Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Mystères

Publié le par modimodi

Est-ce parce que la femme est une rose, que l'homme a le pompon?

Géographie de l'amour: Mont de Vénus ou Terre à délits?

Quand la vie n'est plus un roman, est-ce qu'elle se met aux vers?

Était-il eunuque, celui qui déclara: faire l'amour, ça me fout les boules?

Entre étoile et nébuleuse, la femme est-elle, un des astres? 

Est-ce parce que l'amour délivre, qu'il est souvent sommaire?

L'amour homéopathique, guérit-il à petites doses, le mâle par le mâle?

Etre saint ou impie, telle est la question, ma mère? 

Quand on a rompu la glace, l'amour n'est-il pas con-fondant?

Voir les commentaires

Qui es-tu ? 3/4

Publié le par modimodi

Ô toi, qui es-tu,

Pour venir écrire en mon cœur

A la craie rouge de tes mots,

Le premier texte de ta désobéissance ?

 

Je ne suis pas un tableau noir du passé,

Ni une page blanche du quotidien.

Je suis un cri du silence,

Je crisse sur l’ardoise des jours.

 

Qui es-tu 

Pour m'ôter le goût

De sauter et de voler,

D'aimer et de rire

Comme un oiseau,

Comme un enfant ?

 

Je ne veux pas que tu abandonnes,

Nos secrets enrubannés,

Nos couronnes d'enfances,

Nos cornes de licornes

Tressées de roses et de racines.

 

Reviens, reviens !

Aurais-tu oublié

Nos émois adolescents,

Les herbes que l'on froissait,

Nos lèvres que l'on pressait

Quand nos corps s'épousaient,

Maladroits, empressés

Contre la grille aux gonds rouillés,

Dans l'odeur doucement sucrée

Des chèvrefeuilles enlacés ?

 

Reviens amour,

Tes grands yeux bleus

D'anémones et de bleuets

Suffisent à mes rêveries,

Tentations buissonnières.

 

Garde-toi mon amour,

Des ombres trompeuses,

De ces fleurs mauves piquées

Dans la coupe des cieux noirs.

 

Dans l'agonie du jour,

Ne tranche pas nos pensées

Aux aciers violets

Des ailes des corbeaux.

 

J'ai peur, tu le sais,

D'enliser nos aveux

Dans les marais croupis

Des horizons en fuite.

 

Qui es-tu donc, rebelle,

Pour te croire émouvante,

Comme un sourire d'enfant

Donne à la bouche

L'éclat framboisé de la chair.

 

Ô trompeuse promesse

Hélas aussitôt envolée

Dans l'éphémère d'un baiser !

Ô lumière mouvante

Des flammes du brasier,

Cendres ensanglantées

Dans ce cœur calciné.

 

Qui es-tu pour croire

Que tu peux faire la course

Avec le temps et la lumière ?

Que tu peux dérober le feu

Gardé au creux de mes mains ?

Je brûle encore comme nos soleils de juillet !

Reviens ! Reviens !

Voir les commentaires

Boules de comme

Publié le par modimodi

La mort, c'est comme un fantôme qui vous offre son drap blanc. Hélas! Y'a pas de revenant.

La femme, c'est comme l'île, à déserter pour ne pas s'échouer.

L'amour, c'est comme l'oiseau, il faut roucouler pour se mettre aux plumes.

La vie, c'est comme les fougères, ça s'enroule avant de vous chercher des crosses.

Le sexe, c'est comme la ruse, affaire de coups fourrés.

L'homme, c'est comme les choux, assez pomme ou bonne pâte de se casser le trognon pour quelque rut-abaga.

L'amour, c'est comme le mariage, on n'a pas trouvé d'anti-dot.

La vie, c'est comme le Kâma-Sûtra, il faut souvent réviser ses positions.

La mort, c'est comme l'arsenic, avec les vieilles, ça ne fait pas dans la dentelle.

Voir les commentaires

Supporter 2/2

Publié le par modimodi

Il est à l'entrée du stade.

C'est déjà la bousculade,

Ça braille à la cantonade.

C'est jurons et rigolades,

Des vieux pot's et des bourrades,

Pétarade et claironnade.

On n'est pas là pour l'aubade

Mais prêts à la bastonnade,

Agrippés aux balustrades !

 

On ne va pas avoir de gêne,

Quand l’enthousiasme se déchaîne

Pour crier "faut que tu t'démènes !"

Car on peut gueuler tout'sa haine

Dans l'âcre odeur des fumigènes.

 

La tribune est une chaudière,

Les gradins une poudrière.

