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Boules de comme

Publié le par modimodi

La mort, c'est comme la beauté, fatale.

L'amour, c'est comme la jarretière, enchères et en noces.

La vie, c'est comme l'emplacement réservé, en servitude avant la concession à perpétuité.

Le sexe, c'est comme le flash, une ovaire-dose et ça vous shoote!

L'amour, c'est comme les acomptes, les avances sont à bien des titres, des arrhes d'agrément.

La mort, c'est comme l'amour, à la levée du corps!

La femme, c'est comme la conscience, bonne ou mauvaise, on décharge pour la libérer.

La vie, c'est comme la mémoire, de défaillances en absences, puis le trou.

L'homme, c'est comme le balai avec ou sans poils, ça reste un manche!

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Cradingue 2/2

Publié le par modimodi

Cracra, cradoque, en tout's saisons,

Tu as sûrement une bonne raison

Pour éviter les ablutions !

 

La vie n't'a pas fait de cadeaux !

Un traumatisme étant ado

Et te voilà clodo, crado !

Un pet au casque, un trop grand choc,

Tu traînes savates, tu es en loques !

 

Ton caddie est de bric et d'broc

En pendeloques et en breloques,

Tu m'apostrophes, tu soliloques !

Tu m'appelles capitaine Haddock

Et on te prend pour un cinoque !

 

Je te regarde, tout ébahi,

Mi-curieux et mi-interdit.

Tu me fixes, l'air attendri

Tu tends la main, tu me souris

De ta grand' bouche à trous d' souris !

Y'a bien quelque chose de pourri

Au royaum' du bon roi Henri !

La fleur de joie, la fleur de vie

Aux dents du bonheur défleurit.

 

Toi, tu grommelles, suppliant,

Agitant ta boite en fer blanc

Pour émouvoir chaque passant

D'un faire-semblant compatissant !

Tu espères, un mot, un regard

Le simulacre d'un égard :

Un sourire serait du nectar !

 

 

On pleure sur le juif errant,

Mais chacun passe indifférent,

Tu fais partie de l'air du temps !

On te traite de dégoûtant !

Dans notre beau pays des Francs,

On a qu'la vertu en slogan !

 

Tu peux entendre à tout bout d'chant :

"Dehors étrangers et feignants,

Tous les s.d.f, les mendiants,

Les pisseux et les répugnants,

Crasseux, puants !" Pas les malpropres !

Tu peux garder ton amour propre !

 

Tu as de l'amour à revendre,

Mais vois-tu, tu n'sais pas te vendre !

Tu attends de moi quelque argent

Alors, un peu machinalement

Je jette une pièce, j'ai un élan !

Tu es mon frère, sur le moment !

J'prends ta misère, un court instant !

 

Mais y'a ton odeur qui s'imprègne.

Alors, bien que je n'te dédaigne,

Ni que jamais, je ne te craigne,

Il n'est pas question que j't'étreigne !

Car à moins que tu n'te baignes,

Tu peux vraiment garder ton peigne !

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Brasier d'amour

Publié le par modimodi

L'amour allume-t-il son brasier

Pour nous brûler, nous consumer ?

Ne sont-ils voués qu'aux ténèbres,

Les amours antiques et célèbres ?

L'amour est-il ce maléfice

Qui exige le sacrifice

D'Orphée pour son Eurydice ?

Feux de Bengale ou d'artifice

Ceux de Titus pour Bérénice ?

Feux de joie ou bien feux d'enfer

L'amour de Dieu, de Lucifer ?

 

Moi, je ne suis qu'un feu follet,

L'étincelle du verbe aimer

Qui danse dans la nuit de mai

La ronde folle des baisers.

Ô ma vestale en chasteté,

Mon virginal lys de pureté,

Tu m'as donné le feu sacré

Le feu que tu gardais caché

Dans tes rêves et tes secrets.

 

Moi, je croyais vaille que vaille,

Qu'au temps béni des fiançailles,

Les ballots prenaient feu de paille.

Qu'à conter de belles histoires,

L'amour passait la bassinoire

Et vous laissait au désespoir

Des trop cuisants feux du rasoir.

 

J'attendais, été comme hiver,

Que tu me donnes ton feu vert.

Oh miracle, ce fut hier,

Que tout le ciel s'est entrouvert !

Vois ! Je fais feu des quatre fers

Pour m'élancer dans ta lumière !

 

Je m'embrase, tout feu tout flamme,

Je me donne à toi, corps et âme,

Je brûle, ardent, incandescent !

Tu m'as mis à feu et à sang

Comme un soleil à son couchant.

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Casse-tête

Publié le par modimodi

Je ne suis qu'une alouette,

Une petite pipelette !

Je bavarde et je caquette.

Les leçons, oui, ça m'embête !

 

Les accords, un vrai casse-tête !

Ces dictées à devinettes,

Accents et lettres muettes,

Moi, j'écris à l'aveuglette !

