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Au doigt et à l’œil 1/2

Publié le par modimodi

Mon petit trèfle à quatre feuilles,

En deux œillades, quatre clins d’œil,

Tu as su me taper dans l’œil,

Mettre mon cœur en portefeuille!

 

Avec tous mes sens en émoi,

Coup de chaud et plus de sang froid,

A genoux et les bras en croix,

Je t'ai promis la bague au doigt!

 

Ce que n'a pas dit mon p'tit doigt,

C'est que le loup était dans l'bois,

Et qu'une fois franchi le seuil,

Je march'rai au doigt et à l’œil!

 

Car pas l'temps d'demander ta main,

Tu m'as aussitôt pris en mains!

A l'école, ma belle maîtresse,

Je suis ton amoureux en laisse!

 

J'apprends à t'aimer feuille à feuille.

Sur le love book, je me recueille.

Le doux parfum des chèvrefeuilles

Te faisait mêm' tourner de l'œil.

 

Mais quand j'ai voulu qu'tu t'effeuilles,

J'ai reçu pour tout bon accueil,

Dent pour dent et œil pour œil,

La giroflée de tes cinq feuilles!

 

Eros narquois est aux abois,

Il fait sortir le loup du bois,

Me donn' d'l'amour à contre-emploi,

Epines aux roses, griffes aux doigts!

 

Moi, paralysé devant toi,

Je n'osais plus bouger l'p'tit doigt!

A tes pieds, comme un chihuahua,

Je voulais sauter dans tes bras!

 

De mes petits yeux langoureux,

Je t'adorais, battant d'la queue!

Ah! T'bibiser de haut en bas,

Je m'en léchais d'avanc' les doigts!

 

Je t'ai fait mes grands yeux, si doux.

Mais je n'avais pas, je l'avoue,

Les deux yeux en face des trous!

J'ai filé droit comme un toutou,

Sans voir l'ombre de tes froufrous,

Sans la soie d'un de tes dessous!

 

Je frissonnais, tout éperdu.

J'étais mordicus, résolu.

Oh! J'voulais le manger tout cru,

Ce trop tentant fruit défendu!

Mais tu n'en as pas démordu

Et c'est tous mes doigts qu'j'ai mordus!

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Grammaire Mise aux points 1/9

Publié le par modimodi

 

Mise aux points 

 

Moi, je préfère sauter en l'air,

Plutôt qu'd'apprendre la grammaire !

J'ai beau chanter lala lalaire

Je ne vois pas à quoi ça sert !

 

Pourquoi faut-il faire des phrases,

Au lieu de jouer au gymnase ?

Pourquoi conjuguer les verbes

Quand on peut se rouler dans l'herbe !

 

Pourquoi, à tout prix, devrait-on

Apprendre la ponctuation

Et se soumettre à la question ?

Nom d'un grand point d'exclamation !

 

Oh ! Pitié ! Pas de suspension

Des temps de mes récréations !

Je mettrais des points à foison

Aux coccinelles et aux pucerons,

Pour m'amuser en tout's saisons,

À saute-moutons, petits petons !

 

Aux ronds-points d'intersection,

J'mettrais des points d'altercation

Pour faire rimer espèce de c...

Avec andouille et cornichon.

 

Je planterai un point, un œilleton

Dans le cercle de la raison,

Pour que le monde tourne rond,

Sans en casser tous les rayons !

 

Aux points de vue des discussions,

J'imposerai des traits d'union

Pour faire taire les qu'en dira-t-on

Et qu'on s'entende à l'unisson !

 

Je jett'rai des points par millions

À ma ligne d'attrape-poissons,

À tous les yeux dans le bouillon,

Aux i, aux j, aux p'tits oignons !

 

Je supprimerai les points d'pression

A mes points noirs, à mes boutons,

Je ferai des points d'croix, de feston

A tous les boutons d'mon veston !

 

Je mettrai un point d'conclusion

À mes ratés d'composition,

À mes ratas, d'bœuf miroton !

À tous mes vers de mirliton !

 

J'mettrai un point, deux points-virgules...

Un point, c'est tout ! C'est ridicule !

Oui ! Un bon point d'déclamation

À la fin d'ma récitation !

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Boules de comme

Publié le par modimodi

La vie, c'est comme la fumée, après avoir mariné, le vieux maquereau n'échappe pas à son saur.

