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A corps perdu

Publié le par modimodi

L'amour a planté son décor,

Sa flèche a traversé nos corps.

Nous nous aimons en plein accord,

En coeur à coeur, en corps à corps,

En abandon d'âme et de corps.

Nous faisons folie de nos corps.

 

Nous possédons l'esprit de corps.

Nous frissonnons de tous nos corps,

Dessus, dessous, à travers corps,

A cors à cri, encore, encore !

Aucun désir en dés-à-corps.

Nous nous donnons de tous nos corps,

Nous ne faisons plus qu'un seul corps.

Nos cœurs ont mis leur justaucorps

Pour danser aux divins accords

De la lyre de Terpsichore.

 

Mais j'n'étais pas garde du corps !

L'amour t'a mis le diable au corps.

Pour un galant au corps accort,

Un séducteur aux cents records.

Tu es tombé dans le décor,

Bêtement comme une pécore!

Un mot doux et tu t'édulcores,

Pour deux baisers, toi, tu picores !

 

Je te garde, contrainte par corps,

Tu me repousses de tes haut-le-corps.

Je vis trop mal nos désaccords !

Trop injuste est mon pauvre sort !

J'voudrais te prendre à bras-le-corps

Mais tu te poses en anticorps.

En contre-pied d'esprit retors,

Tu me distribues tous les torts !

 

À contretemps, je t'aime encore

Et je t'espère jusqu'à l'aurore,

Mais en dos à dos, tu t'endors !

Je perds ton corps, je perds le Nord !

Est-ce que vraiment je t'aime à tort

Ou simplement que j't'aime trop fort ?

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Orthographe Jules Ferry 4/4

Publié le par modimodi

Jules Ferry

 

L'orthographe, c'est pas ma popote !

Y'a trop de règles qui chipotent,

Y'a trop d'usages qui chicotent

Mon français de bon patriote !

 

Assez des cris de c'vieux coyote,

De ce Judas Iscariote,

De ces sauvageries wisigothes,

Pour une erreur, pour une faute !

 

À chaque fois, moi, je tressaute,

Je trembl' de toutes mes menottes.

Les pas bellottes, les moches pâlottes

M'ont appelé claque-quenottes !

 

Je n'suis pourtant pas lèche-bottes

Mais Jules Ferry, toi, tu me bottes !

Enlève-moi ta redingote,

J't'offre une croisière en ferry-boat !

 

Monte à bord, c'est moi qui pilote !

On va longer toute la côte,

Fair' le circuit des Argonautes !

J'sais pas nager, mais je barbote !

 

On fréquentera les Cypriotes,

J'leur raconterai Poil de carotte,

On fera le plein d'anecdotes,

Accroche-toi à mon duffel-coat !

 

Pour une fois, c'est toi mon hôte.

On parlera pas d'mes mauvaises notes,

J'prendrai mes revers en passing-shot.

Je peux te l'assurer, sans faute !

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Père Juvénal 3/4

Publié le par modimodi

Je peux le clamer à tue-tête :

Mens sana in corpore, pas bête

Mais trop souvent dans mon assiette !

 

Pèr' Juvénal, si t'étais chouette,

Tu m'laisserais pas en tête à tête ! 

Tu viendrais chez moi, fair' dinette

Et des mouillett's dans mon omelette !

Pour avoir droit à une trempette,

Pour une fricassée sauce-poulette,

Tu te traîn'rais sur la carpette !

 

Tu t'en mettrais plein la luette

Du pâté d'tête et d'alouette,

Tu t'en mettrais plein la bavette,

De la canette aux olivettes.

Tu f'rais risette aux crêp' Suzette

Et la fête à mes tartelettes !

 

Mais à moins de t'mettre à la diète

Tu pourras plus fair' majorette,

Rondelette comm' une boulette

Tu pourras être, Miss Mimolette !

 

Nous formerions un big duo !

Mais je te le dis illico

Faut qu't'oublies les shooting photos,

Les défilés, les boys-band shows

Et les compèt' de flamenco !

 

Mens sana in corpore, ça no !

Mens sana in corpore, trop gros !

 

Pèr' Juvénal, j'ai un tuyau !

Si tu veux être imprésario,

J'veux bien m'inscrire au yo-yo.

