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Primaires, vous avez dit primaires ! 5/5

Publié le par modimodi

 

Les candidats déclarés à la primaire de leur parti pour être désignés à la prochaine élection présidentielle ont peut-être attrapé le virus dès l'école primaire.... Primus inter pares ou minus inter pares ! Primates entre les primates ! Braves et bonnes têtes de P.I.P...

En effet, nous avons pris l'habitude de les rencontrer, tous ces délégués du peuple, du personnel, tous ces délégués syndicaux ou de classe. Ils sont partout postés et porteurs de mandats, émissaires et même parfois boucs à en devenir chèvres à force de se faire rentrer sans ménagement dans le chou.

Peut-être se sont-ils entraînés au collège ou au lycée ? De porteur de cahier de textes et d'éponges à porte-parole de la classe, le chemin du jeune citoyen est comme celui du candidat politique hérissé d'obstacles. Trop souvent, le grand cirque scolaire sollicite de son délégué des prouesses de sauteur de haies, de haies d'honneurs. "Vise les tableaux, bien sûr !"

Mais prêt au steeple chaises et estrades, il ne court pas, il vole au-devant des ennuis. Un vieux cheval de retour, blanchi sous le harnais, dressé sur les principes éducatifs va le désarçonner... Un vieil hussard de la politique, investi du droit canon va tirer à boulets rouges sur la jeune estafette...

Et pourtant ! Malgré les dommages de campagne et les résultats désastreux, des mauvais fondés de pouvoir sont quand même restés ou devenus des fondus du pouvoir au point de se porter encore et malgré tout, candidats aux primaires.

Dans la course aux triomphes, tous les champions coiffés un jour, sur le poteau et tous ceux qui ont pris une veste savent qu'ils peuvent aller se rhabiller du manteau rapiécé des illusions enfuies et des promesses non tenues. Peut-être, est-ce là, leur dernière grande aventure avant d'arriver au grand soir et d'enfiler le dernier costume de sapin, réputé pour faire long feu ?

Heureusement que pour nous consoler, l'idée a circulé et circule encore que rien ne nous appartient en propre si ce n'est l'amour, surtout pas nos mérites, encore moins nos échecs. Il n'y a que notre coq, emblème coco-ricain qui croit que le soleil se lève pour l'entendre chanter. Nous voilà rassurés autant que bernés.

Quel peut-être l'espoir secret de tous ses candidats ? Un peu de noblesse de cœur et d'ambitions voudrait au moins que, certain de la fin de son parcours terrestre, chacun bien que futile cherche à se rendre utile. Qu'il soit humble ou puissant, y en a-t-il encore, au moins un, de sincère qui soit prêt à s'engager pour quelques justes combats ou pour quelques malheureux opprimés, " ces empapapouatés du Nicaragua ", comme les appelait Céline ?

Chacun tente ici-bas de repousser les délais et les limites de l'absurde royaume où ses idées éparpillées danseront enfin avec les étoiles. Mais attention, petit politicien primaire seuls tes rêves d'arrivistes sont grands ! Même si tu essayes de faire un peu de bien en tâchant de faire bien peu, tu cours le même risque que ce défenseur des bonnes causes, dont ce mufle de Gide avait dit : " Il parle du cœur comme on parle du nez ! "

Morveux qui s'en dédit ! Vous voilà tous bien mouchés ! Parmi vous, personne n'est un enfant de chœur et plus personne n'a du cœur. Comment servir sans se servir, comment être charitable sans commencer par soi-même ? Zéro de conduite altruiste et fraternelle ! Il est toujours à craindre que le suffrage ne fasse naufrage social ! Vous voulez notre soutien et notre voix. Il nous faudrait des représentants élus et zélés ! Nous pouvons toujours rêver.

Heureusement, nous préférons les préliminaires aux primaires ! Pour être aux anges, nous avons découvert que seul l'amour peut nous donner du zèle et des ailes... Un ange passe... Mais Chut ! Chute ! Pour vous comme pour moi, attention !

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Lettres aux législateurs 1/4

Publié le par modimodi

 

Nos amis les bêtes !

Chers législateurs, en 1789, nos sans-culottes ne savaient pas s'ils sauveraient leur tête et plus d'un ci-devant échafaudait des plans pour la liberté en sachant qu'il devenait dangereux d'être plus royaliste que le roi !

