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Morale L'esprit de famille 3/5

Publié le par modimodi

 

 

 

 

 

L'esprit de famille

 

À l'école, on m'fait la morale !

L'amour n'est pas un idéal,

C'est le grand cadeau parental

De tant de baisers en rafales !

 

On m'apprend la piété filiale,

Je suis en ferveur familiale !

J'honore mon père et ma mère

J'adore encor' plus ma grand-mère !

 

Je respecte mes sœurs et mes frères,

Le bedeau, le curé, l'vicaire,

Le Bon Dieu, les saints, le Saint-Père

Mais, c'est mon ange que je préfère !

 

J'aime mes cousins et cousines,

Surtout la petit' Bécassine

Et j'kiff' grav' Tonton Cristobal

Quand il me file ses cents balles !

 

J'ai vraiment l'esprit d'famille,

Lorsque le champagne pétille,

Que la fête nous émoustille,

Et que les yeux de papy brillent !

 

Mais, j'comprends pas bien ! Sapristi !

Ce qu'est l'amour de la patrie !

J'soutiens l'équipe de mon pays :

"Allez les bleus ! Allez les p'tits !"

 

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A croquer 3/4

Publié le par modimodi

 

Toi, mon plus tendre des nougats,

J'ai toujours été mordu d'toi.

Mais je n'avais pas vu, ma foi,

Que ton cœur glacé était froid

Et qu'il ne donnait, à l'étroit,

Que des pistaches, noisettes, éclats,

Que d'l'amour à la mords-moi l'doigt !

J'ai gardé un' dent contre toi !

 

Pendant que j'me pass' le cure-dent,

Toi, tu ris de toutes tes dents

Comme l'âne de Buridan !

Je désirais d'la confiture

De fraises, de coings et de mûres,

J'ai eu des biscuits bien trop durs,

Une vraie épreuve, une torture

Pour ma mâchoire et sa denture !

 

Croquants, craquants, Pan ! Dans les dents !

J'laiss' mes canines sur le champ !

Maint'nant, je suis à la merci

De ton amour en dents de scie.

Aurais-je encore droit au sursis

Avant que tu n'me supplicies ?

Mais t'as mis mon cœur en charpie

Et nos amours en confettis !

 

Elle avait bien raison, maman !

J'n'étais pas assez vigilant.

Trop de sucre, des caries aux dents.

Elle m'envoyait m'brosser les dents,

Mais j'n'étais pas obéissant, 

J'y allais grognant et rognant !

J'suis trop resté, mon frein rongeant.

J'aurais dû être sur les dents,

Je n'aurais pas eu d'rage de dents !

 

Si j'avais gardé l'protège-dents,

Celui du grand Marcel Cerdan,

Je ne serais pas un brèche-dent,

Je ne port'rais pas de fausses dents

Sur ce dentier brinquebalant !

Au lieu de grincer d'mes fauss' dents,

J'pourrais t'croquer à pleines dents

Et te donner... mon cœur d'enfant.

 

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Morale Martial 2/5

Publié le par modimodi

Martial

 

À l'école, on m'fait la morale.

Je dois être honnête et loyal.

Mais je n'ai vraiment aucun mal :

Je n'peux pas tricher sur Martial !

 

Pour gaffer, il n'a pas d'rival,

Il est nul en calcul mental,

En exercice grammatical !

Il n'connaît pas le mot total !

 

Y'a une fuite d'eau dans son bocal !

Il confond droite, diagonale,

Les ronds, les carrés, les ovales,

Horizontale et verticale !

 

Mais ce n'est pas fondamental,

Puisqu'il ne vise que les étoiles,

Qu'il s'enroule dans leurs spirales.

Sagittaire est son thème astral !

 

Il joue avec les feux d'Bengale

Avec les aurores boréales

Comme d'autres avec la morale

Ou les vertus théologales.

 

Tout's ses pensées sont en cavale.

Il les réchauffe près du poêle,

En rêvant au fond de la salle

A Alexandre et Bucéphale.

 

Personne n'est inamical.

Comme il est sympa et jovial,

Au dernier match de handball,

On l'a mis ramasseur de balles !

 

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A croquer 2/4

Publié le par modimodi

 

Tu étais tout sucre et tout miel,

Aujourd'hui, tu m'cherches querelle!

Mon calisson, ma nougatine,

Tu me balances des pralines!

Plus d'chocolat fourré coco,

Des pastilles et des berlingots!

Pour te savourer illico,

Il me faudrait avoir les crocs

Pas d'quenottes ou de chicots!

 

Mais je subis ton agacement,

Adieu bonbons, adieu fondants!

Moins de douceurs, plus de coups d'dents,

Œil pour œil et dent pour dent.

Tu me parles sur un ton coupant,

Et c'est du fiel que tu répands.

 

Ta langu' de chat est de serpent!

Au prétexte, au moindre incident,

Tu me fais du rentre-dedans.

