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Godillots ! 1/4

Publié le par modimodi

Mai-Juin 2016

Les grévistes, c'est comme les godasses, les deux font la paire ! Il est devenu dingue, ce si beau pays dont on dit que l'économie piétine. Mais que voulez-vous ? Voyez ! Il y a toujours quelqu'un en grève, qui défile, qui bat la semelle, qui racle le pavé. Le pays est dans ses petits souliers ! Personne n'a plus de botte secrète !

La France chemine car dans un ultime bras de fer, son chemin de fer rouille à son terminus. Au siècle des lumières, des néons, des leds et des halogènes, les lampistes ont des ampoules aux pieds !

Avant hier, sur les ondes, la dernière pantalonnade gouvernementale avait son hymne national prisé et reprisé sur un air connu : " La société est décousue, / Si ça continue, / On verra le trou de la Sécu ! "

Hier, la mise en train, c'était pour battre en retraite et rester, de guerre lasse, sur la voie de garage, là où toujours le consensus déraille. Aujourd'hui, à contre-voie, la voix du peuple s'éraille pour la loi travail ! Aie ! Aie ! Duraille ! Duraille ! La vie du rail !

Marche ou rêve! Vogue donc la canonnière des syndicats contre les franciliens en galère ! Le gouvernement ne sait pas qu'à rêver de rivage, on s'échoue sur la grève, qu'après tant de métro, boulot, dodo, la rame reste à quai, qu'après avoir été pompé, la pompe reste à sec ! Le pays qu'on faisait déjà marcher et courir peut le faire à côté de ses pompes. En panne sèche sauf de revendications!

Marche ou grève ! Flotte donc les banderoles et les drapeaux rouges ! C'est la révolution d'octobre en mai, voire ad vitam aeternam ! Les ouvriers qu'on excite de slogans racoleurs ne savent peut-être pas que ceux qui les téléguident sont payés par le syndicat ! Demandez-leur !  Interrogez les imprimeurs de la C.G.T du livre qui bloquent la parution des quotidiens ! Leur attitude est impayable mais pas eux ! Quand ils nous font des pieds de nez, la France est à pied et regarde le bout de ses godasses.

L'espoir défile et se défile, il prend la route, la voie et l'impasse. Les rassemblements dégénèrent. Pas de quartiers épargnés ! Les tracts et les esprits échauffés sont à la casse ! Les C. R. S. répliquent. Le pays casque ! C'est de l'argent jeté à la rue dévastée et de la poudre aux yeux qui piquent et qui pleurent.

Marche ou trêve ! Que voulez-vous, l'erreur est historique ! Appeler les gars de la S.N.C.F, des cheminots ne pouvait que donner l'idée de faire cheminer le bon peuple ! Eh oh, les nantis ! N'avez-vous pas honte ? A quand l'égalité pour tous et la retraite à 50 ans et à 55 ans pour tous les ouvriers ?  A quand l'examen de tous les services spéciaux ? Il ne s'agit plus de se préoccuper du  : "comment travailler mieux ?" mais du : "comment garder l'avantage du travailler moins ?"

Quand défilerez-vous pour réparer cette injustice sociale ! Depuis le temps pénible des foyers rougeoyants des locos à vapeur et des pelletées de charbon pour les alimenter, vous avez gardé des seaux d'escarbilles plein les yeux ! Qu'avez-vous à craindre aujourd'hui, hormis le courant d'air dans l’œil venu de la fenêtre ouverte !

Mais plus, toujours plus de revendications et de slogans éculés comme de vieux godillots baîllant de toutes leurs semelles ! Plus de pieds au sec ! Dans ces temps de crue des cieux et de débordements de violence, que fait donc l'Etat ?

Vous le savez ! La burka est interdite et fait débat car la France vit, rit et chante à visage découvert. Il est impossible de se masquer le visage en cette période troublée de menaces, car nous sommes tous placés en état d'urgence et de vigilance absolue. Mais comble du laxisme ! On peut se présenter cagoulé et armé de battes devant la police !

Personne ne s'en offusque. Les ultras de la droite ou de la gauche font la loi et la guérilla urbaine. Le service d'ordre des syndicats est débordé ou complaisant et la manifestation tourne à l'émeute ultra violente.

Il n'est qu'une solution : la fermeté ! Interdire, réprimer et punir, le temps de reprendre ses esprits et de garantir la sécurité publique ! Mais alors, gare à la violence aveugle qui se déchaîne ! le peuple veut bien de la loi mais pas de l'autorité pour la respecter...

 

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Mon truc en plumes ! Lettre à ma muse 1/4

Publié le par modimodi

Ô muse, un jour, un éternel amoureux de la littérature t'a sans doute murmuré. Quand on aime, on a toujours 20 ans ! Moi je t'aime, tu le sais et j'ai toujours 20 ans ! Moi, je ne te le murmure pas. Je te le crie, je l'écris !

