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Ivresse

Publié le par modimodi

C'était au joli mois de mai,

Nous avions bu de ce gamay

Qui rend les amants si gais.

Têtes et cœurs tournaient, tournaient,

Je me grisais de tes attraits,

Tu t’enfiévrais du fin bouquet

Des parfums de la roseraie.

 

J'étais Ronsard et du Bellay,

Plume d'oie ou plume de geai.

Je gravais rimes et couplets

De lais, virelais et sonnets.

Hélas ! Mes vers étaient mauvais,

Le vin d'Anjou n'était pas frais;

Tu me lançais des quolibets.

 

Ma mie, je ne goûterai plus jamais

De rosés ou de cabernets

Qu'à tes douces joues framboisées.

Aux libations, je renoncerai,

Le beaujolais dédaignerai,

Tous les primeurs délaisserai;

Seul ton amour vendangerai.

 

Je cueillerai tes raisins sucrés.

Je dégusterai chaque baie

Aux grappes de ta volupté.

Je sais que je peux m'enivrer

En pressant ton sein si parfait,

Que Bacchus t'aurait proclamée

Déesse des plaisirs secrets.

 

 

 

 

 

 

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Les phrases à éviter et leurs circonstances.

Publié le par modimodi

Gloire et indulgences aux maladroits !

En général, il est permis de tout écrire, sauf des insultes et des injures.

Aucune phrase, souvent anodine n'est interdite d'expression ni d'humour. Vous pouvez la formuler à condition d'avoir tourné sept fois votre langue dans votre bouche avant de parler. Il ne s'agit pas d'un exercice de contorsionniste mais de prudence. Réfléchir avant d'agir, vous évitera bien des maladresses et des quiproquos ou de passer pour un goujat.

Vous vous souvenez sûrement de ce dialogue, dans le film "la cité de la peur" : _  "Vous voulez un whisky ? _  "Non, juste un doigt." _  "Vous voulez pas un whisky d'abord ?"

Ainsi, ne dites pas !

A une vieille amie : "T'es plus plissée qu'un shar-peï, mais t'as encore du chien."

A un commerçant en faillite : "Pourtant, tu avais du courage et de l'esprit à revendre !"

A un convalescent, boule à zéro, au sortir d'une chimio : "Je vois que ça va mieux, tu reprends du poil de la bête."

A une amie, rencontrée dans un musée : "Salut la Joconde ! Tu vois, si tu t'encroûtes, tu vas devenir un vieux tableau et finir ta vie ici."

A un écrivain de tout poil : "T'es barbant, ton style est rasoir."

A un bègue : "Tu veux que je le répète?"

A un chômeur : "Pourtant je trouve que tu as la gueule de l'emploi."

A un écrivain déçu  : "Tu es bien trop creux pour faire ton trou dans la littérature."

Comme prétextes ou motifs de séparations : "T'es devenue une vieille sorcière, du balai !" ou version plus romantique : "Notre amour est céleste, tu es une vraie étoile filante, pour rester en harmonie, je file !"

A un étranger : "Tu me demandes, si tu as le nez camus, ta question est absurde."

A une intime : "Non seulement, tu as la peau d'orange, mais c'est une orange amère !"

A un accidenté du travail : "Je t'avais bien dit d'être prudent ! A force de faire des doigts d'honneur à la sécurité, tu t'en es pris un dans l'engrenage."

A un manchot : "Tu ferais mieux de travailler plutôt que de faire la manche !"

A un cul-de-jatte : "T'as vraiment pas de bol, t'as l'air cassé, lève le pied !"

A un vieux pote : "Ta tête fourmille d'idées, moi c'est pareil, mais c'est dans les jambes." 

A un marmiton querelleur : "J'ai la moutarde qui monte au nez, arrête de faire monter la mayonnaise ou je balance la sauce !"

A un noceur en herbe : "Si tu ne veux pas finir fauché, arrête de faire du foin !"

A une triste mine : "Toi, tu as de l'humour à réveiller un mort, pourquoi tu fais cette tête de déterré ?"

A une belle naïade : "Ne fais pas ta poule mouillée! "

A une secrétaire dont vous êtes tombé amoureux : "Je vais vous prendre au pied de la lettre."

A suivre...

 

 

 

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Entente cordiale

Publié le par modimodi

Ma belle, tu veux toujours qu'on te parle d'amour. Ma petite Jeanne, moi, je peux te conter les amours franco-britanniques qui ont fait l'Histoire !

Comme on le disait à l'école primaire, "qui l'eût cru Zoé ?" Toujours est-il que Robinson n'aurait jamais dû, un funeste vendredi, s'échouer sur cette île. 

Avant le slow et le kiss Me, il vaut mieux connaître son ennemie héréditaire et se méfier des yeux doux de la perfide Albion. Comment oublier le bestof des batailles de la guerre de Cent Ans : Crécy et Azincourt. Demande à Napoléon, s'il a oublié Trafalgar et à Cambronne, Waterloo. Il est préférable de ne pas entendre des voix car il est dangereux de brûler d'impatience de "bouter les Anglais hors de France."

Mâche ton chewing-gum mais pas ta rancœur. Pour éviter de se faire tirer l'oreille, il vaut mieux savoir qu'il faut s'entendre avant de s'étendre… sur le sujet ! Ainsi, en fut-il, en 1904, de l'entente cordiale entre l'Angleterre et la France, à propos de l'extension de leurs colonies.

