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Histoire: Saint Louis - 1226-1270- 2/3

Publié le par modimodi

 

SAINT-LOUIS

Joinville, au coeur de ses chroniques

En fait un modèle monarchique.

On oubliera donc ses excès

De religion exacerbée,

D'une piété démesurée :

La conversion à imposer

A tous les Juifs persécutés,

 

La rouelle à devoir porter,

Le Talmud en autodafé,

Son amour de la chrétienté,

Deux expéditions de croisés

Aux ordres de la papauté

Et des milliers de sacrifiés

Sous la bannière du roi guerrier...

 

Nous retiendrons donc ses hauts faits

D'un pays bien administré

En circonscriptions structuré,

Par baillis, prévôts contrôlé.

Et des institutions créées.

Parlement, Cour des Compt's sont nés

La monnaie unique est frappée.

 

St Louis est un roi chrétien,

Il veille sur ces citoyens:

Instauration du bien commun,

Pas d'jeux d'argent ni de catins,

De prêts d'usure par des coquins.

Une femme n'est plus punie

Pour les fautes de son mari.

 

Abolition de l'ordalie,

Le jugement de Dieu pour impies,

Remplacé par les témoignages

Et la foi du bon voisinage.

Les blasphèmes sont interdits !

Le roi est seul juge suprême,

De droit divin, oint de saint-chrême.

 

Il invite à fair' pénitence,

Il instaur' la bonne confiance

Et la présomption d'innocence.

Lui même est simplement vêtu,

Plum' de paon au chapeau cousue.

C'est à la ville de Vincennes

Qu'il rend la justice sous un chêne.

 

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Futile 1/2

Publié le par modimodi

Une mouche qui vole,

Un avion qui décolle,

La moindre des babioles,

Un air de music-hall,

Un p'tit chat qui miaule,

Un klaxon de bagnole,

Une belle espagnole,

T'es prêt aux cabrioles,

Tu as l'esprit frivole,

Tu as la tête folle !

Ton attention décolle !

 

Tu vas de liane en liane,

Tu passes du coq à l'âne,

Tes idées sautent et planent

A jets de sarbacane.

Tu es le recordman

Des ragots et des vannes,

Tu es un gadgetman !

D'une info que tu glanes

Tu racontes, tu pavanes !

Et tu te casses les cannes

Sur une peau de banane !

 

Tu cours, tu t'éparpilles

Pour une simple broutille.

Tes grands yeux s'écarquillent

Pour une pacotille

Qui clignote et scintille.

Tout te plaît, t'émoustille,

La moindre peccadille,

La ridicul' vétille,

La petite bisbille !

Tu frétilles, te tortilles

Comme chenille et anguille.

 

Pour aguicher les filles,

Tu offres des jonquilles.

Des gâteaux qui croustillent,

Des glac' à la vanille.

Tu charmes leurs papilles !

Pour poser des banderilles,

Tu danses la séguedille...

Tu l'fais en espadrilles

Et tu t'tords la cheville !

Tu n'es qu'un joyeux drille,

Qui va à la godille.

 

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Le couteau

Publié le par modimodi

Nos ancêtres au temps du paléolithique, il y a plus de 25000 ans ont inventé le premier couteau. L'un d'entre eux à l'esprit affûté, s'est sans doute, en se coupant le doigt, rendu compte qu'une obsidienne ébréchée avait un côté plutôt mordant. Ensuite, les silex n'ont pas fait long feu pour s'éclater en mille morceaux ! L'ère des os de mammouths taillés, des pierres aiguisées aux vives arêtes ont eu vite fait de dépecer et de trancher la viande des animaux tués, comme de racler les peaux.

Outil du quotidien pour la cueillette ou arme blanche pour la chasse, les premiers hommes sont déjà à galets polis et à couteaux tirés ! L'utilitaire côtoie le défensif, le pacifiste comme le guerrier. Le dominateur veut tenir l'autre sous sa coupe. Le couteau est ainsi l'instrument bénéfique du coupe-faim et le poignard, celui du coupe-coupe, radical pour couper définitivement l'appétit ! De la mâche à la machette, nos prédécesseurs hachent menu et coupent la poire en deux ou plus radicalement le sifflet ! Mais inutile de couper court avec une bande de fiers à bras raccourcis !

