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Grammaire Lapsus calami 9/9

Publié le par modimodi

 

Lapsus calami

 

La grammaire, c'est tout un art !

Verbes, accords, Oh ! les vicelards !

Exceptions, ruses de renards,

Franchouillards pas pantantouflards !

 

Doux rêveur ou explosif,

Sont mes qualificatifs.

Y'en a marre des adjectifs

Indéfinis, possessifs !

 

Si j'avais su, je n's'rai pas v'nu,

J'aurai beurré mes petits Lu,

J'n'aurai pas mangé la fondue

Aux bonn' boulettes, aux bell' bévues !

 

Vous me voyez tout confus

D'être avec mes attributs,

Dans tous mes états, au rebus,

Comme ce bosseur, au chom'du.

 

Les épithètes m'ébouriffent,

À m'en arracher les tifs !

Je suis un démonstratif,

Mon prénom est distinctif !

 

Tu me vois et tu me kiffes,

Mieux qu'ces pronoms relatifs,

Ces que, quoi, qui, mauvais acquis,

Ces dont, dons pour vieux marquis.

 

C'est bien mieux de s'appeler Jean-Mi

Et d' vouloir faire ami, ami

Avec les lapsus calami,

Qu'avec la grammaire, être ennemi !

 

Mais les sons, les mots sont des traîtres !

Je n'dois pas inverser les lettres

Confondre : "Pique ou nique ta mère."

La grammaire, c'est une vraie galère !

 

Oui! Le bonheur de plein ciel,

C'est toujours accidentel !

Du plaisir circonstanciel,

Promis au conditionnel,

Comm' les vœux sous l'arc-en-ciel.

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Mystères

Publié le par modimodi

Scier la branche sur laquelle on est assis, n'est-ce pas une preuve de la connerie en branche?

La mort du notaire lui permet-elle d'apprécier ses dernières minutes?

Les affligés du sexe ne bandent-ils que leur plaie?

Pour disséquer la vérité, faut-il tailler dans le vif du sujet?

La vie du chef d'orchestre le mène t-il à la fosse?

En amour, est-ce un crime que de tirer, à bout portant, la petite bécasse?

Le jour de son enterrement, l'huissier consciencieux saisit-il l'occasion d'une dernière mise en demeure?

Est-ce faute de ne pas être des femmes de tête, que certaines sont des bonnets de nuit ou des blancs bonnets?

Celui qui a un verre dans le nez, peut-il se noyer dans une goutte d'eau ou bêtement boire la tasse?

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Hypocrite 4/4

Publié le par modimodi

 

T'hésit' pas à conter des craques !

Pour liquider ton bric-à-brac,

Tu leur dis que t'es tout patraque,

Que t'as peur d'être cardiaque,

Que tu ne vas pas passer Pâques

Comme ton oncle de Jarnac

Qui est mort, d'un coup, d'une attaque,

D'un grand excès d'aphrodisiaques !

 

Tu entortilles, tu mystifies,

Ta vérité n'a pas de prix.

C'est gratuit, la supercherie !

Tu filoutes, tu noies le poisson,

Encore un naïf, à l'hameçon,

Percé, troué, jusqu'au trognon !

 

Pour tes boniments, tes histoires,

Tu n'as qu'un espoir : le grand soir!

Comm' la nuit, tous les chats sont gris,

Toi, t'es blafard et vert de gris.

Tu appliques "le pas vu, pas pris !"

 

"Ni vu ni connu, j't'embrouille !"

Tu t'fais pas prendre par la patrouille !

Tu n't'actives qu'au crépuscule,

Tu te glisses, tu te dissimules.

L'heure est propice à tes calculs...

Tu pass' pour être noctambule !

 

Tu avances grimé, masqué,

Tu déguis's ton identité.

Pour ne pas être remarqué,

Tu as le bec enfariné.

Tu portes tout l'temps un faux nez,

Tu t'es donné un sobriquet.

 

Tu ne saurais être impliqué

Car tu les as tous arnaqués.

Toi ? Tu priais à la mosquée!

Comme tu étais face contre terre,

On n'a pas r'connu ton derrière !

 

Tu es un malin pharisien,

Tu commerces avec le gratin

Ta poudre de perlimpinpin.

T'as l'baratin d'un puritain,

Le bagout de dix philistins,

Tu pass's pour un samaritain,

Tu es vraiment fort, mon cousin !

