Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Mystères

Publié le par modimodi

L'éjaculation précoce de l'informaticien le rend-elle du bit hâtif?

Vaut-il mieux attendre, rester en plant et prendre racine que de s'entendre dire: "Mon chou, tu fais l'amour comme une patate! Si tu avances, si tu recules, comment veux-tu que j'te tubercule?" 

Romantique en amour, un travail de Romain?

Est-ce qu'en mourant, l'orthopédiste passe de vis à trépan?

Le comique vénitien est-il gondolant?

La question qui divise: Les siamois ont-ils l'esprit de corps ou de parties?

N'en déplaise au bon Blaise Pascal: l'homme n'est-il pas plutôt un rosse aux penchants é-pineux?

Pour donner de l'humour à l'amour, faut-il aspirer du H?

Quand une belle vous fait des mines, est-ce pour se faire sauter ou pour épater la galerie?

Voir les commentaires

Hypocrite 2/4

Publié le par modimodi

 

T'es le roi du poker menteur !

C'est le bluff, la triche à toute heure !

Tu simules, t'es un imposteur

Mêm' en amour, tu coup' à cœur !

Tu joues un double et triple jeu !

Tu es un bien piètre amoureux.

Pour ne pas passer aux aveux,

Quelques promesses, c'est bien mieux,

Murmurées d'un ton doucereux :

"Trop loin du cœur, trop loin des yeux !"

 

Tu te mêles des faits divers,

Tu t'déclares témoin oculaire !

Le drame a eu lieu avant-hier :

Agression sous un réverbère !

 

T'as rien vu, t'es trop tête en l'air,

Tu préfères, l'ombre à la lumière,

Mais t'adores, les boucs-émissaires.

Alors tu penses, tu suggères :

"C'est Martin, Monsieur l'commissaire,

Je l'ai r'connu à son imper ;

Vous voyez bien qu'il a drôle d'air !"

 

T'es pourtant pas porte-flingots!

S'il y'a du tirage de maillots,

Tu n'vas pas monter au créneau !

Tu te défiles, tu tourn's le dos,

Tu as bien l'temps d'être un héros !

 

Oui ! T'as trempé dans ce complot

Mais tu nies, tu t'inscris en faux.

Tu t'complais dans les quiproquos,

Tu excelles dans l'imbroglio,

Tu fraudes, tu truques, t'es un escroc !

Tu t'feras pas prendre, t'es un finaud.

 

Tu as le plus beau des bateaux,

C'est un paquebot nommé "Mytho".

Tu bernes, tu biaises, tu es à l'aise !

Pour les fadaises, tu es balèze,

Tu nous débites tes foutaises,

Assis, le cul entre deux chaises.

 

Tu peux t'porter aux élections!

Tu es le plus grand des faux-jetons.

Tu prends l'Seigneur pour un pigeon !

Religion, mystification...

Pour le Bon Dieu, sans confession,

Indulgences et absolution,

Tu feras toutes tes dévotions.

 

Tu pries et baises à pleine bouche

La babouche de Sainte Nitouche !

Doux Jésus, c'n'est pas toi qui rebuffes

Les faux bigots et les tartuffes !

 

Voir les commentaires

Laisse tomber ! 2/3

Publié le par modimodi

 

Tu n'devrais pas m'laisser tomber !

Je n'ai jamais abandonné,

Ça n'va pas alors commencer !

Pourquoi chercher à m'délaisser 

Je n'veux pas rester de côté,

Puisqu'à toi, je n'peux renoncer ?

 

Pas question de laisser tomber,

Je n'vais pas tout laisser aller.

Mêm' si moi, j'laisse à désirer

Toi, tu ne fais que m'attirer.

Toute en grâce et toute en beauté,

T'as tant d'merveilles, à désirer !

 

 

Il n'faut pas prendre, au pied levé,

Cett' simple expression consacrée !

M'imagines-tu me laisser m'ner

Sans rien dire, par le bout du nez ?

Oh ! Je te laisse deviner

Ma tête de poisson pané !

 

Si j'te laissais seule à penser,

Comment pourrais-je versifier,

Conclur' ce poème engoncé

Dans ses métaphores filées,

A ranger dans les déclassés,

Les laissés pour compte de pieds ?

 

J'suis un poète déchaussé,

Je n'peux pas sauter sur un pied !

Ô Milo, toi, tu laiss' tomber,

Mais c'est moi, qui'ai les bras cassés !

J'n'peux pas nager, plus rimer

Ni brasser ni mêm' t'embrasser.

