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Histoire: La guerre de cent ans (1337-1453 ) 2/2

Publié le par modimodi

 

Charles VI, le roi bien aimé (1380-1422)

Qui devint fol, s'mit à tuer

Six de ses propres chevaliers. (1392)

Personne n'a pu l'oublier

Comme cette autre rivalité:

 

D'Armagnacs contre Bourguignons. (1407-1435)

Harcèlements et provocations,

Au Marais, dans un guet à pens

Jean sans peur versera le sang

D'son cousin, Louis d'Orléans. (1407)

 

Ce meurtre anim' les conquérants.

L'Angleterre montre les dents

Et débarqu' sur le continent.

Azincourt est une boucherie, (1415)

10 000 Français ont péri.

 

La lutte des clans se poursuit,

La terreur s'installe à Paris.

Les Armagnacs font ralliement,

Echarpe rouge et croix en blanc,

Les Bourguignons, chaperon vert

Ont peint croix rouge à leurs bannières.

La guerre civile en est le prix.

Tous les Armagnacs sont trahis.

Les massacres d'une seule nuit (1418)

Laissent 10 000 corps sans vie.

 

Jean sans Peur cherche à négocier.

Il voudrait se réconcilier

Avec celui qu'il a chassé,

Le Dauphin, jeune et outragé.

L'entrevue est organisée.

 

Sur le vieux pont de Montereau,

L'duc de Bourgogne, fleur au chapeau

S'y rend confiant pour pactiser

Mais il est déjà condamné,

Il s'ra roué, assassiné ! (1419)

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Urbi et fourbi 2/4

Publié le par modimodi

 

Ce qu'on croit nouveau est vite dépassé. Il ne sert à rien de reprendre la querelle des anciens et des modernes. "L'histoire se répète." Ce qu'on estime innovation est parfois la reprise de la tradition, rhabillée au goût du jour.

Le proverbe "tout nouveau, tout beau" illustre l'inconstance avec laquelle l'humanité s'illusionne être dans la nouveauté alors qu'elle n'est que dans la mode! Progresser, c'est toujours avancer dans les utopies mais en apportant la preuve que notre esprit est libre!

Le drame ou notre folie, c'est que le progrès doit être constant. Il ne peut ralentir ou s'arrêter, sinon le monde a la sensation de végéter, d'être en recul ou en retard. Notre condamnation est celle d'une perpétuelle course en avant.

Notre langage devient un sabir qui emprunte ses effets au vocabulaire du marketing. Nous vivons au rythme des échanges culturels et commerciaux et nous parlons la langue des autres que nous nous approprions avec plus ou moins de bonheur!

Dans cette vie d'dingue

Qui rend brindezingue

Y'a le standingue

Et les buildingues.

Faut des sterlingues

Pour le shoppingue

Et des shillingues

Pour changer d'fringues.

 

Dans les meetingues

Faut êtr' bilingue

Et pas lourdingue

Aimer le footingue

Plus que l'poudingue

Et les meringues

Ou les browningues

D'chez Burger Kingue!

 

A toute berzingue,

Dans les bastringues

A ribouldingue,

Dans les dancingues,

I'faut qu'ça swingue

Et qu'ça déglingue!

 

Faut pas qu'ça schlingue

Dans son burlingue

Pour faire du gringue

Devant l'planningue

A sa darlingue

Au beau brushingue!

 

Faut du feelingue

Pour, oh! schokingue

Avoir, c'est dingue

Quelques loopingues

Et une valdingue

Comme au bowlingue!

 

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Histoire: la guerre de 100 ans 1337-1453 1/2

Publié le par modimodi

Si le hérault n'sait pas couper

Les récits d'exploits, les hauts faits

Louangés à la sauce lauriers,

L'histoire ne sait pas écourter

Ces conflits de primauté.

 

"Ouf ! Tout est bien qui finit bien !"

Ont soupiré les Capétiens,

Après cent ans d'rivalités

De disputes, de conflits armés

Avec tous les Plantagenêt.

