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Pessimiste 1/3

Publié le par modimodi

Attention, Monsieur broie du noir,

ll va vous filer le cafard.

Au fond du bol, y'a que du marc

Et de l'encre de calamar !

 

Il est plus triste que l'ennui,

En plein soleil, il craint la pluie !

Si la nuit, tous les chats sont gris

Ce proverbe n'est pas pour lui !

Chaque jour est comme la suie !

Car tout au fond d'son désespoir

Il fait nuit, tous les chats sont noirs !

 

Depuis tout p'tit, il boit la tasse

Et tremp' la soupe à la grimace !

Rien ne peut arriver de bon,

C'est la poisse en toutes saisons !

Pas de trèfle, rien que du liseron,

Pas de roses que des chardons !

 

Ne lui parlez pas de raison.

Il prend la mouche, il a l'bourdon !

Ne lui parlez pas d'avenir,

Il est déçu, il craint le pire !

Pas de révoltes ou de soupirs,

Il gâche tout : bonheur et plaisirs !

 

Vous ne le verrez pas sourire,

Rire ou jouir, se réjouir !

Inutile de tressaillir,

De chercher l'salut ou de fuir.

Vous pouvez lui percer le cuir,

Il ne va jamais réagir !

ll est stoïqu' comme un fakir !

Faut vivre, survivre et souffrir !

 

Il a la déveine en point d'mire.

Si le ciel vient à s'entrouvrir,

Ce n'est pas le Céleste Empire

Qui tente de nous envahir,

C'est un tout nouveau martyr

Et les cent foudres qu'il attire !

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Litanies à tue tête !

Publié le par modimodi

Chères petites têtes,

Prêtes pour la trempette,

Rangez vos épuisettes,

Vos maillots à fleurettes,

Vos lunett's de starlette,

Oubliez la bronzette !

 

Emplissez-moi vos têtes,

De vitamin's complètes !

La rentrée, c'est la fête !

Apprenez les recettes

Des cours et chansonnettes,

Du savoir sur tablettes !

 

L'école fait la dînette :

Adjectifs en gaufrettes,

Epithètes en miettes,

Grammaire en tartelettes,

La culture en brochettes,

La science en cassolettes.

 

Pour votr' fromage de tête

Vous pouvez faire emplette

De crottins de biquette

Ou Hollande, mimolette

Pour fondue et raclette.

C'est l'régime des soviets !

 

Apprendre, c'est trop chouette,

Dit l'grand-duc à la mouette,

La mouette à la moufette !

Ça décoiff' les frisettes

D'la merlette à aigrette,

Ça plume les alouettes !

 

Faut pas s'monter la tête

Pour les reines et rainettes,

Qui s'prennnent pour des vedettes,

A Cannes, sur la Croisette

Ou qui perdent la tête

Com' Marie-Antoinette !

 

Faites plein de risettes

Aux dieux et aux prophètes

Ne tirez pas les couettes!

D'la momie à bandelettes !

Poussez la chansonnette

Au serpent à sonnettes !

 

Chaque jour, c'est la fête

Du savoir en goguette !

C'est la valse musette

D'historiettes simplettes :

La marchande d'allumettes,

La petite Fadette !

 

Litanies à tue-tête :

Ne pleure pas Jeannette,

J'ai r'trouvé ta serpette,

Le pot au lait d'Pierrette,

Delphine et Marinette,

Et la chèvre Blanchette !

 

Dis-donc Davy Crockett,

Toi, l'as de la gâchette,

Où t'as mis les fléchettes,

La hache, la machette,

Le tromblon, l’escopette

Et le lance-roquettes ?

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Boules de comme

Publié le par modimodi

La vie, c'est comme la dentelle, mise aux points, jour après jour.

L'amour, c'est comme la vie, dare-dard, un don d'organe avant la débandade.

La mort, c'est comme les pèlerinages, quand survient l'apparition, y'a pas lourd-de miracles ou de guérisons!

La femme, c'est comme la règle, quand elle est plate, on tire un trait.

La mort, c'est comme les extraits, des morceaux choisis au sommaire de la vie.

L'homme, c'est comme l'encaustique, même aux tristes sires, on passe la brosse à reluire.

Le sexe, c'est comme la langue, même bien pendu, on ne sait pas le tenir.

La vie, c'est comme la polka, piquée des vers!

L'amour, c'est comme le Je, réservé aux forts en "t'aime".

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Bavard 2/2

Publié le par modimodi

Tu lances des parol' en l'air,

A la vitesse de l'éclair !

Tu fais des phrases, tu exaspères,

Tu radot' comme une mémère !

Tu donnes du bec comme un pic-vert !

Tu fais concert pour des rombières

Qui n'ont plus rien de mieux à faire !