 

Pas la peine de m'laisser tomber,

Je suis déjà en train d'couler.

A pic, au fond, à tout jamais !

Avec ton cœur, panier percé

Et tes filets déjà troués,

Tu peux tenter de me draguer !

 

Allez ! Ne laiss' pas mariner

Ma têt' de brochet édenté !

Je suis facile à repêcher.

Tu vas, j'espère, me remonter !

Oh ! Ça tomberait vraiment très bien,

Aussi bien que ta chut' de reins !

Voir les commentaires

Velouté

Publié le par modimodi

Encore une bizarrerie de mes sens qui s'égarent mais je dois avouer que la consonance du mot volupté a fait surgir en moi, l'idée et la sensation du velouté ! Je dois avoir le cerveau qui travaille par association ou subitement, un grand besoin de douceur ! Allez savoir !

Est-ce peut-être aussi le contraste de l'instant ? Comme bon nombre d'écrivaillons, j'essaie en vain de caresser mon lecteur dans le sens du poil !  Tout en y réfléchissant, assis devant mon clavier, ma main passe machinalement sur ma joue et mon menton. Je me trouve râpeux comme une bille de bois et rugueux comme une écorce !

Je sais que certains d'entre vous penseront en douce : "Ce n'est pourtant pas faute d'être rasoir !" Oh ! Les blaireaux de tout poil, tout doux ! Assez d'être barbés quand on est glabre ! Ne vous faites pas bêtement de la mousse. Assez de lotions acnéiques, ce n'est quand même pas moi, l'unique barbifiant qui vous file tous vos boutons !

Vous êtes blancs comme un linge ! C'en est assez de vos coups de calcaire, adoucissez-vous ! Mitigez vos grandes eaux, vous n'avez pas non plus, à ce que je sache, inventé l'eau tiède. Stop, amis ! Cessez de me lessiver ! J'ai un grand amour-propre !

Je fais dans le satin et dans la soie, même sauvage ! Ne vous effrayez pas, si je vous parais parfois à sec ! Une fois que j'ai effleuré votre sensibilité, que je vous ai touchés, vous n'avez plus moyen de vous détacher ni de me détacher ! Votre plaisir fait gentiment tache d'huile !

D'ailleurs, je tiens à préciser à quelques bourrus de tout poil tout rêche et à des pimbêches revêches que faute d'être la crème des hommes, j'essaie au moins d'être la crème des écrivains... d'écrits vains. Mais pas une crème à raser !...

Et même, si je parais être une crème peut-être, plus renversée que renversante, je reste une petite gourmandise à déguster ! J'écris en pleins et déliés avec mollesse et délicatesse. J'ai un toucher léger pour effleurer l'idée, caresser la pensée ! Je refoule sans énervement mes objections paralysantes. J'émulsionne avec tact mes mots et mes phrases, je mixe mes visions emmêlées à mes rêves ! Je monte les blancs de mes nuits en neiges éternelles.

Je travaille mon coup de pâte ! Je la confis aux fruits de ma fantaisie. Je pâtisse pour que vous n'en pâtissiez pas ! Je me garde d'être trop lénifiant ou sucré, sirupeux ou écœurant. Je suis juste en proportions et formulations et jamais gêné dans mes tournures. Mon style n'a guère besoin d'édulcorant ni d'aspartam pour âme sensible. Ma prose est onctueuse et ma poésie moelleuse ! Appréciez-moi, je suis du gâteau pour de bonnes pommes au cœur gold-en ! Personne ne s'est encore cassé les dents sur un trognon d'idée, rongée d'incertitude !

De grâce, n'allez pas non plus penser que je suis dans le potage ou que je fais pour autant de la bouillie ! Non ! Je m'efforce d'ôter les grumeaux. Je ne délaye pas, je tamise chaque formule, je lisse chaque expression, la plus sotte comme la plus grenue !

Si certains pensent que je les enfarine et que je les mets à toutes les sauces. Qu'ils se rassurent, quand je balance la sauce, c'est de la belle sauce blanche, délayée, il est vrai, parfois à l'eau de rose ! S'ils boivent du petit lait, de suite, je leur offre une succulente béchamel. Ils peuvent à loisir pédaler dedans ! Je peux même, si elles le souhaitent, donner du velouté aux moules ! Ah ! mes poulettes, quelle belle fin de finir ainsi trempée, au jus, pour une petite poule mouillée !

