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Boules de comme

Publié le par modimodi

La vie, c'est comme l'Illusion, tu peux bâiller, oh Corneille! C'est trop rarement Comique.

Le sexe, c'est comme l'écureuil, les noisettes lui donnent du panache.

L'amour, c'est comme la confiture, on croit que c'est pour des prunes! On s'en marmelade les menottes, on s'en tartine les miches!

La femme, c'est comme la glu, faut avoir du pot pour ne pas vivre à la colle!

L'homme, c'est comme la coupole, à jeter les yeux au ciel! Laissez-vous envoûter! 

La mort, c'est comme le quai, elle patiente pendant qu'on piétine. Elle peut bien attendre car sans crier gare et plein d'entrain, elle viendra nous débarquer!

La femme, c'est comme le pain, celle qu'on appelle ma Mie, finit en vieille croûte... parfois pour son vieux croûton.

La vie, c'est comme les calendriers, des éphémérides à effeuiller, tout en restant à la page.

La mort, c'est comme la victoire, tu peux lever les bras au ciel! C'est elle qui coupe le fil, quand tu es à bout de course.

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Macho 2/2

Publié le par modimodi

Toi, tu l'admires, il a ton cœur !

Tu es sûre d'avoir la primeur. 

Il te donne chaud et des vapeurs.

Il te faudrait un extincteur !

 

Il est bling bling et séducteur,

Il se croit fort et supérieur.

Il a l'remède à la déprime,

Un peu de charme, beaucoup de frime,

Pour éblouir les sublissimes !

 

Il joue au poker pas au scrabble,

Ne boit pas d'verveine ou d'tilleul,

Il sirote son pur malt single,

Au bar du Médicis Choiseul,

L'adresse branchée des peoples !

 

Il te sourit, toi, tu es seule,

Il prend son regard d'épagneul,

Il veut t'offrir roses et glaïeuls !

Mais oui ! Tu r'ssembles à son aïeule

Dont il était le cher filleul.

Il ne ronronne pas, il feule !

Ne le prends pas pour un bégueule,

C'est un macho, beau cul, belle gueule !

 

Il aime les femmes, il les domine,

On le traite de misogyne.

Il les veut belles et fragiles,

Subjuguées ou plutôt dociles.

Pour l'admirer, c'est si facile !

Il est superbe, il est viril ! 

 

Il sait exciter tous tes sens.

Luxure et concupiscence,

Super sexy à pleine puissance !

Il est noble comme un dieu grec,

C'est un beau jules et un vrai mec,

Dans ses veines, pas de jus d'pastèque !

 

Quand il crâne avec ses potes,

On le prendrait pour un despote.

Mais c'est plutôt dans ses mimiques

Qu'il passe pour un tyrannique !

 

Il ne peut avoir de rivaux.

Le Macho est le seul héros,

En exclusivité de bravos

Pour la taill' de ses biscoteaux !

 

Ne va pas lui prendre la tête,

En lui prédisant la défaite,

Il ne supporte pas l'échec, 

Ni excuses, ni salamalecs !

 

Il a toujours raison sur l'heure,

Pas question d'être un ergoteur !

S'il décide, ne prends pas peur.

S'il est ferme, c'est tout en douceur !

 

Il ne te fera pas de mal,

Il ne cherch' qu'à se faire mâle !

Ses tablettes de Toblerone,

C'est son label testostérone !

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Qui es-tu? 2/4

Publié le par modimodi

Qui es-tu toi,

Qui viens de nulle part,

Si ce n'est de l'oubli,

Si ce n'est du silence?

 

Tu viens de me quitter

Pour un mois ou deux jours!

Tu as lâché ma main,

Laissé le lit défait.

Tu pensais que mon corps

Oublierait ton parfum,

Que mes yeux d'eau du ciel

Seraient troués de vide,

Que mes bras déchirés

S'offriraient aux adieux.