Le sexe, c'est comme le pied, au plaisir de le prendre, même au risque du corps, en cors et encore.

L'amour, c'est comme la conjugaison, le futur est toujours conditionnel et le présent déjà composé de passé simple.

La mort, c'est comme la rente, à chaque arrérage, elle impose sa redevance.

L'amour, c'est comme l'agenda à la p'tite semaine, l'un dit, si ça me dit, je dis, oui!

La vie, c'est comme le théâtre, exposée aux critiques mais il faut attendre le dernier acte pour un vrai moment critique!

Les femmes, c'est comme les anglaises, soit ce sont de vraies crèmes, soit elles vous font tourner en boucles!

La mort, c'est comme le chagrin, elle vous noie dans l'eau de vie.

L'homme, c'est comme le cheveu, allez! Go! Minet, avant d'être plaqué!

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Empoté 1/3

Publié le par modimodi

Tu passes pour un indécis,

Un endormi, un abruti,

Tu te prends les pieds dans l'tapis,

Tu baisses la tête, tu es contrit.

T'es sûrement un enfant de marris !

 

On t' croit atteint d' paralysie,

De flemmite et de léthargie,

T'es en fait, un mal dégourdi !

Moitié mou d'veau, moitié ploplo,

T'es un sacré drôle d'asticot !

 

Tout empâté et tout pataud,

D'un ton badin, d'un genr' bedeau

Tu prends ton petit air penaud,

Tête baissée et bras dans l'dos 

Pour toi tourner autour du pot !

 

Moi, j'en bave des ronds d'chapeau,

Je suis à fond, je vais plein pot,

Je n'support' pas les ramollos.

Tu m'mets les nerfs à fleur de pot

Car tu végèt' dans l'bon terreau

Pour un mêm' résultat : zéro!

 

T'as sûr'ment du flan dans l'cerveau

Ou du dépôt dans l'ciboulot.

T'as l'énergie d'un bigorneau,

T'as la vitesse d'un escargot

Et tu coul' comme un livarot !

T'es un nigaud, courtaud, lourdaud,

T'es un empoté mon coco !

 

Toujours en r'tard à l'allumage,

T'es le dernier au démarrage !

T'es en mod' lenteur et ratage !

On dirait que t'as un blocage

Ou que tu t'es mis au glandage !

Tu n'useras pas tes cartilages !

 

Enlisé dans le marnage,

Tu t'obstines au repiquage,

Mais c'est déjà plus d'ton âge,

Mouillage, coulage ! Quel gaspillage !

Tu t'es planté, ô quel dommage !

T'es plus doué pou'l' rempotage,

T'as laissé ta touill' dans l'potage !

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La goutte d'eau 2/2

Publié le par modimodi

Chez moi, amis, "La goutte d'eau ne fait pas déborder le vase!" Jamais! Et surtout pas celles de mes libations avec vous! Une petite goutte d'excès, de temps à autre, ça n'est pas excessif, hein! Sans tout laisser filer à vau-l'eau, je suis plutôt à la coule comme la couleur du temps et je suis allègrement le fil de l'existence. Mon eau courante est une eau vive et les tracas sont des gouttes d'eau dans l'océan.

En général, d'ailleurs, personne n'est vraiment tombé de la dernière pluie et on ne demande pas la mer à boire à ceux qui boivent la tasse! Si les esprits tourbeux aux arguments vaseux s'embourbent dans leurs raisonnements, je n'en ai cure ni curage de désobstruer ces mal embouchés.

Pour s'en sortir, il leur faudrait avoir un poil de confiance en eux et une goutte d'optimisme dans leur vase de bon sens. On n'a jamais vu personne être emporté dans une vallée de larmes ou se noyer dans un océan de regrets et d'amertume. D'ailleurs, les cœurs desséchés n'ont pas pleuré toutes les larmes de leur corps, ils n'ont pas su boire l'eau de vie terrestre!

L'eau est joie et délivrance. Au passage de Poséidon, les dauphins sautaient de joie dans l'onde, avec Moïse la mer s’entrouvrait. Les tartuffes hypocrites à l'eau bénite ne font pas déborder les bénitiers, les larmes de crocodile ne provoquent pas les crues du Nil. La mousse ne fait qu'écumer d'impatience les assoiffés de la chope.