20 ans ! Ah le bel âge ! 20 ans ! La fleur de l'âge ! Ô toi, ma muse, mon idéal ! Ma rose de Ste Rita à l'épine rédemptrice, en pointe de ma plume ! Petite fleur de mon jardin des lettres, mon paradis embaumé de tant de divins plaisirs !

J'ai déposé pour toi, à chaque page, un florilège de cent bouquets de parfums fleuris. A ma boutonnière, voici des idées reines à effeuiller passionnément comme une marguerite ! Entre les dents, voilà des pensées sympathiques comme mon encre, modestes comme des violettes, en cascade vers toi comme des chèvrefeuilles.

J'ai depuis longtemps délaissé les soucis que l'on trouve en réclame. Je ne broute pas dans les feuilles de choux des amours à scandale. Je laisse aux autres le soin de ruminer au quotidien ce mouron et ces chiendents. Je les abandonne avec leurs belles de jour et de nuit dans l'espoir de boucler leur cycle. Amen !

Je les laisse en plan avec leurs vains temps d'amourettes qui s'abattent sur eux, en petites pluies d'illusions ! Comme ce doit être long, ces vains temps au pied de la lettre, ces 20 ans et plus à la casse, ces vains temps passés à faire bonne impression ! Ces vingt ans de composition et de grand labeur.

J'ai un fichu caractère et avec toi, 20 ans et plus d'écrits et d'éditions en tous genres ! 20 ans de variantes, de mémoires, d'anecdotes, d'articles, d'entretiens, d'annonces et de déclarations. 20 ans de revues, de publications, de rapports, d'exposés et de discours. 20 ans d'un amour toujours à l'approche et à cran ! 20 ans où je t'ai supplié : " Mets-moi dans tes petits papiers et fais-moi signe ! "

Merci ! Ô généreuse Muse ! Tu m'as entendu ! J'ai appris à déchiffrer et à tracer les hiéroglyphes de tes éclairs de génie sur les tablettes de mon esprit et de mes réflexions, mes belles Pierres de Rosette.

J'ai 20 ans d'écrits vains de la grande famille des écrivains, des journalistes, des calamars, des cracheurs d'encre ! Mais tu m'as fait confiance ! Tu le sais ! Pas de potins ni de menus fretins, au risque de me faire embrocher au bout de la ligne de trop !

Mais ô ma Muse, pour le plaisir de la langue, pour nos délices et nos fièvres d'écriture, nous avons aussi vingt ans de Belles-lettres aux mots d'amour, de dons de nous, éclos dans le langage des fleurs de rhétorique. 20 ans de fantaisies, de fous rires et de délires.

20 ans où tout se mêle et se confond, nos corps de lettres et nos cœurs battants. 20 ans d'élans l'un vers l'autre, bras ouverts. Vains temps parfois à se voler dans les plumes d'oie ou d'édredon ! 20 ans, l'âge où Cupidon, bonne pâte à papier fait flèche de tout bois d'un simple trait de plumes ! 20 ans d'efforts pour être à la page !

20 ans de battements, où moi, ton chroni-coeur, je me mets à ta mesure pour aller à l'amble. 20 ans, avec toi, sans commune mesure de bonheur et de plénitude. 20 ans de fleurs de la passion de rédiger, de transcrire et de récrire. 20 ans d’emblématiques mots d'amour écrits et parfumés à l'eau de rose ! 

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L'école de la vie

Publié le par modimodi

Vaste débat de société toujours dans l'air du temps ! Quelle mission donnons-nous à l'école ?

G. Bachelard disait : " Il faut mettre la société au service de l'école et non pas l'école au service de la société. " Alors, l'enfant doit-il s'adapter à l'école ou l'école s'adapter à ses besoins et ses capacités ? Faut-il faire rentrer la vie à l'école ou bien l'école se suffit-elle à elle-même puisque c'est la vie. Nous sommes en apprentissage tout au long de la vie, dans une éducation permanente.

Quelques élèves hélas, en apprentis-tissage font maladroitement quelques sacs de nœuds avec les notions de base et filent un mauvais coton scolaire. Mais la vie prendra heureusement le temps de leur dispenser formellement ou informellement ses leçons dans une école de la réussite ou de la chance, même si c'est la énième et peut-être la dernière.

Faut-il donc enseigner les connaissances fondamentales et les techniques du savoir lire, écrire, compter ou faire acquérir les compétences du savoir être ? Comment concilier l'égalité des chances et la réussite pour tous ? Le débat sur le maintien ou l'élévation du niveau d'exigences contre le nivellement des acquis par le bas oppose les débatteurs.

Maintient-on la prise en compte du passé et de l'histoire ou place-t-on les contenus en prise directe avec l'actualité et les sciences sociales ? Enseigner ou éduquer, que doit-on privilégier ? L'apprentissage classique n'est-il pas trop élitiste ? Doit-on lui préférer un enseignement commun au plus grand nombre de jeunes ?