 

Tu pars sur un chemin

Qui ressemble à ton cœur,

De ronces et de pièges

De pierres et de brûlures,

D'épines et de feu!

 

Moi aussi, j'ai brisé

La coupe de l'amour,

Répandu au matin

Le vin des libations.

Dans ma gorge coule encor

Le vin vert des plaisirs,

Les délices amers,

De l'écume de l'aube!

 

Je voulais te garder

Comme on garde un secret,

Comme l'eau qui va naître

De la neige de mars.

Je voulais patienter

Comme l'espoir muet

Blotti dans le nuage

Attend le souffle des grands arbres,

Et la caresse du soleil.

 

Ô ma lumière de l'aurore,

Sur les ailes d'or des abeilles,

Ô mon feuillage aux fils d'argent,

Couronne en perles de rosée

Pour ce nouveau jour parfumé,

Qui es-tu pour me tourmenter?

 

Ô mon sommeil et mon mystère,

Mes songes tristes et tremblants

Sont des éclats de ma mémoire.

Jaillis comme des étincelles

Ils ont pris leur ardeur

Aux silex bleus des ténèbres.

Qui es-tu pour me délaisser?

 

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Mystères

Publié le par modimodi

Au désert de l'amour, trouve-t-on des roses des sables?

Le plaisir d'un esprit tordu est-il de prendre son contre-pied?

Un amour sans doute, sans aucun doute, est-il encore probable?

Est-ce, quand la vie est au seuil critique que la mort le franchit?

L'amour n'est-il pas une épreuve avant la lettre, quand appâté par des appâts appétissants, on se retrouve hébété par des ébats abêtissants?

Est-il pointu de dire, "quelle mouche l'a piqué", quand on voit filer dare dard, un faux bourdon, victime de l'aiguillon d'une belle à taille de guêpe?

Quand on a été toute sa vie, muet comme une tombe, est-ce qu'on meurt à tombeau ouvert?

Faut-il faire la tendre guerre en dentelles, s'il est vrai qu'il vaut mieux par amour, tomber, en douceur, dans le déshonneur que par la guerre, tomber sans gloire, au champ d'honneur?

L'amour à fond de cale, est-ce bateau ou galère?

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Macho 1/2

Publié le par modimodi

Tout l'monde peut pas êt' démocrate,

Aimer le foot et le picrate.

On a bien le droit d'être fat,

D'être un macho, un phallocrate,

De se faire appeler Goliath,

De fair' de l’esbroufe, de l'épate,

Rouler des hanches, des omoplates,

Prendre des poses délicates,

Se pavaner sous les vivats,

Et entendre miauler les chattes :

Les oh ! les ah ! Dieu ! Qu'il est bath !

 

Tout l'monde n'veut pas danser le twist,

Etre nostalgique, passéiste,

Et adorer les clavecinistes,

Les harpistes et les archivistes.

On a le droit d'être essayiste,

De préférer la naturiste,

A l'innocente catéchiste !

 

On a le droit d'être sexiste,

De n'pas aimer les conformistes,

D'être en amour un vrai puriste !

De courtiser la congressiste,

La touriste hyper féministe,

De préférer quand ell' résiste :

"Rien qu'un café, allons ! J'insiste !"

 

On peut aimer les fétichistes,

Aimer les mains des pianistes,

La bouche des clarinettistes,

Se prendre pour Rambo, Maciste

Corps taillé par un ébéniste,

Body-huilé, beau culturiste

Choco-abdos, mode styliste

Quand on est le roi des machistes !

 

Ne lui jetez pas de glaïeuls !

Ne lui bottez jamais les meules !

Ne criez pas : "Oh mon aïeul !"

Ne l'prenez pas pour un bégueule !

C'est un macho, beau cul, belle gueule !