Si je veux, à mon tour, trancher dans le sujet, je dois mettre en garde mes lecteurs affûtés sur ses emplois coupants et ses sens affilés... L'oie blanche doit se méfier de l'arme blanche de la voix et des belles paroles du bonimenteur, prédateur de basse cour ! Vous-mêmes, tenez-vous loin de votre voisin, surtout s'il a le visage en lame de couteau. De son double tranchant, il pourrait bien en jouer pour se faire une place au soleil ou vous planter dans le dos !

Depuis, de descendance en descendance, nous n'en finissons pas de couper dans tout ce qui se présente à nous ! La vie nous est donnée en bloc, le sort de chacun est un épais brouillard comme parfois mes textes, à percer, à couper au couteau ! Bien malin celui qui peut fendre son rocher de Sisyphe quand certains ne parviennent même pas à trancher leur cordon ombilical !

Tout le monde ne peut être au premier plan, il y a des seconds et des troisièmes couteaux qui font pis que pendre et ne sont que des manches ! Il y a des porte-flingue qui ne savent pas tirer, même les lapins.

Bien sûr! Il faut de tout pour faire un monde: des désosseurs qui vous tombent sur le râble et qui vous surinent ou bien des économes qui épluchent finement quelques grosses légumes. Vous avez malheureusement le choix de vous faire étriper, écharper, émincer, hacher par quelques tranchelards. Dans tous les cas, évitez alors d'être à couteaux tirés !

Moi, je n'aime pas les amateurs à court d'idées qui font du cinéma. Ils ne savent ni tourner court ni couper court à la facilité ! Car l'existence est une suite de plans séquences avec plus ou moins de relief et plus ou moins de coupures et de coupes sombres !

Le grand cinéaste du septième art de la Vie Éternelle, dans son studio au septième ciel se prend sûrement pour un dieu. Avec sa caméra super trois huit, il offre chaque jour, à tous les fondus et enchaînés que nous sommes, un long ou un court métrage de labeur ou d'existence. Personne ne le censure, ni ne lui coupe sa parole, elle est dite d’Évangile ! Et qui plus est, il est dit ineffable !

D'ailleurs, il n'est pas bienveillant ni miséricordieux, il est cruel et sans pitié. Le Caravage nous l'a illustré, quand il exige le sacrifice d'Isaac sous le couteau d'Abraham. De plus, pour achever le tableau, nous savons qu'il viendra aussi nous couper le souffle afin de couper court à notre tragique destin. D'ailleurs, nous apprenons, dès la naissance, que nous avançons, jour après jour, dans "la nuit des longs couteaux" et que nous n'allons pas y couper !

Mais pourquoi nous débiter ainsi la vie en tranches et nous-mêmes, en rondelles comme un saucisson à l'âne de la crèche ? Pourquoi permettre aux raseurs de couper les cheveux en quatre et de nous mettre en rogne ? Pourquoi autoriser les tourmenteurs à tourner leur couteau dans nos plaies ? Pourquoi nous mettre en porte-à-faux et laisser le grand faucheur à tête de mort sortir le couperet qui va nous prendre de court, si nous ne savons pas tenir le cou ?

Pour survivre, il faudrait, semble-t-il, savoir trancher en permanence dans la difficulté. Celui qui a plusieurs cordes à son arc comme plusieurs lames à son couteau suisse a plus de chance pour trancher les nœuds serrés de la difficulté. L'écrivain au style acéré pourrait ainsi aisément trancher les mots dans le vif de son texte et parler à mots couverts pour ne pas blesser le lecteur, qui lui fait l'honneur de passer à sa table de lecture...