Demandez le programme mais l'école n'est pas à la fête: carnaval des réformes, foire d'empoigne des concepts, des critères, des algorithmes, toutes transes disciplinaires ! Tout est dans tout et réciproquement. Le formateur se forme, l'enseigné s'éduque, le s'éduquant se coforme et le coformé se déforme sans se conformer. La théorie de Lavoisier s'appliquant aux opérations cognitives comme aux coups de pied au cul tend à prouver que rien ne se perd et que tout se transforme.

Pourtant qu'il s'agisse d'enseignement élémentaire ou supérieur, il n'en est qu'un, c'est celui de la vie. Le bel apprentissage de la liberté et de la longe évitée impose qu'il n'y ait d'autre alternative, qu'apprendre ou mourir dans les fers de l'ignorance. L'école de la vie partage bises et billes avant bisbilles et donne à chacun ses leçons et devoirs.

Apprendre, c'est apprendre l'autre et avec l'autre. L'amour est l'auxiliaire de la vie qui permet d'être sans se faire avoir. La connaissance n'est que reconnaissance de soi-même et de l'autre. La capacité de savoir, de concevoir et d'agir ne s'intègre mentalement que dans sa pertinence et son exploitation, c'est-à-dire dans son transfert en toutes circonstances utiles et opportunes.

L'amour à l'école nous permet avec quelques maîtresses de faire nos classes et de devenir fort en t'aime. Au théâtre de la vie, celui qui vous aide est au trou du souffleur et permet ainsi à chacun de devenir acteur. Chaque souffle de vie est un intérêt insufflé en interaction avec les dispositions personnelles, les attitudes socio-affectives et les valeurs qui motivent en vices et versa l'enseignant et l'apprenti.

Apprendre avec l'autre à s'organiser, à chercher, à risquer, c'est apprendre à vivre et à inventer le apprendre à apprendre. Le savoir par le cœur remplace le savoir par cœur. L'autre qui vous aide n'est pas pense-bête mais aide-mémoire à vivre et donc à apprendre.

L'élevage fait l'élève, l'apprentissage de la vie l'élève par échange social au rang de sujet actif et de citoyen responsable. Il n'est pas de recette, hormis pour le latin de cuisine dont l'intérêt décline, si l'on en croit Najat, la jolie ministre de l'époque !

Autrefois de la férule à la règle, on apprenait sur le bout des doigts. Aujourd'hui à condition de savoir se décentrer par rapport à lui-même, l'enseignant, hier nombriliste, découvre que le centre de son enseignement, c'est l'écoute de celui qui apprend, sujet en actes de vie, de dire et de penser.

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Lettre aux législateurs 4/4

Publié le par modimodi

Droits de vie et de mort

Messieurs les législateurs, vous auriez dû garder le lit plutôt que d'aller enfiler votre robe à la Chambre !

Partout, le passé nous hante ! Passé décomposé et présent sans futur se confondent dans l'Histoire.

Hier, de guerre lasse, le conscrit prescrit découvrait le droit du plus fort et du belliqueux qui, bien que canonnant, n'en était point canonique. Aujourd'hui, vous-mêmes, vous appliquez le droit canon en tirant à boulets rouges sur les cadres, les petites entreprises et les retraités, au prétexte qu'ils ont tort de posséder trois francs, six sous qu'ils ont durement gagnés et épargnés ! Pauvres de nous, citoyens sacrifiés, nous voilà tous assommés et égaux dans la dèche programmée ! Trop de social tue le socialisme, trop de libéralités tuent le libéralisme !

Hier, pour faire bonne mesure, on jaugeait le troufion, on toisait la bleusaille pour lui faire perdre contenance. On tondait le bidasse, on gavait le pioupiou pour mieux le pressurer de gloire nationale et lui racler l'esprit, d'honneur patriotique. On le chargeait pour le faire monter au front, en première ligne.

Aujourd'hui le front, c'est celui des déficits !  Chacun apprend à ses dépens que ses droits sont dans toutes les directions, des lignes de mire que vérifie la règle : "Tu dois avoir les devoirs de tes droits, donc tu dois !" Lignes de désespoir dans la main du destin !

Pour parvenir à ses droits, l'homme, éternel débiteur doit se dépenser sans compter en obligations d'obligeance, de politesse, d'éducation, d'honneur, de dévouement et de respect. Tout citoyen social et solvable est tenu de rendre ses civilités à ses concitoyens, dont il reste pour toujours l'ayant droit et l'obligé. Tous cochons de payants ! L'équité existe bien devant votre iniquité officielle, c'est celle de la loi du plus fort !

De montants compensatoires en totaux retenus ou multipliés, plumée ou tondue, chaque espèce à l'heure de la traite est une bête de sommes à soutirer ! Messieurs les législateurs, êtes-vous à la solde d'un état tueur à gages qui, de cotisations en exigibilités, nous crible de tant de dettes ? Par Sainte-Apolline, êtes-vous d'accord avec cet état arracheur de dents qui, d'hypothèques en créances, nous meule, nous plombe, nous fait cracher au bassinet ! Avec lui, il pleut ! Surtout des promesses non tenues et des averses de taxes !