J'devrais prendre le mors aux dents,

J'devrais m'armer jusqu'aux dents

Ou m'acheter un protège-dents!

 

Tu m'résistes comme un chiendent,

J'ai de quoi me casser les dents!

Comme un très très vieux caïman,

Je n'peux mêm' plus claquer des dents

Ni te croquer à pleines dents.

Je dois t'aimer du bout des dents,

Riant jaun' de mes dernièr' dents!

 

Je suis ta brave pomme, d'Adam.

T'avais rien à t'mettre sous la dent

T'avais les crocs, c'est évident,

J'n'étais pas à corps défendant,

Tu n'étais pas trop regardant,

Tu voulais me mordre à bell's dents!

 

Je peux me plaindre entre mes dents!

Y'a jamais eu d'buisson ardent,

Plaisirs d'amour? Un accident!

Y'a pas d'paradis, que des glands!

J'irais peut être en couinant,

Mais quand les poules auront des dents!

 

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Reprise des écrits en liberté

Publié le par modimodi

Rendez-vous demain!

Merci de rester fidèles!

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A croquer 1/4

Publié le par modimodi

Ma sucette, ma pâte de fruit,

Mon sucre d'orge et de candi,

Ma praline rose, mon fondant

De ton amour, je suis gourmand.

A Cambrai, je fais des bêtises,

A Valenciennes, j'fais des sottises.

Pour tes douceurs, tes friandises,

Je m'adonne à la convoitise.

Tu es ma gâterie promise,

J'veux tes p'tits choux sous ta chemise !

 

Pour tes exquises mignardises,

Je perds raison, je perds maîtrise.

Je veux t'emmener à Venise,

Te renverser, ma tour de Pise !

Ton cœur est une bonbonnière

Pour nos printemps et nos hivers.

Je t'aime sur le bout d'la langue,

T'es mon délice passion et mangue.

 

Pour rien, nous n'aurions présagé

Ce qui a pu nous arriver.

Qu'est-ce qui t'a pris d'appeler

Ta bonne fée, la fée dragée

Qui te disait : "T'es à croquer !"

J'avais l'bonheur entre les dents

V'là maintenant que j'ai du mordant !

 

J'n'ai rien dit d'ton aspect collant,

Quand, au parfum vanille cannelle,

Tu m'as offert ton caramel.

Mais vouloir me mettre à l'amande,

Tu m'as mis à la réprimande.

J'aimais ton regard cacao,

Ton doux teint de pêche abricot,

Mais je n'voulais pas des noyaux !

 

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Prêcheur du désert

Publié le par modimodi

Ma douce amie, nous nous aimons dans la délicatesse et la tendresse. Nous avons le bonheur de vivre dans ce bien être et dans cette harmonie. Autour de nous, tout s'agite. L'espace est en mouvement. Le dynamisme est dans chaque déplacement. Un pas, un envol, une ondulation, une course sont autant de trajectoires pour l'élan vital universel !

Pour se maintenir et s'accomplir, la vie a besoin d'énergie ! Le principe d'une force en action anime la nature. La vigueur d'un individu, la sève d'une plante, le souffle intuitif de l'esprit donnent la vitalité à l'existence.

Nous ne pourrions vivre sans nous manifester. Nous avons tous besoin de la capacité d'expression pour prendre place dans le monde, pour y être acteur ou participant. En effet, nous sommes à la fois, sujet dans un : "Je pense, donc, je suis." et intervenant dans un : "J'agis, donc, je suis."

De l'intériorité de la conscience à l'extériorité de l'activité, tout homme marque ainsi sa présence. Exister, c'est, au sens étymologique, se poser hors de soi-même pour entrer dans l'environnement et Etre, avec ou parmi les autres. C'est la coupure d'avec soi qui permet de se matérialiser pour intervenir et poser des gestes qui marquent notre présence au monde.

Toi, tu me dis souvent que j'écris et que je prêche dans le désert ! Par St Jean Baptiste! Sans doute, cherches-tu à me faire comprendre que je n'affirme pas assez ma présence au monde... Oui!  Mes écrits ne sont que du vent, réduits au néant. Mes vocables ne sont que des souffles de zéphyr trop doux pour la brutalité des courants d'opinion. Point de chaudes rafales de simoun ou de violentes bourrasques de sirocco qui soient assez impétueuses pour agiter les têtes qui se laissent emporter au vent du large.

Mon style gonflant le sable des illusions dessèche toujours davantage les imaginations arides. Je parle dans le vide des mirages littéraires à des esprits à vide. Ceux qui escaladent les dunes de mes expressions imagées n'atteignent pas l'oasis fraîche, d'eau à la bouche, propice à leurs lectures méditatives. Dans cette immensité abandonnée et inculte, je ne trouve qu'un unique avantage, celui de n'avoir pas à faire le vide autour de moi !