 

Sur chacun, tu mets le grappin,

T'es un expert en baratin !

Y'a toujours d' l'eau à ton moulin,

Pour colporter tous les potins...

Tu narr's la vie de saint Frusquin,

Tu te vantes comm' trois Tartarins !

T'es au parfum et tout l'tintouin !

 

T'as vu l'épée de Duguesclin

Que lui avait forgée Vulcain,

T'as l'secret d'la lampe d'Aladin,

Des illusions du Grand Houdin,

D'la poudre de perlinpinpin,

Qu'a volée, l'enchanteur Merlin !

T'as la preuve sur un parchemin !

 

Pour le populo ou l'gratin,

Tu pérores comme un cabotin,

Tu sermonnes comme un calotin,

Tu pourrais parler aux bouquetins !

 

Tu es un as de la gamberge.

Des discussions, toi, tu émerges.

Ton bagout te sert de flamberge,

De tes mots mêmes, on se goberge !

Et... t'as choisi d'être concierge !

 

De patati en patata,

T'as de quoi jouer ta diva,

Dans ta loge, comme à l'opéra !

Comm' t'es causant, comm' t'es disert,

Tu pourrais prêcher dans l'désert,

Aux chameaux comme aux dromadaires !

Entre baveux, on déblatère !

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En infusettes

Publié le par modimodi

Je suis une tit' mauviette !

Simple de comprenette !

J'passe à la moulinette

Ces mots que l'on me jette :

Trompette avec trempette,

Boulette avec belette.

 

Je fais du pâté d'tête !

Je confonds, ça m'embête !

Clarinette, clair et net

Nuisette avec noisettes,

Caquette avec coquette,

Épaulette et Paulette.

 

J'ai l'humeur en goguette,

J'aime mieux faire la fête !

Chatouilles, galipettes,

Tir'-couettes sous la couette,

Risettes avec Lisette,

Causette avec Cosette ! 

 

J'en deviens tout bébête !

Comme une marionnette

Du grand show des muppets,

Je pousse la chansonnette

Mais j'fais fuir les fauvettes

Et crier les mouettes !

 

Mes enfants, mes esthètes,

Mes athlètes en baskets,

Mes poèt's aux fleurettes,

L'école emplit les têtes

Du blondin, d'la brunette, 

D'la future sous-préfète !

 

Elle biberonne et allaite,

Nourrit à la pipette

Les cervell's éprouvettes

Des linottes distraites 

Qui détournent la tête

Pour faire les amusettes .

 

Mes minots, mes minettes,

Vos têtes sont des passettes

Mais n'soyez pas inquiètes,

Prenez à la sucette,

A petites lichettes,

La science en infusettes !

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Girouettes !

Publié le par modimodi

Mes petit' girouettes,

Pour avoir bonne tête,

Faut apprendre à perpète

Des choses sans queue ni tête.

 

Faut trouver le prix net

Du rouleau de moquette,

Du ramasse-miettes,

Du coupe-barbichette

Et du papier toilette !

 

Faut savoir clair et net,

Dans le chocolat helvète,

Combien y'a de noisettes

Ou d'dents à la fourchette,

D'poils à la balayette !

 

Faut mener son enquête

Et savoir sur le fait,

Quand Marie-Antoinette

 A-t'elle perdu la tête !

 

N'faut pas brouiller, mazette!

Torchons et serviettes,

Et poulette et Paulette,

Epinette et binette,

Et Jeannette et jaquette,

Mirettes avec minette,

Et fossettes et facettes,

Clé d'sol ou à molettes.

 

Moi, j'joue aux devinettes !

Tout s'embrouill' dans ma tête !

Raquette avec racket,

Roquette avec requête,

Roulette avec boulette,

Risettes avec rosette,

Cricket avec croquettes,

J'en ai mal à la tête !

 

 

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Mystères

Publié le par modimodi

Est-ce, quand la vie prend racines, que la mort goûte les pissenlits?

S'abandonner en amour, est-ce lâcher pied après l'avoir pris?

Quand un chaland aborde une Marie-salope, se sabordent-ils?

La Parisienne, pour être doublement à la tâche comme à l'attache, prend-elle un petit air détaché?

Est-ce parce qu'il donne plus de revers que de vers, que l'amour reste prosaïque aux poètes?

L'absolutisme royal, au siècle des lumières, était-il éclairé par despote?

Crier haro sur le baudet, est-ce équivalent à crier, arrêt sur le bedeau? 

O-piner du bonnet, est-ce donner un accord, sans queue ni tête?

Les gens du cru qui ne restent pas en plants, agissent-ils en vain?

L'amour est-il l'auxiliaire de la vie, qui permettrait d'être sans se faire avoir?