Ainsi, doit-il en être entre voisins, dans des accords de bon voisinage et plus encore dans les couples, où le mot cordial signe l'accord et l'union des cœurs. Pourtant, cela dépasse l'entendement, l'harmonie ne règne pas toujours entre colocataires ou conjoints. Et l'on peut même, se détester cordialement !

A qui la faute ? A Adam, qui devint dur de la feuille devant la vigne vierge d’Ève ? A Larsen, qui nous brouille l'écoute avec ses effets sonores, en vilains contrepets ? Aux avares, qui ne veulent pas prêter l'oreille ? Aux rhumatisants, qui ne savent plus la tendre ? Aux ostréicultrices, aux Portugaises ensablées ? Aux maigres et aux vieilles, aux ouïes mal branchées ? Aux poules mouillées, qui n'y entendent goutte ? 

A qui la faute ? Aux écervelées et aux têtes en l'air, chez qui ça rentre par une oreille pour ressortir aussitôt par l'autre ? Aux ventres affamés, qui n'ont pas d'oreilles ? Aux mal embouchés, à qui, il ne sert à rien de glisser quelque chose dans le tuyau ? Aux sourdes oreilles, qui n'entendent pas raison ? A ceux, qui ont le bourdon et qui n'entendent qu'un son de cloche ? Aux malentendants ou aux malentendus de ceux qui dorment sur leurs deux oreilles ?

A qui la faute ? A ceux qui s'excitent ou qui brexitent, à ceux qui s'en foot ou qui bottent en touche ? A ceux qui bluffent et ne veulent pas me lâcher les baskets ?  A ceux qui me le font au feeling mais qui manquent de fair-play ? A ceux qui me promettent un job mais qui sont overbookés sur leur planning et leur smartphone. Au businessman qui s'en-maile dans ses promesses et m'oublie sur le parking de l'emploi ? Il y a tellement de raisons en hard discount et de produits toxiques à dealer, faites votre shopping, servez-vous, c'est self-service au drugstore !

Si vous savez comment faire, mettez-moi la puce à l'oreille. Moi, ce que je sais, c'est qu'il n'est pas commode d'appliquer les accords orthographiques et grammaticaux comme de s'accorder dans de "com-plaisants com-promis" ou dans le "consensus, mon bon !" 

Et tout cela, n'est d'ailleurs pas sans danger ! Etre de mèche pour un brushing avec un coiffeur, copains comme cochons avec un charcutier spécialiste de l'assiette anglaise, à tue et à toi avec un serial killer et avoir le courant qui passe avec un Popeye, un marin d'eau douce ! Mais il y a pire ! Etre cul et chemise, slip, string et T-shirt avec un sex-symbol ! Moi, dans ce cas, je protège mes arrières. A bon entendeur, salut ! Bye ! Bye !

Les Anglais m'ont depuis longtemps envahi, hashtag : selfies, followers et hit-parade. Ce week-end, je spame, j'applique le boycott. Le frog sort de sa mare aux canards et aux scoops du web. Il retourne à l'open space de son camping-car pour retrouver sa baby-sitter et prendre son breakfast, toast à la marmelade, omelette au bacon et tranche de roastbeef…

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Drôle de fin de semaine !

Publié le par modimodi

Il y a un peu partout autour de moi et en tout temps, des faces de carême-prenant, des gens qui font la gueule, la triste et grise mine !... C'est la conjoncture, c'est la crise ! 

A l'époque de ma scolarité, je comprenais pourquoi, le vendredi, les visages s'allongeaient, pourquoi les sourires se figeaient ! Mes congénères de pensionnat et moi, en connaissions la raison hebdomadaire, le motif récurrent : le repas de la cantine ! Un vendredi sur deux, l'odeur du poisson qui flottait dès le matin, dans les couloirs ou la promesse des œufs cuits durs, sauce plâtreuse Mornay, servis avec épinards avaient l'assurance de nous dépiter ! Une seule seule personne semblait s'en réjouir, la bonne sœur, chef de cuisine, si petite mais si rapide à la marche, qu'on l'avait dénommée " trottinette ".

Au temps des études secondaires et de mes humanités classiques, j'étais emporté par le souffle des alexandrins. Corneille, Hugo et Racine avaient le génie de m'enflammer ! C'est en découvrant la seule comédie, écrite par ce dernier : " Les Plaideurs ", que la révélation m'est apparue dans toute son évidence !

Quand Petit-Jean débute son monologue en déclarant : " Ma foi, sur l'avenir bien fou qui se fiera : -Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera. ", je compris alors, pourquoi mes vendredis avaient été funestes et pénibles ! C'était pour avoir la garantie d'une très bonne fin de semaine en famille !

Dans mon optimisme juvénile, j'avais même conclu que la logique inverse devait probablement s'appliquer : " Tel qui pleure vendredi, dimanche rira ! " La pénibilité de chaque vendredi avait la certitude de la joie du week-end, dans l'amour des miens, les rires et les jeux.

Une leçon s'en dégageait. Si cet alexandrin devenu proverbe signifiait que la joie était souvent suivie par la peine, il valait mieux ne pas être le premier à rire pour ne pas être le dernier à pleurer ! Alors, vive la diététique et la science culinaire appliquées à l'école du savoir et de la vie.

Mais, c'est bien plus tard, que j'appris et compris qu'au banquet de l'amour, le vendredi était consacré à Vénus, quand une jolie sirène à queue de poisson m'envoya me faire cuire un œuf !