 

Guerre des Valois contre British,

Des Lancastre, des chips and fish,

De leurs très nombreux alliés

D'Aragon, Castille ou d'Ecosse,

D'Allemagne, tous ennemis féroces !

 

Ce sont un long siècle durant,

Dix sept grands belligérants,

Douze Rois, Comt's, Ducs, Anglais, Francs

Et deux pays à feu, à sang

Conquis, repris au moindre arpent.

 

Pas de quartiers, pas de détail,

Perpétuels conflits, batailles,

Trêves courtes, paix de feu d'paille,

Famine, peste, pillage et racailles,

Jacqueries, meurtres, épouvantails !

 

Souvenez-vous d'avoir appris

La grand' bataille de Crécy, (1346)

La défait' de la chevalerie

Et le triomphe de l'infanterie,

Coups de bombarde, flèches en pluie !

 

Rappelez-vous de Du Guesclin, (1320-1380)

Chef des armées et fier Breton

Qui défait tous les grands bretons !

N'oubliez pas Pierr' le cruel,

Le Princ' noir battu à Montiel ! 1369)

 

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Les remèdes de grand-mère 3/3

Publié le par modimodi

Vous avez sûrement dans votre entourage une grand-maman qui vous a transmis de mystérieux conseils et même la potion magique garantie comme de l'eau sur du feu. Pour les bobos et la beauté, vous pouvez tout connaître: comment réaliser un cataplasme, une pommade, un masque, une teinture, une crème, une lotion, une infusion, une inhalation, un sirop ou même la composition de l'eau d'un bain à prendre.

"Aux grands maux, les grands remèdes, aux petits maux, les petits remèdes!" Avec eux, vous allez pouvoir soulager vos hémorroïdes, apaiser vos jambes lourdes, supprimer votre acné et vos points noirs, calmer votre rage de dents, tirer vos crampes et retrouver le sommeil! Vous pourrez atténuer les hématomes, un coup de soleil, soulager une entorse, une piqûre d'insecte, une brûlure légère, etc.

Tous nos petits maux bénins sont soignables par des solutions naturelles et à un moindre coût. Les petits désagréments, les pépins de santé peuvent être évités. Nos aînés n'avaient pas besoin du slogan quotidien pour leur rappeler qu'il faut manger cinq fruits et légumes par jour et que les fibres sont meilleures que les frites!

Mais en ce temps-là, on ne travaillait pas pour des nèfles ou des prunes et si on ne gagnait pas beaucoup de radis, si on n'avait pas plus d'oseille, on avait quand même du beurre à mettre dans les épinards. On ne craignait pas de se faire des cheveux blancs, de vieillir trop vite et de sucrer les fraises.

C'est peut-être injuste! Vous avez beau avoir les yeux noisette ou en amande, vous ne bénéficiez pas des bienfaits innés des fruits oléagineux. A l'époque, les recettes minceur pour perdre du poids, les cocktails détoxifiants pour fêtards, au cœur d'artichaut, les macérations sophistiquées et les décoctions savantes étaient superflues. Les jus de fruits et les soupes maison étaient des trésors vitaminés de vitalité. Aujourd'hui, vous faites le poireau mais les carottes sont cuites, vous produisez des navets et vous êtes dans le potage avant même de boire le bouillon! Vous êtes une bonne pomme ou une bonne poire et vous avez les jambes en compote quand vous êtes dans la marmelade.

Tout ce savoir empirique est aujourd'hui confirmé par les études des principes actifs, des molécules et de leurs effets bénéfiques sur la santé. On a découvert les bienfaits vitaminés des nutriments, des antioxydants, des minéraux, des oligo-éléments, de l'équilibre acido-basique pour prévenir les maladies cardiovasculaires ou les cancers comme tant d'autres maladies chroniques. Prime au bonheur, tous ceux-ci augmentent votre énergie personnelle.