Un conseil! Amis, ne mettez jamais d'eau dans votre vin! Il suffit! La goutte de vin peut bien déborder du hanap, elle contient déjà 80% d'eau!...L'eau est la raison de la source, elle dort dans le puits, elle chante sur le toit, elle grimace dans la gargouille pour faire sourire Notre-Dame.

Les indécrottables qui pataugent dans la boue s'éclaboussent eux-mêmes avant de s'enliser. La grenouille, à moins de se faire aussi grosse que le bœuf, ne fait pas déborder la vase du marais! D'ailleurs, dans ce cas, on parlerait plutôt d'eau de boudin qui la mettrait dans le jus! Quand il pleut à vache qui pisse, nous pouvons toujours mijoter dans le sirop de grenouille de notre vase de suffisance!

Pour les amours, mieux vaut l'eau de rose ou celle de la mare, à condition d'avoir la bonne fortune d'être la fille du roi. Vous aurez alors la chance de trouver un prince batracien, mais il vous faudra plonger dans le conte de Grimm ou dans une de ces revues qui promettent à ceux qui y crooââ, la vie de gala!

Ne craignez point la goutte de rosée ou les gouttes de pluie qui sont un don du ciel quand la fleur s'offre à l'aurore ou que la terre se dessèche. "Asperges me, Domine" Seul Gribouille se jette dans l'eau par crainte de la pluie...Seul l'amour de Dulcinée apporte de l'eau aux moulins de Don Quichotte.

Mais bien sûr, dans l'eau du ciel, tout est toujours question de quantité et de taille! Petite averse ou gros orage, crachin ou embruns, ondée ou giboulée, grain ou grêle, il pleut, il mouille chantent les grenouilles ou pleurent les poules!

La goutte d'eau précipitée pourrait, un jour, faire déborder la gouttière du Saint-Siège. Les gardes suisses peuvent même regretter qu'une bulle papale n'interdise pas les grosses gouttes de tomber du Ciel, quand il pleut sur eux des hallebardes! La papauté hélas n'est gardienne que des gouttes sacrées, des gouttes du Saint Sang et des bienfaisantes gouttes d'huile du Saint Chrême avant la dernière eau-de-Vie éternelle!

"Mignonne, allons voir s'il arrose!" disait un pasticheur qu'on avait bassiné! Si vous voulez conter fleurettes, avant de vous répandre, amants, sortez couverts! La vie a depuis longtemps tout prévu: les pépins et les impairs et pour les marquis, les marquises!

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Mumuse avec ma muse 4/4

Publié le par modimodi

Ô muse, petit poinçon

D'mon esprit hérisson,

Je veux être en renom,

De poésie, fécond !

 

Pas comme un p'tit oignon,

Un navet, un cardon

Nageant dans l'court bouillon,

Pas rien qu'un bourre-couillons

Aigre comm' cornichon !

 

Ma muse, mon galion

De rêves et d'illusions,

Je veux être Colomb

Pour ton exploration !

J'veux être Pygmalion

Et faire graver ton nom

Pour des générations

Au front du Panthéon !

 

J'veux d'l'amour au filon,

Te donner des millions

D'baisers à profusion,

En pluie d'constellations

Pour être comme Newton

Dans ta gravitation !

 

Et si je tourne en rond,

Ma plume en tourbillons,

Libre, comm' un électron,

J'aurai l'prix Press'-citron !

C'est bien mieux qu'un neutron !

 

Je peux être Pluton,

Argonaute et Jason

Pour sous les ovations

Couvrir d'or ta toison !

Joueur de tympanon,

De luth, de psaltérion,

J'te donnerai le frisson

Jusques au troufignon !

 

En gloire de pharaon,

Du tout puissant Amon,

Muse hiéroglyphons !

Je suis ton Champollion,

Roi du boustrophédon !

 

Ô muse, déifions,

Les Manons en Junons,

Les Ninons en Didon !

Muse poétisons,

J'suis Horus, j'suis faucon

Au soleil, musiquons !

La folie, provoquons !

Offusquons et choquons !

 

Je grave l'ostracon,

Vive le Satyricon,

Le saint catholicon !

J'adopt' le lexicon

Des joyeux rubiconds,

Des cocos d'Montfaucon

Des kékés d'Tarascon

Des pochtrons du flacon !

 

J'clame des vers au balcon,

Concons autant qu'abscons,

Aux cocus de Cancon !

