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C'est ma faute, c'est ma très grande faute ! 1/5

Publié le par modimodi

Ne criez plus vive la France ! Citoyens, la révolution populiste est en marche pour prendre la bastille de la langue française et abattre les murs des règles du vocabulaire et de l'orthographe. Les arbres de la liberté n'ont plus de racines.

L'entreprise de démolition a commencé. Hier, la communauté internationale s'est émue de la disparition des bouddhas de Banyan. Elle s'est indignée de la destruction de l'arc-de-triomphe à l'entrée de la colonnade de Palmyre, la ville phare de l'empire romain. Les médias ont parlé d'un crime contre le patrimoine culturel de l'humanité.

Ici dans l'hexagone, tout est quasi pareil. La culture de masse veut oublier les racines gréco-latines de notre langue maternelle. Ce gouvernement qui ne fait plus que du latin de cuisine électoraliste veut le supprimer. Il a d'ailleurs sûrement oublié que le parti qu'il représente appelé PS veut dire post scriptum ! il nous envoie nous faire voir chez les Grecs, pleurer avec Homère et crier Horace au désespoir !

Avec l'orthographe phonétique calquée sur la prononciation, nos gouvernants veulent lutter contre le déclin de la langue française. Ils ont exhumé une réforme de 1990 élaborée par l'Académie française et voulu rattraper le temps perdu. Ils ont oublié les priorités du pays et simplement, une fois de plus dans la précipitation, fait franchir à leur bête ignorance, le mur du çon de la connerie franchouillarde !

Dites-moi, messieurs, c'est cela l'état d'urgence ? Sans avoir la moindre lueur du génie d'Einstein, ils nous ont tiré la langue. Une belle langue chargée de leur arrogance, pâteuse de leurs fautes de gouvernance.

Leur pensée est tellement décousue qu'ils ont tantôt supprimé, tantôt rajouté les traits d'union. Ils ont ainsi surfilé tous les numéraux composés: vingt et un s'écrira vingt-et-un et deux cents, désormais deux-cents.

Mais pour le reste, on est fixé et on danse collé serré : le week-end devient weekend, la chauve-souris agglutinée au plafond de sa grotte devient une chauvesouris et le porte-monnaie reste fermé en portemonnaie ! Une aubaine pour les fauchés des fins de semaine qui se déguisent en nyctalopes de boites de nuit et dansent comme des millepattes !

L'agglutination ou soudure s'impose dans un certain nombre de mots, en particulier:

- Dans les mots composés de contre(e) et entr(e) : Contre-appel s'orthographiera contrappel et entre-temps, entretemps. Soyez donc toujours au top, ni à contrecourant ni à contresens !

- Dans les mots composés de extra, infra, intra, ultra : c'est extraordinaire ! Un extra-terrestre débarquera plus vite en extraterrestre pour s'unir et habiter sur terre et un extralarge perdra quelques XL en bouclant sa ceinture !

- Dans les onomatopées et dans les mots d'origine étrangère ou savants : Le tic-tac dont le trait d'union pouvait figurer le mouvement de balancier de gauche à droite et de droite à gauche dans l'horloge, contracte le temps en un tictac, tictac !

Et moi, en toute impertinence, si j'applique à la lettre la réforme, je m'offrirai le luxe de troubler votre repos littéraire. Je vous jouerai du tamtam comme un indien pour déranger le cowboy dans son traintrain ou je vous gaverai de blabla et de prêchiprêcha comme un vendeur d'électroménager !

Nous sommes tous condamnés à retourner à l'école sans faute !...

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Histoire: Châteaux et chevaliers

Publié le par modimodi

Oh ! Combien j'ai rêvé !

Combien j'ai chevauché

De fougueux destriers !

Combien j'ai assiégé

De châteaux forts dressés

Pour mieux me défier !

 

Tout m'était poésie :

Le mot mâchicoulis,

La herse, le pont levis,

Le chemin de courtine,

La porte sarrasine...

Je sauve l'héroÏne !

 

À l'ennemi, je tiens tête,

Je défends l'échauguette,

Je cours aux meurtrières,

Pluie de flèches, jets de pierres

Huil' bouillante, plomb fondu,

Oui ! Je reste invaincu !

 

Du fond des oubliettes,

Tout remonte en ma tête !

Pas l'temps d'apprendre à lire,

Inutile d'écrire !

A la guerre, préparé,

Dès mes sept ans sonnés !

 

Je dois savoir chasser

Et à cheval monter

Pour sauter les fossés.