C'est d'ailleurs, mon humble ambition d'écrivain émoussé. Mon couteau est de papier. Il ne peut nuire à quelques mines de papier mâché, lassées par tant de mes boulettes. Il ne goutte pas du sang de ma veine tarie ! Oui, je l'espère ! Il va luire enfin dans un éclair d'inspiration car sa lame est d'or comme le croissant que la lune offre à la terre, en se penchant vers elle.

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Drôles d'oiseaux 2/3

Publié le par modimodi

 

L'homme a pris l'habitude antique d'observer les oiseaux. Avant d'entreprendre une action importante : bâtir un temple, faire la guerre, faire un choix primordial, les Romains interrogeaient les augures. Ces prêtres, interprètes des volontés des dieux, pratiquaient la divination et faisaient parler les phénomènes observés. Si la course des nuages, les vols et chants d'oiseaux, les fumées et les vents, les foudres du ciel, étaient orientés à droite, la prédiction était favorable. A gauche, les présages étaient réputés sinistres, funestes et porteurs de malheurs. Il fallait s'abstenir d'intervenir.

Interroger les auspices et donner sens aux manifestations était indispensable à la gouvernance d'un Etat.

Les oiseaux étaient toujours fortement sollicités. L'examen minutieux des caractéristiques précises de leurs viscères ou de leur appétit était gage de réussite ou d'échec. Si les poulets sacrés se jetaient voracement sur les grains, le présage était faste.

Des expressions liées à cette époque nous sont restées. On dira d'une personne qui vous porte plus ou moins bonheur que c'est "un oiseau de bon ou de mauvais augure" et d'un individu qui a un petit estomac, trop vite rassasié qu'il a "un appétit d'oiseau".

Nous ne pratiquons pas autrement aujourd'hui quand nous serrons dans notre main notre patte de lapin et que nous affirmons plein d'assurance proverbiale : qu' "Une hirondelle ne fait pas le printemps". "Una hirundo non facit ver, nec una dies serena", i.e. "non plus qu'un seul beau jour" (traduction littérale d'un proverbe latin traduit d'un proverbe grec, cité par Aristote dans - Morale à Nicomaque, liv .1, ch. 4)

Contrairement aux apparences, il ne s'agit pas ici de parler de la pluie et du beau temps saisonnier mais d'exprimer ici, soit une règle de prudence de pensée, soit d'inciter à une coopération volontariste ...

Au sens premier, l'adage nous dit qu'un seul élément n'est pas suffisamment significatif pour qu'on en tire une généralité. Une conclusion pour être certaine doit dépasser les apparences et résulter d'analyses et de raisonnements comparés.

Au sens second, la sentence touche à la morale sociale et altruiste : "Un seul acte moral ne fait pas la vertu." La sagesse populaire laisse entendre qu'une personne seule n'atteindra pas un but commun. L'esprit d'équipe et la pratique collective sont gagnants. Autrement dit: "Tout seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin !"... Même si politiquement, c'est pour aller dans le mur et s'enfoncer plus profondément dans la mouise!

Ésope dans sa fable, "Le jeune prodigue et l'hirondelle" nous a laissé un message fort explicite : "Un jeune prodigue, ayant mangé son patrimoine, ne possédait plus qu'un manteau. Il aperçut une hirondelle qui avait devancé la saison. Croyant le printemps venu, et qu'il n'avait plus besoin de manteau, il s'en alla le vendre aussi. Mais le mauvais temps étant survenu ensuite et l’atmosphère étant devenue froide, il vit en se promenant, l'hirondelle morte de froid. "Malheureuse, dit-il, tu nous as perdus, toi et moi du même coup."... "Cette fable montre que tout ce qu'on a fait à contretemps est hasardeux."

Alors moi, votre chroniqueur officiel qui déblogue quotidiennement et qui vous rase en me répétant comme un perroquet, je reprends volontiers cette citation de Plutarque : "La barbe ne fait pas le philosophe." Pour aller dans le même sens, quelqu'un m'a dit un jour : l'habit fait le moine, si celui qui le porte en a l'étoffe.