Oh! Bien sûr, personne n'a jamais su ôter les bleus à l'âme et guérir ceux qui ont mal au cœur. Pas de remède au mal du pays ou pour ceux qui sont en mal de célébrité. On ne sait pas soigner les mal lunés et les mal embouchés. Les mal à l'aise sont mal barrés. Ceux qui ont mal aux cheveux peuvent continuer à s'hérisser ou faire la tête. Méfiez-vous! Ceux qui donnent des coups de pied en vache folle vous feront aller de mal en pis ! C'est ainsi! Chacun doit connaître ses limites.

Ah! Mes aïeux soyez bénis! Au fond, j'envie votre génération si simple et si naturelle qui respectait la nature et appréciait le goût authentique. Vous étiez attentifs à la préserver pour vivre sainement. Le mot soin traduisait plus la vigilance que vous exerciez que la médication que l'on doit appliquer aujourd'hui! Si nous avions su garder ces principes de précautions, nous n'en serions pas à nous lamenter aujourd'hui sur la pollution généralisée et l'empoisonnement chimique universel.

Nous pouvons avoir autant de peur que de mal. Nous finirons tous comme des légumes. Il ne restera même plus de pissenlits à manger par la racine.  Pourtant quelques grosses légumes de l'industrie qui en ont fait leurs choux gras se gargariseront encore des progrès médicaux et de la pharmacopée!

En cette période agitée, où on ne sait même plus prendre son mal en patience, les remèdes de grand-mère sont plus que des recettes. Ils sont le témoignage d'une sagesse d'esprit et d'un art de vivre au naturel. "Santé passe richesse".

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Urbi et fourbi 1/4

Publié le par modimodi

L'attrait de la nouveauté anime les curieux et les originaux. Les publicistes et les designers cherchent des idées clinquantes pour intriguer et intéresser le premier gogo venu. Couleurs criardes, slogans accrocheurs et voilà les piteux rogneux, les terreux ombreux, les acrimonieux à scrogneugneu, les grincheux plâtreux, les tortueux moyenâgeux, les caverneux silencieux, les scrofuleux fistuleux, les eczémateux croûteux, les pompeux adipeux, tout nerveux, envieux, aventureux, désireux et fiévreux!

Des flots verbeux, des mots baveux, des propos fumeux, un ton sirupeux, des rabais crémeux, et voilà les jeunes comme les vieux, les gâteux comme les audacieux qui font la queue et se ruent à qui mieux mieux!

Le proverbe a raison: "Tout nouveau, tout beau!" Même si l'engouement est passager, si la mode est éphémère, nous nous emballons pour le changement. Il suffit d'appâter, d'habiller le produit des termes magiques de création ou d'innovation et de leur accoler les sésames racoleurs d'expérimentation et de révolution pour que ce qui n'existait pas devienne un désir qui se transforme aussitôt en besoin. Avec un trop plein d'indulgence pour vous-même, qui n'avez pu résister et qui avez pris tant de plaisir à succomber, vous vous exclamerez: " Que voulez-vous! Il faut bien être de son temps et vivre dans son époque! "

Cette fantaisie dilettante et poétique est pour vous, lecteurs imaginaires! Sans aucune ombre de nostalgie, elle témoigne autant de l'évolution du monde, de la mode, que de l'inconstance de nos choix!

Y'a la grand-ville

Dernier asile

Des mercantiles.

Y'a la grand-ville

Prochain exil

Aux mille périls.

Tout est hostile

Et imbécile!

Comme un bacille

Faut changer d'file

Et s' faire agile

Comme un missile.

 

Avoir du style!

Ainsi soit-il!

Adieu vinyle!

Etre viril

Aimer Kill Bill

Et sa compile.

Faut mettr' dans l'mille

Gagner le deal

Etre subtil

Comme un goupil!

 

T'as l'bon profil

Le baise-en-ville

Le sex appeal

Pour les idylles.

Mais aie! La tuile!

Vieil aquatile

T'es qu'un fossile

Aux pieds d'argile.

Poisson d'avril!

 

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Les remèdes de grand-mère 2/3

Publié le par modimodi

A la braderie, dimanche, ne devais-je pas acheter aussi cette autre encyclopédie du jardinage? J'ai pourtant hésité...