Rien ne peut m'effrayer,

Je suis prompt à manier

Les lances, hache et épée.

 

J'ai déjà mes héros :

Ivanhoé, Lancelot !

Mon avenir est tracé,

Je dois les imiter.

D'un orgueil insensé,

J'rêve de les dépasser !...

 

J'suis un preux écuyer,

Mon temps est achevé.

Prêt à être initié,

Vous me voyez prier,

Toute une nuit veiller

Avant que d'être armé,

 

Casqué et cuirassé.

Pieux et agenouillé,

D'vant mes pairs assemblés,

Demain, je s'rai adoubé

Et du plat de l'épée,

Je serai chevalier !

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Tricheur 1/3

Publié le par modimodi

Oh ! Méfiez-vous de l'eau qui dort

Au ras du nez d'l'alligator,

Des sourir' toutes dents dehors,

Email-diamant au fluor !

 

C'est que du leurre et du décor,

La preuve de l'esprit retors

D'un jeune, boa constrictor

Qui vous trompe et qui vous endort.

 

Tout poids trouve son contre-poids.

Le monde est empli de passe-droit !

Si on ne te donn' pas le droit,

T'as qu'à prendre le gauche, ma foi !

 

Si tu veux bien en profiter,

Chaque règle est à contourner!

Laisse le nombre des années,

Prends le bonheur à ta portée.

 

Il est trop sympa ton voisin !

Un innocent, un p'tit blondin,

Toujours premier et haut la main,

Y'a que des vingts sur son bulletin !

 

C'est lui, le meilleur en latin,

Toi, tu l'es, mais c'est en dessin.

Tu t'en es fait un bon copain

Tu peux copier, il ne dit rien !

 

Je dirais même qu'il s'en fiche !

Alors sans te gêner, tu triches

Au long nez et à la barbiche

De ta vieille instit en postiche.

 

Comme elle est revêche et pimbêche,

Que l'enseignement la dessèche,

Qu'elle ressemble à un os de seiche,

Toi, t'as pris l'goût des antisèches !

 

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Histoire: en l'an 800...

Publié le par modimodi

Moi qui m'repose de temps en temps,

J'adore les rois fainéants.

Dormir autant que tu le veux,

Dans un char tiré par des bœufs,

C'est l'paradis, un peu mon n'veu !

 

Mais l'histoire a b'soin de héros,

Pas d'bourricots, haro ! haro !

Il faut des rois au populo,

Du grand, du beau, du top niveau...

Place au règne des Carolo.

 

Les Mérovingiens, trop c'est trop,

C'est un bon empereur qu'il nous faut !

Charlemagne monte sur le trône

Et fait honneur à sa couronne

Tout le pays se perfectionne.

 

La France connaît la progression:

Développement des institutions,

La justice, l'administration,

Fini les ânes ! Vive l'instruction !

Oh ! Oui ! M'sieur, j'ai appris mes l'çons !

 

Famille, école, éducation

Font le bonheur de la nation !

L'histoire qui s'mêle à la fiction

Développe mon imagination.

J'suis Roland, le neveu d'tonton.

 

J'fais partie de l'expédition!

Je m'en vais combattre en Espagne

Pour la gloire de Charlemagne.

Lui, est en tête, à l'avant garde,

Je ferme la march', à l'arrière garde.

 

Dans l'défilé de Roncevaux,

L'ennemi se lance à l'assaut.

D'énormes pierres tombent du haut

Pour briser jusqu'aux derniers os,

Mes frères d'armes et les chevaux.

 

Il est trop tard pour les renforts !...

Moi, preux Roland, j'ne suis pas mort...

Pour dire adieu, je prends mon cor,

Ma vaillante épée Durandal

Et j'me bats jusqu'au dernier râle !

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Égrillard ! 2/2

Publié le par modimodi

 

Eloignez vite les enfants,

Isolez l'premier communiant,

Après ce repas de sultan,

Il est temps d'être pétillant !

 

Place au champagne et french cancan !

Chantez grand-mère, l'zizipanpan !

On a r'trouvé les deux fragments

D'papy dans l'escalier roulant !

 

Plus d'dessèchement, de désespoir,

Viv' le cigar' de l'oncle Edouard

Qu'on peut astiquer tous les soirs,

Grâce à not' tonton égrillard.

 

En un après midi, un soir,

Il épuise le répertoire

De cent refrains de chants paillards

A rendre raide, dingue Abélard !