Conquis dans le sang de la terreur, "Les Droits de l'homme et du citoyen" ont apporté un peu de sang neuf au peuple des braves gens, gavés de doléances et ivres de liberté. Ils n'ont pas coupé court au débat jamais résolu de la coexistence symétrique des devoirs en regard des droits. Ils voulaient avant tout briser en assemblée constituante, les chaînes de l'Ancien Régime en supprimant les droits féodaux. A partir du 26 août 1789, "la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen" a fixé les droits de la nation qui s'imposent à tous les citoyens.

L'idée démocratique mettra du temps à faire son chemin, accompagnée comme guidée par le travail de vos amis, des législateurs appliqués et pointilleux comme vous. A l'époque, l'égalité et la liberté en droits ont posé les grands principes légitimes d'une nouvelle société française de droit public, civil et pénal.

Depuis, pour votre plus grand bonheur, l'œuvre législative dans son immensité n'est jamais achevée. L'égalité de chacun dans l'accès aux charges publiques, (nous dirons aujourd'hui dans l'emploi), l'égalité devant l'impôt, la notion de propriété, etc., continuent de faire le bonheur de l'administration et des juristes.

En plus du droit naturel spécifique à l'Homme et à l'idéal de sa finalité dans l'univers, chacun bénéficie de droits naturels beaucoup plus utilitaires qu'utopistes. Du premier droit à la vie à l'inéluctable fatalité de la mort, l'homme dans tous ses états de croissance se confronte au code universel de ses droits et de ses devoirs.

La loi naturelle lui donne le droit licite et reconnu de naître libre et égal en droits aux autres hommes, aux autres citoyens, aux autres enfants et même aux animaux. Victor Hugo avait raison ! Ruy Blas peut écrire à la reine qu'il souffre comme un "ver de terre amoureux d'une étoile !"

Déjà non spéciste avant l'heure, notre grand poète n'était pas moralement discriminatoire dans sa considération animale. Dans son amour de l'humanité, qui aurait pu élever l'homme, ce ver de terre, cet humain plein d'humus, cet humble fouille-terreau, si ce n'est son étoile et la poésie ? Mais Victor avait dû oublier sans doute, le ver coquin qui s'était glissé dans le fruit défendu...

Toujours est-il que Monsieur Hugo s'affirme comme le premier défenseur poétique des droits des animaux, du ver et des vers des cadavres exquis ! On le sait peu mais il avait dit : "Torturer un taureau pour le plaisir, pour l'amusement, c'est beaucoup plus que torturer un animal, c'est torturer une conscience."

Les animaux ont le droit reconnu d'être aimés, défendus, protégés. Ils appartiennent à la société humaine. Certains veulent qu'ils soient considérés comme des personnes légales. C'est facile pour nos amis les bêtes, nos animaux domestiques : pour le brave toutou à sa mémère, pour Micetto, le chat du pape Léon XII et de Chateaubriand, pour Titi le canari, pour Marguerite la vache de Fernandel, pour votre tortue et votre hamster, mais c'est beaucoup plus difficile pour le pou dans la tête et la puce à l'oreille !

Vivement qu'ils puissent s'exprimer car comme le dit l'opinion répandue : il ne leur manque que la parole !

 

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Primaires, vous avez dit primaires ! 4/5

Publié le par modimodi

 

L'envie de pouvoir est la plus forte. Les postulants à la présidentielle connus ou à venir ont des picotements d'impatience ! Émoustillés, ortillés ou chatouillés par la prochaine élection, une même étiquette les rassemble : " Démocrate, démogratte-moi où ça me démange ! "

"Faisons le buzz ! Percez mes intentions ! Sondez-moi et sondez pour moi ! Louangez-moi ! Encensez-moi !" demandent-ils aux interviewers, aux serviles thuriféraires de l'audimat. " Portez-moi au pinacle ! Admirez comme au comble de ma fatuité, je charpente mon programme. Entendez comme mon discours se porte au chevet de la cathédrale du social ! "

Haut les chœurs ! Florentin autant que byzantin, le candidat affirme avec une frivole prétention pouvoir prendre en compte la mosaïque des points de vue. Il veut même être le rempart contre l'exclusion en se faufilant dans la brèche du thème à la mode. Mais hélas ! Tout le monde s'y engouffre et le candidat s’abîme dans les abysses de la bien-pensance.