Le temps a passé et tamisé mes souvenirs. Aujourd'hui, je sais que le bonheur n'est pas constant et que le chagrin succède à la joie. Pas de ciel sans nuages ! Une arête peut venir se loger en travers du gosier, n'importe quel jour de la semaine. En mettant ses œufs dans le même panier, le succès n'est jamais garanti !... J'ai heureusement depuis, oublié les vendredis empestés en découvrant chez Petrossian, les plaisirs exceptionnels de l'alliance des œufs noirs de l'esturgeon avec la vodka !

J'ai également acquis de la sagesse populaire. "Je fais avec ! ", comme on dit. Quand, ayant évité les jours noirs, j'agis à la petite semaine, je dis : " Ça va comme un lundi ! Aujourd'hui, si ce n'est pas mardi gras, ce n'est pas non plus, mercredi des cendres ! Vivement la semaine des quatre jeudis ! " 

Quand je fais le programme du week-end, je pense à Sacha Guitry : " Ne faites jamais l'amour le samedi soir, car s'il pleut le dimanche, vous ne saurez plus quoi faire ". En mauvais bricoleur du dimanche, j'ai dû en appeler à Woody Allen : " Non seulement Dieu n'existe pas, mais il est impossible de trouver un plombier le dimanche. "

Désormais, une autre maxime valable pour tous les jours de la semaine, me menace ou me conforte dans sa grande généralité : "Rira bien qui rira le dernier."

Devant l'adversité, je ne dois jamais renoncer ! La roue peut tourner, le cours défavorable des événements peut s'inverser. Je peux gagner quand je croyais tout perdu ! J'aurais un jour, ma revanche ! Mes adversaires ne perdent rien pour attendre ! " La vengeance est un plat qui se mange froid ! "... comme le poisson ou les œufs mayonnaise !

Dans le fond, au final, au buffet froid de la vie, c'est souvent maigre, vendredi rémoulade ou mimosa !

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L'ennemi invisible

Publié le par modimodi

Fais gaffe, mon ami, tu es attaqué de partout.

Au départ, c'est chouette ! L'existence est une fête ! La vie est sur terre comme un cadeau du ciel. Elle se manifeste dans la présence des êtres et la beauté des choses.

Mais hélas ! Tu ne tardes pas à comprendre que l'ennemi te guette, que lui aussi, il est partout. L'invisible te menace… Toi, le géant face à la fourmi, toi, le colosse aux pieds d'argile, tu es fragile. Tu te donnes l'air au courant mais le courant d'air t'est fatal : Atchoum ! Atchoum ! Un refroidissement, la grippe, une fluxion de poitrine.

La vie t'a enrhumé. Tu apprends vite à tes dépens qu'il y a les microbes, de minuscules êtres vivants qui ne se voient qu'au microscope. On n'a pas toujours besoin d'un plus petit que soi, tu en fais l'apprentissage. Car tu dois être sur tes gardes. Impossible pour toi de prendre cela par-dessus la jambe et de t'en laver les mains. Non ! Tu dois les savonner et éviter de te faire mousser !

Puis, si tu veux vivre jusqu'à quatre-vingts ans et des poussières, on te dit de te méfier des acariens. Mais où sont-ils ? Tu ne les vois pas et pourtant tu es allergique à leur présence. Si tu sais qu'il peut y avoir jusqu'à dix mille acariens par grain de poussière et qu'ils sont à peu près deux millions dans un lit, tu en perdras le sommeil même en essayant de les compter.

Alors, tu croyais être heureux, tu l'es mon ami, mais tu es en sursis ! La vie te ballade. Elle t'a pris en grippe de l'Espagne jusqu'à Hong Kong. Olé ! Olé ! Tu ris jaune et tu peux même mourir de rire ! Ah ! Peste soit de ton voisin, il a mal au ventre, votre lutte sera intestine. 

Heureusement ! La nature est généreuse ! Y'a des fleurs et des oiseaux et de gentils animaux pour enchanter ton quotidien. Mais Cui ! Cui ! Cui ! C'est toi qui es cuit, comme un poulet ou grillé comme un pangolin !

Ah ça ira ! SRAS ira, SRAS ira, mon ami, tu déchanteras et tu tousseras. Ce n'était pas mieux hier !  L'ennemi numéro un n'est jamais le même. Pas besoin de faire le mariole pour attraper la variole. T'étais fait comme un rat avec le choléra ! 

Le virus a sorti la Hache de guerre et répandu la Haine : H1N1, H2N2 et scrogneu gneu  et cætera ! Tu peux dormir la tête en bas, les chauves-souris veillent sur toi et les singes jouent à Rhésus perché ! Des cris retentissent dans la savane et les forêts, dans la jungle des villages et des villes. Si ! Da ! Ebola ! Covid ! Covid ! Et Pan ! Et Pan ! Et Pandémie !

La menace avance masquée, toi aussi ! Sinon, tu seras confiné et testé et tracé et demain vacciné. Tu allumes ta télé, la Covid est là, elle fait à l'écran la bombe. Elle est prête à exploser, tu vas te faire bombarder et tu seras covidé ! 

Elle est invisible, dans l'air, sur les objets, sur toi, sur l'autre que tu croises. C'est une mine sous-marine, c'est elle qui te drague. Ne dites plus à quelqu'un : "T'as bonne mine", il risque de vous  sauter au cou et de vous prendre à la gorge. Vous ne saurez même plus lui souffler dans les bronches.