 

Oui ! C'est "en revenant d'la foire"

Qu'Frèr' Domino prend un panard,

Qu'tous les lascars, pendards, soudards

Y passent en revue dare-dare !

 

Il est grivois, il est paillard

Il fait rimer les étendards

Avec des rim' riches en dard :

"Soldat, prends tes douilles et ton quart !"

 

C'est un gaulois et un gaillard

Sa devise : baiser et boire !

"Si tu l'fais à la St Médard,

Tu l'feras quarant' jours plus tard !"

 

Moi, j'n'comprends pas tout ce qu'il dit

Mais j'vois bien que tout l'monde en rit.

C'est un coquin, un polisson !

J'voudrais sa r'cett' pour mes leçons !

 

J'apprends l'histoire à ma façon

J'ai déjà des dispositions :

"Napoléon monte en ballon

Avec sa femme et son cochon.

 

Son cochon pète, sa femme rouspète,

Napoléon joue d'la trompette !"

Mais j'ai une autre idée en tête

Peut-être, qu' "un jour, la p'tite Huguette..."

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Histoire: en l'an 481... 2/2

Publié le par modimodi

Clovis adore les dieux.

Il est vaillant et preux

Mais pas question d'êtr' pieux,

D'prier à qui mieux mieux

Le Père qui est aux cieux !

 

Or, un jour de bataille,

V'la le succès qui se taille.

On ferraille, on s'entaille,

L'ennemi vous tenaille :

Débandade et pagaille.

 

On laisse, vaille que vaille,

Sur le champ ses entrailles.

La confiance défaille.

La chance bat de l'aile ;

La défaite s'ra cruelle.

 

Levant les yeux au ciel,

Clovis lance un appel

Au divin paternel !

"Donne-moi la victoire

J'me convertis ce soir !"

 

Le miracle est express.

Les vaincus, ad patres,

Il tiendra sa promesse :

Pénitence et confesse

Catéchisme et grand-messe !

 

Plus de Boogie-woogie,

Avant d'passer au lit !

Dans la foi affermi

Par l'évêque Rémi,

Clovis se convertit.

 

Récompense suprême:

A Reims, royal baptême !

Bien connu le barême :

Eau bénite, diadème

Double ration d'saint chrême.

 

La croix, nouvel emblème

Du nouveau star-system !

Clovis ému, tout blême

Tremble de tous ses membres

"Courbe-toi, fier Sicambre !"

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Histoire: en l'an 481... 1/2

Publié le par modimodi

La Gaule et les Gaulois,

Les empereurs et les rois!

L'histoire ouvre la voie

Du passé, des exploits

De nos anciens François.

 

Adieu menhirs, dolmens,

L'pays est à la peine !

Domination romaine :

Quatr' cents ans dans les chaînes,

La joie en quarantaine !

 

Par delà les montagnes,

Venant de l'Allemagne

Sont nos libérateurs.

On appelle les Francs

Ces nouveaux occupants !

 

Mérovée et les siens,

Une band' de païens !

Sal' temps pour les chrétiens !

Mais l'espoir s'entretient,

Tout vient un jour à point !

 

L'histoire a son dessein.

Rendez-vous du destin :

Quat' cent quatre-vingt-un,

Bonheur mérovingien !

Le roi Clovis advint.

La francisque à la main.

 

Clotilde, qu'il fit reine,

Etait jeune et chrétienne.

Pieuse et forte en neuvaine,

C'est entre deux "je t'aime"

Qu'elle lui parl' du baptême !

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Égrillard! 1/2

Publié le par modimodi

Une moustach' de mousquetaire,

Une allur' d'ancien militaire,

Les yeux rieurs sous l'air sévère,

On l'appell' Tonton Débonnaire !

 

Communion ou anniversaire,

Ce robuste des maxillaires,

En dix coups d'fourchett' légendaires

Fait honneur à l'art culinaire.

 

Elle en rosit la cuisinière !

Not' légionnaire a tout pour plaire.

Il aim' la vie et la bonn' chère

Et n'cale pas devant la saucière !

 

Après l'vieux Lille et l'camembert

Il garde une plac' pour le dessert !

Comme disait l'colonel Maubert :

"Jugulaire, c'est jugulaire !"

 

Coup d'l'étrier et Pouss'-rapière,

Levons le coude, levons nos verres

A la santé de nos rosières,

A l'expérienc' de nos rombières !

 

Vive l'amour et la bonn' chère,

La douce chair de la moukère !