Goûtez-moi !  Il s'agit d'un vrai velouté littéraire, pas d'une soupe de poix ! J'ai tout lié avec la crème fraîche de la créativité ! Avec moi, vous ne rirez pas jaune, je ne fais jamais l’œuf ! Je ne veux offrir à vos palais de gourmets et délicats lecteurs que drôlerie et frivolité ! Je vous ai concocté un délicieux consommé solennel grâce à la communion de l'extravagance et du bon goût ! Du velouté maison, dont je garde fièrement et secrètement la recette !

 

Voir les commentaires

Grammaire Est-ce ma faute ? 6/9

Publié le par modimodi

 

Est-ce ma faute ?

 

Je résiste aux propositions,

Ou par nature ou par fonction,

Je suis plus dans la rébellion

Que dans la subordination !

 

En général, je suis raccord,

Sauf pour quelques fautes d'accord

Du verbe avec tous ses sujets.

Difficile d'être toujours fixé !

 

Féminin ou efféminé,

Au p'tit genre indéterminé,

Y'en a un ou y'en a plusieurs,

Je dois me décider sur l'heure !

 

Mettre des x, des os, des aux,

Plein d'chevals pour des chevaux !

Mais où sont passés les sceaux,

Et les seaux que tenaient les sots ?

 

Les termes, les sons, je les malaxe.

La graphie des mots me désaxe,

Les homophones me surtaxent.

Ça devient pire que la syntaxe !

 

J'n'fais pas l'âne pour avoir du son,

J'apprends comme j'peux mes leçons.

Mes deux oreilles sont en friction,

Finition et définitions !

 

Je déclam' ma récitation,

Je confonds bonbon et pompon.

Pourquoi sans une explication,

Mes bonnes actions m'valent expulsion ?

 

Pourquoi faut-il que je retrouve

Les poules du couvent qui couvent ?

J'suis pas un coq, dès les matines

Moi, je laiss' dormir les mutines !

 

Je fais des fautes, j'me tape la honte !

Pourquoi être content qu'ils comptent

Sur mes progrès en ortographe...

J'vais pas leur signer d'autograffes !

 

Voir les commentaires

Célébrités

Publié le par modimodi

Pénélope: Une fille de la nuit, dont l'amour filait du mauvais coton.

Ohm: Ce physicien survolté ne résista pas au désir d'être tenu au courant.

L'évêque Cauchon a t'il dit à Jeanne d'Arc: "Je te cuisine d'abord et si tu n'es pas crue, tu seras cuite!"

Proust: Wanted! Il perdit son temps à écrire à l'ombre des jeunes filles en fleurs, en rêvant de tremper sa madeleine! L'amour était-il sa tasse de thé?

Tom Pouce: C'est paraît-il en mangeant sur le pouce, un jour qu'il était pressé, qu'il s'en mordit les doigts.

Pétain: Né à Verdun, mort à Vichy, sans Célestins, y'a de l'eau dans le gaz!

Adam: A en croire la bible, son ange gardien n'était pas garde-côte mais un dégourdi de la onzième!

Ovide: Caméléon de l'art d'aimer, ce poète découvrit que le vers est dans le fruit défendu.

Pâris: Une passion capitale qui s'accentua pour Hélène.

Voir les commentaires

Hypocrite 1/4

Publié le par modimodi

Le beau vase de tante Anna

Est fracassé en mille éclats.

Oh ! Non, bien sûr ce n'est pas toi !

C'est d'la faute de ce sal' chat

Qui a sauté, le maladroit

Sur la mouch' qui passait par là !

 

Tu le jur' sur la croix de bois

Sur ta foi, il faut qu'on te croie!

C'est jamais toi, t'étais pas là.

Tu l'affirmes d'un air benoît !

T'as du toupet et du sang froid

On peut se fier à ton minois !

 

T'as d'la confitur' plein les doigts

Mais tu n'sais vraiment pas pourquoi.

T'as pas d'pot, tu n'en reviens pas !

Te voilà en plein désarroi

Car t'as horreur des fruits des bois,

Tu n'aimes que le chocolat

Mais y'a même' plus de Nutella !

 

D'un pied sur l'autre, tu te trémousses,

Et pour un rien, tu te courrouces.

Mais com' tu fais tes coups en douce,

Y'a jamais rien qui t'éclabousse !

Non ! Y'a pas d' porc dans le couscous

Allô tonton, pourquoi tu tousses ?

 

Tu ne r'gard's pas dans l'blanc des yeux,

Tu es fuyant, tu es peureux.

Ton témoignage n'est pas douteux,

Pas du tout ! Tu jur's tes grands dieux,

Sur la têt' de tous tes aïeux...