C'est toujours la lutte entre Caïn et Abel. Ton frère, l'autre est une menace. Plus de geste amical, que des gestes barrière. La nature a horreur du vide, la Covid aussi. De Covid, de conneries ou d'intelligence, tu es asymptomatique, porteur sain et d'autant plus dangereux que comme d'habitude, tu es positif. Alors par inconscience, optimisme ou confiance en la vie, tu continues ! Tu pollues, tu t'intoxiques, tu bois, tu fumes, tu te suicides, tu joues au jeu de la vie et de la mort : Stop ou encore !

Carpe diem, mon ami ! On n'échappe pas à son destin !

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Mystères

Publié le par modimodi

Si les contraires s'attirent, les amoureux doivent-ils se prendre à rebrousse-poil ?

La chirurgie plastique sauve-t-elle les appâts rances ?

Péter la forme, ça donne envie de changer d'air ?

L'échange amoureux entre deux intellectuels va-t-il plus loin que le bourrage de crâne ?

Mort de rire : Happy end ?

Si quelqu'un vous dit : "Quel bon vent vous amène ?" Méfiez-vous, c'est sûrement un pète-sec !

L'agité du bocal tourne-t-il toujours en rond ?

Entendez-vous bien la grenouille et le corbeau ? _ "Je te croaa !" _ "Merci !" _ "Y'a pas de coaa !"

L'amour tourne-t-il au vinaigre pour les cœurs d'artichaut ?

Les blondes platine tournent-elles en boucles ?

Quand les poules auront des dents, les coqs devront-ils protéger leurs arrières et mettre leurs œufs à la coque ?

La femme qu'on aime pour sa plastique n'a-t-elle à vous offrir qu'une fleur artificielle ?

Entre conjoints, est-ce qu'il manque un trait d'union ?

Si la beauté ne se mange pas en salade, pourquoi vouloir effeuiller cette jolie frisée ?

Les vieilles filles ont-elles raté leur examen de passage ?

Savez-vous, si la réputation de la Vénus de Milo venait de son influence ? Elle aurait eu, dit-on, le bras long !

Peut-on en avoir par-dessus la tête de vivre avec un fichu caractère ?

Le risque de l'addiction ? Reprendre un scotch, quand la langue colle au palais ?

La bise : un baiser en coup de vent ?

Est-ce faute d'avoir la clim que certains dorment les doigts de pied en éventail ?

 

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Gages

Publié le par modimodi

Aux jeux de la vie et de l'amour, avez-vous obtenu des gages et en avez-vous donnés ? De tous les gages d'amour, je me rappelle fort bien, surtout du dernier !

Ma bonne amie m'a dit : _ "Tu as perdu, je t'donne un gage !" Moi, naïvement, j'ai répondu : _" OK chérie ! C'est quoi ce gage ?" En réponse, j'ai entendu un sonore et tonitruant : _" Dégage !"

Gageons amis, que vous avez alors, comme moi les nerfs, le cœur et le moral bien accrochés pour ne pas vous transformer, gratuitement et sur le champ, en tueur à gages !

Un conseil, ne donnez pas votre cœur en gages, vous n'y gagneriez rien, même pas une garantie de crédit. "Mieux vaut une dévotion au mont de Vénus, qu'un abandon au mont de piété," me disait ma tante.

N'offrez pas votre confiance aveuglément. Les gages d'amour n'ont pas de garanties en retour. Si vous laissez vos sentiments en caution, vous ne pourrez pas les racheter en cas d'espoir ruiné. L'amour est à pertes et profits. Au dépôt de bilan, preuves à l'appui, le perdant devra admettre que Cupidon est cupide et que Eros est rosse !

 

 

 

 

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Hara-kiri

Publié le par modimodi

Face au ara qui rit,

Devant son bol de riz,

Précuit au bain-marie,

Monsieur Poulokury,

Mandchou de Mandchourie,

Aigri et assombri

S'écrie, plein de mépris:

"Y en a ras-le-bol, du riz !"

 

Face au ara qui rit,

Qui rit et renchérit,

Devant son bol de riz,

Le mandchou en furie

Se fait hara-kiri.

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Conseils aux amoureux

Publié le par modimodi

Petits écrivains amoureux, ne vous embrasez pas ! Des mots et cris d'amour ardent, point trop n'en faut ! Ne chauffez pas votre plume à blanc dans votre cœur haut-fourneau ! Vous feriez rougir la belle, elle pourrait vous laminer.

L'amour vient de vous picoter, l'encre frémit et bouillonne, vous alternez élans et langueurs. Au risque de la décoiffer, n'ébouriffez pas votre plume ! Quand vous vous engagez dans des échanges épistolaires ou des messages en mails ou SMS, assurez-vous que vous êtes compatibles d'expression : de même langage d'époque, de même âge, de même culture urbaine. Sinon, il est inutile de multiplier les envois, vous risquez simplement d'y laisser des plumes, vos plumes noyées de larmes, au fond de l'encrier.

N'accusez pas trop de disparités physiques, ayez un charme équivalent. A part dans les contes de fée, la belle ne tombe pas sous l'enchantement de la bête ! Ne vous faites pas du cinéma. Elle attend le prince charmant pas un charmeur qui rêve de faire "la bête à deux dos". Adonnez-vous plutôt à la philosophie ! L'amour vous distillera ses aphorismes. Pascal vous laisse cet espoir : celui "qui veut faire l'ange fait la bête."

Bien sûr, il y a des exceptions, elles ne font que confirmer la règle. L'amour embellit la réalité. Cendrillon la souillon, en perdant sa chaussure, rencontre le Prince charmant. Mais pas d'emballement ! Nous ignorons toujours s'il était pantouflard.

