c'est à cause d'une politique ultralibérale comme celle pratiquée dans cette entreprise, que l'infortuné salarié, brutalement licencié, père désespéré de cinq enfants, s'est jeté ce matin, sur les voies, paralysant la ligne du RER B. Vous me permettrez de faire une collecte pour cette malheureuse victime du capitalisme sauvage."

Ne hurlez pas dans le mégaphone :

_ "Camarades, rejoignez-moi, à la porte de l'usine ! Les vacances continuent ! Cessez le travail ! Nos camarades syndiqués de la RATP nous montrent l'exemple. Soyons solidaires. Désormais y'a plus de retard, tant que le patron refusera de nous augmenter. Le seul attardé, c'est lui et ses méthodes !"

Ou encore, au retour des vacances, si tu es invité dans ta famille ou chez des amis et que tu as deux belles heures de retard ! Abstiens-toi, de toute diatribe, si c'est pour monologuer et dire au gré de tes différentes humeurs :

_ "Oh ! Vous êtes déjà tous là ! Pour la bouffe, comme disait grand-papa, y'a pas de fainéants ! Mais on dirait qu' j'arrive comme un cheveu sur la soupe à la grimace ! Ne vous gênez pas pour moi ! Ne levez pas la tête ! Continuez à vous goinfrer comme de pauvres affamés, à vous bourrer comme des saucissons ! J'peux bien vous comprendre, car moi aussi, je suis comme vous, à la bourre ! Pour mieux vous remplir, vous allez rire, j'ai même des excuses bidon !... D'ailleurs, ne vous mettez pas en retard pour moi !... Et puis, ne répondez pas tous en même temps, c'est pas poli de parler la bouche pleine !"

_ "Ah ! Vous ne m'avez-pas attendu ? Pourtant j'arrête pas de courir, depuis ce matin ! Je ne me suis pas arrêté, une seule seconde depuis qu'on est rentré hier... J'ai vidé mes valises et sorti les cadeaux. J'étais, pour vous les montrer, en train de sélectionner mes photos du festival des cerfs-volants quand le canari a fait une crise d'asthme ! J’ai dû le conduire chez le véto ! Ça m'a décalé toute ma journée. Sur la route, j'en ai profité pour déposer le linge au pressing. On ne peut pas toujours le laver en famille ! Et puis, j'dis ça, j'dis rien !... Bien sûr que vous serez d'accord avec moi !... Tout le monde n'est pas en grandes vacances, toute l'année et retraitée, comme mamie Paulette !... Ah ! Mais je vois, pour finir, je suis même en avance pour le dessert !"

_ "Continuez !  Ne vous dérangez pas pour moi ! J'n'avais pas très faim et puis, pas de regrets ! J'n'aime pas le poisson, surtout le rouget, y'a trop d'arêtes ! Et les épinards à la crème ! J't'en parle pas ! Ça me rappelle les repas de cantine !... Ah ! C'est vraiment une mauvaise journée ! Mon horoscope avait bien raison !... Au fait, Martine, je ne t'ai pas apporté de chocolats, ils risquaient de fondre par cette chaleur ! On va sûrement avoir une belle arrière-saison !"

_ "C'était bien pour aujourd'hui, l'invitation ? J'ai eu un doute ! Je m'suis dit, n'y va pas trop tôt, ça fait mort de faim !... Ah ! Y'a plus de poulet, Jeanine, c'est pas grave, je n'en suis pas privé. J'en avais déjà mangé ce midi et dimanche également, un Bresse aux morilles, chez ma mère ! Elle le fait divinement bien ! Et j'te parle pas non plus de cet été, en Espagne et de la paella géante, une tuerie ! Je me réserve pour la salade, c'est le plat de roi des escargots qui vont comme moi, toujours au plus vite ! T'en as fait, j'espère ?"

Après ces conseils, si tu gaffes encore, tu es inexcusable !

 

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L'eau de roses 1-2

Publié le par modimodi

Chochana, Suzanne, ma rose,

Pétale et soie, toi tu te poses,

Sur mon cœur et tu prends la pose !

Fragile rose, à peine éclose,

Ta beauté en moi se repose.

 

J'écris des mots qui te composent

Strophes, poèmes, en vers ou prose,

Des cris d'amour, frais comme rose,

D'envies et de passion décloses

Dans nos ivresses en symbiose.

 

Ta couche est un lit de roses.

Nous nous y donnons virtuoses.

Peau contre peau, corps en osmose,

A ton rosier, je suis tout chose !

Tout est parfum, tout est grandiose !

 

Mon églantine, trémière rose,

Primerose aux grâces encloses,

Ma porcelaine de Formose,

Fleur d'Ispahan, t'aimer, moi j'ose !

Des vents de sable, tu es ma rose !

 

Mais rien ne dure, mêm'les rêves roses !

Belle de Noël et de fest-noz,

Fleur de carême et de kolkhoze,

Pourquoi cette métamorphose ?

L'amour en toi se décompose.

 

Un coup d'gel ? Quelle en est la cause ?

Étais-je à ce point, en hypnose,

Sidéré, frappé d'amaurose ?

L'amour mâche nos lauriers roses.

Mon cœur propose, toi tu disposes !

 

C'est moi qui t'irrite, je suppose !