Nos devoirs de citoyen et de travailleur grevé, débité, liquidé, finissent en règlements de comptes où bons ou mauvais traitements ont toujours le même sale air ! Ne pensez-vous pas messieurs que si nous avons de bons devoirs, nous avons encore plus de mauvais droits ?

Assez de nous serrer la ceinture quand l'Etat qui pleure sur la crise multiplie les nouveaux ministres à chaque remaniement ministériel, quand il nous dit maîtriser ses dépenses, alors qu'il compose des délégations officielles de plus en plus pléthoriques à chaque voyage ! Le passeport gouvernemental est un passe-droit sans frontières pour dépasser les bornes !

Il n'y a que la sagesse antique et la philosophie stoïcienne pour nous faire méditer, faute de nous consoler ! Car si pour chaque frère humain, son premier droit fut le privilège de la vie, à l'heure du bilan, son dernier s'abolit dans la mort. Terme échu d'une ultime mise en demeure où chacun règle le passif de ses arrérages et réclame son dû. Dernier bon pour acquit d'une rente perpétuelle dans laquelle chacun s'endort en fin de non-recevoir, raide de tous ses droits et devoirs, recouvrés parce qu'accomplis à jamais ! Dura lex, sex lex !»

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Joyeuse P.A.C. 3/3

Publié le par modimodi

 

Quelle vacherie d'époque ! Un ministre nous le disait : "Souvent vache varie, bien Fol est qui s'y fie !" Un autre proverbe a aussitôt surgi. "Souvent vache qui rit a le cerveau tari !" Le plancher des vaches s'est transformé en piste aux étoiles pour nos bouffons à la voix lactée, au pis-aller, toujours prêts à nous sevrer !

Nous avons heureusement labellisé la viande bovine française afin de garantir au bétail né, élevé, abattu en France, le vivre et le mourir au pays. Le bonheur quoi !... Pour nos charolaises et nos limousines ! Est-ce une raison suffisante pour s'en payer une tranche et aimer écouter meugler à tue-tête, dans les beuglants british, ce succès bœuf : " J'irai revoir ma Normandie !", au cours d'un concert exclusif de cornemuses et de clarines !

Mais on préfère nous affoler en nous certifiant la tricherie généralisée sur l'étiquetage des viandes et leur traçabilité. Ainsi, la viande est d'origine France mais élevée et abattue en Irlande puis découpée en Grande Bretagne. Quelques coups de tampons au passage des frontières et franco de porc, il n'y a plus que le consommateur qui soit encore français et pris pour un paysan à gros sabots, au rire agricole, mal cultivé !

Et qui prend le monde paysan en grippe, sinon la grippe aviaire elle-même? Devrons-nous donc étouffer dans l’œuf, la rumeur de la fraude et de la malbouffe ? Avant qu'elle ne nous donne la chair de poule, aurons-nous bientôt l'esprit brouillé ?

Avec leurs manipulations génétiques et leur nourriture aux hormones de croissance, vous verrez bien qu'un jour, les poules auront des dents et que les porcs auront la forme des saucissons, prêts pour l'apéro !

Attention à l'auguste geste du semeur de peste bovine, porcine et de fièvre catarrhale ovine ! Nos estomacs sont depuis longtemps devenus des poubelles. L’égout et les douleurs entretiennent la crise de foie post industrielle. Chacun peut creuser sa tombe avec ses dents. Par un tour de vache, nous perdons la tête et la santé mais l'Europe garde en majuscules de profits ses parts de marché : E 102, E 127, E 220 (histoire sans doute de rester branchée et de nous en faire voir de toutes les couleurs !)

Les pluies acides peuvent tomber sur nos betteraves à sucre, ce n'est pas nous qui pourrons nous sucrer. Pour gagner de l'or en barre, go ! Mais surtout pas d'embargo ! Vive le beurre et l'argent du beurre ! Avec les bébêtes qui ont un grain, certains étaient même parvenus à faire du blé !

Plus besoin de glaner, glander ou chaumer, c'est désormais l'abondance promise aux rustres ruraux et aux rescapés des remembrements ! Tout le monde pourra moissonner sans être fauché. Aujourd'hui, avec les pulvérisations aux super désherbants, plus d'herbe ni de vache folles ! Fini de végéter, y'a bon le glyphosate et les produits phytosanitaires ! Plus d'insectes, d'abeilles, de champignons, d'escargots devenus comme les plantes, indésirables. Alors, bon ou mauvais génie génétique, c'est OGM que j'aime de gré ou de force !

Tonnerre de Zeus, au cou de taureau blanc, pourquoi crier : Vive l'Europe et joyeuse P. A.C à tous ? Mais qu'est-ce qui cloche, alors ? Pourquoi les cultivateurs et les campagnards sont-ils sonnés ? Devraient-ils, sans fin, agiter le grelot du fou comme les troupeaux leurs sonnailles ?