Je fais un salpicon

De trognons de chicon,

Une purée en flocons

De vers en leur cocon.

J't'offre rubicond,

Mes pieds d'nez de gascon,

Au vent de l'hélicon !

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Devoirs de vacances

Publié le par modimodi

Ô Juillettistes rentrés, aoûtiens en plein boum de vos orages dans le ciel et sous la peau, mes amis vacanciers !

Ne m'en veuillez pas. Je ne vais pas dresser un tableau exhaustif des activités estivales. Le temps des vacances n'est plus le temps des injonctions et des contraintes, c'est le temps de se retrouver avec soi-même pour faire ce que l'on aime ! La culture du jardin secret ! Chacun ses désirs profonds ! Silence de l'intime...

En vacances, chacun fait le plein de bonnes résolutions ! Celui-ci emmène même son portable, sa tablette, son ordi, pour rester branché, connecté au monde. Celui-là veut garder le contact avec la famille, les amis, peut-être même avec le blog de cet écrivain appelé modimodi et de tous ces maudits mots dits !

Mais voilà, c'est la tuile, ici, y'a pas de réseau, le débit est lent, le wifi est instable et l'ordi rame, tout prêt à tomber en panne ! Les posts restent muets ou presque !

Toutes les excuses sont donc valables ! Je les connais, je vous entends : "On a moins de temps que prévu ! Les journées passent trop vite ! Cette année, l'eau est tellement bonne et comme il fait trop chaud, on n'est bien que dans la flotte !... Et puis, y'a la famille, les amis, les soirées, les apéros, les BBQ et les restos. Tout prend du temps et du bon temps ! On va finir par manquer de sommeil ! ... Vivement la rentrée, qu'on puisse enfin se reposer !"

Je connais votre raisonnement...La lecture d'un blog sur tablette offre une petite pause, une distraction quand on est dans le feu de l'action de sa journée de travail. C'est pratique et discret ! Personne ne vous voit, vous êtes comme toujours, penché sur votre bureau, fixé à l'écran ! Elle est même la bienvenue pour rompre la monotonie professionnelle et servir de dérivatif !

Mais je sais, en vacances, on éprouve moins le besoin de s'échapper ! Pas besoin d'intermède ! Le répit, on peut se l'offrir soi-même ! La vie est plus insouciante ! Au fond, aller sur un blog pour lire, je ne sais quoi, ça rappelle trop les indigestes circulaires ou les insignifiantes notes à lire au boulot ! Ce n'est pas une activité de vacances ! Attendons la reprise !

C'est ainsi ! Votre esprit est sur pause ! D'ailleurs, si vous consultez votre messagerie ou si vous échangez, il faut que les posts soient dans la tonalité des vacances, instantanés, intemporels ! Leur plus grande qualité: être courts et faciles d'accès !

Les voilà : un chemin, la plage, les oiseaux, une envolée lyrique, le lac, la mer, une voile, un parasol retourné, un château de sable inachevé, un pneumatique à la dérive, un poème raté, une statue de poilu sur un monument aux héros morts, une fresque délavée, une pensée confuse, un selfie hilare, un air à fredonner, un lever de soleil, une vidéo, un poncif déclamé, un papillon et une abeille, un maillot fluo, un joyeux plat d'anniversaire...signature traiteur, les 7 photos de la smala en tongs et lunettes de soleil avec verre de rosé en main, des fottes d'orthograffe à la pelle... en plastique, un tableau égaré sur un mur de musée, la déprime d'un insomniaque sous la lune, une blagounette pour faire sourire, un coucher de soleil retouché, la main de ma sœur à demander et "un raton laveur" ! Aucune pudeur, de la mise en scène de soi, du hasard ou du plaisir vécu !

Pas le temps ! Il faut aller vite ! Très, très vite ! Vous ne pensez pas ce que vous demandez là ! Quelle épreuve ! Lire un texte qui joue à cache-cache avec les mots et les idées et le relire pour en comprendre les sens, son essence ciel !... C'est long ! Beaucoup trop long, vraiment !

L'été, c'est le temps de l'auto-persuasion de la chance tombée du ciel, avant les feuilles d'impôts et l'affirmation du grand bonheur personnalisé sur chaque tee-shirt imprimé! C'est enfin, le soleil mérité après tous ces mois parisiens ou provinciaux dans le froid et la grisaille. En choisissant cet endroit, vous saviez bien que vous n'aviez pas gaspillé votre capital chance !