Est-ce un sort de mon andropause,

Un doute en toi, une psychose,

Frissons, émois en overdose ?

Tu m'as envoyé sur les roses !

 

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Tous les coups sont permis ! Les quatre cents coups. 2-3

Publié le par modimodi

Nous nous exprimons souvent avec les mêmes mots. Le mot COUP en est un exemple frappant, qui entre à tous les coups, dans de nombreuses expressions idiomatiques courantes.

Du coup, le modeste écrivain que je suis, a frappé les trois coups d'une fantaisie intitulée : "Plais et Bosse ! " Il espère même fidéliser sans les heurter ses délicats lecteurs…

Or donc, disais-je alors, si j'ai trimé et bossé, j'ai plu aussi tant et plus ! Les belles interlopes ont été gentilles avec moi, j'ai eu chattemites plutôt que coups de griffes. J'ai connu des chattes qui se faisaient souris et même parfois tigresses. J'ai connu le plaisir et la jouissance, d'un seul coup, du premier coup, au coup par coup et parfois après coup ! J'ai eu des coups fourrés et fait parfois coup double mais ni coups de mou, ni coups de pompe !

Plutôt une brillante vie d'amour à petits coups de brosse à faire reluire. Des coups de maître pour de maîtresses femmes ! Pas de coup d’État sinon de tous mes états ! Une guerre en dentelles, sans coup de canon pour une quelconque grosse Berta ! Mes belles étaient toutes canon, même si j'étais souvent, je le pense, leur boulet.

Toujours à la pointe, j'ai dégainé, tiré l'épée, j'ai ajusté les coups et porté l'estocade mais je n'ai pas donné de coups d'épée dans l'eau afin de ne pas finir mes récits comme mes amours, en eau de boudins ! Les belles étaient modèles en galantes, in ! Oui ! Pas besoin de dégelées. Je suis parfois resté figé et tremblant, sous le coup de l'émotion. A mourir de plaisir, j'aurais pu, plus d'une fois, mourir sur le coup. Oh ! La belle petite mort sur un petit nuage rose !

Orgueilleux en amour autant qu'en prétention littéraire, j'ai tenté de les mettre à la page, à mes pages. J'ai usé de tous mes atouts. Au gré de mes souvenirs, je me remémore en tendresse mes coups de poker amoureux. Ma carte maîtresse était une carte du tendre. J'égrainais ainsi en jouisseur délicat, mes coups de rein et mes coups de folie.

Je ne connaissais pas le coup du Père François mais je retiens de mes ébats d'antan, quelques jolis coups montés : le coup de l'étrier avec une écuyère qui hennissait de plaisir, le coup de bambou avec une belle asiatique, le coup de filet avec une sirène et le coup de torchon et de sirocco avec Aïcha, une rose des sables au désert de l'amour.

Que du bonheur, sans peur, sans heurts, sauf une seule fois ! Oh ! Ce jour endiablé, où pour un coup d'un soir, une diablesse de belle de Cadix m'a chassé à grands coups de balai, quand elle connut l'amour sorcier ! Je subis pour la seule et unique fois le coup de la panne.

Aucune douce victime, légèrement bouleversée, lors de touchants assauts charnels ou émue au sortir de quelques tendres accrochages, ne s'est écriée : je m'en tamponne ! Sans doute, parce que dans les collisions amoureuses, si on ne manque pas son coup, presque à tous les coups, on gagne… Ah ! Pas toujours le Paradis mais au moins le septième ciel du paradis artificiel. Le mont de Vénus fut mon mont de piété. Oui ! J'ai été très pieux, assidu dans mes dévotions. Miséricorde ! Ça, je le jure sur la tête du soldat inconnu.

J'ai eu des coups de veine mais heureusement pas de coups de sang ! Je n'ai pas eu à accuser le coup, comme ce bon roi Louis qui eut tort d'agir, sur un coup de tête ! Pas de coups bas ! Au contraire, la tête haute, j'ai su dévier la hache et tenir le cou en échafaudant de bons coups. Au bilan même, on peut m'accrocher la cocarde tricolore du coq gaulois, sans un coquart !

Joyeux drille mais pas querelleur, il m'est arrivé de me laisser prendre au coup du dernier verre. J'ai eu un coup dans les carreaux, un petit coup dans le nez mais jamais un gros coup sur le nez, de ceux qui vous envoient à carreau !

Joyeux amis, buvons vite un bon coup ! C'est ma tournée ! La rasade mais pas la bourrade ! … En cet instant, l'ivresse des sens et des mots a probablement envahi les lecteurs qui pensent que la vie n'est pas un roman, ni un conte de Cambrinus pour buveurs de bière !

L'ivresse n'est évidemment pas la même, quand tout à coup, le sol se dérobe sous vos pieds et que vous ne valez plus un clou. J'ai donc tenu le coup et évité de rendre coup sur coup ! Un coup d'épaule qui vous aide, c'est mieux que le sale coup de boule ou de massue d'un abruti cogneur qui vous déstabilise, vous laisse commotionné et mal en points de suture ! Je me pique même de n'avoir jamais donné, même un petit coup d'épingle !