Mais vise avant mes affutiaux !

 

J'suis gaulé comme un artichaut

Et j'ai le format d'un crapaud !

Il m'étonnerait qu'tu sois chaud

D'entraîner l'papa Culbuto !

 

Ecce homo, le ramponneau !

Mens sana in corpore, folklo !

 

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JE SUIS PARIS

Publié le par modimodi

LIBERTE EGALITE FRATERNITE


JE SUIS PA
RIS

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Dans les orties

Publié le par modimodi

L'amour est un aiguillon

Qui vous parcourt de frissons.

Il vous pique, il vous excite,

Et dérègle les conduites.

Il perturbe le jésuite

Qui médite et qui s'agite

De pensées de sybarite,

En psalmodiant l’introït.

Il trouble la carmélite,

En agitant l'eau bénite.

Il affole Marguerite

Qui s'effeuille à la va-vite.

 

Nous avions vingt ans, ma foi,

Naïfs, tendres, de vert bois,

Tout en rêves, en rires, en joies...

Il nous a pris de sang froid

Sans nous en donner le choix.

D'un' flèche de son carquois,

Nous a piqués toi et moi.

Et nous a remplis d'émois,

Des désirs au bout des doigts.

 

Nous voilà émoustillés,

Remués, électrisés.

Nos corps fous sont survoltés,

Par la passion enflammés.

 

Nous ne savions pas qu'aimer

Pouvait tant nous secouer.

Chacun se sent picoté,

Chatouillé et démangé.

C'est la danse de Salomé,

Le besoin de s'trémousser,

Un' furieuse envie d'sauter,

Contre l'autre se jeter.

 

Hélas ! Rien ne peut durer !

Adieu ! La lubricité,

Nos exploits d'agilité !

Le temps sur nous a passé...

La tendresse a tempéré

Nos élans et nos excès.

Après tant d'hivers, d'étés,

Nous manquons d'vivacité

Pour élans et chevauchées.

 

Mais j'te vois te trémousser,

Qu'est-c'qu'y'a bien pu t'arriver ?

La vieillesse a-t-elle frappé ?

Je pouvais le redouter.

Quand les fraises sont à sucrer,

On finit, un jour, par trembler !

 

Mais nous n'somm' pas encore morts !

On est bien loin du transport,

Au pied du grand sycomore.

On a encor' plein d'ressort

Et on ne perd jamais l'Nord !

 

Non ! C'est bête ! Je suis en tort !

J'suis un grincheux, un butor !

Parce qu'en plein désaccord,

J'ai poussé, un peu trop fort,

Ma mémé dans les orties,

Elle a la danse de St Guy !

 

Finies migraine et insomnie,

Malaises, refus et litanie !

J'ai la solution ! Sapristi !

Je sais comment chaque nuit,

Ranimer l'corps de la momie !

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Orthographe Les p'tites sosottes ! 3/4

Publié le par modimodi

 

Les p'tites sosottes !

 

Le mot juste, basta, zut et crotte !

Ras la casquette et plein les bottes !

J'obtiens des tas de mauvaises notes,

En dictée, je fais du rase-mottes !

 

Car à l'école, j'ai les chocottes !

Y'a des graphies comme des marmottes

Qui râpent, qui rognent et qui grignotent

Des consonnes muettes et sottes.

 

La mère Noël a plein sa hotte,

De p'tites voyelles comm' des griottes,

De consonn's comm' des échalotes,

De terminaisons qui compotent !

 

Je m'en fous, je m'en tape les côtes,

Des débuts d'mots qui se tripotent,

Des fins d'mots qui dansent le fox-trot

Dans des dancings pour vieilles cocottes.

 

J'n'aime pas les filles qui bachotent,

Qui répètent et qui zozotent

Des mots bêtement comme des hulottes,

En croyant être polyglottes !

 

J'n'aime pas les filles qui complotent,

Qui marmonnent et qui chuchotent

Leurs prières comme des bigotes :

"Doux Jésus ! J'veux faire zéro faute !"

 

C'est mon moral qu'elles sabotent,

Ces maigriottes et ces boulottes,

Qui postillonnent et qui crachotent

Leurs leçons d'mots comme des sosottes !

