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Décalages 1/3

Publié le par modimodi

Malgré les décale-âges,

Épines de la rose,

Je me tiens devant toi,

Désarmé, incertain !

 

En ce premier matin,

Mon amour, je te lance

Des bouquets de "je t'aime" 

Parfumés de rosée.

 

Ton cœur était trop grand,

Pour tous les rêves de tes vingt ans.

Tu les as élevés

Dans les veines de sève,

De ton corps femme-enfant.

 

Tu les as transportés

Dans les souffles du vent,

Hissés dans la lumière,

À la cime des arbres,

Au plus haut de toi-même.

 

Moi, je les ai suivis

Comme des vols d'oiseaux

Aux flèches du soleil.

Tu me les as offerts, 

A la croisée d'ogives 

De notre première nuit étoilée !

 

Les voiles gonflées

De songes et de fièvres,

A tous les arcs-en-ciel

Des saisons de mon âge,

Je porterai ta jeunesse

Sur les ailes des anges.

 

En moi, désormais,

Tu bats comme la vague

Contre mon cœur rocher.

Je ne crains pas l'avenir,

Ni tes départs, ni tes envols,

La mer me couvre de baisers bleus.

 

En moi, en ton absence,

La lampe du soleil,

La lanterne de la lune

Poudreront de lueurs

Leurs ombres scintillantes,

Au front ridé des jours,

Aux portes de la nuit.

 

Dans le tourbillon des planètes,

Les étoiles danseront

Comme des éclairs de fin d'été

Au feu d'or de la galaxie !

Chaque rêve est ton royaume

Où mes ans se confondent.

 

Tu m'offres les mystères

Du crêpe des brouillards

Aux chandelles de l'aube

Et de ta main de sable

Tu répands le soleil.

Tu es ma voie du ciel.

 

 

Tu triomphes d'insouciance

Comme le jour qui naît

Du ventre éclatant de la nuit.

Tu offres le silence

La grâce et l'innocence

A la terre et au ciel.

 

L'amour en ton cœur grand ouvert

A déposé ses sortilèges,

Donné des songes à tes chimères,

Posé des pièges d'innocence

A ta chair de nacre rose.

 

Son portail est grand ouvert

Sur le ciel bleu de ton enfance.

Tu ne connais pas la souffrance

Des trahisons de fin d'été,

Et les parfums désespérés

Du dernier chèvrefeuille.

 

Tu ignores ces étranges brumes,

Premiers voiles d'obscurité,

Rideaux voilés, tendus

Sur tes yeux endormis

Quand les songes d'azur

Répandent leurs étoiles.

 

Je suis antique,

J'ai mille ans qui me pèsent.

Je suis un bloc du destin,

Un cyprès orgueilleux,

Prisonnier des racines

Qui plongent vers la mort.

 

Tu es feu éternel,

Surgi des profondeurs

Et des forges du temps.

Tu jaillis en mon cœur,

En mon corps indompté.

 

Je renais à jamais,

Ma nuit transfigurée,

Ma soif de vin et de rosée.

Je bois les bulles du printemps

Aux sources fraîches de tes yeux verts.

 

 

 

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Sécurité technologique 7/7

Publié le par modimodi

 

Technologie

Prudence est mère de sûreté. Sans être un obsessionnel sécuritaire, mes écrits sont sécurisants. Ils ne franchissent pas les frontières de l'indécence.

Je peux être laissé dans toutes les mains. Je rassure dans la conformité bien pensante en restant dans le territoire du raisonnable. Sans aller à la dernière extrémité, je dessine les limites d'une fantaisie acceptable. Je ne dépasse pas les bornes, j'assure chacun d'une quiétude textuelle établie.

Amis lecteurs, nous voyageons ensemble au long cours. Je ne surmène pas les méninges, en donnant le mal de mer de par la houle et les remous de mes idées. J'assure la détente mentale, du croisiériste en transat sur le pont supérieur de son imagination. J'embarque mon lecteur en plaisance, en le sécurisant sur tous les bords de ma page.