L'été des fidèles aux post passe donc comme une lettre à la poste !... Et moi, je vous attends, j'attends chacun de mes lecteurs !

Vois-tu, mon petit internaute des onze mois de l'année, je m'affiche même si tu t'en fiches ! ... Je te réponds par mes pensées, de la terrasse où j'me prélasse ! ...

Oh oui ! Je t'imagine... Pour toi, c'est l'heure magique et euphorique, l'instant actif, où spasmodique, en plein écran, tu y vas de tous tes doigts, imprimant en rafales convulsives des : "Sublime ! Émouvant ! Bluffant ! Je t'envie ! Quelle chance ! Bonnes vacances"... Et des visages hilares aux clins d’œil complices et des pouces levés ou des cœurs rouges et enflammés.

Oh oui ! Je t'aperçois ! ... Tu envoies partout des milliers de pensées " rien que pour toi, rien que pour vous" et "des bonjours, bonsoirs, des bisous, encore des bisous d'amitié et d'amour"... répétés en écho par les oiseaux !

Et moi, m'entends-tu ? Je te crie et je leur crie : " Vos gueules, les mouettes ! " Faites place aux hirondelles, vous voyez bien que déjà elles se rassemblent ! ...Sur le fil... de mes récits, que vous pourrez reprendre !

Mais là-bas, où vous êtes, jamais il ne pleut, le ciel est toujours bleu ! Oh ! Si jamais il mouille, ce ne sont que des bisouilles. Alors, je vous entends me crier : "Avec vos textes à déchiffrer et à comprendre et tant de neurones à mobiliser, Monsieur l'écrivain d'été, vous pouvez vous rhabiller ! L'estivant reste en maillot ! A cia...ciao !"

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Bonnet d'âne : Ministre des bonnets d'âne ! 2/2

Publié le par modimodi

 

Ministre des bonnets d'âne

 

Quand je passe du coq-à-l'âne,

On me met le bonnet d'âne.

On m'traite mêm' de bourricot !

Ah ! Vraiment, j'en ai plein l'dos

De passer pour un idiot !

 

L'école est mon vrai fardeau.

À caus' d'elle, je suis bâté

Et traité comme un baudet.

Mais j'suis pas un attardé

À la course, je suis premier !

 

Je m'initie au rase-mottes !

Pas besoin d'une carotte

Pour que je rue et qu'je trotte 

Mêm' si mes deux sabots clapotent

Dans la boue des mauvaises notes !

 

J'suis maladroit et distrait,

Trop occupé à pêcher

Dans le marais aux idées,

Des solutions envasées,

Des réponses aux pneus crevés !

 

J'ai des pensées papillons

Qui volent à saute-notions.

J'ai beau apprendr' mes leçons

Je récolt' des punitions !

J'ai le moral sous pression !

 

On me traite de linotte.

J'suis rêveur, un Don Quichotte,

J'ai un moulin pour mascotte !

Une marmott' dans la jugeote,

Zéro est ma meilleure note !

 

De bêtises en sottises,

Mon avenir se confise.

J'peux en fair' des friandises !

Toute ambition m'est permise :

Je s'rai roi d'la gourmandise !

 

Je l'aurai ma terre promise !

Je s'rai une éminence grise :

Gardien des tiares vaticanes,

Des traditions en soutane,

Latin d'cuisine, sauc' romane !

 

Ou pour servir Marianne,

Mon pays de France en panne,

L'école et son patrimoine,

J's'rai Ministr' des bonnets d'âne

Et je prendrai plein d'avoine !

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Mystères

Publié le par modimodi

 

Un amour coup de poing vaut-il vraiment le coup, si c'est pour se laisser endormir à poings fermés et rester pieds et poings liés au lit des délicieux supplices?

"Toi, au printemps, moi, en automne", dit la chanson. Et alors, pourquoi n'y aurait-il plus que ces deux saisons pour se dire des salades?

En toute franchise, l'amoureux transi d'amour risque t-il de se faire expédier sur un ton glacial?

Les travestis ne sont-ils pas comme les redingotes, une queue, deux pis?

Entre large d'esprit et large des hanches, y'a t-il place pour les trous de mémoire ou pour les idées larges?

En toute orthodoxie, le grand pope du pop art de l'amour met-il le point sur le i des connes dévotes?