Pour eux, pour tous ces empoisonneurs empoisonnés, nous devrions furieusement faire la claque à grandes baffes. Par solidarité, nous leur donnerions la parade comme au cirque, avant d'avoir à faire, par leur faute, notre dernier tour de piste.

Car autour de l'arène, nous voilà environnés et tous cons cernés par la biosphère. Vive donc la joyeuse cavalcade mais, si possible, pas avec de vieux chevaux de retour, des carnes incarnées ! Tous à cheval sur nos principes écologiques ou en selle et à toute vapeur sur nos chevaux de bataille. Y'en a marre de se faire taper sur l'écosystème !

Soyons donc les funambules du fil à couper le beurre, les acrobates qui travaillent sans filet à provisions. Soyons les omnivores du plaisir et si on nous prend pour des pitres ou des guignols, tâchons de ne pas devenir les dindons de la farce ! Même contaminés, soyons créatifs et vigilants, nous sommes notre propre centre antipoison ! Manifestons ! Moi, je résiste en trempant à mon tour ma plume dans le poison, fiel de ma bile. La colère n'immunise pas mais elle défoule.

Encore bien même ne nous resterait-il plus qu'à faire voler, en guise de colombes, de vieilles poules mouillées ou édentées, encore bien même, n'aurions-nous plus qu'à faire compter des puces savantes et sourdes, chanter les jours de pluie aux canards boiteux ou faire sauter dans nos prés carrés des moutons à cinq pattes, gardons le moral et l'esprit buissonnier. Mettons-nous au vert, chloro-filons et prenons les jambes à notre cou après y avoir accroché la clé des champs !

Mais en aurais-je le temps? Holà ! Ai-je déjà la fièvre aphteuse, des idées biscornues ou des visions cornues ? Ami lecteur, ne me mets pas en quarantaine si j'ai l'esprit qui bat la campagne ! Je donnerai bien ma langue au chat mais elle est déjà promise. Le drame, c'est que je ne sais plus à qui. Ah ! La vache !

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Lettre aux législateurs 3/4

Publié le par modimodi

L'esprit de la loi !

Messieurs, vous le savez et vous vous en nourrissez ! Le citoyen est un ayant droit qui a tous les droits mais aussi tous les devoirs de sa charge et de ses charges. Ramène-t-il son grain de sel, il paiera la gabelle ! A-t-il un retard de versement, on exigera la dîme et les centimes additionnels ! A-t-il de la valeur, la taxe s'y ajoutera !

Bien que copie conforme à ses semblables, on l'imposera quand même sur ses droits d'auteur. Et nul doute que le sujet est prolifique et fécond car il est fondé "de lege ferenda" que le droit de procréation est conjoint aux droits de succession et de reproduction !

La vie est un éternel recommencement ! Les jours s'enchaînent imposant leur droit de suite jusqu'à ce que mort s'en suive ! Notre premier héritage est temporel ! Il nous laisse tout loisir de nous dupliquer et répliquer, de nous multiplier et de nous perpétuer. Notre dernier héritage est le legs de notre fatale finitude. Vous n'y échapperez pas non plus !

Messieurs les législateurs, un brin, toujours nostalgiques, le mythe de l'éternel retour à un état de grâces et de droits ne peut que vous attirer. Avec votre habileté dans l'emploi des codicilles et des arguties, vous allez défrayer les chroniques juridiques et judiciaires, quand des revenants n'en reviendront pas de devoir payer l'impôt sur le revenu !

Vous n'ignorez rien ! Surtout pas que la vie est un droit fondamental que vos collègues, magistrats, juges et avocats détiennent dans leur garde-robe où trop de toges prétextent, le droit du "prête, oh rien !"

Oh oui ! Dans tous ses états, l'ayant droit peut bien continuer de réclamer son dû à l’État qui monopolise ses propres privilèges et sonne les charges successives en moult impôts et redevances... Contribuant à la conquête permanente de ses droits, de régie en péage, le contribuable patenté, assujetti, aligné, ratissé et rectifié mais jamais résigné, se redresse et se hérisse encore quand il entend : "à vos rangs, fisc !"

Nécessité fait loi ! Liberté, égalité, fraternité ! Pour couvrir les besoins grandissant de minimas sociaux, vous êtes devenus, les grands champions des lois de finances. Au nom de la solidarité, vous éditez et faites voter un maximum de mesures, de normes, de taxes. Pas de loi initiale sans loi rectificative, c'est la règle du budget annuel !

Vous prônez les économies mais vous y parvenez à peine dans l'inflation stylistique de vos phrases. Ah ! Elles ont bon dos la mondialisation et les règles européennes ! Sus à l'inflation des dépenses mais pas des mesurettes ! Vous avez les coudées franches car personne ne vous dit jamais : "Au nom de la loi, je vous arrête !"

Il fallut quatorze ans de travail à Montesquieu pour achever "De l'esprit des lois". Vous, vous allez bien plus vite aujourd'hui et même, s'il le faut à grands coups d’État, à coups de 49.3.