Moi-même, je me donne toutes assurances. Je cherche par tous les moyens à garantir ma sécurité privée. Je suis sur mes gardes, en vigilance et en alerte. A l'ère mondiale de Big Brother, de la surveillance généralisée, de l'espionnite officielle, les entreprises de télésurveillance ne sont pas en reste, elles me sollicitent pour la protection de mes biens et de ma petite personne!

Les vandales n'ont qu'à bien se tenir, partout des yeux les scrutent et des grandes oreilles sont déployées. Chacun est un suspect potentiel. Dans un monde de complots et de manipulation, la suspicion règne. Le grand cyclope nous fait front, il nous tient désormais à l’œil. De toutes ses caméras, il nous prend entre quat'zyeux !

Si vis pacem, para bellum ! Au nom du principe que la meilleure défense, c'est l'attaque, l'hymne national de notre pays nous y inciterait presque ! Ce chant guerrier : "Aux armes, citoyens !" ne fait pas de nous des pères tranquilles. Car on a beau, fleur au fusil, aller de l'avant, comme disait Maginot : "Il faut savoir protéger ses arrières". Il n'y a pas de système infaillible, même avec des yeux dans le dos !

Quand on croit être en sûreté, on peut encore être épinglé. Il ne s'agit pas de déposer les armes. Partout, la méfiance monte d'un cran, c'est celui de la sécurité. Il faut avoir à l’œil l'insolite pour viser les surprises de la vie en toute sérénité.

La technologie, omniprésente dans nos vies se veut rassurante. Le monde se gouverne à distance et s'agrandit chaque jour, d'un septième continent formé par les masses de données numériques. Chacun aujourd'hui, dans la société fait de la sécurité de l'information, un objectif prioritaire. Les expressions, comme "de source sûre" ou" dans les milieux autorisés" ponctuent les articles ou les brèves des journaux.

Le scoop doit être exact, concis, précis, circonstancié, clair et net. Plus les esprits sont étroits et les compréhensions limitées, plus les nouvelles sont des brèves pour un stockage miniaturisé. Il faut bien laisser un peu d'espace pour la futilité !

Voulant garantir ma propriété intellectuelle, mes écrits eux-mêmes sont sous copyright. Un original cherche à conserver son originalité !... Moi, j'espère au moins labelliser ma marque. Mais illusions et sans doute, peines perdues ! ... Les systèmes internationaux de données, les mieux gardés en matière financière, militaire ou politique et réputés infaillibles sont la cible incessante des hackers.

Les réseaux sociaux sont l'objet de toutes les attentions de la sécurité intérieure comme de groupes factieux. Je n'en demande pas tant ! J'espère, nous espérons toujours, sans garantie toutefois que nos données et productions restent sécurisées et qu'on puisse dire : "Ô Google, G+ d'assurances !" Mais...Utopie++ ! Ouais ! ... Web, c'est la dèche ! Seule l'espérance résiste au temps ! Seule ma pensée est inviolable ! C'est là, mon seul et plus solide secret... Parfois des dieux, le plus souvent de Polichinelle !

 

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Mystères

Publié le par modimodi

Est-ce que ceux qui se payent grassement, se payent embonpoint?

To big or not to big, la question du régime?

Après les teuf-teuf et l'opération, suivez le bœuf, aujourd'hui les keufs et les meufs! L'homme ne sait-il faire que l'œuf?

Du cornac au cornard, y'a-t-il l'art de la trompe?

La femme a-t-elle crié, gare! Gare! à son infortuné chef de mari?

Le point faible de l'homme est-il d'être branlant?

Est-ce parce qu'il est tape à l'œil que l'amour est aveugle?

L'immaculée conception est-elle une vue pénétrante de l'Esprit?

Ève a-t-elle eu Adam, en usufruit ou en nue propriété?

Le bonheur du zouave, est-ce la main de Fatma?

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Fadeur et fadaises 2/2

Publié le par modimodi

Les mots au fil du temps se sont dénaturés. Ils ont perdu leurs couleurs et leurs sens d'origine. Ils se sont affadis en altérant les nuances de leurs goûts originels. Ils ont même été déracinés de leur terroir. Ils survivent encore souvent dans la fadeur du terreau populaire et les fadaises tourbeuses du langage parlé.