Vive donc le superflu et le blablabla !

 

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Histoire: Saint Louis - 1226- 1270- 1/3

Publié le par modimodi

Ce n'est pas pêcher par outrance

Que de dire, en toute innocence,

Qu'au hit parade des rois de France,

Y'en a un qui mène la danse.

Neuvième de la dynastie

Des Capétiens et des Louis,

C'est notre bon roi Saint Louis !

 

De sa mère, Blanche de Castille,

Il acquiert l'esprit de famille,

La piété et l'éducation,

L'instruction et la contrition.

Il est sacré roi à douze ans !

Un sacré pouvoir, écrasant,

Pour ses épaules d'adolescent.

 

Mater la fronde des barons,

Fair' cesser toute rébellion,

Livrer bataille, prendre Bellême,

Comm' les aïeux, Jérusalem,

Affronter le roi d'Angleterre

Et aux révoltés réfractaires,

Fair' mettre un genou en terre !

 

C'est Marguerite de Provence,

A treize ans, en fleur d'innocence,

Qui se fait passer l'alliance

Et portera la descendance...

Après six ans, (c'n'est pas trop tôt),

De onze rejetons royaux.

L'un d'entre eux sortira du lot :

 

Philippe III, dit "le Hardi",

Roi en 1270.

Mais revenons au roi Louis.

C'est d'royal destin qu'il s'agit ! 

D'anecdotes, d'images embellies,

De légendes et de récits,

L'histoir' de France en est remplie.

 

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Complaisant 2/2

Publié le par modimodi

 

Aucune subversivité,

Tu n'dérang' pas par tes pensées !

Tu n'seras pas identifié

Pour ton originalité.

T'es modèle en conformité

Des on-dit et des préjugés.

 

Noyé dans la majorité

Du petit bon sens partagé,

Croyances sont tes vérités.

Tu fais semblant d'y adhérer

T'es un convaincu avéré !

 

Par-dessus tout, toi, tu veux plaire,

On n'te connait pas d'adversaire.

T'es un caméléon hors pair.

T'as horreur des pétitionnaires

Mais t'as signé le formulaire !

 

T'acquiesce à toutes les idées

Des militants, des encartés.

Tout l'monde te croit de son côté,

Pourtant tu n'iras pas voter.

C'est à ta manière, ton pied de nez !

 

Tu n'distingu' plus le vrai du faux,

Tu pratiques le statu quo,

Accords feints à tire larigot !

Tu as vendu ton âme au diable

Dans le seul but d'être agréable !

 

A l'ennemi, tu donn' l'accolade,

Au raseur, tu pass' la pommade.

Tu donn's bourrade et embrassade

Et tu distribues tes œillades

Aux deux débatteurs sur l'estrade !

 

Voulant être un amant fervent,

Tu fais assaut de compliments.

Tu pens' qu'avoir les mêmes goûts

Te donn' le meilleur des atouts

Pour brûler son cœur d'amadou !

 

Mais la belle, ton double en jupon,

Te flatt' le poil, te dam' le pion.

Elle te laisse en suspension

Te fait croire à sa reddition.

 

Tu reçois un béni oui. Oui !

Tu n'es pour elle qu'un con promis.

Tu te crois fort et séduisant,

Tu n'es au fond qu'un con plaisant !

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Drôles d'oiseaux 1/3

Publié le par modimodi

Quand Aristophane a écrit sa comédie politico-satirique "Les oiseaux", il voulait se moquer des sycophantes et parodier leur version de l'origine du monde, censée être née d'une bavure de la grande omelette cosmique.

Ses deux héros, citoyens athéniens Pisthétairos (fidèle ami) et Evelpidès (bon espoir), fuient cette ville de corruption, lassés" de la bêtise et de l'avidité" de leurs congénères. Guidés par un choucas et une corneille, ils s'en vont rencontrer le roi Térée, lui-même transformé en huppe. Ils proposent à l'assemblée des oiseaux de leur rendre leur souveraineté.