J'ai ainsi toujours tenu à être dans le coup et pas en dehors du coup. Mais en passant devant le miroir du temps, j'admets qu'il n'est pas facile d'attraper un coup de jeune alors qu'il est tellement aisé de prendre un coup de vieux… Que n'ai-je encore gardé, année après année, l'espoir de devenir célèbre en montant comme Romain Gary un grand coup littéraire à la Émile Ajar ! Si le talent ne nous est pas commun, au moins partageons-nous le goût de la farce.

Au bilan, je me suis souvent trouvé dans tous mes états sans commettre pour autant le moindre putsch, en ma vie. Aucun coup de cafard à broyer du noir ni de coup de canif dans le contrat ! Sans coup de fatigue, mon cœur, lui-même a tenu le coup de grâce… De sa grâce, bien sûr ! Celle de ma Muse, l'amour de ma vie, mon unique coup de cœur... La seule, qui sache lire dans mes pensées, à livre ouvert.

 

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Bobo en vacances 4-4

Publié le par modimodi

Il applique, ce qu'a dit Tacite :

"Le vrai bonheur est sans limite !"

On n'vit pas comme des troglodytes,

Le monde est cosmopolite !

On covoiture, on cohabite.

Avec Home Exchange, c'est super !

Trois semaines, au cœur de Times Square !

 

Y'a plus qu'les ploucs et les balourds

Qui pass' leurs vacanc' à Combourg,

S'achètent un parapluie d'Cherbourg,

Visitent la ville en city-tour.

La France n'est plus qu'un faubourg !

On échange appart' et séjours,

De New-York à Saint-Pétersbourg !

 

Oui ! L'été, finis les petits-fours,

Adieu la bourse, l'suivi des cours,

On reprend son cœur troubadour,

Ses Rangers et son sac à dos.

Son couteau suisse et son chapeau,

Chips, tomates, poulet, mayo.

Tous équipés pour la rando !

 

Avec Jean-Phi et ses trois filles,

On crapahut' dans les Alpilles !

Demain, le grand raid VTT,

Hors de tous sentiers balisés.

Pas d'entrave à la liberté !

Après demain, c'est farniente,

On pourra tous récupérer !

 

Oh ! Déjà, je te vois qui dort,

Le casque à fond avec The Doors.

Loin des potins et des peoples,

Tu vas promener ton épagneul.

Chacun s'détend, joue au scrabble

Et le soir, à table, on savoure

Chaque instant du bonheur du jour...

 

Ici, le temps est suspendu !

On peut mêm' vivre, à moitié nus !

Sur les matelas, comme des lézards,

À la piscine, on est peinards !

Avec les amis, en webcam,

Ou sur Skype, on donn' son programme !

"On n'a pas tout ça à Paname !"

 

On filme un envol de palombes,

En lisant Amélie Nothomb.

Paul bouquine "Mémoires d'outre-tombe",

Tu as emporté ton Houellebecq.

Pas question, parce qu'on fait le break,

De se prendre un "Pan ! Sur le bec",

Dès la rentrée, par un blanc-bec !

 

C'est l'été, on oublie l'travail,

On s'passionn' pour l'art du vitrail

Ou les dentell' de Montmirail !

Les grillad' cuisent sur pierrailles !

Et les doigts de pied en éventail,

On ripaille et on s'encanaille,

On danse, on s'prend par la taille.

 

Plus l'temps d'relever ses e-mails !

Dans le puits, on plong' les bouteilles !

Le p'tit rosé du producteur,

Bio, goulu, frais, à toute heure,

Trois pêches-abricots dans l'shaker,

Fruits et légumes du producteur,

Cinq par jour, finis les docteurs !

 

Au soleil, auprès des cigales,

C'est méga fun, hyper génial !

Pas b'soin d'pirogues, au Sénégal

Ou d'pieds dans l'eau, au Portugal !

On n'est pas bien, Marie-Chantal,

Comme les amants du Taj Mahal

À rêver, au cœur des étoiles ?

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Lettre philosophique et commerciale 1-6

Publié le par modimodi

Marchands de bonheur, marchands de couleurs !

Bonjour les amis ! Je vous adresse une missive envoyée à la ménagère de cinquante ans comme à tous ceux qui ont la fièvre acheteuse.

Prenez le temps de la lire ! Elle peut alimenter votre réflexion et guider vos futures emplettes dans les magasins en tout genre ! Avec ma bonne langue usée à faire du lèche-vitrine, je vous cachète sur le champ, l'enveloppe.

Moi, je vous le dis ! S'il existe une confrérie qui ne peut faire faillite, c'est celle des marchands de couleurs, de rêves et de bonheur ! Les coloristes de l'arc-en-ciel des promesses !

Parole d’Évangile ! Il y en a pour tout le monde ! Il suffit de relire les Béatitudes : "le Sermon sur la montagne". Il y a huit types de paroissiens visés par le catalogue de St Matthieu ! (5, 3-12) D'ailleurs, chacun peut s'y sentir concerné et même plus, je le crois, consterné ! Ceux qui prendront le temps de réfléchir, pour méditer plutôt que de médire, risquent de tomber de haut, du très-Haut !

La liste des gentils élus, bénéficiaires de la Bonne Parole, n'est d'ailleurs pas vraiment close ! Sacré nom de Dieu ! Moi, je le dis à mon lecteur, porte-bonheur : "Heureux, les scrogneugneux car le royaume des cieux est à eux !"