Mais voilà que j'ai en tête une image bucolique et sans doute un peu jaunie. J'imagine nos grands-pères et nos grands-mères partir en forêt ou en campagne. Je les vois descendre au jardin afin de cueillir des plantes pour élaborer leurs breuvages et tisanes miraculeuses.

Ici, la liste citée n'est pas exhaustive mais elle témoigne d'un vrai savoir comme de savoir-faire qui se sont perdus. A des moments bien choisis dans l'année pour la récolte, avec des techniques pour en conserver les propriétés, suivons en confiance nos chers grands-parents.

La hotte de pépé accueille du gui et du genêt à balais, des fleurs d'aubépine et des tiges de thym sauvage, des feuilles d'orties, de ronces et du chardon-marie, du frêne et du sureau. Le panier de mémé revient rempli de sauge, de pissenlit, de bruyère, de camomille, de verveine et de menthe, de prêle et de reine des prés, de boutons d'or et de plantain, de liseron et de chiendent. Certaines recettes exigent d'autres produits achetés alors, chez l'herboriste ou l'apothicaire.

Un proverbe dit: "Le pauvre a la santé, le riche a les remèdes." Avec l'arsenal thérapeutique aujourd'hui disponible, nous voilà bien loin des breuvages expérimentaux, des décoctions sauvages et amères d'herbes mystérieuses cueillies à la pleine lune, bien loin des réductions en poudres de perlimpinpin, élaborées par nos anciens! Aujourd'hui, les formules pharmaceutiques aboutissent à la production industrielle de savants cocktails chimiques. Ceux-ci sont dosés et contrôlés avant d'être administrés sous forme de pilules, de pommades, de lotions ou de sirops! Mais qu'on se le dise! Si on nous dore la pilule, ce n'est pas nous qui prenons le plus gros cachet!

Heureusement, avec leurs plantes médicinales, un savoir-faire indéniable et un esprit de sagesse, ils savaient tout soigner nos grands-parents! Un problème digestif, une infection intestinale se réglaient avec de l'ail cru ou cuit. Pour la mauvaise haleine, on croquait un grain de café ou on mâchait un brin de persil. Le savez-vous? L'ail dont l'onomatopée suggère d'ailleurs un cri de douleur est une plante miraculeuse. Elle peut soigner les cors au pied et les mycoses, les rhumatismes, les verrues, le rhume, la toux, la grippe, la bronchite et faire fuir les vers intestinaux!

Nous pouvons à notre tour nous occuper de nos oignons car l'oignon n'est pas en reste pour soigner la sinusite ou le méchant rhume qui vous fait pleurer les yeux! Le chou n'est pas réservé qu'à la choucroute de papa Schultz ou à la soupe aux choux pour des Martiens bêtes comme chou. Il a des vertus pour la minceur et l'arthrose! L'échalote à laquelle les Grecs et les Romains accordaient des vertus aphrodisiaques est également dans la course pour bien digérer, enrichir le sang, préserver son capital santé et avoir la patate!

Je ne veux pas vous donner de nouvelles recettes de salades estivales, je n'ai nulle envie d'allonger la sauce, mais vous connaissez tous, les bienfaits de l'huile d'olive, du gros sel, du citron, du concombre, du vinaigre, du miel et des épices pour votre santé! Ils mettent en valeur les légumes et entrent dans de nombreux traitements miracle.

Vive l'horticulture! Le jardin est un trésor pour notre assiette et une garantie de renforcer nos défenses immunitaires pour se préserver de la maladie! Autrefois, quand on disait que c'était la fin des haricots, c'est que la récolte était finie et on respectait ceux qui n'avaient qu'un petit pois dans la tête! D'ailleurs, on pouvait se mettre au vert, effeuiller le cœur d'artichaut et parler culture avec un air de paysan. Ah! L'heureux temps qu'ont pu vivre nos chers grand-père et grand-mère!

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Histoire: Saint Louis - 1226-1270- 3/3

Publié le par modimodi

SAINT- LOUIS

Part de légende ou véritéx?