Avec ses peintures de guerre

Notre vaillant p'tit supporter

Est un combattant de première !

Il crie, il hurle, il vocifère.

 

Dix ans qu'il gueule à manquer d'air :

"Allez les bleus, allez les verts! "

Abonné au club comm' son père,

Le mêm' maillot, été, hiver,

Suivre l'équipe, Dieu ! Qu'il est fier !

Mascotte, trompett' de militaire,

Banderole, drapeau et caisse claire,

Y'a de l'exaltation dans l'air,

Y'a du bruit et de la colère !

 

Il agite son écharpe,

En faisant des sauts de carpe.

Il se dresse, lève les bras,

On appelle ça la ola,

Ça rassemble les ultras !

Coq gaulois, vuvuzela,

Ça entretient la bronca !

 

À la mi-temps, faut qu'il assure !

Il faut savoir faire dans le dur !

Bras d'honneur et concours d'injures,

Buvette, frit', cul-sec et biture.

On ne va pas sucer d'la glace

Pour pisser sur ses bell' godasses !

 

Chacun va regagner sa place,

Pour menaces et face à face,

L'ennemi occupe son virage

Faut le traiter à plein visage.

 

C'est même écrit en majuscules !

Le supporter Théodule,

Non, jamais ne capitule,

N'effeuill' pas la campanule,

N'fait pas dans la soie ou l' tulle,

Il gueule et il gesticule

Des jurons comm' les crapules.

 

Il crache et il éjacule

Sans faiblir la mêm' formule :

"Oh ! Parigot, on t'enc...

A te gercer la fistule !"

Voir les commentaires

Premier mai

Publié le par modimodi

Premier mai

Pour la fête du premier mai,

Y'a pas de non, y'a pas de mais,

C'est repos toute la journée

Pour jouir du plaisir d'aimer.

Ne me dis pas qu'c'est du travail,

Pense au temps de nos fiançailles !

 

Nous adorions faire chamailles,

Quand nous nous prenions par la taille.

Tu voulais que mes doigts assaillent

Les petites mailles de ton chandail.

Tu aimais mon sens du détail

Quand j'admirais tes seins d'émail,

Ta rosace au cœur du vitrail.

 

Comme hier, allons ! Vaille que vaille,

Il n'est point temps que tu défailles !

Profitons de ce jour férié,

Faisons la grasse matinée !

Pour notre petit déjeuner

Nous donnerons mille baisers

Fous, doux, sucrés et emmiellés

A nos deux corps collés, serrés.

 

Je ne veux pas que tu chipotes,

Que tu me fasses ta dévote.

Finie la mouise, mendigote,

Tous ces noyaux que tu crachotes,

Du temps des cerises et des griottes !

J'veux t'aimer comme un patriote !

Pique dressée, ma sans-culotte,

Ci-devant, pas à la Pentecôte !

 

Quitte tes chiffons, tes casseroles,

C'est gaudrioles et farandoles !

Glisse-toi sous la banderole

Du drap de soie sur nos guibolles !

Sens le désir qui les affole,

A en danser la carmagnole !

 

En ce jour de fêt' populaire,

Un seul mot d'ordre : être unitaires,

Pour pouvoir s'envoyer en l'air

Comme un pavé que l'on déterre !

 

Oublie tous ces temps de sale air,

Ce n'est pas un jour de colère !

Quand les amants sont solidaires,

L'amour prodigue leur salaire !

Ce petit vendredi chômé

Est un jour de congé, payé !

 

Mon bel œillet, mon bouton d'or,

Pour les ébats, j’sais bosser fort.

Je suis l'ouvrier le plus fort,

J'vaux quatre turcs du Bosphore !

 

Grappillons du plaisir sans trêve.

Plus besoin de faire la grève,

C'est bien fini les « marche ou crève »,

Tu auras mille parts de rêve,

Si tu m'assures la relève !

 

Pas question de te défiler,

Pas question de me reposer,

Il faut s'enlacer, cadencer

Se tenir de plus en plus près

Et de joie, prendre notre pied.

 

Ce n'est pas le temps de clocher !

Célébrons le tendre muguet !

Je t'offre ce brin de mon cœur

Pour un 35 heures de bonheur !...

Je n'ai qu'une revendication :

Mourir d'amour à l'unisson,

Sous tes caresses et nos frissons.

 

Voir les commentaires

Qui es-tu ? 1/4

Publié le par modimodi

Qui es-tu 

Qui es-tu 

Pour échapper comme un rire

Porté par le vent

A l'incohérence de ma vie ?