Lecteurs de passage, n'allez pas me contester, vous vous contrediriez ! Au sens étymologique, il faudrait d'abord que vous fournissiez des témoins pour pouvoir plaider votre cause. Le désaccord devra être prouvé !

A chaque plage de mes récits, inutile de ramasser les galets de la discorde littéraire. Attaquer mon style lapidaire ne suffit pas. Si les frondeurs ont besoin de pierres, ils doivent au moins savoir viser juste. D'ailleurs les bonnes pierres de taille ne sont jamais d'achoppement mais de touche.

Si vous êtes tièdes dans vos propos, votre vengeance ne tardera pas à devenir un plat froid qui vous restera sur l'estomac. Pour éviter de barbouiller, mieux vaut être amers à boire que d'arrière-goût, mieux vaut être imbuvables qu'indigestes !

Oui, moi, je peux aussi faire dans la douceur mais pas dans l'insipidité ! Je peux être dans le style tarte à la crème ou tout sucre et tout miel sans être mielleux. Je n'attache pas mon lecteur avec un style poisseux et encore moins pisseux ! Pas de piquette ! Pour l'enivrer d'un bouquet capiteux, pas de vaporeux ni d'éventé ! L'art de ne pas écrire en vain, s'apprend avec de la bouteille. Foie de Bacchus, j'ai bu avec ivresse tous les calices jusqu'à la lie ! Serment d'ivrogne qui ne craint pas les foudres !

D'ailleurs, pourquoi être quelconque quand on veut être quelqu'un ? Pour signifier le talent, l'art ne peut être insignifiant. Le commun est trop conventionnel et la platitude uniforme, souvent ennuyeuse. Il est préférable d'avoir du relief, d'être haut en couleurs, qu'éteint, terne et banal. Pour être au net, l'expression doit être polie, mais pas trop...

Au fil des idées, il faut du frivole et du subtil pour joindre le futile à l'agréable ! Chers confrères plumitifs, si votre plume est émoussée, n'espérez pas être à la pointe. Vous ne percerez jamais et ne ferez pas votre trou en étant creux. Vous n'aurez pas le plein de lecteurs en étant vides ! Vous n'obtiendrez pas lourd de recommandations si vous êtes trop légers. Vous n'aurez pas matière à critiques ou louanges si vous êtes inconsistants !

Il est acceptable d'avoir des prétentions, voire à la rigueur, d'être vaniteux et fat d'aise quand on a des facilités scripturaires. Mais attention à ne pas délayer, s'épancher ou se répandre ! Pour être épatant, le coup de patte ne doit pas être épaté. Mieux vaudrait s'écraser que d'être aplati par les critiques qui vous laminent.

Par contre si la médiocrité déteint sur vos textes, l'encre sera délavée et vos écrits deviendront monotones. Vous verserez dans l'écriture volatile et sympathique d'une triste prose à hics ! Mais par faiblesse et médiocrité ambiante, certains pourront aimer votre style figé. Vous risquez même de plaire aux visages pâles de la littérature et à quelques tristes sires, adeptes du musée Grévin. Bas les masques ! Hein posteurs !

Pour ne pas être fade, il ne faut ni écrire ni conter des fadaises. D'ailleurs moi, je ne scribouille pas pour les fadas qui raffolent de bêtises et de calembredaines, de fariboles et de balivernes. Parfois, s'il m'arrive de faire dans la bagatelle, en galant homme alors, je brode mon style de dentelles. Oui, mes lectrices au cœur de jouvencelles, oui, mes princesses en organdi et crinoline, je préfère les fariboles et la gaudriole à la gloriole et ses protocoles !

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Terre promise

Publié le par modimodi

Brodées de fils gris et noirs,

Méfiez-vous de ces histoires !

Celles des cœurs d'amateurs,

Aventuriers pour une heure !

Ils promettent une autre vie,

Cherchent à donner envie,

Doux plaisirs et griseries !

Ils restent seuls asservis

A leurs rêves évanouis !

 

Moi, j'ai cru à ta lumière,

Au soleil de tes yeux clairs.