On l'voit souvent représenté

Dans des actions d'humilité.

Invitant le pauvre à sa table,

Il le sert, âme charitable,

Le fait même raccompagner

Après don de quelques deniers.

 

Il veut soulager la misèrex!

Pour 300 croisés, tous ses frères,

Victimes des rayons solaires

Aveugles, privés de lumière.

Il fait construire un hôpital,

"Les Quinze-Vingts" ! Fierté nationale,

Toujours de renommée mondiale.

 

Son destin est phénoménal.

Il laiss' les traces fondamentales

D'un patrimoine monumental.

Il finance les cathédrales,

Favorise l'art, la tapisserie,

Enluminures et joailleries,

Fonde le collège de Sorbonne.

 

Paris rayonne dans l'Europe !

Par son humanisme philanthrope,

Notre culture se développe,

L'université est au top !

La France s'ouvre au grand commerce:

Foir's annuelles, ventes à la pièce,

Echang's prospères, tonneaux en perce !

 

Mais le roi reste humble et fort pieux,

Chaque jour sur son prie-dieu,

Il suit les offices religieux.

Il a la ferveur des reliques,

Témoignages des saints catholiques.

Il rachèt' la couronn' d'épines,

Symbol' de la passion divine.

 

Pour sauvegarder l'amour christique,

Rien n'est trop beau, rien n'est trop chic :

La Saint' chapelle, la magnifique

Splendeur des édifices gothiques !

Pour tant d'efforts de chrétienté,

L'Eglise va le récompenser.

Louis sera canonisé.

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Futile 2/2

Publié le par modimodi

Parole d'Évangile !

Tout t'est bon et utile.

T'es pas assez subtil

Pour lir' les codicilles !

Car toujours tu oscilles :

Primordial ? inutile ?

Tu tires à croix ou pile.

Préférant le futile,

Tu parais imbécile.

T'as l'esprit puéril,

L'intérêt volatile !

 

Tu mets ton nez partout,

T'es un vrai touche à tout.

Tu vas, tu papillonnes,

A chacun, tu te donnes.

Tu écoutes, conseilles,

Tu te crois leur soleil !

Pas l'temps d'approfondir,

Tu dois encore courir

Car on t'attend là-bas !

Tu n'trouveras pas ta voie,

Tu passes à côté d'toi !

 

T'es l'oiseau sur la branche,

Tu chantes, tu te déhanches !

Un bouquet de pervenches

Sont mille roses blanches

Pour belle d'outre-Manche.

T'as la mémoire qui flanche,

Le lundi ou l'dimanche,

Tu t'comport' comme un manche.

On te traite de tanche!

Y'a du pain sur la planche

Mais c'est pas toi qui l'tranches !

 

Tout a de l'importance,

Même l'inconsistance.

Une sornette est ta chance,

Une bricole, c'est Byzance !

Tu aimes l'insignifiance

De qui t'donn' sa confiance.

Tu n'crains pas la malchance,

T'es toujours en enfance

Et rempli d'espérance.

Ô bel ange d'insouciance,

Au fond, tu t'en balances !

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Drôles d'oiseaux 3/3

Publié le par modimodi

 

Nos aïeux disaient avec un bon sens commun ce truisme : "Avant l'heure, ce n'est pas l'heure, après l'heure, ce n'est plus l'heure !" Alors pourquoi voudriez-vous, mes bons amis, accabler les oiseaux et leur demander de prédire l'avenir, la météo, le printemps ? Laissez donc les hirondelles trisser sur leur fil pour annoncer les beaux jours !

Soyez-en sûrs ! Un canard boiteux n'annonce pas la chute, peut-être la vôtre, mais pas celle des feuilles d'automne et encore moins un brutal coup de froid de canard. Une oie blanche n'avertit pas de l'arrivée imminente de la neige ! ...

Un proverbe allemand sans relation immédiate apparente, nous dit quand même : "La neige est d'une pureté menteuse." C'est ainsi que nous avons connu des oies blanches, qui se prenaient pour Blanche Neige et qui se sont révélées de jolies bécasses et de belles dindes, charmées par des coqs, attirées par des paons, déçues par des chapons et qui criaient au loup !