Chacun a son style. Des antiques de sagesse biblique nous poussent : " Le cantique des cantiques ". La France est leur épouse bien aimée :  << Car voici l'hiver est passé ; la pluie a cessé, elle s'en est allée... Le temps de chanter est arrivé. >> Ça va mieux et ça va aller de mieux en mieux ! Parole ! Parole ! Paroles ! Le verbe s'est fait cher au tarif de l'écran publicitaire.

Pour l'amour de l'art, il faudrait accorder les violons et ne pas aller plus vite que la musique ! Mais de l'un à l'autre, c'est toujours les mêmes cordes patriotiques ou nationalistes qui sont pincées. C'est toujours la même chanson des petits ténors et aucun ne peut donner le la. Nous espérions une symphonie, nous n'aurons encore qu'une criarde cacophonie franchouillarde.

De tous ces primaires, un seul sera primé et les autres déprimés ! Alors, sur les ruines des utopies, des ex-cités, des ex-cédés, des ex-portés, des ex-pensifs, des ex-posés expriment des conceptions plutôt baroques ou exaltent des idées rococo. D'aucuns rêvent de renaissance, d'autres nous construisent tout un roman, perdus dans le dédale de syllogismes en barocco. Mais si la forme change, le fond est le même.

Au faîte de son arc de triomphe, le vaniteux promet à tous un avenir sans tuiles pour une France en pannes ! Il crie sur tous les toits qu'il est le meilleur dans un univers aux quatre dimensions car ses vues sont les plus élevées, ses solutions les plus larges et ses pensées les plus profondes. Mais connaît-il nos préoccupations ? Car ce qu'oublie de dire l'outrecuidant, c'est qu'il a aussi les dents les plus longues pour croquer dans la pomme de discorde électorale.

Ah ! Misère démocratique ! Nous savons bien que nous n'aurons pas de choix ! Chacun y va de son avenir élyséen en oubliant le bien commun. Comment abattre nos préjugés pour restaurer l'assise de notre république ? A chacun sa méthode, sa voie et son vote devant l'urne funéraire des argumentations défuntes. Les marionnettes feront deux petits tours et puis s'en iront.

Ainsi va la politique et le destin des hommes. " Rien n'est comparable aux qualités d'un ministre qui arrive, si ce n'est les défauts d'un ministre qui part. " disait Emile Banning... Ainsi en va-t-il des grands personnages comme de chacun de nous. A moins de succéder à soi-même, il faut un jour de grand soir, céder la place et passer à la postérité : c'est à dire à l'oubli. Car dans les absences de l'histoire, on peut être et avoir Léthé.

Le temps des honneurs et des succès est par trop effet mère. Il vous engrosse de souvenirs aux couleurs des joies ou des dépits mais à terme, on n'accouche que de sa mémoire délivrée. Ainsi va la politique !

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Primaires, vous avez dit primaires ! 3/5

Publié le par modimodi

 

La démocratie ne s'use que si l'on s'en sert doivent penser les nombreux arrivistes de la politique. Les grands partis français regorgent déjà de candidats aux primaires. Tous plus talentueux et présomptueux que leurs voisins, tous plus légitimes dans leurs programmes et prétentions...

Mais surtout, tous plus légers et plus primaires que leurs challengers. Ils ont beau dire avoir sondé le terrain électoral et promis de mettre en chantier des réformes sociétales, les épures providentielles restent bien souvent approximatives. Il n'y a que leurs ambitions personnelles qui ont le feu au derrière. Les projets de nos incendiaires ne sont que des pétards mouillés et personne n'est capable de grimper sur la grande échelle des pompiers pour éteindre les flambées économiques.

Mais c'est à qui franchira le mur du son de l'arrogance et nous vendra le remède miracle à tous nos maux. Un tel enfonce des portes ouvertes, un autre sort de ses gonds, ils nous laissent des courants d'air ! Celui-ci l'accuse de déchirer le tissu économique, de jeter l'argent par les fenêtres, de plâtrer des remèdes décrépits, d'abandonner l'Europe. Celui-là tire de la crise actuelle et des réformes prises par les pays voisins, des arguments en béton pour raffermir la confiance en l'avenir et le ciment social. Tous ces maîtres-chanteurs savent faire chanter les lendemains.