 

T'es rusé comme un caïman,

Bien plus fort que dix éléphants,

Car toi, tu trompes énormément !

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Beauté et don de soi 1/4

Publié le par modimodi

Chacun cherche le bonheur, le grand ou les petits. Chacun est plus ou moins doué. La sagesse attire les philosophes, l'étude les humanistes, la religion les contemplatifs, un seul trait commun, le besoin et le désir d'aimer.

Le bonheur de François Villon était dans un "Tout aux tavernes et aux filles", revendiqué dans l'ivresse des libations et des plaisirs polissons ! (Ballade de bonne doctrine.) Qu'allait-il donc ainsi chercher à gagner ou à perdre ? Sa timidité, l'oubli, sa jeunesse... dans les pintes ou auprès des filles ? Ne savait-il pas qu'un proverbe dirait un jour : "La plus belle fille ne peut donner que ce qu'elle a." Ne faut-il pas d'ailleurs compléter l'énoncé par un judicieux : "à condition qu'elle le veuille bien" !

Pourquoi cette sentence restrictive, puisée dans "les Maximes et Pensées" de Nicolas Chamfort, nous poursuit-elle encore aujourd'hui de sa résignation fatale ? Freinés, découragés, épuisés tous les coureurs de jupons, les esthètes coureurs de muses, les vieux chiens de chasse avant même d'avoir entrepris la moindre quête !

Passe encore d'être une fille, d'être une belle fille, mais cela ne saurait être suffisant pour être digne du proverbe ! La concurrence conduit forcément la belle à une collecte d'indices et à une étude comparative des plus difficiles .

Nous-mêmes, voudrions-nous l'aider, qu'il nous faudrait trouver le moyen de détecter et d'approcher la plus belle fille de l'univers ! Inutile de la rechercher dans le quartier ou le village, il faudrait parcourir le vaste monde ! Autant dire, remuer ciel et terre pour dénicher la plus belle ! La mythique miss Univers...

Défi insurmontable pour moi, qui n'ai qu'une conception circulaire du globe, vu à travers mes petits yeux globuleux. Il y a toutefois un avantage à ma myopie exophtalmique. Comme je tourne sans cesse en rond, j'ai ainsi plus vite fait le tour de ma pensée ! C'est mon côté globe-trotter trottinant entre mes idées de rond-de-cuir et mes boulettes de belle écriture.

En supposant, amis, que vous ayez trouvé avant moi, ce cadeau du ciel pailleté, qu'aurait donc la belle à vous donner en priorité, si ce n'est au moins sa beauté ! Et n'aurait-elle que cela, cela ne serait-il pas déjà suffisant ? "Nez en moins, aurait dit César à Cléopâtre, de votre beau sourire à votre beau corps, il y a, il est vrai, un grand écart... de choix et de dispositions, ma reine !" Elle lui aurait répondu : "Donner oui, j'y consens ! Mais céder à un Jules, jamais !"

Alors, me direz- vous, si par bonheur, la belle a au moins une belle intelligence, n'est-ce pas encore mieux que la beauté physique dont mon père aimait à me répéter, qu'elle ne se mangeait pas en salade ! Je le soupçonne d'avoir eu toutefois quelques fols espoirs cachés à maman, quand il récoltait sa belle de Fontenay ! Je le vois encore songeur essuyer, que dire, caresser la belle quand il nettoyait sa récolte avant l'hiver !

Le noir et blanc des tenues de la Belle Geneviève, ex conservatrice en chef et en deuil de la beauté française de nos miss France, me renvoie bizarrement ainsi aux produits généreux de notre terre nourricière ! Éphémère richesse de la beauté d'une Reine d'un soir et d'un an, triomphante en robe des champs, au milieu de quelques pommes dauphines et de belles patates au four qui se rêvaient duchesses !

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Cause toujours! 1/2

Publié le par modimodi

Quand tu me causes, toi tu m'reposes!

J'peux mettre mon esprit en pause.

 

Quand tu me parl's de ton arthrose,

D'tes douleurs d’ostéoporose,

De ton dernier taux de glucose,

De tes piqûres à ecchymoses,

J'ai mes neuron's qui s’ankylosent,

Car tu vas m'en donner trois doses !

 

Pour m'endormir, t'es virtuose !

J'peux t'écouter, paupières closes !