Alors, mes petits amoureux, il est déjà si difficile de vivre un amour réciproque, ne compliquez vos chances par trop d'hétérogénéité et de discordances. Ne frisez pas le ridicule.

La littérature a donné du tragique aux amours célèbres de Tristan et Yseult, de Roméo et Juliette et mis en garde contre les vénéneux plaisirs "des liaisons dangereuses". Pour autant Victor Hugo pourrait-il vous dire si Quasimodo avait honte devant Esmeralda et comment le ver de terre osait-il être amoureux d'une étoile ?

Ne forcez pas votre nature humaine. Faites-lui la cour mais ne tombez pas dans la basse cour. Ne l'appelez pas ma poulette en prenant un style ampoulé. Se parer des plumes du paon pour une petite dinde à la bouche en cul de poule est vain de séduction. Vous risquez peut-être même de vous faire plumer par la bécasse ou farcir par la cocotte.

En cas de contrastes flagrants, il vous sera très difficile de vous faire entendre ou comprendre. Si vous êtes vieux jeu ou vieux comme Hérode, vous ne ferez pas de vieux os devant la jeunette qui n'a nulle envie de devenir vieille fille pour être en harmonie avec vous. Vous avez beau être fleur bleue et la couvrir de bouquets, elle n'attend qu'un amoureux vaillant, à la fleur de l'âge. Elle vous quittera, peut-être, vous attendrez en vain son retour, vous n'obtiendrez que le retour d'âge.

Parfois, l'espoir tremble dans sa lueur. Malgré toutes ces différences, certains s'exclament : "Et pourtant je l'aime !" No comment, miracle, mirage, illusion, vain espoir, chacun garde une part d'enfance pour croire au Père Noël !... Même si ce n'est que pour les cadeaux !

Assurez-vous de la réciprocité de vos sentiments. Il est douloureux d'aimer sans être aimé. Soyez prêts ! L'amour n'a pas d'âge, pas de saison ni d'époque. Il vous a peut-être saisi à l'improviste, sans que vous vous y attendiez. Quelles que soient l'issue et vos dissemblances, il comblera de bonheur ou fera souffrir les jeunes comme les vieux. On ne détruit pas l'amour, lui seul vous renverse et vous dévaste. On n'exige rien de lui, on ne commande pas au cœur.

Vous pouvez avoir la malchance d'être en concurrence avec un autre que vous ne connaissez pas. Si l'amour risque de vous décoiffer, un merlan plus ou moins frais peut parvenir à vous coiffer sur le poteau !

Les aléas sont dans toutes les aventures. Les chocs et les coups du sort vous atteindront sûrement. Les soubresauts font partie de l'amour. Chacun peut être cabossé et se froisser ses ailes d'ange. Mais gardez le moral, il n'y a pas de crapaud qui ne trouve sa grenouille. Un terre à terre peut trouver le bonheur en se jetant à l'eau et il n'y a pas si loin de la terre aux cieux.

Attention ! Ne révélez pas aux autres vos sentiments, ne donnez pas dans l'indiscrétion. Ne prenez pas non plus de renseignements. Votre douce doit demeurer celle que nul ne connaît. Votre bonheur comme votre respect sont silencieux. Laissez la part belle au mystérieux, à l'imagination, au rêve. A vous de deviner, si son cœur est un désert aride, mais brûlant ou un jardin d’Éden luxuriant, mais au fruit défendu.

Ne soyez pas addict aux réseaux sociaux. L'abonné aux SMS n'a peut-être que des mots maladroits mais sincères pour se manifester. Le langage oral ou écrit est source d’interprétations. L'amoureux plumitif court le risque de se faire envoyer chez Plumeau.

Ne soupirez pas, vous ne feriez que déplacer la poussière. Non ! Pas de soupir ni de silence. Comme en musique, évitez de payer la note par vos dissonances et vos couacs. Mêmes les accords se font plaquer.

Ne soyez pas trop pressants, ne jouez pas au vieil importun. Effleurez-la de vos phrases avant même d'espérer la toucher. Même si elle irradie en vous, ne lui confiez pas que vous l'aimez comme jamais elle ne l'a été, en lumière et puissance... Si elle est fière, elle ne supportera pas que vous fassiez mieux que votre prédécesseur, celui qui l'a quittée après lui avoir tordu le cœur.

Vous avez peut-être tort de considérer les textes que vous lui adressez comme des chansons, des mélodies. Alors qu'elle les perçoit comme des mélos dits. A son entendement, vos mots pêlemêle donnent dans le méli de mélos. Vous êtes accusés de mélo-manie. Flûte alors, votre partition n'est à sa sourde oreille, que du pipeau ! Et malheur, si une sourde oreille confond "j'ouïs" et jouissance. Vous ne vivrez avec elle que des malentendus.

Vos mots que vous vouliez des hymnes célébrant sa beauté et sa jeunesse sont peut-être perçus comme une rengaine sans dégaine, une infinie complainte lassante, une con-plainte barbante. La ballade aura pour effet de vous envoyer balader. 

Apprentis amoureux, n'invoquez pas les muses, ne les courtisez pas si déjà, vous ne parvenez pas à taquiner la muse, votre muse, celle qui vous inspire. Attention à ne pas vous accorder de licence, fût-elle poétique. 

Exprimez-vous sans ambiguïté. Avant son sommeil, murmurez-lui qu'elle est la merveille qui soutient la voie lactée au cœur de laquelle son astre est le plus brillant des constellations. Au réveil, vous pouvez écrire qu'elle vient d'éteindre les étoiles du ciel, pour de sa main de sable allumer le soleil à l'horizon. Vous ne courez aucun danger à lui conter que vous avez ouvert la fenêtre pour écouter le chant du ciel et la laisser entrer dans la clarté du jour. Qualifiez-la de céleste et de solaire.