 

Tout se mélange dans ma tête !

Les jambettes et les gens bêtes,

Cet ascète venu de Sète

Jouer le set en cinq sept !

 

Je m’emmêle les baskets !

Entre Annette et aneth,

Entre l'herbette et l'air bête,

Les trempettes, les tempêtes.

 

Je me trompe ! La boulette !

Je prends une bulle en plein' tête !

Je n'ai plus qu'à fair' causette

Aux linott's et aux fauvettes !

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Mystères

Publié le par modimodi

Les gens, entre deux eaux, en ont-ils mis assez dans leur vin?

Si la vie est une fête, la mort est-elle défaite?

Si l'amour nous laisse de glace, finirons-nous encornés?

Fatalité? Mort ou vivant, on est toujours asticoté.

Quand on en a marre, faut-il savoir larguer?

Entre la vie et la mort, y a t' il l'amour de la vie et l'amour à mort?

Si l'homme et la femme sont destinés à être con-joints, quelle est la conjonction copulative?

L'échange amoureux entre intellectuels va-t-il plus loin que le bourrage de crâne?

La femme entre deux âges, n'est-elle pas à quitter au bénéfice du doute...enfin de son âge?

Si l'homme a quelque penchant pour l'amour, n'est-ce pas plutôt pour la culbute?

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Cradingue 1/2

Publié le par modimodi

Si quelqu'un a une sal' tête,

On lui colle vit'une étiquette :

"Pas à prendre avec des pincettes."

 

Toi, tu colles et toi, tu fouettes,

Je suis sûr qu'il y'a bell' lurette

Que n't'a pas vu un' savonnette,

Qu't'as oublié le mot toilette !

Quand on t'sent, même à l'aveuglette,

Faut prendr' la poudre d'escampette

Ou te prendre avec des pincettes !

 

Si certains sont en état de grâce,

Toi, t'es plutôt en état d'crasse

Des grandes écuries d'Augias

Et parfumé à la vinasse

De la mamelle de Tirésias.

On te repousse des palaces,

Y'a qu'ta paillasse, de première classe !

 

Sans aucun doute, toi, tu t'distingues !

T'as pas besoin d'être trilingue,

T'as un super look, c'est fou dingue !

Ta dégaine, l'odeur et tes fringues,

Tu cocottes, tu pues et tu schlingues !

Tu portes ta marque "cradingue".

Moi, je me sauve à tout' berzingue !

 

T'es connu comme Barrabas.

On te remarque à tes godasses,

Tes orteils en deuil qui dépassent

Comm' sous ton bonnet, ta tignasse.

T'as un pardeuss' sur ta carcasse

Mais en été, ce n'est pas jouasse !

 

On pourrait te suivre à la trace

Tu sens le fauve jusqu'au Kansas !

On te voit, on te cède la place.

Pour t'installer, c'est efficace !

Grasse crasse est comme mélasse,

Tu es vraiment son porte-poisse !

 

Mépris et poux sur toi s'entassent.

Tu fais peur à la populace

Qui te repousse au fond d'l'impasse,

Parc'que ton odeur la terrasse

Ou qu'te croiser lui fil' l'angoisse.

 

Moi, j'ai beau fendre ma cuirasse,

Avoir envie d'briser la glace,

Et fustiger mon manqu' d'audace,

C'n'est pas gagné que tu m'embrasses !

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Bonne tête

Publié le par modimodi

Pour avoir une bonn'tête,

Je vais à l'école, c'est chouette !

Je n'suis pas analphabète,

J'apprends tout sur ma tablette !

 

Fini le temps des bûchettes,

Je compte jusqu'à trente-sept !

Je joue de la calculette,

J'ai le savoir en disquette !

 

Chaqu' jour, je suis à la fête !

Je fais quantité d'emplettes,

De leçons et d'historiettes,

De mots et de chansonnettes !

 

J'ai du savoir plein la tête,

Des règles que je répète

Et qui courent et qui se jettent,

Bien trop vite aux oubliettes !

 

Oui ! J'ai l'esprit d'un' mouette !

J'ai la tête girouette,

J'pense tout l'temps à Margaret

Et j'fais plein de fautes, c'est bête !

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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme la diplomatie, après s'être fait le corps, on peut se faire la valise.

La vie, c'est comme le bridge, il faut toujours un mort.

La mort, c'est comme le subterfuge, un expédient.

La femme, c'est comme l'esquisse, en état d'ébauche, au premier jet.

Le sexe, c'est comme la cerise, à se faire prendre par la queue, par une Belle de Choisy ou de Montmorency.

L'homme, c'est comme le funambule, un spécialiste de la corde raide.

La mort, c'est comme le téléphone, au coup de fil, il faut décrocher.

La vie, c'est comme la numération, on ne compte plus les zéros et les impairs.

L'amour, c'est comme les gargarismes, certains pigeonnés appellent ça des roucoulades.