Tu me débites tes litanies :

Bobos par-là, bobos par ci...

Ça peut durer l'après-midi !

Tu as le corps endolori,

T'es abonnée au bistouri,

Potions et massages à l'envie,

Cachets en veux-tu, en voici !

 

T'es plus piquée qu'un bigoudi,

Ta vie n'est plus qu'un très long cri.

Ton ange gardien au paradis

Verse sa lacryma-Christi.

 

Dans mon fauteuil, moi, je lis !

Je n'écoute pas tes récits

Je digère mes raviolis

Que je ponctue de "Sapristi !

Tu n'as pas de chance, ma chérie !"

 

Du coup, ça te ragaillardit

Et c'est r'parti pour tes soucis,

La liste de tes maladies,

Tes tracas, tes peines, tes ennuis,

Ta peur des épidémies,

Tes allergies, ton arythmie,

Ta lombalgie, tes chirurgies,

Tes céphalalgies au logis !

 

J'peux écrire l'encyclopédie

De toutes les pathologies.

Tu es une vraie anthologie !

 

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Grammaire C.O.D. 8/9

Publié le par modimodi

C. O. D.

 

Je n'suis pas un mauvais sujet,

J'ai une fonction qualité !

Je sais vraiment bien composer

Tous les verbes avec leur sujet !

 

Mais pourquoi tous ces C.O.D.

Qu'il me faut encore accorder

A des participes passés,

Par nature, bien sûr démodés !

 

Pourquoi ces méchants compléments ?

Oh ! maman, j'ai bien mal aux dents !

Je m'en suis pris un, en direct

De la part d'un sale indirect !

 

J'dois m'accorder en genre et nombre,

Comme le sel avec le concombre !

Mais je me suis bien fait mettre

Par l'auxiliaire avoir, le traître !

 

Je n'l'avais pas vu apparaître,

À l'abri, derrière le verbe être !

Quel procédé inamical,

Comme le travail dominical !

 

Quand je dois faire tous mes devoirs,

Vocabulaire, grammaire, histoire,

Je m'instruis, j'éduque ma mémoire,

Je participe, je m'fais avoir !

 

J'accorde les mots au jugé !

Y'a toujours un mauvais objet

Qui s'confond avec le sujet

Et qui fait d'moi un naufragé !

 

J'ai ach'té tous les corrigés

Pour en grammaire, être premier !

Il ne m'reste qu'un seul tourment,

Que j'attribue au complément !

 

J'dois pas m'en faire un monument !

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Boules de comme

Publié le par modimodi

La vie, c'est comme le chagrin, chaque jour, ça vous fait la peau.

L'amour, c'est comme la parade, quand survient la mise au pas, il vaut mieux se défiler pour ne pas être de la revue.

La mort, c'est comme le piment, sa brutalité vous tire des larmes.

L'homme, c'est comme le beurre, il lui faut le pot ou la motte.

La vie c'est comme l'involution, en compte à rebours.

L'amour, c'est comme l'aplomb, sur le fil, entre audace et équilibre.

La femme, c'est comme la forme, d'apparences en appâts rances, la vertu ressemble au vice et versa.

La mort, c'est comme les larmes, ça vous fout les glandes.

Le sexe, c'est comme les oranges, faut pas se presser. Oust! Pan! Pressé n'a plus de jus!

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Hypocrite 3/4

Publié le par modimodi

 

On ne peut pas te fair' confiance.

T'as pas d'avis, t'es en balance,

T'as une excuse, prête d'avance.

Tu dis oui, mais sans assurance,

Tu t'engages avec réticence.

Inutile de faire alliance !

En défaillance, en inconstance,

Tout finit en insignifiance !

C'est pas d'ta faute, mais d'la malchance !

 

T'as l'raisonnement marécageux !

T'es méandreux à qui mieux mieux 

Pas de ligne droite, des lignes courbes,

Tu te justifies comme un fourbe

Et tu t'empêtres ou tu t'embourbes,

Tu patauges en plein dans la tourbe !

 

T'es un jobard à gros bobards.

T'as jamais fait le grand écart

Avec les bell's de l'Alcazar

Dans tes plumes de casoar !

Tu cancanes avec les canards,

T'es un roublard, un papelard,

Tu es double com' le bon lard .

 

Tu n'es mêm' pas un bon acteur

Mais un mauvais complimenteur.