Une tête-en-l'air est peut-être une girouette qui a perdu le nord. Un étourneau peut bien avoir une cervelle d'oiseau si les ânes ont des grandes oreilles ! On a tous le droit de passer du coq à l'âne, disait C. Marot. Une tête de linotte n'est pas celle d'un étourdi sans mémoire pas plus que le signe d'un grand vent d'oubli, qui emporterait les souvenirs dans une tempête sous un crâne.

On peut se rappeler d'avoir dîné avec des alouettes sans têtes qui s'étaient piégées elles-mêmes et prises à leur propre miroir. Après avoir attendu qu'elles vous tombent toutes rôties dans le bec, en toutes saisons et par tous les temps, faute d'alouettes ou de grives, nous avons dû parfois nous contenter de merles.

Une personne chouette n'est pas forcément sage, adepte de Minerve ou de Vénus et que rien n'effraie. Il peut lui arriver la nuit de faire la tournée des grands-ducs ! Un vieil hibou n'est pas devenu un rapace de jour après avoir été un ancien oiseau de nuit, un fêtard bourru et repenti. Il peut être un couche-tard, aux yeux ronds, au poil hirsute, en simple manque de sommeil, une véritable triple buse.

Dépassez donc les apparences et le sens premier ! Traiter quelqu'un de drôle d'oiseau n'est pas porteur d'un jugement forcément dépréciatif. Il peut être la preuve de l'ignorance de l'observateur qui ne reconnaît pas l'oiseau-lyre ou l'oiseau bleu ! SI celui-là ne mérite sûrement pas le paradis australien aux mille plumages chatoyants, il peut bien alors se contenter des oiselles déplumées du paradis latin !

N'attendez- pas que les poules aient des dents et que la pie jacasse. Souriez à la vie ! Mettez-vous en pause et prenez la pose : le petit oiseau va sortir ! Souvent lumière varie, bien fol est qui selfie ! Mais c'est quand même mieux que d'être nul en ornithologie et de jeter des noms d'oiseaux à la tête de l'adversaire, pour l'insulter. Sachez que la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe, sauf si vous avez mâle heureusement trouvé le coucou au nid conjugal et que vous voilà pigeonné !

Moi, je n'ai ni l'estomac, ni l'intelligence d'une autruche, je perds simplement la notion du temps et des saisons ! Je suis un migrateur, un oiseau voyageur ! J'ai quitté l'arbre aux oiseaux, traversé les pays ravitaillés par les corbeaux. Je viens vers vous à vol d'oiseau, de feuille en feuille, de page en page. Je suis un flâneur, le colibri du bateau-mouche. Je suis gai comme un pinson, un poète de l'étrange, du mouton à cinq pattes, de l'oiseau rare, du merle blanc ! Pour un peu, si je n'avais pas la vue basse, je me prendrais pour un aigle, l'oiseau de Jupiter ou pour un phénix, l'oiseau du feu et du soleil.

J'aimerais ne rien faire et bayer aux corneilles, plutôt que de faire le pied de grue dans l'espoir incertain du succès littéraire. Je voudrais célébrer la colombe de la paix, faire nicher les cigognes au cœur de chaque foyer, enchanter chaque nuit du chant des rossignols ... Alors, ne me rognez pas les ailes. Ne me mettez pas en cage ! Je ne veux pas y laisser mes plumes d'écrivain. J'emporte tous mes lecteurs, en volée de moineaux sur mes ailes d'oiseau.

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Les remèdes de grand-mère 1/3

Publié le par modimodi

La mode est au vide-grenier, à la brocante du weekend! Je déambulais, dimanche après-midi dans des allées étroites et encombrées, à la recherche de l'objet inutile, prêt à céder au premier coup de cœur. C'est alors que je suis tombé sur un étal qui exposait à la vente des livres quasi neufs, disposés pèle-mêle. Dans ce lot, deux attirèrent ma curiosité. Je les achetais : un dictionnaire "Vidal" et "la santé par les plantes médicinales". J'avais en ma possession, la bible des médicaments pour l'enfer des maladies et les trésors de la nature du jardin d'Eden pour guérir naturellement.