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Attentes

Publié le par modimodi

Mon amour, je t'attends 

Comme la fleur attend le fruit

Comme Roméo attend Juliette.

Comme la mort attend la vie.

 

Pourquoi te refuser

Pour vivre l'aventure

Et les amers hasards

Des désaccords parfaits.

Pourquoi t'émerveiller

Du chant des discordances

De l'été à l'automne,

Du soleil à la foudre,

De la rose à la neige.

 

Ne t'étonne pas des cadences,

Quand elles marquent les heures

Désunies et rebelles

De tes révoltes tourmentées,

De mes pathétiques attentes.

 

Souviens-toi,

Quand dans l'éclat de nos yeux pâles,

Nous riions comme des enfants

De l'or des sabliers,

Écoulés en nos vies.

 

Je suis comme l'instant,

L'émotion, les désirs

Quelques éclats de verre

En ta fragilité.

 

Je suis comme la lueur,

Un éclat de soleil

Égaré dans tes yeux 

Enfoncé dans ton cœur. 

 

Je suis comme la trace 

De ton pas dans le sable

Mouvant et provisoire

En attente du large.

 

J'ai rêvé d'infini.

Tu ne m'as pas emporté

Dans les galops bleus

De l'océan exalté de conquêtes.

 

Je suis comme une coque vide

Envasée et noyée

Dans cette laisse, à découvert.

 

Je t'appartiens sans le vouloir.

Tu es le rose coquillage,

De mes pêches à la quarantaine.

J'ai eu tous les délices

Et les plaisirs de mer.

J'ai dormi dans tes plis

Et tes grands bras d'écume.

J'ai appris le monde en tes yeux

De perles et de nacres.

 

Je me suis échoué

Aux brisants de ta vie.

J'habite, à présent,

Les lieux insolites et austères,

Ces manoirs mélancoliques,

Forteresses de ta séduction

Dressées sur les éperons orgueilleux

De ton cœur assiégé.

 

Je suis sans repos.

J'ai le cœur au créneau.

Il te cherche dans chaque meurtrière,

Ébréchée de lumière !

Tu t'échappes d'entre deux pierres,

Tu te métamorphoses,

Jette sur moi ton voile !

Es-tu encore réelle ?

 

Vais-je errer comme un spectre ?

Suis-je l'ombre d'Hamlet

Aux remparts d'Elseneur ?

Régnerais-tu en ma folie

Ô ma blanche Ophélie ?

 

Tu es mon eau dormante,

Mes ténèbres et mon silence.

Tu es l'ange de la tentation,

Ultime déraison

De vivre et de mourir,

De languir et dormir,

Dans ta nuit éternelle !

Tu es la blessure

Et la splendeur du rêve

Qui me tient éveillé, ce soir.

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Qui es-tu ? 4/4

Publié le par modimodi

Qui es-tu,

Toi, qui t'enfuis

Comme les saisons en ma vie ?

Pourquoi, m'abandonnes-tu

Comme un soleil d'hiver

Derrière la colline ?

 

Ô mon amour ?

J'ai déjà vécu ce que tu cherches.

Il m'est resté la plume noire

Dans l'encrier sec de la nuit,

Fumées et larmes glacées,

Croix de pierre et routes perdues,

Vaines escapades de vide,

Doubles de temps et d'espaces

De réalité et de songes.

 

Je sais encore des mots d'hier

Aux ruses clandestines,

Quand je perdais ma vie

Dans les vallées profondes

Des brûlures du destin,

Laissant creuser comme des rides

Ma raison et mes certitudes.

 

Vois les ravines de mon cœur,

Charriant leurs tourments,

En fleurs flétries d'amour.

Ne t'enlise pas comme moi,

Dans les sables boueux

Des laisses de ta mémoire.

Un jour, il est trop tard...

S'il ne l'est déjà !...

Las !

 

Reviens, ma tendre, ma douce,

Mon enfant !

Reviens-moi au silence

D'un pétale de neige.

Je saurai te bercer

Dans la caresse du matin,

Poser mes mains sur ton front

Et garder tes secrets !

 

Ne me dis rien de tes errances,

J'ai encore mes semelles usées !

Je sais déjà la douleur,

Et l'oubli que tu ignores !

Le sang ne sèche plus

Au fond des cicatrices

Qui ourlent mes tristesses.

 

Reviens, reviens !

Tu brilles comme un fanal,

Un flambeau dans la nuit,

De lueurs boréales.

Le désir t'auréole...

Je gémis comme le vent du nord.

Je m'enfonce et je fonds

Dans le glacier des illusions

Et la confusion des étoiles !

 

Tu me trouveras qui t’attend

Au bout de ma jeunesse.

Je ne suis que le fuyard

De ton amour qui se dérobe.

Je te désire encore

Comme un papillon, la lumière,

Comme la flamme de la chandelle,

Résolue et tremblante

Se hisse vers l'étoile.

 

 

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