Secrètement peut-être, espères-tu dans l'intimité, que je me décide à faire la pause. Voudrais-tu que je sèche ma plume plutôt que de m'adonner à mes travaux forcés quotidiens ! Rassure-toi, je ne subis pourtant aucune pression, aucune violence. Je n'entre pas en résistance avec toi ou d'autres importuns. Je ne suis pas un forçat de la littérature, obligé de traîner mon boulet de mots. Je ne me suis pas enchaîné non plus à quelques plumitifs forcenés qui ont trempé dans quelques louches encriers. Non! Je cherche en toute liberté à affirmer ma présence au monde.

Je laisse la contestation s'exprimer. Les quelques opposants à mon style ébouriffé, à ma sémantique rebelle, à mes tournures audacieuses pour leur compréhension arthrosique, ne feront pas fléchir ma détermination. J'écris sur tous les thèmes qui me conviennent. Mes humeurs mutines n'ont qu'à faire des mutins! Je n'ai nul besoin de leur jeter la pierre. Les réfractaires n'ont jamais fait que des fours !

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Morale Politesse 1/5

Publié le par modimodi

Politesse

 

À l'école, on m'fait la morale.

Je dois faire le bien, pas le mal

Et partager à parts égales,

Plaque de choco ou bien casse-dalle.

 

Je dois être fourmi, pas cigale.

J'n'dois pas user mes sandales,

Faire le fan dans les festivals,

Etre excentrique ou marginal !

 

Je dois dire le vrai, pas le faux,

Je n'dois pas mentir à Momo,

Lui dire qu'il est le plus beau

Pour jouer à sa Nintendo !

 

Je ne dois pas dire de gros mots

Ni prononcer de noms d'oiseau !

Charlotte a une têt' de linotte,

Je n'dois pas la traiter de sosotte !

 

Julie qui m'fait des grimaces,

J'dois pas la traiter d'bécasse.

Si j'me frite avec Léonard,

J'dois lui dire : espèce de canard !

 

J'n'dois pas blesser l'amour-propre,

J'dois respecter les noms propres.

J'n'dois pas en ch'ti, dire "biloute" !

J'dois être poli et pas prout-prout !

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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'homme, c'est comme le ver, un solitaire ténieux, toujours prêt à la lutte intestine.

La vie, c'est comme les impôts, créanciers et corvée, abattement à la base. Tu en fais une tranche, quand tu n'es pas dans ton assiette! 

La mort, c'est comme le citron, pressée de vous faire faire la grimace sans demander son zest!

L'amour, c'est comme le sel, à rajouter son grain, on est cru puis mangé à la croque!

La mort, c'est comme le paletot, ça vous tombe par-dessus pour vous faire capoter.

L'amour, c'est comme la gnôle, une eau-de-vie pour nos ivresses.

La femme, c'est comme le sein, une prise de tette ou souvent pis, si elle est peau de vache!

L'amour, c'est comme l'asservissement, dans ses chaînes, on se rend esclave à l'abolir.

Le sexe, c'est comme les manches, à mettre ou à retrousser.

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Père Juvénal 4/4

Publié le par modimodi

J't'aurai prévenu, ipso facto:

Mens sana in corpore, pas beau !..

 

Pèr' Juvénal, taïaut, taïaut !

Mets l'turbo à tes gros sabots

Et laisse-moi dans l'imbroglio.

 

Tu vois, je suis une femmelette,

Moitié lavette, moitié fillette !

Mais je ne pue pas la défaite !

Car c'est un fait, j'suis un athlète

Des méninges et de la comprenette !

 

Sous la casquette, viz' donc la tête,

Pas à la diète, pas girouette,

Pas d'oubliette, ni d'escampette

De poudroiements d'esprit comète,

De mirages aux mill' facettes.

 

J'suis un fantaisiste à houppettes !

J'emplis mon cerveau en goguette

D'idées en fête, jamais simplettes,

Pas ras d'pâquerettes, ni désuètes,

Je peux valser comme une Ginette,

Au grand bal de la sous-préfète !

 

Pèr' Juvénal, t'es ramollo

Et raplapla de l'encéphalo !

 

Moi, d'la calebasse, j'suis efficace,

Je lis Boccace, j'déclame Horace !

Moi, d'la pensarde, j'suis d'avant-garde,

Je n'déprim' pas comm' Kierkegaard !

Sous la toiture, ça cogit' dur,

J'suis pur, nature, comme Épicure !

 

J'roule ma boss' comme Sisyphe,

J'suis pas sportif, j'suis un pensif !

Et si j'ai pas un sou en poche

Je ne s'rai pas toujours Gavroche,

J'ai la caboche à Mackintosch !

 

J'ai la grosse tête à Epictète,

Je peux me passer de pense-bête !

Tout dans l'citron comme Cicéron,

J'peux poétiser à Menton,

Pas dans l'banal comme Juvénal...

Foin d’Épinal et point final ! 

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