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Décalages 3/3

Publié le par modimodi

Malgré nos décale-âges,

Épines de la rose,

Je garde le fol espoir,

Comme la neige d'hiver, 

De devenir la source

Qui gonfle le torrent

Des ruisseaux de mes "je t'aime"

 

Nous nous sommes donnés,

Nous nous sommes aimés. 

Tu as fait danser la lumière

Illuminé mon encrier,

Je peux tremper ma plume

Dans le sillage des étoiles.

 

 

Tu n'auras plus jamais de fin,

Comme les coulées incandescentes

De mes émotions brûlantes,

Comme le vent rouge de mes désirs,

Sur le désert chauffé à blanc.

J’ai un domaine de dunes blondes,

Une oasis et un mirage

Pour t’abriter et pour rêver.

 

Comme le vent chargé

De ces tourments sableux,

Où mon destin s'était perdu

En hésitations et hasard

Dans les ressacs du temps,

Tu as soulevé mes doutes

Et emporté mon cœur.

 

Mon bonheur est sans fin !

Tu m'abordes et tu me tentes.

Je prends la foudre et les éclairs.

Chacun de tes élans

Écume d'ardeur et de douce heure.

Je monte vers le soleil

Avec le vent de la marée.

 

Comme un cri dans la bourrasque

Et des gerbes de larmes de sel

Dans les vagues du ciel,

Ta beauté m'assaille.

 

Tu déferles contre moi,

Aux brisants des désirs,

Aux écueils de mon âge.

Je me déchire à ton cœur corail.

 

Tu es la vague qui me chevauche.

Tu me bats, je me brise,

Tu es mon chant de terre

Et ma brise de mer.

Tu m'as envoûté, ô sirène !

 

Tu es ma fièvre et ma folie,

Ma langueur hallucinée,

Mes délires et ma déraison.

Tu as vaincu la nuit,

Ses pièges et le sommeil.

 

De mon exaltation créatrice

Monte une élégie,

Un hymne à la beauté,

Le chant de l'aube qui va naître

Des derniers feux de la nuit.

 

Elle est comme toi,

Fleur de rosée et du soleil

Incarnée en moi,

Réelle et surréelle,

Expressive, suprême et pathétique.

 

Ma femme fleur, ma femme enfant,

Tu joues avec ma vie,

Tu joues avec mon cœur,

Nous ne faisons plus qu'un,

Je suis ton sang, tu es ma sève !

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Infortune

Publié le par modimodi

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Décalages 2/3

Publié le par modimodi

Malgré nos décale-âges,

Épines de la rose,

Mon amour je te lance

Dans l'écharpe du vent

Où dansent les abeilles,

Des bouquets de "je t'aime !"

 

Je me souviens des hivers nus.

J'étais loin, j'étais seul…

Pour venir jusqu'à toi,

J'ai marché dans ta nuit

Jusqu’aux nuées de l’aube.

 

J'ai désarmé les ombres.

J'ai masqué mon passé,

J'ai voilé mes élans,

J'ai tranché ma mémoire

D'un éclat de miroir !

 

J'ai pris tous tes chemins.

Dans la forêt des songes,

J'ai suivi chacun de tes pas,

Légers et feutrés, déposés, gravés

Dans la neige de l'enfance,

Brodée de dentelles,

Blanches d'innocence.

 

Je t'ai attendue et cherchée !

Au jardin muet du silence,

J'ai arraché les herbes folles, 

Chiendents des lâches abandons.

J'ai ouvert toutes les fenêtres

Pour écouter le chant du ciel

Et te laisser entrer dans la clarté du jour.

 

Sur l'île aux mâts brisés, 

Aux ancres échouées, 

Je me suis laissé déposer.

Je t'ai espérée tremblante,

A l'écume de chaque vague.

Mais le soleil s'était noyé

Dans une lune de sang.

 

J'ai imaginé ta route et ses dérives,

J'ai inventé ton cap,

J'ai cherché ta lumière

Dans les suies de la nuit,

Dans les embruns de brume…

J'ai traversé par la fente de l'aube

Les nuages de pluie et les ombres brouillées…

J'ai cru voir ta voile traverser l'horizon.