Tu n'es qu'un dissimulateur,

Un charlatan, un imposteur,

Un profiteur, un vil flatteur,

Un entubeur, un enfumeur...

Ah! Plus faux cul que toi, tu meurs !

 

Tu lèch' les bottes, pass' la pommade !

Tu nous oins à l'huil' de salade !

Tu es affable, tu es aimable

Avec tous tes comptes et tes fables.

Tu transformes le fiel en miel !...

Pour obtenir une bagatelle,

Tu sais pousser ta ritournelle

En prenant ta voix la plus belle.

 

Tu ne fais pas dans la dentelle :

"Oh ! Annabelle, t'es la plus belle !

Tu as la grâce d'une hirondelle,

Tes beaux grands yeux noirs ensorcellent !

Tu as la jeunesse éternelle !

J'ai un scoop, une vraie nouvelle !

C'est toi, la fille du père Noël !"

 

Oui ! Tu tiendrais d'Cadet Roussel,

Ce secret de Polichinelle !

Oh ! Tu sais tirer les ficelles

Et endormir la jouvencelle !

Tu lui avais promis la lune,

Elle a gagné une infortune :

Un aller-retour à Pampelune, 

Sans un baiser, sans une thune !

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Laisse tomber ! 3/3

Publié le par modimodi

 

Ne te fatigu' pas, tu le sais,

A me reprocher le passé.

Je veux bien te laisser la paix,

Sans t'appeler, ni t'oppresser

Sans t'harceler, te relancer

Si tu n'me laisses pas tomber !

 

L'amour ne peut se dispenser

De durée, d'émois, d'avancées,

D’aveux à broder, à tisser,

De promesses les plus insensées !

Il n'a pas de terme fixé,

Pas d'obstacles, de laissez-passer !

 

Tu essayes de finasser !

Tu m'proposes de nous espacer.

Fair' la pause ? Non ! C'est dépassé !

Je suis à r'prendre, pas à laisser.

Not'chemin n'est pas à r'brousser !

Ton cœur est d'or, pas du plaqué !

 

Nos mains ne sont pas à lâcher,

Nos doux corps sont à caresser.

Pas le temps de nous reposer !

Je te veux à moi, renversée !

Sur nos draps de satin froissés,

Notre couple est à reformer.

 

Retrouvons la belle unité !

Si nous faisons deux à jamais,

Tu ne pourras plus renoncer,

Ni m'refouler, ni m'rejeter.

Non ! Tu n'as pu tout oublier !

Ne te laiss' pas influencer !

 

Fuis les jeux de cartes biaisées,

Les liseus's de marc de café,

Le petit pendule affolé

D'un pauvre agité du poignet.

N'essaie pas de te défiler,

Je t'aime encore, n’va pas m'larguer !

 

Ne laiss' pas le doute planer...

Lui, tu peux le laisser tomber !

Mais arrêt' de tergiverser !

Il faut d'urgenc' te décider

Car je suis vraiment excédé !

Oui ! J'pourrais bien t'laisser tomber !

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Grammaire Proprement dit 7/9

Publié le par modimodi

Proprement dit !

 

Jamais un gros mot malpropre,

J'fais honneur à mon nom propre.

Assez de vos apostrophes,

Ce n'est pas une catastrophe !

 

Si j'dis connard pour canard

Et sale con pour caleçon,

Je passe le mur du son

Et je foire ma leçon !

 

J'n'aim' pas toutes ces cédilles,

Qui aux lettr' s'entortillent.

J'n'aime pas plus les accents

Toujours un peu grimaçants !

 

Grave, aigu ou circonflexe,

De quoi me rendre perplexe,

Me faire perdre mes réflexes,

Ou me faire mettre à l'index !

 

Je suis un distrait patenté,

Je confonds Pâques et Trinité.

J'ai pas vu Noël arriver

À caus' d'un tréma bien planqué !

 

Mon maître a les idées fixes,

Ses mots saut' à la barre fixe !

Il met devant, des préfixes

Au radical, des suffixes.

 

Moi, je suis comme Astérix,

J'aim' l'hyper bell' de Cadix,

La fille d'Vercingétorix !

À deux, on lit des comics !

 

Avec mon copain Alix,

On est super BMX,

On peut s'prendre pour des Phoenix !

On a une Assurancetourix !

 

 

 

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