Pour vous les crédules, les bienheureux promis, ce n'est pas gratuit ! Mais vous pouvez tout acheter au dépôt-vente des grâces et des indulgences plénières ! Le royaume des cieux est à portée de mains et surtout de porte-monnaie ! Saisissez votre chance-obole ! Plus l'offrande est conséquente, plus vous serez exaucés. N'oubliez tout de même pas de dire : Dieu merci !

Après avoir exploré tous les domaines philosophique, sociologique, religieux, commercial, etc, une certitude se fait jour : "On ne naît pas heureux, on le devient !" C'est aussi la loi matraquée par le code du commerce pour les naïfs qui n'ont pas eu besoin d'attendre le fromage d'Abondance pour passer pour des poires, bons chrétiens.

C'est la foi qui vous sauve ou vous sauvera. Il suffit de croire aux joyeux avatars d’Hermès, aux messages et aux réclames, d'appliquer et d'acheter, pour être heureux et sauvés ! Le paradis des bonnes affaires juteuses a de fructueux artifices en vente libre. Ça tombe bien, il est vraiment fait pour tous ceux qui ont les dents du bonheur !

Les donneurs de leçons de vie et les bonimenteurs vous feront croire qu'il vous faut agir et saisir toutes les occasions pour améliorer votre condition et votre sort ! Les prêcheurs et les marabouts vous garantissent immédiatement un monde meilleur. Les vendeurs et les commerçants épatent la galerie marchande par leur bagou, pas toujours du meilleur goût, même quand il est du jour !

Méfiez-vous, vous savez, ils en savent un sacré rayon, tous ces baratineurs, harangueurs, démonstrateurs, embobineurs, marchands de bonheur ! Ils vous tirent à l’œil, la sonnette d'alarme sur les opportunités des ventes privilèges. Vous voulez vous démarquer de la masse, avoir de l'élégance et du style, soyez opportunistes et lestes, souples et élancés ! Sautez sur les bonnes affaires ! Le luxe est à portée de mains et l'excentricité à vue de nez ! La ruée vers l'or est toujours d'actualité !

Vous êtes des clients de marque, toujours prêts à vous jeter dans les courses mais ne soyez point trop confiants, vous aurez peut-être droit à de la sous-marque. Une fois dans leurs griffes, vous aurez du bonheur à la mode, de la haute couture à prix dégriffés et à crédit ! Vous voilà, fin prêts à affirmer votre tempérament d'une seule traite !

Consommateurs éclairés, vous exercez votre conscience citoyenne et écologique ! Hélas ! Le made in France passe parfois par Taïwan, le circuit court peut prendre des chemins de traverse et la vente directe du producteur passe par l'intermédiaire du super marché.

Mais tout est plus frais et bio ! La pêche est miraculeuse, il y a du bonheur à la criée ! Vous avez l'oreille sensible, vous avez le bon esprit, impulsif et ouvert, vous êtes la cible idéale que visent les publicitaires dans leurs slogans et leurs symboles ! La tactique des professionnels est imparable : vous donner envie d'acheter en grande surface ou en boutique, ce dont vous n'avez pas besoin. Résistez à tout, sauf à la tentation !

Par leurs néons criards, ils vous attirent. Pour être aux couleurs du temps, ils vous en font voir de toutes les couleurs flashy et tendances à la mode ! Ces marchands des quatre saisons vous influencent par leurs découvertes et propositions. En un éclair, vous allez être du tonnerre ! Le violet, le coquelicot, l'orange et l'indigo sont les coloris du printemps ! Vous allez pouvoir défiler en ville !

Ces magiciens de la modernité et des nouveautés offrent l'arc-en-ciel vestimentaire des illusions multicolores aux oies blanches et aux fleurs bleues, aux béjaunes et aux verts galants attirés par les étiquettes, les réclames fluo et les logos. Vous voulez déchirer ? Pas d'accroc dans vos envies, au contraire, une vraie chance pour vous ! Les pantalons déchirés sont à la mode du moment !

Vous voulez être modernes, fashion, branchés, à la mode du jour ? Vous serez pris dans la rumeur du bouche à oreille et dans les mailles de leurs filets dormants. Aujourd'hui, à la mode et demain, démodés ! Si le diable s'habille en Prada, l'obsolescence est dans le vent qui attise les flammes de l'enfer mercantile.

A quels prix, toutes ces déviances, ces péchés de chaire et d'enchères ! Le prêcheur croit-il à ses sermons et s'applique-t-il ses propres préceptes ? N'êtes-vous pas victimes d'un excès de votre propre confiance ? Le marabout mangera-t-il le poulet que vous avez payé pour l'égorger ? Laverez-vous plus blanc que blanc ? Jouerez-vous au petit chimiste, au savant de Marseille, en composant votre propre lessive ?

Vous êtes l'objet de toutes les attentions. L'impact publicitaire des nouveaux produits est recherché par sondage et audimat ! On vous interroge, on convainc vos objections. On vous fait goûter, on vous offre gratuitement, on vous éblouit, on vous fait rêver et on s'engage à vous garantir un bonheur durable et une satisfaction inusable comme vos illusions ! On va vous fidéliser. Vous avez la carte et déjà 20% de réduction sur votre prochain achat, sans compter la multitude des bons de réduction que vous collectionnez.