Cette découverte insolite me plongea au milieu de cette libre réflexion. Doit-on craindre sans cesse pour sa santé ? Est-il proverbialement vrai que "tout bien portant est un malade qui s'ignore"?

"Allô! Maman bobo!" J'imaginais facilement, les premiers hommes néandertaliens manifester leur douleur. Quand ils s'étaient blessés au doigt en taillant leurs tranchants silex. Lorsqu'ils s'étaient pris sur la tête un coup de massue d'obsidienne de leur voisin de tribu ou lors d'une chasse, un coup de corne dans les fesses d'une charge de mammouth furieux.

Comment soignaient-ils leurs coupures et ecchymoses? Sûrement avaient-ils déjà les remèdes de grand-père ou de grand-mère Cro magnon!... Aujourd'hui la tradition orale a perpétué quelques secrets qui sont sortis de la nuit des temps et remontés des oubliettes de notre histoire contemporaine pour améliorer notre hygiène ou notre santé.

"Aux grands maux, les grands remèdes", dit la sagesse populaire qui ignore que c'est du latin de cuisine d'officine que nous vient l'expression: "Extremis malis, extrema remedia." Montaigne la cite dans ses "Essais" (II, 3.) Cette locution devenue proverbiale nous enjoint de recourir à un traitement énergique quand le mal paraît grave.

L'histoire des petits bobos, des plaies et bosses est donc ancienne. L'homme est sans doute fait pour la joie et la bonne santé mais quand surviennent le clou impossible à enfoncer, le furoncle qui se la coule pas cool, le panaris qui vous casse les pieds et les maux de gorge ou de reins qui vous cassent la voix et vous en mettent plein le dos, la vie se complique drôlement et le mal est un mal dominant.

Oui! Le plaisir et le bien-être ont leurs équivalents contraires dans la sensation de souffrance et la perception de gêne. Avec l'affirmation qu'il y a un remède à tout, la maladie se soigne alors par la prise d'un médicament, c'est-à-dire d'une substance qui peut servir à guérir. En règle générale, le médecin le prescrit, le patient le prend. L'application le soigne en faisant en principe, disparaître la maladie et son corollaire la douleur... Illusion, peut-être! Effet placebo! Un proverbe ne dit-il pas que "les grandes douleurs sont muettes"?

Oui! C'est la notion de progrès, entendue comme une évolution positive pour l'humanité qui exige de chacun de nous un perfectionnement constant! La qualité de la vie suppose de pouvoir mener une existence sans malaise physique. Ainsi, bien loin des remèdes empiriques de nos ancêtres, les laboratoires pharmaceutiques cherchent sans cesse de nouveaux produits et expérimentent de nouvelles molécules à visée thérapeutique! Ils veulent avoir réponse à tout! Aucun mal ne doit leur résister! Toujours plus de médicamentation!

Et comme "prévenir, c'est presque guérir", les médicaments sont censés cibler et également remédier durablement à la maladie tout en surmontant la réapparition des symptômes. Parfois, le traitement exige même de les garder longtemps, voire à vie. Êtes-vous certains que ce sont des médicaments et pas de la drogue? Dites-moi! Y'aurait pas comme un malaise encore plus profond que l'affection? Faut-il garder le cautère sur la jambe de bois?

Dans ce cas, moi qui ai tendance à en faire une maladie, je me demande si le remède n'est pas un expédient, pire que le mal et si le comprimé ne conduit pas au déprimé? Faut-il jeter nos piluliers?

Comment faisaient donc autrefois nos grand-mères avec leur médecine douce et naturelle pour soigner et prévenir les maladies? Quelles étaient leurs recettes, leurs astuces et les petits secrets de leurs ordonnances pour nos Aie!...aux fines herbes?

 

 

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