Mais ne vous épanchez pas trop, vous risqueriez de la noyer dans des flots de banalité sentimentale. La belle ne veut pas de vos confidences, elle n'attend que des compliments exclusivement personnalisés. Secrètement, au fond d'elle-même sans se l'avouer, elle attend et espère : " Parlez-moi de moi, y'a que ça qui m'intéresse." Ne la chagrinez pas, elle veut secrètement être révérée, même, si elle vous répond les yeux au ciel et les cils agités : " Ah ! Vous exagérez ! "

Masquez votre amertume sans lui adresser de reproches. Dénommez la " petite sirène", si elle ne répond pas à vos messages, comme autant de bouteilles que vous lancez chaque jour à la mer. Car elle n'apprécie peut-être pas ! Sans doute, parce que vous êtes vieillots dans votre expression. Votre langage est dépassé, il vous a submergés. Vous n'êtes pas à flots avec elle, vous n'êtes pas au courant. L'amour clapote, vous êtes au creux de la vague.

Soyez dans votre époque ! La trivialité du quotidien s'expose pour rompre la monotonie de l'existence. Finie l'ère des visages en signes de ponctuation, ou des lol à chaque blague, aujourd'hui, il vous faut de l'émotion exprimée en smileys, emoji, des ok, okay, md...rrr , des tkt, dsl, jpp pour "t'inquiète, désolé ou j'en peux plus". 

Pour vous initier ou vous entraîner afin d'écrire comme un jeun's, je vous laisse vous accoutumer, oklm "au calme", aux familiers emplois de : askip, blc, jdcjdr, msk, wsh et wlh … Sachez que suivant votre expression, vous marquez votre milieu et votre âge ! Yolo ! Yessss !

Dans cette époque speedée, vous devez encore savoir abréger vos mots.  " TOQP ? - "TT ou l'1di ?" - "T'a HT le Kdo à GG ? - Tu Vi1 2m1 ? - T knon, jt'M ! - @+ … 

 

A chacun sa manière d'aimer et de séduire !

Soyez son poète. Si vous êtes amoureux fou, modérez vos ardeurs. Vous avez le droit d'affirmer que ses pensées sont des feux d'artifices qui pétillent en vous d'espoirs et de joies. Confiez-lui que si votre cœur bat la cadence, c'est le sien qui lui donne sa fréquence.

Elle vous habite, vous frémissez. Votre cœur éclate. Vous pensez que vos ondes se rejoignent. Vous espérez qu'une même vibration vous traverse. Vous croyez en une pulsation commune, une incroyable énergie fusionnelle.  Bien sûr, par intermittences, l'incertitude vous effleure. Vous doutez de vos sensations.

Mais vous vous rassurez en réalisant que vous êtes tous deux en alchimie, en osmose électromagnétique. Vous seriez prêt à certifier que ses pensées illuminent l'horizon et le dépassent. Vous vous dites que cette impalpable émotion est le signe et l'infinie présence de l'amour… Mais vous n'en aurez jamais la certitude... Le voile du mystère demeure en la passion.

Avec elle, montrez-vous disponible. Partagez sa fatigue et ses difficultés. Proposez votre aide et vos services. Soyez léger pas une surcharge. Tentez de la distraire. Offrez-lui tout votre savoir-faire d'écrivain. Demandez-lui le défi d'un seul mot à partir duquel vous lui écrirez un poème.

Certifiez qu'elle est votre respiration, le souffle, la Muse, l'inspiration et l'appel de la création. Déjà vos textes portent son éclat, ses joies, sa jeunesse. Elle coule en vous l'or du verbe et taille les pierres précieuses de l'amour.

Attention ! Ne vous laissez pas aller à la facilité, votre intelligente amie est perfectionniste. Elle attend mieux et toujours plus de vous. Mais pas d'exacerbation pour autant ! Ne lui parlez pas de passion et d'exaltation charnelle. L'amour qu'elle incarne, doit demeurer désincarné. De désirs, trop expressifs, ne mettez pas votre plume en tension.

La belle peut jouer avec vous. La petite Sainte Nitouche peut vous laisser croire qu'elle ne demande qu'à être louangée avec des mots pudiques et inoffensifs. Elle désire écarter de votre relation, toute considération physique. La vestale n'a pas de corps, elle garde le feu sacré de l'amour. Vous n'avez droit qu'à vous enflammer pour mieux vous consumer.

Ne parlez pas des éclats de ses yeux et de leurs variations chatoyantes : tantôt noirs d'obsidienne, aux reflets brûlés des écorces d'outre noir de Soulages, tantôt verts saphir, onyx et jade de son regard de louve… Vous avez l'incroyable chance d'avoir trouvé le rayon vert. Mystérieusement, sa lumière pénètre en vous pour y accomplir votre vœu. Vous traversez la nuit de rêves intergalactiques. Vous gardez son cœur, il est dans le vôtre.

Admirez-la. Parlez-lui de sa grâce, de son talent d'artiste, de sa distinction, de sa délicatesse, de son raffinement, de la fascination qu'elle exerce. Demeurez dans l'enchantement de sa beauté. Restez sur la rive, comme au bord de la rivière mais ne la traversez pas. Laissez glisser vos messages comme un bateau de papier, balloté au gré de ses humeurs. 