Cherchez le bonheur ! Une folie de temps à autre ! Oui ! Pourquoi pas ? Faites-vous plaisir ! Mais à tout prix, devez-vous absolument avoir cette bonne mine de naïf devant la quatrième génération de perceuse à percussion et prix cassé ? Et, mine de rien, petite nigaude, allez-vous mettre le prix et croire qu'au prix du beurre, ce maquillage est en promo et que pour deux achetés, le troisième est gratuit ! Vous laisserez vous embarquer et séduire par les primes et la promesse de la quinzaine des aubaines : en tête de gondole, un voyage gratuit pour deux, à Venise, le grand prix de la tombola de la chance.

La société dans laquelle vous vivez est faite à l'image de la multitude des attentes de chacun. Vous espérez, nous espérons tous, à toujours plus et mieux. Nous voulons être et paraître, nous agissons entre besoins et bagatelles, désirs et plaisirs !

On nous somme de consommer car tout se vend et tout s'achète, l'essentiel comme le superflu ! Si vous le pouvez, dépensez-vous mais ne dépensez pas sans compter ! L'existence n'offre pas l'alternative du "satisfait ou remboursé !" Alors choisissez votre mode... de vie ! La jeunesse est un état d'esprit pas une ristourne !

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Vision

Publié le par modimodi

Dans mon sommeil et mes nuits bleues,

Dans mes yeux aux rêves sableux,

J'ai cru vous avoir reconnue

Dans les éclairs discontinus

De pluies d'étoiles répandues.

 

Elles s'embrasaient, emportées

Pour incendier la voie lactée

Aux tisons de ma volupté.

Je n'avais plus qu'à m'enflammer

Au brasier de l'éternité.

 

Dans la féerie visionnaire,

Mes songes se condensèrent.

Vous étiez l'azur et l'éther,

Le temps, l'espace et l'univers,

Les sphères aux divins mystères. 

 

Mon cœur était incandescent.

Éros était le tisserand

De désirs fous et sans tourment.

L'amour brillait au firmament,

J'étais son buisson ardent.

 

Avec vous, tout est présage,

Avec vous, je romps les cordages,

Avec vous, je pars en voyage,

Dans les comètes et leurs sillages.

Je crois déjà à vos mirages.

 

Quand mon bonheur a ce visage,

Qu'importe ce monde éphémère,

L'éternité et ses jachères,

Le ciel, l'enfer et ses torchères,

Si vous en êtes la Chimère !

 

Les Pléiades portent votre emblème !

Mille étoiles font un diadème

Qui poudroient, diffusent et parsèment

Des galaxies de grâce extrême,

Au sein de l'harmonie suprême.

 

Je n'ai plus aucun stratagème,

Je suis un autre, je suis moi-même,

Je ne crains plus les anathèmes,

Vous êtes le chant de ce poème

Qui murmure que je vous aime !

 

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Tous les coups sont permis ! Plais et bosse ! 1/3

Publié le par modimodi

Notre vie est remplie d'événements extrêmement variés que nous exprimons souvent avec les mêmes mots !

Dans ce domaine, le mot COUP est un exemple frappant. Son emploi est immense. Il entre à tous les coups, dans de nombreuses expressions idiomatiques courantes. A coup sûr, il y a une locution ou une expression lexicale qui coïncide avec la situation que vous voulez décrire.

Oh oui ! Sûrement que depuis l'invention du langage, le vocable tient le choc, car tous les coups sont permis, tous les coups me sont permis ! Je frappe donc les trois coups de ma plume, pour donner le coup d'envoi et lever le rideau sur cette fantaisie intitulée : Plais et bosse !

Certains lecteurs s'attendaient peut être au titre : Plaies et bosses… Sûrement plus en écho et dans l'attendu du thème ! Mais non ! Mais non ! Mes parents m'ont appris qu'il fallait, dans la vie, savoir se donner du mal pour plaire, pour réussir et rester dans le coup…

Paraît-il qu'à notre naissance, une fée se penche sur notre berceau, s'il n'est pas trop près du mur ! Moi, je n'ai pas eu de coup de baguette magique, elle l'avait probablement cassée ! Il ne lui restait qu'un bâton, mais par chance, c'était un bâton de pèlerin, taillé pour la route, pas pour la baston.

J'ai donc beaucoup bossé et bien roulé ma bosse ! J'ai fait de ma vie un chemin d'efforts et de vertus, de plaisirs et de joies communicatives. Quand il a fallu, j'en ai mis un sérieux coup, ne rechignant pas dans les différents coups de feu.

Mais on ne fait pas sa place au soleil, sans prendre de temps en temps, un coup sur la tête, voire un coup de soleil ! Depuis d'ailleurs, j'en connais bien-sûr, un rayon !... Je me vois même déjà en garnir un niveau dans votre bibliothèque de bibliophiles.

Par chance, mes bons parents qui m'ont très tôt, mis dans le coup, ne m'ont pas traumatisé ni administré de baffes et de taloches. Encore aujourd'hui, par le petit Jésus en culotte de velours, je n'ai pas eu à manifester, en battant le pavé et en criant : A bas la calotte ! A bas la calotte !