A force de voir et d'entendre tous ces teigneux hirsutes, ces barbiers barbant nous bichonner et nous pommader pour quelque combine et manigance tirées par les cheveux, on a peine à croire qu'on ne cherche pas à se payer la tête de la raie publique ! Pauvres blaireaux ! C'est vrai que pour éviter demain d'être au chômage, mieux vaut avoir la gueule de l'emploi. Quitte à friser, en polémiques postiches, ce ridicule qui ne tue pas !

Ecoutez ! Regardez ! Aucun ne veut faire tapisserie au bal des pompiers. Aucun lampiste ne veut plafonner, aucun styliste ne veut descendre de son piédestal. L'enjoliveur souffle sur les nuages pour dégager l'horizon. Il ne parvient qu'à nous envoyer rêver dans le décor ou tomber plus loin dans le panneau.

Ce qui importe au candidat aux primaires, c'est de passer en prime time pour faire de l’œil au citoyen et à la caméra... Ce qui était, en son temps, évident avec un certain Jean-Marie, qui confirmait le proverbe qu'au royaume des électeurs aveugles, " les borgnes sont rois ". Alors aujourd'hui, c'est à qui nous fera son cinéma, restaurera les couleurs d'origine, recomposera le paysage en lumière naturelle, enluminera notre grisaille avec force reliefs pour estomper la platitude de ses propres propositions.

Une palette de bons sentiments, un travail d'après nature, du classique, du réaliste, du pointilliste ! Jeune ou vieux tableau, chacun est à la tâche ! Chacun s'adonne à la nuance contradictoire de l'adversaire. Il faut se distinguer, tenter de briller mais surtout, il faut savoir prendre la pose. Il faut apparaître comme la nouvelle cariatide, le candidat modèle, haut en couleurs, original. Il convient de sortir agrandi, révélé par l'épreuve.

Pourtant chacun sait que pour qu'une couleur soit primaire, il faut qu'elle ne puisse être reproduite par un mélange d'autres couleurs. En politique, cherchez l'erreur ! Ah ! Si notre drapeau national n'avait pas mis de blanc entre le bleu et le rouge !

Le reste des présentations ou proclamation n'est que caricature, esquisse, pastiche, grandes lignes en trompe-l’œil, assurances en ombre portée. Le propos est illustré à grands traits de sujets sans motifs ni perspectives, hormis le dessin d'en remettre une couche à l'huile, de la dégrader et même d'étaler à la sanguine le challenger. Et s'il le fallait sûrement, au pistolet...

 

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Primaires, vous avez dit primaires ! 2/5

Publié le par modimodi

 

La multitude des candidats qui se déclare pour se faire désigner par leurs partis ne devrait pas trop s'illusionner ! " Elections, pièges à con ", gueulaient des soixante-huitards hurleurs ! Le slogan reste d'une actualité criante !

En route, belle troupe ! Gauche, droite ! Droite, gauche ! et... balle au centre ! Six mois, un an à l'avance, ils sont déjà presque tous en équipe, sur la ligne de départ ou dans les starting block. Mais la course à l'investiture est de longue haleine. Le marathonien devra tenir la distance et ne pas s’essouffler trop vite. Faire la course en tête ou rester calé dans le peloton est une décision tactique. Les dossards comme les affiches se décollent au vent de l’impopularité et aux bourrasques de la lassitude.

Le joyeux prétendant des primaires ne deviendra pas forcément prioritaire. La primauté n'est pas acquise. Jugé soit trop brut, soit trop tendre, soit trop naïf, soit trop basique, soit trop sévère et déjà compassé (orthographe à vérifier), il s'en ira avec sa prime ôtée de sympathie !

L'originaire déclaré peut commettre le péché originel de se croire original. Alors qu'il n'est que la copie conforme des tendances simplistes exprimées par la ligne archaïque de son parti ! ... Un petit clone devenu le clown du cirque médiatique... Un simplet sympathique face à de vieilles bêtes de scène. 