Vous avez la chance qu'elle se manifeste. Prenez ses réponses comme des cadeaux. Si par exemple, un soir, elle vous honore en s. m. s. de l'image d'un ange avec une mention : "l'ange de la nuit ". Vos quelques mots exclamatifs : "Génial ! Vous êtes délicate, subtile, inspirée, je pense vous avoir reconnue..." seront bien trop faibles pour exprimer votre profond bouleversement.

Si un autre jour, elle vous envoie en post, un enfant endormi, est-ce qu'elle se personnifie dans l'abandon des bras de Morphée ? Est-ce pour que vous lui ouvriez les vôtres ?

Si par un signe indien, elle vous gratifie d'un autre message d'Amma : "La vie et l'amour ne sont pas deux, ils sont UN. Aimer signifie voir et ressentir la vie EN TOUT. " Appréciez cette annonce car vous venez de recevoir de quoi éclairer spirituellement, vos futures et longues nuits d'insomnie !

Mais comment unir et unifier l'amour et la vie ? Dans l'éventualité d'un cas si merveilleux, conserverez-vous encore la faculté de l'aimer, Elle l'unique, celle qui est plus que votre vie ? Faut-il atteindre les deux dimensions physique et métaphysique pour vivre cette unicité ?

Devant elle, ne convient-il pas de vous faire tout petit ? … Vous sentez bien qu'Elle est à la fois, ici et maintenant dans un au-delà inaccessible des mystères de la vie et de l'amour. Vous atteignez vos limites. Jamais vous ne serez capable de vivre cet amour absolu. Vous ne parviendrez pas à lui exprimer l'intimité et la profondeur de vos pensées et de vos sentiments.

Vous avez juste le droit d'élever vos propos, de la suivre dans le scintillement des comètes et de l'appeler "mon ange". Vous pouvez lui confier que vous écrivez avec une de ses plumes. Vous pouvez l'adorer au plus haut des cieux et appeler Céleste, celle qui vous transporte en plein ciel, au cœur des étoiles.

Ne la jugez pas. Quelles que soient ses réactions, elle est sûrement sincère. Elle peut sans le vouloir vous avoir envahi d'amour et sorti de votre banalité quotidienne, comme celle que vivent les gens heureux. Elle peut avoir éveillé et empli votre cœur assoupi. Elle peut être flattée d'être l'objet de vos ardeurs mais freinée par vos différences d'âge, d'ingratitudes physiques, d'histoires de vie. Avez-vous suffisamment d'affinités pour que vos atomes crochus s'accrochent aux siens ?

N'ayez pas d'illusions. Ne croyez pas que vous êtes comme les anciens légumes : chou rave, rutabaga, topinambour, susceptibles de sortir de l'oubli et de revenir au goût du jour. Vous êtes définitivement dans l'épais potage du temps qui passe.

Ne la hérissez pas. L'amour aveugle ne perçoit pas toujours les clins d'œil... Si vous ne mettez pas le même sens aux mots, vous avez un lourd handicap. Vous vous exprimez en poète, mais elle vous lit et vous entend prosaïquement dans autre registre.

Vous l'idéalisez, elle vous prend simplement au mot. Vous l'avez placée dans une vision surréelle mais elle vous perçoit au premier degré. Le réel et la poésie s'affrontent dans les différences de sens. Ils s'opposent en elle. Elle le pressent, elle en vient à redouter vos messages, elle se fige. Elle vous chasse de ses pensées et ne tarde pas à ne plus répondre à vos appels. 

Mais elle est également capable de prendre peur de ses propres sentiments, ayant perçu un trouble dans le fond de son cœur. Dans ce cas, la raison l'emporte parfois. La raison se fait plus forte que l'amour.

Elle cherchera encore à feindre l'incompréhension et l'innocence. Elle est à même de simuler la peur et de déformer vos propos… Ne lui dites pas qu'elle est la musique des anges, elle croira que vous parlez de sexe. Ne lui confiez pas le soir, que dans vos rêves, vous lui tenez la main pour traverser la nuit, elle se croira prisonnière. Ne lui écrivez pas qu'elle est votre voie du ciel, elle imaginera que vous voulez vous envoyer en l'air.

Taisez votre exaltation charnelle. Envoyez-lui encore de chastes baisers mais pas de baisers en corps ! Ne célébrez pas sa taille et ses reins saillants, les caresses supposées de ses mains et ses doigts ni la liane de ses courbes ondulantes devant votre corps en tension. N'évoquez pas sa poitrine dressée et les oiseaux au nid de ses petits seins palpitants. N'ayez pas la folie de vous faire oiseleur.

Si votre belle est ancrée dans le réel des mots, elle prendra votre exaltation au sens strict, sans recul pour en apprécier la profondeur poétique. Si elle n'a pas rencontré la poésie baudelairienne des vénéneuses "Fleurs du mal.", vous heurterez sa sensibilité. Elle s'en offusquera et vous prendra pour un satyre graveleux et libidineux…

Ah ! Quel gâchis pour une malencontreuse interprétation ! Vous en serez tous deux profondément vexés et déçus. Malheur aux poètes ! Si le fond est prisonnier de la forme, les prudes et les Tartuffe ne sauraient vous voir vous épancher dans le sein d'une amie.

Dans une relation amoureuse, veillez toujours aux perceptions sémantiques. Les significations diffèrent de l'un à l'autre, entre compréhension sensible et intelligible. Les référents culturels sont primordiaux, si vous ne voulez pas croire que vous vous êtes trompés d'histoire d'amour.