Ils bâtissent alors, avec eux l'insensé projet de créer dans les airs une cité utopique idéale. Pour régner, toutes les relations seront coupées entre les hommes, sophistes ou orateurs et les divinités. Par cet étrange moyen, ils comptent rendre à la gent ailée le pouvoir que lui ont volé les Dieux. C'est ainsi qu'ils fondent entre la terre et Olympe, la cité mythique de " Coucouville-les-Nuées "(traduction littérale du grec ancien Nephélococcygie)... Réussite totale ! Les dieux affamés de ne plus recevoir les fumées des sacrifices abandonnent leur royaume et leur toute puissance aux oiseaux...

Amis, je vous laisse rependre la lecture de l'oeuvre afin de découvrir ou de redécouvrir comment les oiseaux deviendront les dindons de la farce d'une nouvelle cité idéale ! ...

Il vous est aisé d'imaginer l'irrévérence d'Aristophane, ô combien audacieux pour l'époque de ridiculiser ainsi des dieux, même s'il le faisait dans le cadre autorisé d'une fête satirique religieuse !

Mais au-delà de l'absurde, son génie comique vient d'avoir créé un univers féerique et plus encore d'avoir su inventer un grand texte plein de jeu de mots, au langage poétique. Il a pu ainsi rendre à merveille : " l'harmonieux ramage des habitants du ciel. " pour signifier que la démocratie n'est jamais " qu'un joyeux caquetage de volière. " Cette caricature reste à mon humble avis, toujours criante d'une moderne vérité ! ... La cacophonie dans les travées de certaines assemblées, en tête laquelle notre célèbre Assemblée Nationale est criante et criarde de vérité !

En tout cas, Aristophane n'avait pu imaginer que pour enseigner la sagesse populaire, les hommes auraient recours à leur tour aux métaphores des oiseaux ! ... Que de fois, n'avons-nous pas entendu : "Une hirondelle ne fait pas le printemps."

Mais qu'est-ce qu'elles nous ont fait les hirondelles pour qu'on leur en veuille ainsi ? Nos contemporains aux pensées volatiles sont décidément de drôles d'oiseaux. Pourquoi voulez-vous qu'une hirondelle fasse le printemps ? Est-ce qu'on demande aux corbeaux de faire l'hiver ? Il suffit déjà au délateur, au corbeau anonyme de provoquer les faits divers et de broyer du noir d'encre à longueur de révélations calomnieuses et mensongères. Est-ce qu'on compte sur la volière pour animer la galerie marchande des quatre saisons !

Icare s'étant senti pousser des ailes voulut un jour voler de ses propres ailes. Chacun sait ce qui lui arriva d'avoir fondu les plombs. Plus d'un, encore aujourd'hui, vit comme lui des rêves démesurés de grandeur et d'élévation mais le malheureux inconscient, faute de se faire une place au soleil, ne parvient souvent qu'à se brûler les ailes !

Il vaut peut-être mieux rester comme un oiseau sur la branche et s'y accrocher ! L'important est de passer l'hiver et la morte saison, sans claquer du bec, sans claquer tout court ! Il suffit donc d'attendre le retour des hirondelles, même si elles ne font pas le printemps !

 

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Histoire: 1214 - Philippe-Auguste

Publié le par modimodi

Moi, j'aime bien Philippe Auguste!

Un monarque jamais injuste,

Un grand, un brave, un robuste!

Quand l'adversaire tape l'incruste,

Avec lui ou moi, il déguste !

 

J'ai disposé mes soldats de plomb,

Pour affronter l'armée d'Otton,

Le vilain empereur des Teutons

Et Jean Sans Terre, roi d'Angleterre,

Qui porte haut l'âme guerrière !

 

Mais ils font une erreur grossière !

Ils veulent toucher à ma terre,

Aux racines ch'ti dont j'suis fier !

Avec mes cheveux en bataille,

Je vais percer les cott's-de-maille

Et dans l'vif, faire des entailles !