La différence entre les candidats est parfois si mince, qu'on a l'impression de devoir départager des sosies d'armée mexicaine. Les programmes rudimentaires sont des copiés-collés des manifestes des concurrents. La profession de foi n'a pas d'autres objectifs que des contestations pour faire apparaître de fausses dissensions avec l'adversaire.

A l'extrême, les propositions sont des entorses au bon sens démocratique par excès populiste ou annonce du grand soir. Rassembler les déçus devient le manifeste commun. Les contre-pieds se font trop souvent, la main dans la main et sous la table ! Seuls les sommaires varient, bien fol est qui s'y fie ! Pas de choix vraiment initial, rien qu'une loterie des idées, le jeu du trombinoscope et du meilleur profil, la loi de l'audimat !

Les postulants donnent le champ libre à leurs ambitions. Les revanchards, les consensuels, les faux jeunes ont un même slogan : " Elysée et moi et moi, et moi ! " La manne oeuvre au marché opus des rossignols politiques. On brade, on brocante, on brode, on brocarde !

Que d'émois pour nous, pauvres mortels ! Au mur des lamentations démagogiques, par les maçons des boni mensonges, nous voilà raccordés, jointoyés, liaisonnés, murés dans un gâchis d'appareillage politique mal étayé. Y'a des taloches qui se perdent sur le chantier électoral où nous essuyons les plâtres !

Pas de repos ! Dès les prémices de la rase campagne, les bâtisseurs d'espoir affluent de tous horizons, de toutes couleurs de cocarde, échafaudant mille théories sans fondement. Ils ravalent leurs adversaires du balcon aux communs par quelque basse cour. Ils scellent des pactes biaisés pour épater la galerie journalistique. Ils sont prêts à badigeonner les murs de nos villes, de tracts aux promesses inutiles, aux arguties éculées. 

Les déchus ont beau rester dépités, trop souvent, l'art de la politique, c'est de reprendre les mêmes et de recommencer. Heureusement des résistants ont eu la sagesse de se désister...

 De vieux candidats ont tiré des plans sur la comète puis ont renoncé à y aller en déclarant forfait. Las d'avoir trop brillé, le temps de l'engouement d'un feu de paille, ils se sont retirés, leurs voix se sont éteintes. Enfermés dans leur tour d'ivoire, ils se font passer pour de grands sages éclairés. Ils bâtissent en fait, à présent des châteaux de sable d'utopies, en Espagne et partout dans le monde, chèrement rémunérés...

D'autres apprentis passés fraîchement compagnons se rêvent en maîtres d'oeuvre. Ils tentent de briguer nos suffrages. Souvent plus jeunes dans la carrière politique, ils souhaitent naïvement apporter leur pierre dans un débat à leur taille. Ils seraient prêts à tuer le maître architecte ! Il leur manque simplement le compas dans l’œil ! Les caciques de leur parti auront tôt fait de les remettre à l'équerre !

 

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Ballade des guerres du temps jadis et d'aujourd'hui 4/4

Publié le par modimodi

 

Où sont frères de François Villon

Qui f'saient la bombe à l'occasion,

Force canons sans picaillons?

Le monde s'arme à tours de bras

Nagasaki, Hiroshima,

At home, c'est pas du cinéma!

Asie, mutés les bombardiers

Vont plomber les palétuviers.

Hécatombe parmi les colombes!

Sous les tapis en feu des bombes

Plus de cèdres, rien que des tombes.

Radiations, malformations,

L'espèce est en voie d'extinction.

Si vous voulez mon opinion,

Poussez pas sur le champignon!

Europe, ONU, OTAN, en emporte le vent...

Valait mieux les guerres d'antan?

 

Conflits armés des grands Satans,

Des millions de combattants

Prêts à se battre sur le champ.

La terre entière est un volcan.

Afghanistan, Corée, Iran,

Sinaï, Mali, Syrie, Liban.

Fous du djihad et du Coran,

La nostalgie des Ottomans,

La revanche des musulmans.

Valait mieux les guerres d'antan?

 

Guérillas, attentats, bains d'sang

Narco trafiquants florissants,

Famines et trafics d'enfants

Au Niger, Darfour ou Soudan.