 

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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme le téléphone, beaucoup sont appelés mais peu sont élus.

La vie, c'est comme le parquet, il faut éviter de prendre un coup dans les lattes.

L'homme, c'est comme le col, il faut qu'il vous roule ou ramène sa fraise.

La mort, c'est comme le fuselage, elle rive la vie de ceux qui planent ou volent de leurs propres ailes.

L'amour, c'est comme la forge, pris dans les fers, on en pince, on rougit aux feux, on fond et on se moule.

La femme, c'est comme le fait-tout, feu au derrière, elle vous fait mijoter.

La vie, c'est comme les salles d'attente d'aérogare, entre une arrivée et un départ pour le septième ciel.

La mort, c'est comme le gros lot, par malchance, ça n'arrive qu'une fois mais on en profite longtemps.

Le sexe, c'est comme les aérosols, il faut être toujours spray!

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Père Juvénal 2/4

Publié le par modimodi

"Mens sana in corpore sano !"

Pèr'Juvénal, t'es qu'un blaireau

Tu me rases en recto verso

Ta devise, c'est du pipeau !

Arrêt' de m'fair' ton numéro.

J'suis pas un fiérot torero !

J'cambre pas, j'ai un lumbago !

 

J'ai l'biscotto à la Pluto !

Les cannes en tau, comme un tréteau

Court des poteaux, comme un tourteau,

A talonnettes, comme Sarko,

Mens sana in corpore, pas haut !

 

Pèr' Juvénal, gard' le moral

Car je n'suis pas phénoménal.

Ne me mène pas bacchanales,

J'aurais pas mon nom dans l'journal !

 

J'fais pas d'gonflette, sous ma ch'misette,

J'suis pas coquette, dans mon survêt,

J'fais pas toilett' de mes chaussettes,

J'suis pas vedette, dans mes baskets,

J'fais pas recett' de mes gambettes,

J'fais pas l'athlète, dans les compètes !

 

J'ai le squelett' comme un'crevette,

Et quatre patt's en allumettes.

Je me feuillett' comme un'gaufrette !

Mais j'suis esthèt' pour mon assiette

Et j'fais risette à ma fourchette.

 

Mens sana in corpore, Sancho !

Buono, buonissimo !

 

Je danse devant le frigo.

J'suis l'préféré des cuistots

J'leur crie : A bene placito !

Gratis! Gratis Pro Deo !

 

Je fais bombance d'escargots,

De perdreaux et de beaux gigots,

De pigeonneaux et de turbots

Et j'empiffre à tire-larigot

Tart' en duos, flans en trio !

J'ai surabondanc' de kilos

Et la taille d'un cachalot !

 

Mens sana in corpore lento

Piano, pianissimo !

 

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Beauté et don de soi 4/4

Publié le par modimodi

 

Ce qui donne une valeur exceptionnelle au proverbe : "La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a", c'est que rien n'est jamais vraiment acquis ! L'éventualité n'est pas une promesse. Il faut le consentement de la belle et son offrande. Alors, tout devient merveilleusement possible dans la pudeur ou la folie.

Qui nous dira, la délicatesse du don de soi ! Le silence de l'extase voluptueuse ! ... Oui ! Qui saura exprimer la fascination la plus totale de la grâce ? Qui saura louer le cadeau suprême, quand la belle est d'autant plus belle qu'elle se tait pour dévoiler ses charmes les plus intimes et révéler le chemin secret des délices de la chair ! Il y a tant de plaisir à se rendre ! Qu'importe alors qu'on appelle charmes ce qui manque à la beauté !

Au final de nos petites cogitations, ne devons-nous pas encore nous interroger ? Comment savoir si l'on sait référencer la beauté de la plus belle fille du monde en la considérant, plus qu'un art d’agréments mais plutôt comme une oeuvre d'art, entrant dans la classification des Beaux-Arts ? Les critères esthétiques ont bien tenté de la définir dans l'académisme du bon goût pour magnifier la splendeur de Vénus ou le legs des splendeurs de la Nature ! Mais où est donc la vérité ? Dans quelle harmonie des proportions, au cœur de quel tableau, aux pieds de quelle statue de marbre ? ...