J'ai maintes fois bataillé avec la vie. N'étant pas un mauvais cheval, j'ai pris le mors aux dents et donné des coups de collier, sans jamais porter d’œillères. Je n'ai pas rué dans les brancards, filé de coups de sabots mais j'ai plutôt donné des coups de mains. J'ai joué des coudes en y mettant beaucoup d'huile pour rester dans le bain. En de nombreuses occasions, quand ça en valait la peine, c'est à dire vraiment le coût, j'ai souvent tenté le coup. 

Pas de plaies et bosses ! Prudent, j'ai su me tenir éloigné des drôles d'oiseaux moqueurs, de leurs coups de bec et de pattes. Pas de coup d'éclat, j'ai préféré briser là et me tirer à grands coups d'ailes que de prendre un coup dans l'aile ! Je n'aime que l'oiseau rare qu'on appelle l'oiseau lyre ou cet autre que je nomme l'oiseau-lire et que je vous dédie. C'est notre oiseau de paradis.

Pour ne pas toujours compter les coups, en guise de contrecoup, j'ai de temps en temps donné un coup de dents, un coup de corne, un petit ou un grand coup de gueule et quelques coups de langue. Mais pas de raclée ni de numérotage d'abattis !

Personne ne m'a appelé petit lord-gnon ! Pourtant à bien y regarder, faut dire qu'il y a parfois des faux-derches à qui on rêve de claquer le baigneur et pour lesquels, des tas de coups de pied au cul se perdent, à grands coups de pompe.

Par Notre Dame, je n'ai pas eu de coup tordu à la Quasimodo. Je n'ai pas eu de coup de génie, non plus ! Heureusement, par un surprenant coup de pot, le destin n'est pas resté sourd et m'a souvent donné des petits coups de pouce. Par la pichenette de la chance ou un petit coup de dé favorable, le coup de la Providence m'a offert la grâce du ciel.

Cela m'a permis d'éviter de me faire envoyer paître comme de recevoir en vache, des coups de pied de l'âne. Au final, j'ai eu autant de coups de chance que de coups de chaud. Avec les belles, si je n'avais pas le ticket chic, il m'est arrivé souvent d'avoir le ticket-choc de tendres secousses corporelles.

Et bien qu'un peu chaud lapin, j'ai eu heureusement plus de coups de foudre que de coups de fusil. J'étais et je reste fleur bleue, d'ecchymoses ! Faut dire qu'elles valaient toutes le coup d’œil et les battements de cils, pour vous faire faire les quatre cents coups. Elles m'ont d'ailleurs, souvent mises aux cent coups !

Avec elles, j'ai cueilli la rose des vents afin de ne jamais désorienter mes lecteurs.

 

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Bobo Branché Bio 3/4

Publié le par modimodi

Bobo fourmille d'idées

Pour la terre et l'humanité.

Le monde est en grand danger,

La beauté est fragilisée,

La liberté est malmenée !

 

Pour comprendre, il faut voyager.

À l'autochtone, faut se mêler,

Le bobo y est toujours prêt.

Pour l'an prochain, un grand trekking,

Le grand air, c'est mieux qu'un lifting.

 

Ne pas se fier aux magazines !

Fair'confiance à l'agence : Tchin-tchin !

Trop génial, ce voyage en Chine,

Mais trop d'pauvres, au pied des buildings...

C'n'est pas bon pour le marketing !

 

Du fashion, bobo est le king,

Sur ordi, il fait son shopping !

Il est tendance et pas bling-bling,

Il se tient très loin du bashing.

Pas de selfie pour un piercing !

 

Pas de crise d'identité,

Il ne vit pas en décalé.

Ouvert au monde, il est câblé,

Aware, open et connecté,

A tout l'web, il est relié.

 

On peut s'équiper high-tech,

Aujourd'hui, pour quelques kopecks !

Toujours politiquement correct,

Sa social' life est sur le net,

Tous ses enfants ont une tablette.

 

Il a réalisé son Book.

Ses vrais amis sont sur Facebook !

Toujours design et branché in,

Il tweete, dès que sonnent matines

Pour soutenir la cause féminine !

 

Bobo pens' vite ! Pas enrôlé

Dans des courants ou des pensées,

Étriquées ou influencées.

Faut le laisser s'illusionner

De son originalité.

 

Mais ses idées sont formatées,

Perfusées et bodybuildées

Par les médias ou la télé

Et les slogans préfabriqués

Pour bon citoyen éclairé !

 

Il se plaît à le répéter :

Tout' la planète est condamnée !

Faut agir pour la ménager,

Acclimater, décarbonner.

L'éolien, c'est le vrai progrès !

 

On ne s'entend plus penser.

C'est trop bruyant et pollué

L’espèce humaine est menacée !

Un beau 4X4, il a acheté,

Diesel turbo sur-compressé !

 

L'énergie, faut pas gaspiller,

Faut fair' le choix du recyclé !

Le renouv'lable, c'est l'option-clé

Pour nos enfants, leur assurer

Un' vie saine et équilibrée !

 

Pas de food-truck ou de snacking,

Sinon adieu les p'tits footings.

Du frais cueilli, pas d'surgelés,

Des yogourts framboise-litchis,

Du fish and chips au tzatziki.

 

Du slim, du light, du goût, bio,

Loin des brunchs et du Mac Do,

Où on livre, en 20 second's chrono,

Des burgers, des cocas zéros,

A Istanbul comme à Tokyo !