Vous situant du côté de la lettre, il vous manque simplement un peu... beaucoup d'esprit sur les lois. Qui peut dire, sans se tromper, ce qui est bon et juste pour le plus grand nombre, pour nos concitoyens d'abord ou en termes de droit pour "les étrangers" ?

Au moins, êtes-vous fermement certains de toujours parvenir à conserver la nécessaire séparation des pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires ? Permettez-moi sérieusement d'en douter, en dehors de toute appartenance ou préférence politique !

Il vous conviendrait sans doute de faire un régime détoxifiant mais le seul régime que vous suivez est le régime juridique ! Vous êtes mêmes des champions pour nous appliquer les règles auxquelles vous semblez souvent échapper !

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Joyeuse P.A.C. 2/3

Publié le par modimodi

 

Tout le monde respecte soit disant l'environnement et contribue à sa qualité. Mais les écos-taxes ont été un fiasco ! Les bonnets rouges sont restés accrochés aux portiques ! Les épandages de lisier et de boues et les traitements répétés en fertilisants, fongicides, insecticides, pesticides détruisent la nature et mettent notre santé en danger ! Les poulets sont en batterie et ne connaissent pas le plein air ! Les mille vaches ruminent en rêvant de connaître un jour, le Plateau limousin.

Pendant ce temps, de pauvres paysans bloquent les routes avec leurs tracteurs tout neufs ! Qui doit-on plaindre ? Mais l'opinion est comme toujours divisée. Alors, parler de verdissement, des enjeux environnementaux et climatiques et des aides additionnelles ad hoc permet, en pleine crise, de faire diversion dans la pagaille.

Chacun veut défendre son pré carré de luzerne. Les promesses moissonnent hélas les espérances des fauchés. La régulation du marché et la convergence politique et tarifaire annoncée ne peuvent pas rendre la politique plus visible dans une situation économique tendue entre les cours des produits européens et mondiaux ! La guerre est même déclarée entre les végétariens et les végétaliens no beef et les omnivores d'angus beef.

Tout est confus et objet de fraudes ! La vache ne peut plus reconnaître son veau quand on sait que la viande de bœuf est devenue chevaline et l'agneau mélangé au bœuf et au poulet. Le hamburger est pire que le corned-beef ! Quelques scandales éclatent un peu partout quand les œufs et la mozzarella sont à la dioxine, le lait maternel à la mélamine, les tartelettes au chocolat aux matières fécales, les chevaux de laboratoire vendus en boucherie, etc. Et tout ce que nous ignorons! Ne vaut-il pas mieux bouffer du lion en rugissant de plaisir ?

Quel est donc le credo du paysan ? Il n'y a pas si longtemps, après l'opération : "Suivez le bœuf", le nouveau mot d'ordre était : "Mort aux vaches folles"... bien sûr! Aujourd'hui, nous dirions plutôt : " Souvent vache varie, bien Fol est qui s'y fie !" Vous voulez la preuve ?... C'est Relou, mon Bruno !... Car souvenez-vous, le monde d'alors était déjà fou et les vaches aussi ! Le brin d'herbe avait un brin de folie ! Nos voisins les rosbifs avaient tenté de nous refiler à l'anglaise leur cheptel victime de transports au cerveau.

" Changement d'herbage réjouit les veaux" et les vaches aussi ! My God ! Les belles encornées de l'autre côté de la Manche, ne pouvaient plus regarder les trains passer puisqu'ils s'étaient mis à courir à toute vitesse dans le tunnel sous le Channel. Plus d'herbe à brouter ni d'intérêt à ruminer, qu'à cela ne tienne ! Quelques peaux de vache n'avaient rien trouvé de mieux que de donner en pâture à leurs braves laitières d'habitude herbivores, des farines d'os de moutons malades de la tremblante ! Ça balance pas mal à London ! Bah ! Bah ! Bah ! Bah! Baby bêle !

Aujourd'hui, les saumons nourris aux farines animales ne vivent pas assez longtemps pour constater qu'ils sont devenus fous ! " Hello Dolly, ma jolie Dolly ! " Ô toi, le bon consommateur aliéné et doux comme un agneau, au cerveau comme une éponge publicitaire, tu trembles encore carcasse ? Plus de danger ! Nous avons soi-disant gagné la bataille contre les prions, squatters d'encéphale ! Mais sur nos cortex, gare à l'effet Spontex !

L'encéphalopathie spongiforme bovine, au diable ! Allez paître Creutzfeldt-Jakob ! Nous avons déjà Alzheimer et nos mémoires comme des parcours de golf ! Alors devons-nous encore écouter tous ces garçons vachers, tous ces garçons bouchés ?

 

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Lettre aux législateurs 2/4

Publié le par modimodi

 La table de la loi

Sur le sujet de la cause animale, les uns et les autres s'affrontent aujourd'hui comme s'ils avaient bouffé de la vache enragée. Un proverbe, pourtant pas chinois, a dit : "qui veut tuer son chien, l'accuse de la rage." Mais sans autre forme de procès, la sentence est bien plus expéditive quand il s'agit de satisfaire l'appétit des carnivores ! Les végétariens et les végétaliens qui se sont mis au vert, ont pour eux, la dent dure !