Il y'a bien d'la fumée sans feu !

 

Tu es rusé, tu es matois,

Le loup ne sort pas de son bois,

Il te surveille, en tapinois.

Tu as trouvé un vrai emploi : 

A la porte, tu fais le Judas !

Tu cach's ton jeu, tu es sournois.

Tu emploies la langue de bois !

Elle est chargée comme un putois !

 

Tu veux éviter les faux pas,

Alors tu marches de guingois,

Tu te dérobes ou tu louvoies !

De cachotteries en chattemites,

Tu t'comportes comme un jésuite,

Fair' semblant est devenu un rite.

Tu n'es qu'un vilain hypocrite !

Voir les commentaires

Funambule

Publié le par modimodi

Il est des avis qui sont tenaces et contradictoires. Ainsi en est-il de ces deux expressions opposées : "Le ridicule tue." ou "Le ridicule ne tue pas."

Qui a raison ?... Au premier degré, celui dont on se moque, celui qui prête à rire et qui n'est plus pris au sérieux est traité de ridicule. Dans ce monde des apparences, iI est socialement mort avant même de mourir de sa belle ou méchante mort.

Par contre, celui qui a de l'humour vis à vis de lui-même, qui reconnaît que bien des fois, il se retrouve gauche, emprunté ou risible, celui-là sait que le ridicule n'est pas mortel. La preuve vivante, c'est qu'il y a survécu... C'est que moi-même, j'y survis !

Que devrions-nous craindre, alors ? Le regard de l'autre ou notre propre sensation ?... Si la vie est une grande scène de théâtre où chacun joue avec plus ou moins de talent la comédie, alors oui, notre personnage peut apparaître grotesque et clownesque ou émouvant et pathétique ! Soit il tient son rôle en forçant le trait, soit il incarne la vérité du sentiment, l'instantanéité du moment, la fragilité de l'émotion ! En cette alternative, ma plume hésite toujours !

Etre un bouffon ou un acteur authentique, quel choix ! Il n'est pas besoin d'exagérer, parfois le naturel suffit... De toutes façons, c'est d'abord le jugement de l'autre qui vous rend génial ou ridicule. Vous pouvez par votre attitude, pressentir voire même induire une appréciation générale, un point de vue d'ensemble. Mais son vrai degré de pertinence vous échappe. Car l'impression que vous laissez à votre observateur se module en fonction de son éducation, de sa culture, de ses mœurs et même de la mode du moment! Ainsi en est-il du rapport écrivain, lecteur !

Moi, je suis au bord du vide des idées et ma plume hésite et vacille au bord du précipice de l'encrier. Je ne tiens pas sur le fil de ma plume rasoir. Pauvre funambule, je chancelle devant le lecteur qui parfois me balance ! Je peux travailler sans un filet, ma bêtise me les tend. La preuve, immédiatement sur la piste aux étoiles ! ...

C'est ainsi! Une maladresse de langage peut vous jouer un mauvais tour et rendre comique ce qui se voulait sérieux ou pathétique ! Une mauvaise tournure de phrase peut vous jouer un mauvais tour, rendre affecté votre style et empêtrer votre bête expression au point de faire "tourner le dos au cercle de vos admirateurs !" CQFD !. ...

- "Holà ! Holà ! Je vous arrête ! Monsieur l'accroc-bath écrivain, quelle est cette figure : "faire tourner le dos au cercle..." - "Et bien, ce n'est rien que la preuve d'un nouvel et bel exemple du ridicule consommé et assumé par votre serviteur, ce grand guignol de la plume au chapeau!..."

D'ailleurs, je suis tellement conscient de mes défauts d'écriture, de mes fausses perles que j'ai créé pour me dédouaner une piètre rubrique, intitulée:  "sans queue ni tête !" Avec l'espoir que le ridicule ne me tue pas, je vous y offre allègrement, balivernes et calembredaines !

Je renouvelle ainsi les inepties syntaxiques du galantin bourgeois gentilhomme. J'abuse d'inélégantes turlupinades sous forme de "mystères et boules de comme". Je suis prétentieux comme Trissotin. Je suis parodique. Vous pourriez me mettre en boîte, j'en surgirais encore comme un diablotin !

Et pourtant comme le ridicule ne tue pas, en toute invraisemblance, certains m'apprécient encore... Mon ridicule, mon sac de nœuds et le saugrenu de mes élucubrations sont parfois récompensés... Sans doute à ma juste valeur ! Comme on ne prête qu'aux riches, moi, je prête donc à rire et j'ai une vraie richesse de fond, celle de mes illusions, pas toujours comiques ! Vous pouvez donc bâiller, ô Corneille !