Tant de martyrs et d'innocents!

Exodes, réfugiés et migrants

A nos frontières suppliants.

La planète à feu et à sang,

Pour encore combien de temps?

Valait mieux les guerres d'antan?

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Primaires, vous avez dit primaires ! 1/5

Publié le par modimodi

 

Mai 2016

La course aux honneurs suprêmes est déjà lancée. Les Etats Unis sont en campagne. Les Primaires américaines dans les différents états doivent désigner le représentant des Républicains et des Démocrates pour le sprint final vers la Maison Blanche, vers la case de l'oncle Sam !

Primaires, vous avez dit primaires ! En France, les candidats se pressent déjà aux portes du pouvoir et de la bergerie. De vieux renards de la politique connus comme le loup blanc et des jeunes loups affamés s'auto-désignent candidats !

Plus la défiance des citoyens envers les hommes politiques s'affirme, plus ces mêmes partis politiques regorgent de nouveaux prétendants aux déclarations ambitieuses, emphatiques mais creuses. La génération spontanée des médiocres se porte bien. " On apprend à hurler, dit l'autre, avec les loups ! "

Chacun ne manque pas de souffle mais cherche à nous tenir en haleine pour trouver le second souffle d'une légitimité. Il veut rassembler avant novembre ou avant janvier, ses partisans dans le but d'impliquer de fidèles membres, des sympathisants et des parrains... C'est la foire d'empoigne des bons sentiments, la promesse des solutions miracle jamais chiffrées ou des utopies irréalistes sans oublier la critique larvée contre les adversaires. Mais du bluff ! Du bluff ! Les loups ne se mangent pas entre eux.

Pour être compris chacun avance des arguments simplistes dits novateurs. Merveilleux ! Notre système électoral convient parfaitement aux politicards de tout âge comme de seconde zone, qui ne dépassent jamais le premier degré des raisonnements racoleurs.

Alors amis lecteurs électeurs, à l'heure où au pied du mur des images, chacun pose sa candidature, qu'il me soit permis de choisir le terrain d'élections pour y jeter quelques pierres. Pas de moelleux dans le moellon ! Non que je veuille sur un ton rocailleux, m'ériger en censeur, je laisse à d'autres les grands airs pétrifiés, éreintés de calculs et je leur abandonne l'album des propos édifiants au style lapidaire. Je veux simplement dresser dans ces colonnes le tableau d'un paysage de campagne qui dit-on ne vaut pas briquette.

Pour construire la maison France, il faut un nouvel architecte. On a eu Mimi puis Chichi puis un petit Napoléon à talonnettes. On a aujourd'hui un petit baigneur reconverti en capitaine de pédalo. Il pleut. On prend l'eau et le bateau coule.

Pour ériger le temple républicain, il nous faut déjà penser à un nouveau maître d'oeuvre au style flamboyant. Assez du rococo cocorico ! Inutile non plus d'en faire des tonnes en ramassant des caillasses ou de jeter davantage de pierres dans le jardin de L'Elysée. L'enfer est déjà suffisamment pavé et nos gouvernants qui piochent dans nos poches ont tous des cœurs de pierre.

Mais nous devons nous y préparer. Nous allons être mis en demeure, par l'arrêt public de désigner un candidat président, censé être la clé de voûte de notre constitution. Les médias déjà s'agitent. D'ailleurs, notre pays est en campagne permanente et les plans de campagne s'étalent sur les tables à desseins de ceux qui s'imaginent avoir un destin national.

Le système démocratique leur permet d'espérer ! Les élections s'enchaînent : législatives, municipales, européennes, régionales et on voudrait en plus, lancer des référendums. Hélas ! La lassitude l'emporte dans l'opinion et l'abstentionnisme est déjà le premier parti ! Mais les impétrants aux primaires présidentielles ne doutent de rien. L'optimisme est encore moins boursouflé que leur ego !

A l'école primaire des primaires, les petits nouveaux sont comme de petits écoliers en culotte courte. Ils ne savent pas qu'ils se feront probablement tailler un short ! Certains ont même préféré porter la jupette.