Qui es-tu 

Pour traquer comme un oiseau de proie

L'espace absurde de ma peur ?

 

J'ai peur du vide et de tomber

Comme une torche dans l’abîme,

Peur de te perdre

Comme une vague sans marée,

Comme un cri hurlé dans la nuit.

 

Je ne veux pas survivre,

Bouche ouverte et muet,

Les mains nouées et froides

Sur mon cœur triste et nu.

 

Je n'existerai plus,

Ne serai plus personne

Qu'un rêve inachevé

Dans l'aube pâlissante,

Qu'une cible clouée

Sur l'arbre de l'oubli.

 

Reviens amour, reviens,

Je ne t'ai pas vu grandir,

Nous ne nous sommes pas vu vieillir !

Je t'appelle depuis toujours.

Je t'implore mon tout petit

Mon ciel, mon nid, mon ange.

 

Je te prends comme une enfant,

A peine descendue du manège

Où carousselle ton enfance.

Je te prends comme l'alouette,

À peine échappée des nuages,

Du ciel bleu de l'imaginaire.

 

Je te prends comme un coquillage,

À peine sortie de l'océan.

Je me glisse dans tes dessins naïfs,

Je vacille avec tes voiliers blancs

Qui dansent sur les vagues.

 

Je me soumets à toi, ma reine,

Couronnée des étoiles de mer,

Des colliers scintillants,

Aux cous d'or des sirènes.

 

Reviens amour,

Ne te lasse pas de jouer

Avec mon cœur, avec mon corps.

Toi, ma poupée rose

Aux songes de soie et de dentelles,

Presse-moi contre toi,

Dansons la ronde des vertiges

Sur les ailes des phalènes.

Offrons aux anges des ténèbres,

Tous les feux follets de la nuit.

 

Avec toi contre moi,

Je veillerai jusqu'à l'aube...

J'attendrai jusqu'à l'envol

De la dernière étoile !

 

Voir les commentaires

Mystères

Publié le par modimodi

L'artiste qui rumine après le succès, sait-il qu'il lui faudra manger de la vache enragée avant d'avoir un succès bœuf?

Quand on prête l'oreille, est-ce avec quelle conque intérêt? 

Si elle a le feu aux fesses, est-il dangereux de mettre sa main au feu?

Les influents, qui se jettent à l'eau pour être au courant, deviennent-ils cons?

Sans l'ombre d'un doute, est-on à l'abri du soupçon?

A trop se griser d'illusions, finit-on ivre d'ambitions?

L'amant déchu est-il tombé des nus?

La chaleur de l'amour rend-elle les amoureux transis ou les matous échaudés devant les chattes?

Messieurs, le monde n'est-il pas parfait, puisque si certains passent à la Trappe, les femmes supérieures finissent au couvent?

Voir les commentaires

Supporter 1/2

Publié le par modimodi

Avec ses potes, sur l'sofa

Il a fait le plein d'sodas,

Bières, canettes et pizza

C'est parti pour la fiesta !

Les meufs se font un ciné,

Y'a un match à la télé,

La finale à n'pas rater.

 

C'est l'heur' de bien s'installer,

D'être prêts à commenter

Sans oublier d's'abreuver.

On peut se déballonner,

Bâfrer, trinquer, s'exclamer,

Pas b'soin de poétiser.

Cris et jurons vont fuser.

 

"On va leur mettre un' branlée!

C'est trop mou pour démarrer,

Ils sav' pas se libérer.

L'premier tir n'est pas cadré!

C'est trop tendu, trop serré!

Allez ! Faut te démarquer !

Ce duel, tu peux l'gagner !

 

M..., tu vas t'remuer !

Pour le prix que t'es payé,

C'est pas possibl' de s'traîner !

C'est une chèvre en train d'brouter !

Il n'a rien dans les mollets !

C'est l'équip' des bras cassés,

Ils ont tous du sang d'navets !

 

La balle, il faut l'attaquer !

Du c..., faut pas tortiller !

Encore! Une passe de ratée !

Le ballon, mais faut l'donner !

Les autr' font qu' vous balader !

Allez les gars, faut pousser

C'est l'heur' de vous réveiller !

 

C'gardien n'est pas assuré.

Il jouait à l'étranger,

Ils s'en sont débarrassés.

La défens' va se trouer,

Allez, on peut l'enfoncer !

Nom de Dieu, tu vas tirer !

T'as du plomb dans les deux pieds !"

 

Ouf ! On saut' su' l'canapé.