Ils voudraient même faire la loi ! Alors Messieurs les législateurs, sur le thème de la cause animale, soyez rassurés, vous n'avez pas fini d'édicter et de légiférer ! Car que l'on soit bête et méchant ou à manger du foin, nous sommes déjà tous sensibilisés, nous-mêmes en tant qu'espèce menacée mal protégée.

Dès la naissance, droits et devoirs sont les deux mamelles de la législation qui nourrit de son lait l'humanité vagissante ! De pis en pis et d'âge en âge, le petit homme jamais sevré découvre de succions en tétées, la servitude du change et de la traite.

Dès l'école, la table de l'écolier est une table de la loi qu'il honore au hasard ordonnancé de la grammaire, de l'orthographe, des mathématiques, de la géométrie et plus tard de la physique-chimie. La loi scolaire lui impose ses leçons et ses devoirs aux droits d'apprendre, d'écouter, de noter, de traduire et de rédiger.

Sur l'estrade, il déclame : "France, mère des arts, des armes et des lois." Au tableau noir, il trace au quart de tour, obtus et obstinés, carrés et rectangles aux angles toujours droits. Il lui est interdit de tourner en rond s'il ne veut pas tomber sous le coup implacable de la loi scolaire : l'Observation et l'Obéissance. La loi souveraine est de droiture et sera de sagesse de sa première à sa dernière dent.

Nul n'est censé ignorer la loi, surtout celle de la force et de l'attraction terrestre sinon comme dit Newton, c'est pour ta pomme ! Pas d'inobservance non plus du théorème de Pythagore, sinon c'est tête au carré de l’hypoténuse, pieds à angle droit, au coin et bonnet d'âne !

Allons droit au but ! L'instruction impose ses méthodes et ses disciplines. De notes en notes, l'étudiant connaît la musique et les analpha-bêtes de l'école moderne, l'a-b-c des couleurs. De corrections en corrections, l'élève enseigné s'éduque et s'élève pour enfin se dresser citoyen instruit et si possible responsable, au centre d'un système social construit encore et toujours sur devoirs et droits ! On lui enseigne la rectitude, c'est à dire surtout la linéarité de la file où il tiendra son rang, de la limite à ne pas franchir, de l'horizon, sa dernière ligne de fuite et d'écriture de sa vie !

Je vous vois sourire, messieurs les législateurs car ce qu'il ne sait pas bien encore, c'est qu'il lui faudra monter au front en première ligne et apprendre en s'y confrontant, la loi de la jungle ! Réjouissez-vous ! Vos collègues dans les tribunaux vont pouvoir s’entre-déchirer et rugir leurs plaidoiries pour tenter d’appliquer la loi du plus fort ou du plus rusé.

C'est ainsi ! Pour marcher ou filer droit, tout citoyen habilité ne doit pas manquer d'aplomb car sans habileté, il se retrouve à bon droit, aliéné et détenu de droits communs. En effet, la vie se donne le droit de conjuguer de temps en temps, de modes en modes, le verbe devoir. A l'actif, le présent est trop souvent imparfait ou conditionnel. Au passif, l'impératif donne de la voix et taxe hélas le devoir, de la dette... »

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Tête en l'air et ventre à terre !

Publié le par modimodi

Avec les beaux jours, je flâne, je rêvasse, je m'évade. Je me drogue au soleil, à la nature, je prends de la poudre d'escampette. La tête me tourne comme la girouette au vent de ma fantaisie buissonnière. Je divague à tire d'ailes, sans queue ni tête !

Je me souviens ! "Devant la porte de l'usine / Le travailleur soudain s'arrête / Le beau temps l'a tiré par la veste / Et comme il se retourne / Et regarde le soleil / Tout rouge tout rond / Souriant dans son ciel de plomb / Il cligne de l’œil / Familièrement..." (Le temps perdu - Jacques Prévert)

Je me souviens ! En ce temps-là, mon école aussi prenait ses quartiers de printemps ! Je me remémore. Eluard me rappelle que la terre est en fête, bleue comme l'azur, comme un quartier d'orange qui donne envie de croquer dedans. Je vois les écoliers passer en piaillant sous ma fenêtre en rangs desserrés. J'ai envie de leur fredonner à ma manière, cet air connu, plein de gouaille joyeuse : "Quand on se promène au bord de l'eau / Comme tout est beau, c'est rigolo ! / En classe de mer ou en classe d'eau / On est comme des poissons dans l'eau "

Braves pédagos, bucoliques ou champêtres, marins d'eau douce ou flibustiers, alpinistes ou chamois ! Chouettes instits, tuteurs pour la semaine de petits Robinsons, découvreurs d'îles désertes et enchantées aux mille chemins de la beauté !

Vos voyages organisés sont des séjours de développement pour nos enfants. Sympa le dirlo astronome qui fait déchiffrer au tableau noir de la nuit l'alphabet de l'univers ! Super les maîtresses d'écoles, nourrices le jour pour la marmaille de tous ces bruyants marmots, maternelles le soir pour S.O.S. câlins-bobos !