Mais tout ce petit monde de carriéristes pense probablement que les mots "premier" et "primaire" sont synonymes ! Ils semblent oublier que parfois les premiers seront les bons derniers, de première bourre. Car rien ne sert de courir deux lièvres à la fois, il faut partir à point... comme les souvenirs dans la mémoire !

D'autant qu'on ne croit plus les perdants qui disent avoir un moral de vainqueurs comme on ne croit plus les vieux chanteurs qui n'en finissent pas de faire leurs adieux. Car ceux qui se déclarent candidats aux primaires ne sont pas forcément des primeurs. Leurs salades sont souvent défraîchies et leurs programmes comme leurs bulletins de vote ne sont parfois que des papiers recyclés, sur lesquels ils impriment des livres-portrait et énoncent des vérités faussement neuves ou irréalisables !... Personne n'a trouvé le sérum de longévité ni de vérité. Et nous savons tous que l'éternelle Vérité est ontologiquement indémontrable.

Un nouveau candidat tout fiel et tout miel, par semaine, c'est le rythme ! La France est une ruche pour faux-bourdons !

 

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Ballade des guerres du temps jadis et d'aujourd'hui 3/4

Publié le par modimodi

 

Où est passée la Grande Armée?

Où sont lanciers et voltigeurs?

Les grenadiers se sont paumés

De Waterloo à Aboukir.

Ils sont battus les mamelouks

Les maréchaux sont tous des ploucs!

Lorsque tout va de mal en pire,

Il vaut mieux qu'ils se tirent ailleurs.

Loin sont Friedland et Eylau,

L'Aigle impérial a l'bec dans l'eau.

Mêm' les grognards sont à l'encan.

Mais où sont les guerres d'antan?

 

Où sont zouaves et cuirassiers,

Traîneurs de sabre, conquérants

Dont le sourire carnassier

Sonnait la charge à la hussarde

Des mercières au coeur battant?

Plus de stratèges en mansardes.

Il est loin le temps des conquêtes.

Bugeaud a rangé sa casquette,

Déroulède chantonne aux soldats,

La Seine coule au pont de l'Alma...

Les pieds dans l'eau rendent impotent.

Mais où sont les guerres d'antan?

 

Où sont nos braves Poilus,

Qui pour l'Alsace recouvrer

Et la Lorraine et leurs sabots,

Coururent la mort à pleins tombeaux?

Tombés par tranchées et talus,

A plein gaz, ils s'en sont allés.

Grosse Bertha a bien œuvré!

C'est la der des der qu'ils voulaient,

En quarante, ce fut la dégelée...

Y'a moins d'amour au chemin des Dames

Que dans les vitrines d'Amsterdam!

Défilez anciens combattants!

Mais où sont les guerres d'antan?

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Ballade des guerres du temps jadis et d'aujourd'hui 2/4

Publié le par modimodi

 

Où est loyal Robin des bois,

L'amoureux de belle Marianne,

Qui par fidélité au roi,

En forêt, fut chef des brigands?

Un hors la loi, que tous condamnent!

Flèch's de tout bois font intrigants.

Les félons relèvent le gant.

Cœur de Lion est en croisade,

En Angleterre, c'est la panade,

A présent, règne vil Prince Jean.

Vivement le temps des gentlemans!

Mais où sont les guerres d'antan?

 

Où sont les joyeux mousquetaires,

Esprits fondeurs et cœurs galants,

Escrimeurs, tailleurs de croupières

Au cardinal et à ses gardes?

Depuis leurs assauts vaillants,

Il est tombé des hallebardes.

Athos, Porthos et Aramis,

Effeuilleurs de la fleur de lys,

Plus de ferrets pour Milady

Que le body de Lady Di!

Il est loin le fier d'Artagnan...

Mais où sont les guerres d'antan?

 

Où sont sans-culottes des faubourgs,

Fiers hérauts de la République

Qui, de Jemmapes à Strasbourg

Au son du canon et des piques,

D' sang abreuvèrent nos sillons?

Sale temps de Révolution!

Marat prend son dernier bain,

Guillotin reprend du turbin.

Plus de temps pour la serrurerie,

On tranche à la Conciergerie.

Tête en l'air pour les ci-devant!

Mais où sont les guerres d'antan?

 

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Allons z'enfants!