Tonton, à l'aise, gilet ouvert,

L’œil allumé comme un enfer,

 

Hausse le ton et doigt en l'air,

Dit : "Je la sais depuis hier,

Je la tiens de Monsieur l'Vicaire ;

Vous n'connaissez pas la dernière ?"

 

Là, on n'est plus dans le bréviaire

Des ave, pater, bonn' manières !

C'est de l'humour lourd de docker !

Ça pulse par tous les sphincters !

Va falloir fair' des courants d'air !

 

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Histoire : Gaulois et fier ! 52 avant JC

Publié le par modimodi

Gaulois et fier !

 

Papa, maman, maître d'école,

J'entends encore vos paroles,

Mieux vaut le chant du rossignol

Que l'cri des oies du Capitole !

 

Pour avoir une vie sans histoire,

Faut bien dir' bonjour et bonsoir,

S'il vous plait, merci, au revoir

Savoir ses l'çons et fair' ses d'voirs !

 

Faut apprendre sans faire d'histoires,

Les faits, les dates, les p'tites histoires,

A dormir debout, à tiroirs

Qui ont fait notre grande Histoire !

 

Notre France s'appelait la Gaule.

C'était l'bon temps, jamais d'école,

Des cabrioles et pigeon vole,

Du sanglier à la casserole !

 

Druide party, cueillett' du gui,

Ripailles et guili ! guili !

Avec Astérix, Obélix

L'général Vercingétorix !

 

"À vos rangs fixe, citoyens,

Sus à l'ennemi, sus aux Romains

A coups d'épées et coups de hache !

Ralliez-vous à ma moustache !

 

Pas d'traîne-la-patte, ni de couards !

Braves Gaulois, battons César !

Fêtons victoire à Alésia

Avec Léonnor, Falbala !"

 

Mais César est un revanchard,

Aux Gaulois, il tend un traquenard.

La ville entière est encerclée

Et nos héros sont affamés.

 

Bien sûr qu'c'est, d'l'histoire ancienne !

J'ai ma mémoir' qui fait des siennes.

Ma tête est un livre d'images,

Récompense de l'enfant sage !

 

Devant César le grand vainqueur,

Vercingétorix n'a pas peur.

Fier sur son cheval, à contre cœur,

Il ne veut pas de déshonneur !

 

Il jette casque, lance et épée,

Sans s'départir de sa fierté.

C'est César qu'il défie du r'gard !

Le Gaulois n'est pas un froussard !

 

Moi, j'suis peut-être rondouillard,

Court sur pattes et binoclard

Mais je n'suis pas un fuyard, 

Un dégonflé ou un trouillard !

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Tristounet 3/3

Publié le par modimodi

 

Celui qui bâtit sur le sable,

Aura un résultat minable!

C'est d'une rigueur implacable.

Il vaut mieux rester à l'étable,

Ruminer, pleurer comme un veau,

Malchanceux com' Caliméro,

Le poussin noir de Mirano!

 

Tout est foutu dans ce pays!

La poul' qui est au pot, pourrit.

Manque de blé et trop de riz,

Ne chantent plus qu'les canaris!

Lui, dépérit et rabougrit.

C'est sûrement le béribéri,

La maladie d'la pénurie!

 

Tristounet fait dans le mélo.

De gémissements et de sanglots,

Une élégie, un lamento!

Il va, il vient mais le coeur gros,

Plus abattu que les impôts.

Du chagrin, gratis pro deo!

 

De partout, il est accablé,

Ses maigres espoirs sont ruinés,

Sa joie est au mont de piété.

Depuis qu'il est un nouveau-né

A chacun, il s'est présenté

En enfant d'Marie éploré.

Génération désenchantée!

 

Quand il vous dit qu'il est tout gai

C'est d'un air piteux et navré!

Son rire est une jérémiade,

Son sourire prend un ton maussade.

Rien n'vaut une bonne prière,

Un ave, un pater noster

Pour supporter cett' vie austère.

 

Oui! Pour traverser ces ténèbres

Il a appris la march' funèbre!

Chevalier de triste figure,

S'il a du goût pour la peinture,

C'est pour le style en clair-obscur!

Comm' l'avenir est sinistre et terne,

Il a crêpé son cœur en berne.

 

L'amour n'est pas un bouquet d'roses,

Mais une gerb' de mots moroses,

Un don d'épine et d'amaurose!

Pour lui déclamer ses je t'aime

Avec sa bell' fac' de carême,

Pas de roses ni de poèmes,

Il a choisi les chrysanthèmes.

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