Heureux les profs s'égosillant à la Bastille, à en perdre la tête et le souffle révolutionnaire, à conter l'histoire de France et à recompter dans des rangs toujours fuyants une bande de potaches tout excités.

C'est à la mode de chez nous, quand l'envie prend de changer d'air et d'envoyer promener les petits bouts de choux, les élèves de l'école de la ville vont à la campagne, ceux de la plaine à la montagne et tous un jour finissent par se jeter à l'eau, en rêvant de mener la vie de château de sable.

Vive les classes de découverte et tous ces nouveaux Colomb colonisant un village pour quelques enquêtes auprès des indigènes et études de mœurs des autochtones. Grandes manœuvres et plans de campagne ! Pas un endroit, pas un bosquet, pas un muret, un interstice, pas une grotte, pas un ruisseau, pas un marais, rien n'échappera à la curiosité furieuse des troupes lancées sur le terrain.

Ils sont partout les petits mousses, sur les barrages ou les péniches, dans les sas et dans les écluses ! "Ouvrez les vannes moussaillons, nous rentrons au port !"... Ils sont partout les petits bleus de Bresse, dans les étables, au cul des poules, à l'écurie, dans le fourrage, et ... Hue cocotte !

Ils sont ici à plat ventre ou accroupis, comptant les pattes ou les pétales. "Eh, ça t'épate ou tu détales !" Ils sont là-bas, des vols d'oiseaux dans les jumelles. "Des bartavelles, des bartavelles !" "Mais non, nigaud, des hirondelles !"

Ils vont, ils viennent et font bouquet d'observations et moissons de souvenirs. Heureux temps mêlé de sérieux et d'insouciance, petits bonheurs de l'amitié et des cœurs purs, certains jours, je vous regrette !

 

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Joyeuse P.A.C. ! 1/3

Publié le par modimodi

Le monde paysan est fou de colère. L'agriculture nationale Fol hier, est restée folle aujourd'hui ! La politique agricole commune est en panne ! Haro sur l'Europe !

Quand on pense que les objectifs de 1962 visaient à assurer un niveau de vie équitable à la population agricole, à stabiliser les marchés pour assurer des prix raisonnables aux consommateurs !... On croit rêver ! Les prix sont bien encadrés pour les producteurs mais pas pour les nombreux distributeurs et revendeurs ! Chacun se sert au passage mais ne serre surtout pas sa ceinture ! ...à part le consommateur !

Depuis l'origine, aux premiers souhaits communautaires s'est ajouté un autre noble but : le respect de l'environnement ! Pourtant la désillusion est la même, nous sommes au vert mais celui des algues ! Nous sommes intoxiqués, empoisonnés aux nitrates et aux pesticides. Même si le proverbe nous rappelle que " le changement d'herbage réjouit les veaux", l'élargissement à vingt-huit états membres n'a fait que compliquer l'application juridique des mesures.

Les aides à l'hectare, proportionnelles aux surfaces d'exploitations profitent surtout aux grands propriétaires, aux pays et régions productrices ou aux grandes entreprises agro alimentaires ! Mais hypocritement, avec des plans d'aides successifs, il est toujours question de soutenir le développement rural, les petits domaines, les jeunes agriculteurs et les zones défavorisées !...

Qui veut encore bêtement manger du foin à la fourche ? Qui peut encore soutenir que le bonheur est dans le pré ? Seuls s'en sortent ceux qui multiplient les alliances stratégiques dans le lait, les céréales, la viande... Tout le monde veut bien manger, surtout du bio et des produits du terroir ! Hélas ! Même les repas servis dans les restaurants de collectivité n'ont pas la préférence pour les produits français.

La période des vaches grasses est devenue une double décennie de vaches maigres et ça brait et ça meugle, un peu partout dans les étables ! Tout va de mal en pis à l'heure de la traite à payer ! Plus personne n'a de blé et de moins en moins de grains à moudre alors la litanie peut ainsi s’égrainer...

Oyez la complainte ! "La disparition des quotas laitiers, le budget global de l'Union en baisse, la volatilité récurrente des tarifs agricoles, les prix minimum garantis, les règles communes en matière de concurrence, les prix élevés des barrières douanières, l'augmentation des charges, la normalisation des produits, l'inégalité des subventions et l'organisation commune des marchés soumis à la spéculation ont contribué davantage à diviser qu'à rassurer." Dans un contexte de surproduction, les prix bataillent au centime près et les revenus baissent....

Joyeuse P.A.C, mais qui sont les cloches ? Pour qui sonne le glas de cette P.AC. aux tisons du brasier de la révolte paysanne? Les abeilles disparaissent mais pas le bourdon ! Les viandards se tapent la cloche et les anti spécistes sonnent le tocsin de la malbouffe. L'agriculture est sur les dents, de la fourchette et de la fourche ! 

 

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