 

Mais le dimanche, gare aux kilos,

C'n'est pas l'régime Guantanamo !

On savoure gigot, aligot,

Les recett' de tante Margot

Qu'on déguste au château Margaux !

 

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Lettre d'un philosophe à sa libre amie : Liberté, chérie ! 3

Publié le par modimodi

Entends-tu chérie, je ne renoncerai jamais à ma liberté chérie !

Heureusement ma fidèle compagne que ma liberté est une liberté éclairée de tout ton éclat ! Tu justifies l'acharnement vital que j'ai à la défendre. Même si je devais y laisser mon libre arbitre, je ne saurais y renoncer, parce qu'elle est, toi et toute entière en toi !

Tu es mon but et ma volonté, ma raison d'exister et la juste cause de ma liberté, à laquelle je me suis donné et même abandonné.

Si c'est mon châtiment, il n'en est de plus doux ! "Ma vie est à partir de toi !", pouvait dire Aragon à Elsa ! Toi, tu es la source de ma liberté, elle s'origine de toi. Je suis passionné, mais pas passionnel, exalté d'amour mais pas borné jusqu'à l'entêtement de mes sentiments. Je n'ai jamais été fanatique ou sectaire en amour !

J'ai toujours eu du mal à être un existentialiste dogmatique et à tout ramener au présent. Si l'amour s'est incarné en toi, l'essence de l'amour précède ton existence et si tu es l'amour de ma vie, tu es l'essence de ma liberté. J'ai accepté ce don de toi, il m'est existentiel. Nous avons aussi, délibérément accepté ensemble ce don d'amour, car il nous est essentiel.

Tu connais, ma passion véritable pour toi et à l'inverse nettement moins, mon engouement pour J P. Sartre. Selon lui, l'Homme condamné à être libre ne peut s'accomplir que par lui-même !

Car c'est vitalement, sa propre liberté créatrice et sans limite, qui fait la synthèse en lui, pour lui dire de faire et d'agir, en l'engageant dans l'action utile, l'effort, la lutte ou le combat. Il devient ainsi libre par lui-même et autonome ! Plus il est confronté aux difficultés et aux obstacles, aux crises majeures, à la restriction ou à l'absence de liberté, plus dans ces circonstances, en décidant d'agir, il devient libre. Car ses propres engagements, ses actes le libèrent. Gloire à l'action des résistants en temps de guerre. Là est la liberté des héros magnifiée jusque dans le sacrifice !

Heureusement, toi et moi, nous nous ingénions avec enthousiasme, à inventer l'amour, non pas dans la chicane ou les contrariétés mais dans un équilibre paisible. Nous pouvons admettre que nous sommes condamnés à la liberté, si celle-ci ne se réalise que dans l'action. En effet, nous œuvrons à l'accomplissement de notre union. Dans l'expression de notre moi tout entier, nous sommes toujours libres d'agir, de réfléchir et même de méditer.

Oui ! Nous sommes d'accord pour dire que la liberté d'aimer, c'est d'aimer.  Nous nous aimons librement, en toute liberté ! Comme le poème fait le poète, l'objet fait le sujet, il en est sa libre expression. L'amour nous rend amoureux et amants, nous devenons des êtres libres en nous le prouvant en aveux et caresses.

Voici ce qui constitue le principe existentiel que nous vivons pleinement et dans lequel, la liberté nous rend responsables de l'autre et nous oblige chacun l'un envers l'autre.

Ma grande et fusionnelle amie, nous aimons cette liberté mais sans complexifier nos situations communes. Nul besoin d'éprouver notre liberté en favorisant les difficultés de la vie. Entre nous, pas d'embrouillements ni de tels raisonnements alambiqués, quand nous nous emmêlons, c'est librement et par amour. Nous acceptons l'inéluctable terme de la vie et la mort qui nous attend. Notre liberté, c'est de vivre pleinement chaque instant et d'agir afin de nous prouver l'un à l'autre, jusqu'à la fin, la douceur et les joies de notre amour.

Bien sûr, dans cette société, au sein de laquelle nous vivons, le contrat moral d'assurance réciproque, la convention juridique, le pacte social ou les promesses interindividuelles affirment la liberté de chacun et garantissent la prise de conscience de ses actes citoyens. Ainsi, toi pour moi et réciproquement, nos vœux et serments échangés ont-ils ce sens et cette valeur ! Nonobstant l'exaltation de la passion et l'aveuglement d'amour !...

Comme le disait ce cher Saint-Augustin : "Aime, et fais ce que tu veux !" Voilà, la responsabilité de chaque homme ! Voilà sa liberté, même si sa foi l'a méchamment condamné au péché originel ! Mais par bonheur, nous avons réussi à distinguer, toi et moi, âme et corps. Nous nous délectons du péché de chair, en nous donnant corps et âmes ! Vive l'amour, en toute liberté mystique !

Ainsi, nous sommes-nous engagés, sur le même chemin d'affection et de tendresse. Ainsi, nous donnons-nous, jour après jour, aimants et amants, l'un à l'autre, dans la liberté des plaisirs. Je ne crois pas que le mot libido s'apparente au mot liberté mais nous les avons faits synonymes.