 

 

J'ai attendu debout.

Comme la lampe du phare,

Fidèle flamme d'espoir

Pour les cœurs naufragés,

Dès que la mer mugit

Ses cruelles errances

Aux âpres vents d'oubli.

 

J'ai tremblé dans tes yeux…

Ils ont la beauté grise

Des silex bleuis

Au croissant de l'acier

D'un clair de lune déchiré

Au front de la nuit ivre d'éternité.

 

J'ai veillé aux portes de ton corps.

J'ai attendu que tu te donnes

Comme le parfum d'une orange,

Comme le printemps au bourgeon,

Comme la becquée aux oisillons,

Comme le jour à la lumière,

Comme la fleur au fruit

Et le vent aux nuages.

 

Dans une flambée de vertiges,

Tu as tout emporté,

Dispersant mes certitudes aveugles

Aux lueurs de l'aurore.

 

Tu m'as donné l'oubli

En ton lit, cette nuit !

J'ai fait le tour du monde

Et le tour de mon âge !

 

Ce feu d'orage sous la peau,

Tes hanches, tes seins, tes bras

M'ont rendu mes vingt ans.

Je tiens le monde entre mes mains.

 

Mon bonheur de plein ciel, 

Je revis et m'envole

Au cœur de l'éternel

L'amour est à l'étoile,

J'ai pris la caravelle…

 

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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme le nougat, ça vous noue et vous rend gaga!

La vie, c'est comme la seconde, une fraction d'éternité.

La femme, c'est comme la promesse, on peut y être attaché sans la tenir.

La mort, c'est comme la greffe, elle vous hante.

L'amour, c'est comme la modestie, ça convient mieux aux petites vertus.

Le sexe, c'est comme la renommée, pour jouir d'un grand prestige, faut pas se presser.

La vie, c'est comme l'habitude, par force, sa répétition passe en usage et usure.

La mort, c'est comme la courtisane, de mauvaise vie.

L'homme, c'est comme la plinthe, entre bande en saillie et plate-bande, la femme peut se tenir à carreaux.

L'amour, c'est comme les panachés, on se mélange avec des demies qu'on appelle ses moitiés.

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Sursaut

Publié le par modimodi

Je chante l'amour,

Je crie ses révoltes.

Hier, pas un jour,

Sans une récolte !

Câlins et tendresses,

Nos cœurs en jeunesse,

Frissons et caresses,

Nos corps en ivresse !

 

Six ans de bonheur !

Plaisirs en douceur,

Mille corps à corps

Sans le moindre effort !...

Je t'effleure encore

Mais déjà tu dors !

 

Oui, le temps qui passe

Nous fait la grimace ! 

 

Pas de lassitude...

Mais quand tu t'dénudes,

Poids des habitudes !

Chang'ment d'attitude !

Oubli des préludes,

Trop de promptitude,

Moins de plénitude !

 

Trop de platitudes

Et d'incertitudes.

Moins de gratitude

Et moins de quiétude.

Temps des lassitudes,

Bonjour solitude !

L'amour se fait rude.

 

La passion s'étiole,

Nos désirs somnolent

Plus de gaudrioles,

De feu ! Des fumerolles !

 

Nos élans usés,

Nos cris étouffés

Souvent exprimés

En mezza voce…

Crincrin de l'archet !

Faudrait pas s'lâcher...

 

Allons, c'est trop tôt

Pour le dos à dos !

Sonnons la révolte !

Je t'envoie mille volts.

Je ne suis pas vieux,

Je t’emmène aux cieux !

 

L'amour vocalise,

Je repoétise,

Je te recourtise,

Que mes vers te grisent !

Qu'l'amour t'électrise !

Je te veux conquise,

J'arrach' ta chemise !

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