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Bavard 1/2

Publié le par modimodi

Tu pourrais vivre à la Villette

Car tu sais tailler la bavette.

Avec chacun, tu fais causette.

Faut qu'tu cancanes, que tu caquètes,

Que tu jases comme un'pipelette !

 

A l'école, dès ton plus jeune âge

Ton grand talent fait des ravages :

T'as l'premier prix de gribouillage,

L'prix d'excellence en bavardage !

Tu t'agites, ne tiens pas en place

Tu es volubile et loquace

Tu perturbes toute la classe.

 

On te prend pour un diablotin,

Avec toi, on perd son latin.

Rome est née au mont Palatin

Mais tu t'noies aux marais-Pontins !

Tu confonds les empereurs romains,

Constantin avec Vespasien,

Auguste et Saint-Augustin

Et tu pass' pour un plaisantin !

 

Tu n'as pas ta langu' dans ta poche,

Tout l'monde y passe : les vieux, les moches.

Elle s'rait mêm' plutôt bien pendue

Pour conter au premier venu

Tout ce que tu as entendu,

Avec plein de sous-entendus.

 

Tu es sans-gêne et indiscret,

Tu répèt' comme un perroquet,

Tu furètes ! Urbi et fourbis,

Tu fouines dans les trous d'souris,

Tu jacasses comme une pie,

Tu siffles comme un canari,

Tu n'accordes aucun répit

Aux espèc' de la ménagerie,

Tel un DJ de boît' de nuit !

 

Comme un p'tit coq, dès le matin

Tu nous sonnes. Drelin ! Drelin !

Comment ? Vous ne savez pas ? Hein !

Tu fais ramdam, tu fais tintouin,

On peut t'entendre du Kremlin !

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Feux d'amour

Publié le par modimodi

Hier, j'étais sans feu ni lieu.

Mon cœur était aventureux,

Aimer n'était plus qu'un jeu.

Pour amoureux ténébreux,

 Moyenâgeux malchanceux

Aux désirs piteux et fumeux.

 

Puis le grand miracle a eu lieu.

Je n'en croyais pas mes yeux,

Tu m'as donné de doux aveux.

Tu m'as murmuré: "oui, tu peux!"

Je n'ai plus rien de langoureux,

Je suis prêt au voluptueux,

Je me sens jeune et vigoureux!

 

Tu es l'éclair, tu es la foudre,

Ton corps a fait parler la poudre!

Je suis l'homme le plus heureux.

Mes désirs enflamment les cieux.

Les anges, eux-mêmes sont fiévreux.

Devant Marie et le bon Dieu,

Ils dansent la danse du feu.

 

Moi, j'prends mes bottes de sept lieues

Pour convaincre les amoureux,

Les timides et les vertueux,

Qu'en amour, il n'est pas dangereux

D'oser jouer avec le feu.

 

Amants d'un jour ou pour toujours,

Ne craignez pas les feux d'amour!

Aimez-vous donc à petit feu

Ou embrasez-vous, vertubleu,

Comm' une bigote à son prie-dieu!

Ne clamez pas à qui mieux mieux:

Couvrez le feu! Cessez le feu!

Viv' les coups d'feu qui font long feu!

 

Jeunes naïfs, boutonneux,

Apprentis d'amour, boutefeux,

Ou vieux noceurs au coin du feu,

Aux songes creux tout neigeux

Aux souvenirs déjà cendreux

Ne laissez pas jouer le temps

Qui veut calciner vos serments!

 

Brûlez aux feux de la St Jean,

Vos cœurs de blé, vos corps ardents

Sur le grand bûcher des amants.

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L'omelette

Publié le par modimodi

Je dissimule en cachette,

Mes zéros sous ma casquette.

Je préfère les frisettes 

Aux auréoles pour ma tête !

 

Je suis le roi d'la boulette

J'ai des erreurs plein la tête !

J'reçois des roues d'bicyclette,

J'peux en remplir des brouettes.

 

Du zéro, j'ai la recette !

Il faut battre à la fourchette,

Les notions en omelettes 

Et y tremper des mouillettes !

 

Mais il n'faut pas faire la tête,

Si dans le fond de l'assiette

Il n'y a plus qu'des miettes

Et qu'on garde son air bête !

 

Moi, je n'me prends pas la tête !

J'suis trop jeune pour les casse-têtes !

Je n'aime pas les devinettes, 

Les questions ? Oui, ça m'embête !

 

Les cours ne sont qu'des sornettes !

Les leçons sont trop longuettes !

J'n'en garde qu'des cacahuètes,

J'ai le cerveau à la diète !

 

J'aime le savoir amusette.

Qui me fait plein de risettes.

S'il se tire à la sauvette

J'garde la poudre d'escampette !

 

 

 

 

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