Pour rester sur un sourire plutôt que sur un rictus, disons qu'il peut être délicat de déclarer sa flamme à "la petite marchande d'allumettes !"

Hier, elle était votre Vénus, aujourd'hui, elle est votre mère Fouettard ! Vous aviez eu le coup de foudre, vous la pensiez du tonnerre, elle l'est ! Après ce message jugé déplacé, elle vous envoie ses foudres. Vous aviez perçu son rayonnement, les éclats de lumière originelle de ses yeux taillant leurs silex. Vous n'aviez pas imaginé que son aura n'était que des éclairs qui allaient vous foudroyer.

Quelles que soient la puissance de vos sentiments et l'impétuosité de vos élans, modérez votre expression. Soyez constant… Même si la belle est toute, sauf une effarouchée, même si elle perçoit votre sincérité, elle vous demandera peut-être de cesser de la vénérer, de la sublimer, de l'adorer.

Lassée de vous, désarçonnée par votre style, sous la pression de trop d'envois, éventuellement mal conseillée et influencée par les jugements dépréciatifs de son entourage, vous serez alors sèchement congédié. Bloquée, à son tour, c'est elle qui vous bloquera. Vous n'aurez plus de signes, ni le droit de vous exprimer. Elle se dira peinée et dans une attitude victimaire, fera comme si elle était la seule à souffrir.

Inutile de la supplier. L'amour est fier, l'amour est digne. Un genou en terre et la main sur le cœur pour lui rendre hommage, cette attitude est chevaleresque. Mais il ne convient pas d'être en dépendance et de se vautrer en implorations. "Les enfants qui s'aiment s'embrassent. Debout contre les portes de la nuit…. Les enfants qui s'aiment ne sont là pour personne. Ils sont ailleurs bien plus haut que la nuit, bien plus haut que le jour, dans l'éblouissante clarté de leur premier amour." 

Vous l'aimez infiniment, vous l'aimerez toujours d'un amour pur. A vos premiers émois, vous aviez perdu le sommeil. A présent, vous veillerez de longues heures, d'interminables nuits noires et vous chercherez son phare étrange dans l'obscurité. Réduit au silence, vous ne retrouverez sa présence invisible, qu'au cœur de vos nuits blanches et vous devrez taire que vous avez rêvé d'elle, que vous en gardez l'empreinte douce de ses bras noués autour de votre cou.

Vous devez désormais vous tenir en coulisse. Vos chants d'Orphée traverseront peut-être les ténèbres pour la ramener à la lumière… Petit amoureux éconduit, souffrez en silence et ne vous découragez pas. Elle vous envoie promener. Soit ! Retournez à vos écrits amoureux et échevelés. Après tout, elle s'y promenait déjà, elle continuera donc à vous rendre visite. Peut-être même conserverez-vous en vos cœurs éloignés, des liens incorporels, cette part éthérée, vibratoire, magnétique, ondulatoire et frémissante de vos mois profonds ? 

Ce n'était pas qu'une impulsion. Vous ne vous êtes pas trompé. Elle est bien l'objet de l'amour qui hier vous comblait, aujourd'hui vous fait souffrir. Vous l'aimiez sous l'orage de vos désirs, persévérez sous l'arc-en-ciel de votre cœur apaisé.

Elle restera votre rêve inachevé, le manque d'un amour absolu. Laissez-la croire qu'elle parviendra sans vous au triomphe de l'amour et de la vie.

 

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Raplapla

Publié le par modimodi

C'n'est jamais le branle-bas d'combat,

Tu lambines, tu traînes le pas.

Tu n'mettras pas les pieds dans l'plat,

T'as l’encéphalogramme tout plat.

T'es un ploplo, un raplapla,

T'as pas d'tonus mais les pieds plats !

 

Tu t'étioles, partout tu flageoles,

On te prend pour une chiff' molle.

C'est dur dur, d'être un sex-symbol !

T'es mou du genou et des guibolles,

Au grand prix limaces, caracoles,

T'as gagné ton poids en scaroles !

 

T'es un gnangnan, un ramollo,

Un bras cassé comme la Milo,

Tu t'actives, mais les bras dans l'dos !

C'est pas commod' pour le baise-main

Mais ça cach' ton poil dans la main !

On l'voit pas ! T'es un écrivain.

 

T'as l'énergie d'un asticot,

D'un gros mou d'veau à Marengo !

Tu traîn' à table, t'es une lavette,

Tu t'endors mêm' dans ton assiette !

Tu n'en feras jamais des tonnes,

T'es avachi, flasque et atone !

 

Près de ta mie, toi, tu t'encroûtes,

Tu fais du lard pour la choucroute.

Tu t'lèv' pas pour chanter mâtines

T'as les nerfs dans la gélatine !

A pein' debout, sitôt tu bayes

Aux corneilles et devant l'travail !

 

On t'croit pensif, tu es passif,

T'es un oisif inexpressif.

C'est même devenu maladif,

Tu écoutes pousser tes tifs .

Y'a que ton épi qui s'rebiffe

Du coup, tu te crois combatif !

 

T'es engourdi et endormi,

Tu peux fair' figurant momie !

Au bon temps des rois fainéants,

Tu aurais été triomphant.

Sous son chêne, le bon roi Louis

T'aurait pris pour un gland fini !

 

Mêm' ton avenir est flagada

Mais j'ai la solution pour toi…

Tu peux t'faire une place au soleil !

A Reims, avec de la bouteille,

Ton avenir n'est p'têt' pas si nul,

Tu peux toujours coincer la bulle !

 

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