 

J'ai une stratégie sans faille.

À Bouvines, je ruse et ferraille...

Pris à revers, l'ennemi se taille,

Philippe et moi, on le tenaille !

 

L'un d'eux, pour me désarçonner,

De mon cheval me fait tomber.

Otton veut me fair' prisonnier

In extremis, je suis sauvé,

Par mes fidèles chevaliers.

 

Sous mon oriflamme, rassemblés.

Tous les combats sont relancés,

L'ennemi piégé est encerclé

Et sur tous les flancs, enfoncé.

Sa plein' déroute est assurée.

 

Prouesse tactique et militaire,

Not' victoire est spectaculaire !

De partout le bon peuple accourt,

La France donne tout son amour.

Les fêtes dureront 6 jours !

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Complaisant 1/2

Publié le par modimodi

Tu chantes le "miserere" !

De ton prochain, tu as pitié,

T'es arrangeant et mesuré.

Rien ne peut te contrarier :

Les pât' ne sont pas al dente

Au moins, ell' ne sont pas collées !

Si l'entrecôt' n'est pas grillée,

A moitié cuit, c'est pas brûlé !

Quand t'aim' pas le café serré,

Par bonheur, y'a l'café au lait !

 

Pour ne jamais avoir d'histoires

Tu fais semblant de ne rien voir.

T'es d'accord avec le pouvoir

Mêm' s'il faut serrer les mâchoires.

Tu défendras l'indéfendable

Si le coupable est un notable.

 

Comme tu n'veux pas te distinguer,

T'acceptes la médiocrité

De la télé-réalité.

Tu n'es pas fan mais intégré !

 

Avec toi, on peut s'arranger !

Tu fermes les yeux en été,

Quand le soleil haut t'éblouit

Et tous les jours, par compromis !

 

Tu ne seras jamais mouillé

Ni impliqué, éclaboussé.

Tu es le roi d'la concession,

Même contre tes opinions.

Tu n'seras jamais un pur et dur

Tu fais dans la demi-mesure !

 

T'as le caractère élastique,

T'as le tempérament mastic !

Tu n'as pas la langue d'aspic

Ni le propos à l'arsenic.

 

A la moindre pique ironique,

Tu n't'hérisses, pas en porc-épic.

Toi, t'as l'humeur diplomatique,

Tu t'arranges avec les loustics...

Com' tu sais truander le fisc,

Tu ferais un bon politique !

 

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Corne d'abondance 2/2

Publié le par modimodi

 

Et pour bien vivre dans l'aisance :

Du travail, d'infernales cadences,

Des sacrifices et des finances.

Vive les projets, vive les dépenses,

La luxuriance et l'opulence !

 

Et puis un jour sans importance,

Tentations, un air de romance,

Regards, sourires et attirances.

Sans penser à mal ni méfiance.

Le cœur hésite, penche sa balance.

 

On ne voit pas de l'imprudence

À aimer être en sa présence,

À échanger des confidences.

Intimité, douce prégnance,

On se plaît au cœur du silence !

 

On oublie tout, mêm' la prudence !

Viennent les temps des impatiences,

De l'éloquence, de l'expérience,

Des rendez-vous de l'inconstance,

Des faux pas et des imprudences.

 

P'tits coups de canifs dans la confiance,

Quelques retards et des absences,

Des oublis et des négligences,

Emportement, intolérance,

Abondance de remontrances !

 

Mais pour sauver les apparences,

Pour nier notre déchéance,

Refuser les condoléances,

Avoir un reste d'influence,

Nous clamons avec insistance...

 

Comme les déchus de la présidence

Et tous les politiques en France

Qui masquent leur incompétence

Et ne font plus de résistance

Que pour leur fauteuil en balance !

 

" Voyez l'retour de la croissance,

Fini le temps de l'abstinence,

La relanc' reprend d'la puissance,

Ayez confiance, ayez confiance ! "

 

Nous avons des cornes, d'abondance !

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