Publié le par modimodi

Les temps changent ! Avec ce multi culturalisme et cette diversité sociale, il devient me dit-on dangereux, dans mon pays d'apprendre la Marseillaise aux enfants ! Le contenu est violent et agressif : " L'étendard sanglant est levé... qu'un sang impur abreuve nos sillons... " On croirait entendre un slogan de Daech et voir s'agiter le drapeau de l'EI.

C'est normal ! C'est en effet, un chant de guerre écrit par Rouget de Lisle en 1792 pour l'armée du Rhin, à la suite de la déclaration de guerre de la France à l'Autriche. Hérité de la Révolution française, c'est devenu notre chant patriotique. Présenté comme un hymne à la liberté, il est adopté en 1795 par la Convention, abandonné après neuf ans puis repris en 1879 sous la Troisième République... Nous ne devrions pas rougir de ce legs historique !

A cette exhortation au combat " contre la tyrannie et l'invasion étrangère ", certains préféreraient le Chant du Départ, d'autres le Chant des partisans. Ces appels de mobilisation générale auraient une résonance particulière si la France se trouvait en guerre ! Nous ne le sommes pas encore, malgré quelques déclarations belliqueuses. En vigilance, oui ! ... dans un climat généralisé de folie et de haine dont les fondements économiques et financiers se sont maquillés et habillés d'intolérance religieuse.

A l'heure de la critique exacerbée sur notre chant patriotique, qui aujourd'hui, sait encore ce que veut dire le mot citoyen au sens d'anti-bourgeois de 1789 ou plus simplement le mot patrie ? Si on lui donne la définition du : " pays des pères", on peut comprendre que les immigrés qui vivent chez nous et encore plus les réfugiés aujourd'hui qui s'y pressent, ne puissent s'identifier. Par contre, je ne peux pas comprendre que ceux qui sont nés en France de parents d'origine française, qui bénéficient voire parfois profitent de toutes les protections sociales comme de notre bonne liberté, puissent rejeter la Marseillaise.

On peut rêver du respect a minima de l'histoire de France, à condition de l'enseigner et de lui donner sens !... Mais qui s'en préoccupe à présent ? Avant la coupe d'Europe de football, il faudrait peut-être bien s'entraîner à entonner l'hymne national car les cocardiers vont partout pousser leurs cocoricos criards ! Personnellement, je regrette tous ces sifflets hostiles qui montent des tribunes et je n'accepte pas les têtes baissées et muettes de ceux qui portent le maillot de l'équipe de France qui les nourrit pourtant grassement !

Vous me direz que les temps changent. Derrière le respect des différences et du vivre ensemble, on met tout et son contraire : le culturel et le cultuel, les particularismes et le communautarisme. On excuse tout, au nom de la précarité sociale et de la politique du logement... On parle même de la haine ordinaire !... Les parents ont pourtant toujours leur responsabilité. Un proverbe latin dit : " Les enfants sont ce qu'on veut qu'ils soient. " Certains pensent alors: ils savent bien suivre la mode, pourquoi pas nos modes de vie ?... Une vraie et terrible question de société et d'infinies tribunes politiciennes !... Car dans ce monde d'arrogance, de bien-pensance et de violence, la mode, c'est trop souvent comme la mort, le dernier cri !

L'école n'échappe à cette angoisse ni à ces hésitations didactiques. Les savoirs à enseigner évoluent eux-mêmes à travers de nouveaux concepts, de nouvelles méthodes, de nouveaux cons tenus en laisse ! A la notion de citoyen dans la cité, on a préféré la notion de citoyen d'Etat et demain d'Europe. On l'a panachée avec la nationalité et la démocratie, en termes de liberté, de droits et de devoirs. A la didactique heuristique en toc et antique socratique, on a substitué la situation problème.

Pour quelques béats bas, on met ainsi la charrue avant les b, a-ba et la culture assole les champs disciplinaires. L'enseignant, soldat laboureur abreuve les sillons scolaires d'une pluie de notions et de techniques. Il veut sûrement bien faire, afin que les conscrits censiers à défaut d'être des sensés qui auront bonne mine et de la veine entrent plus tard dans la carrière, sans avoir l'intention de tout faire sauter ! Nous pouvons peut-être l'espérer... La vie comme la joie peuvent-être explosives.

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