A mon humble avis, elle est forcément nichée entre la réalité brute et nos propres perceptions, exprimées en jugements. Elle nous élève et attire notre regard vers sa grandeur. Mais la palette est large entre les expressions : agréable à regarder et sublime à contempler ! La féerie est distinctive, propre à chacun et à chacune. Elle dépend du partage entre la largeur et les largesses ou de l'harmonie entre la finesse et la grâce.

Certains affirment que la beauté, au même titre que les vertus, rendrait heureux ... Pourtant A. Rimbaud dans Une saison en Enfer ose férocement s'opposer à cette idée : "Un soir, j'ai assis la beauté sur mes genoux. - Et je l'ai trouvée amère. - Et je l'ai injuriée." ... Ah mais ! Que n'était-il pas plutôt humblement tombé à ses genoux, suppliant sa chère muse, sa capricieuse inspiration de lui faire don de sa splendeur tragique, de la vénusté de ses chants, de sa finesse lyrique, de sa distinction élégiaque, de l'éclat de ses illuminations ! Maudit et orgueilleux poète, nu comme un vers, de n'avoir pas su se jeter à ses pieds.

Exprimer le beau, c'est généralement s'affirmer libre et révéler à l'extérieur ce qui est vécu à l'intérieur de l'être dans la vibration, le trouble, l'émotion, l'harmonie, la magie. Célébrer et chanter la beauté, c'est vénérer et même donner la vie.

Vaine est donc la prétention de vouloir précisément définir la beauté... Mais ce flou par essence est peut-être à la fois un immense espoir et une petite consolation ! Tous les individus les plus beaux comme les plus laids, tous les mieux conservés comme les grands éprouvés par l'âge ont pour finir leur chance. Car les ruines antiques rentrent heureusement aussi dans les règles de l'art et dans la classification de chefs-d'oeuvre.

La beauté est à l'épreuve des époques et des mœurs mais en tous temps, elle a survécu à leurs ravages. Chacun peut prendre et donner du plaisir au long cours. Oui ! A la fois tout s'écroule et rien ne dure et à la fois tout s'écoule et tout perdure.

Si enfin, le proverbe a raison, son retentissement populaire a un ultime impact percutant. La plus belle fille du monde vous donnera au moins la possibilité de vous éclater ! Face au droit canon, les bombes, les filles canons auront même l'art avec elles pour se faire tirer comme des boulets ! Messieurs les artilleurs, laissez-vous donc allumer la mèche et pilonnez tous azimuts !

Et vous, Messieurs, les petits baigneurs, comme la plastique convient aux poupées Barbie, vous pouvez encore garder votre âme d'enfant et jouer à la poupée ! Il suffit juste de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain... Faites-vous donc une cure de Babys-Belles mais évitez les croûtes ! Vous verriez rouge !

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Cœur sur la main 2/2

Publié le par modimodi

 

Garde-moi, à portée de mains

Et laisse mon cœur sur ta main.

Pas d'jeux de vilains ou de coups d'mains !

Hauts nos cœurs ! Mais pas hautes mains !

 

Traces d'amour, revers de main,

Désunion à cinq doigts d'la main...

Je n'veux pas en venir aux mains,

Je n'veux pas tomber sous ta main.

 

L'amour ne salit pas les mains.

Ne t'en lave donc pas les mains !

J'ai déchiré les essuie-mains.

Prends-moi plutôt à pleines mains.

 

Avec toi, je suis en bonnes mains!

Aucun besoin de frein à mains,

Ne serr' pas mon cœur dans ta main,

Il pourrait t'échapper des mains !

 

Moi, l'innocent aux pleines mains,

Je suis ta tendre affaire en mains,

Sur moi, tu as la haute main,

Prends-moi com' ton homme de mains !

 

Je ne veux pas changer de mains.

Je viens te manger dans la main

Et je me donne en baise-mains,

Sous la caresse de tes mains.

 

Ne me dis pas après-demain !

Mais prends mon cœur, tends-moi les mains,

Ne l'agrippe pas d'une seule main,

Je n'veux pas te glisser des mains.

 

Pour aujourd'hui et pour demain,

Nouons nos doigts, nouons nos mains.

J'veux écrire l'amour à la main,

Sa partition à quatre mains !

J'ouvre mon cœur, ouvrons nos mains.

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