Voir les commentaires

Laisse tomber ! 1/3

Publié le par modimodi

Je n'aurais jamais dû te dire,

Dépité, entre deux soupirs :

Allez ! C'est bon, laisse tomber !

Tu m'as pris au premier degré,

Aussitôt, tu t'es dérobée,

J't'ai perdue, tu t'es éclipsée !

 

Mais j'parlais pas d'moi, ma beauté !

Tu n'devais pas m'abandonner !

Je n'devais pas me fracasser,

M'entailler, me recroqueviller,

Cœur en miettes, éparpillé, 

En mille morceaux à ramasser !

 

J'n'veux pas d'amour en pointillé !

Tout avait si bien commencé...

Nous allions au même lycée.

Main dans la mienne, yeux renversés,

Contre toi, je m'étais pressé,

Je sentais ton cœur s'emballer.

 

J'n'cherchais pas à t'embrasser,

Tu t'étais laissée enlacer.

Douces caresses esquissées,

Doigts polissons, jupe plissée,

Tu les avais laissé glisser

Com' le serpent du caducée !

 

Tu ne m'as pas dit de cesser.

Tu ne m'as jamais repoussé,

Je m'suis montré plus empressé !

Dans un rêve, comme un insensé

"Je t'aime !", avais-je prononcé,

D'une voix blanche, bouleversé !

 

J'ai été de suite, exaucé.

Dans mes bras, tu t'es enchâssée.

Quand nous nous sommes embrassés,

L'amour en nous s'est condensé. 

J'étais embrasé, transpercé,

Tu rayonnais en mes pensées.

 

Je ne pouvais plus échapper

A ton cœur, la cage dorée

Où tu m'avais cadenassé.

Oh ! Je n'm'étais pas fait prier

Quand tu m'avais fait jurer

De t'aimer pour l'éternité.

 

Pourquoi veux-tu te libérer ?

Pourquoi voudrais-tu me quitter ?

A quoi bon vouloir t'envoler ?

Tu es déjà auréolée.

L'amour à ton front a posé

Sa couronn' de ciel étoilé.

Voir les commentaires

Grammaire Mais, ou, et, donc, or, ni, car ? 5/9

Publié le par modimodi

Mais, ou, et, donc, or, ni, car ?

 

Chaque élément est à sa place !

Pas un petit mot qui n'dépasse.

L'adverbe est là, invariable

Il se tient sage, comme une image.

 

Mots et groupes de mots, en ment,

Ne m'donn' pas de tourment, maman !

Pas de manière, de temps, de lieu

Ils vont tous à la queue leu leu !

 

Pour faire la circulation,

Je fais très bien la distinction

Entre tout's les prépositions,

Ces belles, préposées à l'union.

 

Ah ! Les petites liaisons,

Les sept discrètes conjonctions

Dit' de coordination,

Bien loin des juxtapositions !

 

Sur ma chaise, j'ai pris position,

Je concentre mon attention

Pour écouter le maître expert.

Je ne regarde jamais derrière.

 

Quand j'écris au petit hasard,

Qu'mes résultats sont en pétard,

J'efface mes boulettes au buvard 

Pour reprendre un nouveau départ.

 

Je n'échange plus un seul regard

Je me reconcentre sans retard

Afin d'coordonner dare-dare

Mais, ou, et, donc, or, ni, car.

 

"Peut-être bien au septième ciel !"

Gémit un vieux circonstanciel !

Oh ! Comment, où, quand et pourquoi,

C'est encore à moi, qu'ça échoit ?

 

N'avais-je donc pas d'autre choix,

Pour quel but, quel moyen sournois ?

Parce que je suis maladroit ?

Que mes mots n'sont pas à l'endroit ?

 

Que j'confonds souvent et parfois ?

Qu'j'ai pas la manière, ma foi,

Qu'j'ai tous mes accords de guingois,

Qu'on m'traite de chinois, d'iroquois ?

 

J'n'ai pas de veine, je fn'ais pas l'poids,

J'apprends tout sur le bout des doigts,

Mais j'ai les méninges à l'étroit,

Comme des flèches au carquois !

 

Je suis un ballot, je n'décoche pas !

Il peut s'marrer Robin des bois !

Au chant du coq, seul sur mon toit,

Y'a qu'le verbe qui donne de la voix !

 

Voir les commentaires