Quand nous prenons langue, notre seule référence linguistique, c'est l'amour dans toute sa liberté d'expression. Nous sommes de généreux et convaincus artisans de ses arts libéraux. Nous sommes adeptes d'un régime de libéralités, toujours non imposables mais librement consenties. Sans nous économiser, l'amour est notre système, je suis largement libéral et tu es ultra libérale, jusqu'à l'extase !

Notre volonté, nos sentiments, nos croyances, nos valeurs et nos pulsions font partie de nous et nous rendent singuliers, irréductibles à aucun autre. Toi, qui es désintéressée, mon ardente, à moi offerte, tu sais que la loi garantit l'égalité des droits, devant la justice et la liberté pour tous les citoyens.

Nous sommes donc prévenus, nous ne pourrons jamais, ni toi ni moi, nous acquitter du devoir de liberté, car aux droits positifs ou naturels correspondent fondamentalement les mêmes devoirs. Kant nous a convaincus que pour être libres, il faut savoir se donner ses propres lois et affirmer ainsi son autonomie. Autonomes, mon cœur, nous le sommes mais pas autonomistes ou indépendants !

Notre volonté porte sur ses épaules notre liberté, elle n'est donc pas une possibilité mais une exigence ! C'est à ce prix et de notre propre initiative, que nous demeurons libres comme l'air ! Que notre amour nous donne à jamais des ailes et du zèle pour rayonner dans l'univers !

Pour le reste, amour, nous sommes libres de croire ou de ne pas croire, mais nos émotions, notre capital psychique, comme notre constitution physique nous rendent uniques, en tant qu'êtres de chair, d'esprit et de cœur.

Bien sûr, notre amour est immense comme le monde des possibles, dans lequel peut s'exprimer la liberté, sous toutes ses formes. Dans la galaxie des informations contradictoires, les doutes aiguisent notre conscience et orientent nos intentions et nos choix d'action. Ainsi sommes-nous aussi des existentialistes, car en les assumant, tout en étant nous-mêmes, nous affirmons notre liberté. De là, à imaginer que nos faits et gestes sont les reçus libératoires de notre existence, elle-même en libre-service, il y a un grand pas à franchir !

La Boétie nous a dit que pour avoir la liberté, il suffit de la désirer. Mais, choisir de vivre libres ne nous donne pas pour autant toutes les libertés. Tout n'est pas permis ni possible, selon la morale ! Liberté n'est pas désinvolture et relâchement. Affirmer notre liberté et la spontanéité de nos exaltations amoureuses, n'est pas une raison pour tomber dans une libéralisation effrénée de nos mœurs et devenir des libertins !

Tu es mon exclusive ! Pas de libertinage donc, la seule débauche, c'est celle de notre énergie pour demeurer librement, par choix et en toute confiance, fidèles à nos principes et unis par le cœur ! Nul besoin d'être hyper-protectionnistes comme de nous adonner en libres échangistes, à toutes sortes de libres échanges ! Si chacun peut toujours vouloir conserver sa liberté d'association, il ne doit nullement être séparatiste, mais plutôt demeurer, presque jalousement attaché, l'un à l'autre. L'amour désintéressé n'est pas abandonnique comme la liberté n'est pas une passade pour duettistes !

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Napoléonades 3/3

Publié le par modimodi

En pleine déroute, comme Napo,

Je m'suis retrouvé, comme un veau,

Dans une casserole, à Marengo !

 

J'étais décidé, illico,

A imposer un embargo

Sur tous les amours illégaux.

Mais mon p’tit cœur, saute-ruisseau

S'est laissé reprendre au lasso

D'une nouvelle Calypso.

 

Elle avait les yeux en biseaux.

Mon amour vola en copeaux !

Passion e pericoloso !

Elle venait de Valparaiso

Et connaissait l'imprésario

Du beau Gigi l'amoroso !

 

Son regard était indigo,

Elle portait un kimono,

J'en étais marteau et dingo !

Je lui soufflais dans mon flûtiau,

L'air de "Maman, les p'tits bateaux !"

C'était beau comme un adagio !

 

La passion allait crescendo,

Notre amour était sans défaut.

Je l'avais emmenée, à Bordeaux,

Déguster du Château-Margaux,

Danser au château d'Fontainebleau

La valse aux adieux de Napo.

 

Nous échangions serments, bécots,

Comme amants du pont Mirabeau.

Nous parlions du premier berceau,

D'avoir une tripotée d'marmots.

Mais le temps est grippe-minaud !

Ma belle jouait au loto !

 

Ayant remporté le gros lot,

Elle prit le premier rafiot

En direction de Macao

Avec un p'tit pataud, courtaud,

Un capitaine de pédalo,

Du looser, le portrait-robot !

 

Coup d'Trafalgar, moi, j'suis à l'eau !

Je m'envase, illico presto,

Sur l’île d'Elbe, comme un tourteau.

Avec l'empereur et ses maréchaux,

Me voilà, trempé jusqu'aux os,

C'est Bérézina, pieds dans l'eau !

 

Notre amour tourne au vieux mélo

C'est notre retraite aux flambeaux !

Je suis comme Quasimodo,

Je l'ai dans l'os, tu l'as dans l'dos,

Je me retrouve le bec dans l'eau,

Comme Napoléon à Eylau !

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