L'amante religieuse dévore-t-elle des yeux son mâle?

Si la virginité mariale est la preuve d'un esprit sain dans un corps sain, l'Immaculée Conception est-elle la manifestation de l'Esprit Saint dans un corps ceint?

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La goutte d'eau 1/2

Publié le par modimodi

L'éducation nous donne des choix de vie et des références comparatives. L'école très tôt nous catégorise en réaliste ou en rêveur. La société prend le soin d'infirmer ou de confirmer ce classement en nous répartissant en trois grandes catégories.

Par notre activité humaine, elle nous range soit parmi les bipèdes pragmatiques qui ont les pieds sur terre, soit parmi les songeurs qui sont dans la lune. Les uns font du zèle, les autres ont leur imagination envolée à tire d'ailes.

Moi, comme un bon français moyen, j'ai pris par nature, une troisième position intermédiaire. Ni sur terre, ni dans la lune mais dans les nuages. Je laisse mes contemporains terriens occuper le terrain et creuser leur sillon. Seuls les terre-à-terre s'enlisent dans les ornières. Je sais aussi que les cosmonautes de la gamberge, idéalistes et utopiques sont en conjonction lunatique. Pour éviter le déclin, pour eux, pas de quartiers!

Moi, dans mes nuages, je joue au professeur Nimbus. Je pense pouvoir faire la pluie et le beau temps... Il faut bien que je me jette à l'eau quand la solution ne coule pas de source. Hélas! Comme je n'ai inventé ni l'eau chaude, ni l'eau tiède, souvent, je n'y vois goutte, je reste les yeux dans le vague, mi-terrestre, mi-céleste. Ce n'est quand même pas la goutte qui fera déborder le vague!

Pas question de me noyer dans une goutte d'eau ni de donner raison aux proverbes! Bigre! Qu'est-ce qu'elle peut bien vouloir nous dire cette affirmation largement répandue? Et pourquoi, me direz-vous que c'est justement: "La goutte qui fait déborder le vase!"...

A moins d'être pris pour une cruche, l'affirmation est par trop évasive pour me faire perdre contenance. S'il y a le moindre risque pour régler efficacement le problème, pourquoi ne pas décider de vivre en vase clos ou simplement de fuir. N'est-ce pas ainsi que je dois comprendre ce constat populaire? "Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin, elle se casse."

Manque de pot, en ce qui me concerne, ma patience de cruche communicante avec mes semblables est sans limites. Je ne vais pas me casser et encore moins la tête! Un détail ne va pas compromettre la réussite de l'ensemble que j'échafaude patiemment et noyer mon lecteur sous un déluge d'idées éparpillées. Je ne vais pas me répandre et m'épancher!

Je n'y vois pas toujours goutte! Tant pis! L'inspiration s'éparpille, le talent s'évente et je sèche! Seules vos larmes parfois ruissellent de rire ou de désespoir! Dans la brume de ma pensée et la bruine de mes idées, je me dissipe. Alors, je me disperse avec vous, ô mes lecteurs, mes chers passagers de la pluie, dans le fin crachin de vos petits reproches!

Mais je ne vais pas casser l'amphore, m'énerver ou être en tension. Je ne veux pas être plein à craquer de critiques et crever comme une outre gonflée de réprobations. Je ne vais pas me laisser gaver de griefs à gros grains et entonner comme une bête oie de Dufrénoy. Je ne serai pas farci et bourré comme un saucisson par des discutailles de charcutailles! Je garde une goutte d'huile essentielle, une perle de bon sens et de culture!

L'eau des soucis glisse sur moi comme sur les plumes du canard. Je suis même heureux comme un poisson dans l'eau et je tourne calmement et silencieusement en rond, dans mon bocal, avec la métaphore aquatique! L'aquarium ne va pas déborder pour une petite queue de poisson dans ma vie.

Pas question d'en avoir ras-le-bol et de crier "la coupe est pleine!" Pour vous, c'est un compotier rempli de mes marmelades, pour moi, c'est le calice de mes délices! Et d'ailleurs, même la coupe de fiel ne peut vous faire le bouillon d'onze heures que si la goutte est de poison. Socrate qui ne philosophait pas au compte-goutte, y a laissé sa vie goutte-à-goutte, jusqu'à la dernière de l'élixir de vie. Posologie hélas!...de la haine ordinaire!

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