"Jojo, Fred, c'est ma tournée !

Allez, ouvrez-moi l'rosé !

Enfin, on peut l'arroser,

Ce but sur coup franc brossé !

T'as vu comme il l'a lobé !

Mais faut pas se relâcher !

 

Aie! T'as vu ce roulé-boulé,

C'est l'genou qui a lâché !

Bon sang ! C'n'est pas du chiqué!

On voit bien qu'il lui prend l'pied,

Pénalty, il est fauché !

Et c'te faute, qu'est pas sifflée !

 

Encore un match de truqué !

Encore un qu'ils ont acheté !

L'arbitre, c'est un enc...

C'est un bâtard d'enfoiré,

Un protégé d'la fédé.

Il nous a tous bien niqués !

J'suis dégoûté, écœuré !

Allez ! Éteins la télé !"

 

Voir les commentaires

Qui es-tu? 3/4

Publié le par modimodi

Qui es-tu, toi pour brouiller 

Les saisons en mon cœur?

Notre vie a fait un tapis jauni

De feuilles mortes et de souvenirs.

Entends-les gémir sous nos pas!

Lève la tête, regarde au loin!

Vois! Mes rêves déçus

Dispersent leurs chagrins

Dans les pluies de l'ennui.

 

Prends ma main qui se tend!

Mon sang se mêle au tien

Dans les lignes bleues du destin.

Je fais route vers toi,

Je chemine avec toi,

Je marche contre toi,

Je vagabonde dans tes pensées

D'herbes folles et sauvages.

 

Je m'échoue en ton cœur.

Je m'enracine en toi.

Je roule comme un caillou

Que tu bouscules dans la poussière

Et les ornières grises

Éventrées de nos cœurs.

 

Qui es-tu

Pour mêler ainsi,

Les ombres aux cendres,

Mes regrets aux larmes d'argile?

Qui es-tu

Pour bâillonner ainsi,

Le jour d'un voile funeste

Et cacher la lune à la nuit?

 

Tu m'échappes

Comme un cri dans les rires du vent.

Je n'effleure que ton ombre,

Je me traîne, je frissonne,

J'erre parmi les fantômes.

La maison semble vide,

Lourde de tes secrets.

Dans le jardin muet,

J'improvise ma peine.

 

J'ai perdu le soleil,

Au cœur d'or des épis.

Tu as fauché l'azur

Pour lier en bouquets

Et en gerbes d'étoiles,

Les flamboiements de nos désirs,

Les scintillements de nos frissons.

Le champ d'amour est moissonné.

Tu m'as laissé une étoile noire

A la pointe de ta faux!

 

J'ai en fermant les yeux

Égaré la lumière,

Au creux de tes paupières.

Ton absence me tourmente

Mes regrets enfoncent leurs ongles,

Et plantent leurs dents,

En mes chairs impatientes.

 

Chaque heure est un poignard.

Qui tranche mes souvenirs

Et mes vers et mes veines.

Mes mots saignent dans l'encrier

De ma mémoire à vif.

Qui es-tu?

Voir les commentaires

Qui es-tu ? 2/4

Publié le par modimodi

Qui es-tu pour m'abandonner

Comme un bulbe de vie,

En promesse de fleur,

Comme un bourgeon du temps,

En regain de printemps ?

 

Tu m'as oublié dans la terre froide de l'hiver

Et mon cœur craque comme une écorce,

Privée de feu et de ta fièvre

Privée de force, vidée de sève !

 

Je me tourne vers le ciel,

Sombre comme ce pain noir

Dans l'amère prison

Où mon cœur désespère.

 

Je me souviens des jours

De murmures et de brise,

Du chant des feuilles,

Des noces des saisons,

Des arbres déployés,

Des échelles du ciel.

 

Je nous revois nous envoler,

Libres comme des oiseaux,

Transpercer toutes les murailles

Du ciel et du vent, de l'eau et du feu.

 

Qui es-tu,

Pour te cacher dans la nuit,

Tisser l'oubli, te fondre

Et me perdre aussitôt ?

Qui es-tu,

Pour ne plus me parler

Qu'à travers les barreaux,

Dans la rouille du temps ?

Ô mon cruel geôlier !

 

Assez ! Assez !

Ne me laisse pas au milieu de moi-même !

Je déserte mon corps.

Il en va de moi, il en va de nous

Comme de ces fantômes perdus,

Comme de ces ombres pendues

Sur la toile peinte des nuages.

 

Arrête ta course,

Attends-moi !

Je viens ardent à toi !

 

Voir les commentaires