J'ai bu à la source pure

De ton cœur de ciel d'azur.

Toi, tu t'es méfié de moi.

Tu n'as pas cru en ma voix

Qui résonnait de la joie,

De la foi puisée en toi.

 

Inutiles cris d'amour,

Mes désirs sont restés sourds !

Dans mon encrier tout sec,

Ma plume claque du bec,

Mes idées sont en échec.

Ma muse s'accorde un break !

Mes vers, bouteille à la mer,

Dans leurs suaires de verre

Aux sirènes, content chimères !

 

Loin d’Homère et de Virgile,

Échoué seul, sur mon île,

Je subis ton dur exil.

Je suis accroché, piteux

Au rocher de nos adieux !

Cœur érodé peu à peu,

Je me fais vieux et rugueux.

Je ressasse nos aveux.

 

Je desserre chaque nœud

De nos promesses emmêlées

Aux mailles de ce filet

Comm' nos cœurs, à ravauder.

Je voudrais réenchanter

Ma mémoire d'amour hantée.

Mais nos souvenirs naufragent

Au fond de ces coquillages.

Ils sont l'écho et l'oubli

De notre amour aboli,

Des interminables nuits,

De notre bonheur enfui.

 

Tu as déporté ma vie

Vers des contrées infinies

D'ennuis de cendre et de suie.

Entends-tu monter ces cris,

Cette douleur d'agonie ?

C'est celle du ghetto juif,

De tous mes frères captifs

De la haine et de ses griffes.

 

Dans cet enfer oppressif,

Avec la mort pour esquif,

Ils gémissent leurs cris plaintifs.

Le cœur nu, les chairs à vif,

Ils sont résignés, craintifs.

Sortir des temps répressifs

Vivre libres, est leur motif

Leurs désirs impératifs,

Leur chant, leur kaddish votif !

 

Moi, je n'ai qu'un leitmotiv !

Je suis revendicatif

D'un amour non punitif,

Doux et tendre, pas destructif ;

En plaisirs définitifs.

Plus de propos négatifs,

Assez de tracas nocifs !

J'évite tous les récifs,

Les reproches corrosifs

De ton vieux cœur abrasif.

 

Je veux retrouver naïf,

Mes émois de primitif !

Etre ton admiratif

Ton fiévreux contemplatif,

Ne plus être le supplétif

Ton amoureux palliatif,

Un transi figuratif,

Un d'ces soupirants furtifs

Pour tes choix ségrégatifs...

Je veux du définitif.

 

Tu tiens l'amour dans tes griffes !

A jamais, je suis captif,

Ton suppliant affectif,

Ton fervent méditatif.

Toi, mon espoir fugitif,

Mon objectif électif,

Ton cœur est-il réceptif ?

 

Mon chant, mon récitatif,

N'a pas d'accents restrictifs.

Mes pauvres vers s'hébraïsent

Pour prier Yahvé, Moïse

De me sortir de la mouise,

Pour me rendre, ma douce exquise,

L'éternelle Terre promise.

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Sécurité financière et alimentaire 6/7

Publié le par modimodi

 

 

Finances et Alimentation

Amis lecteurs, sur le marché de l'art, j'attends votre expertise et vos contre-expertises. Vous ne m'érigerez jamais de statue, je le sais ! Mais je vous propose quand même, mes tableaux descriptifs. J'expose les toiles de mes récits. Je recherche la richesse des expressions et des coloris. Je m'investis dans mes écrits ! Je teste votre sens de l'esthétique.

J'expérimente aussi votre sens de l'économie, quand vous m'appréciez au compte-gouttes et que vous émettez des critiques à bon marché ! Quand vous lésinez et vous montrez mesquins et parcimonieux de commentaires. Quand vous m'accordez chichement, à peu de frais, quelques maigres avis pour mieux me ménager. Alors moi, je comptabilise les crédits que vous m'accordez en profit de vos lectures. Le rendement est bien pauvre. Je paye pourtant généreusement de ma personne !...

Des heures d'écrits pour quelques commentaires de méritants et fidèles actionnaires et une poignée d'indigents picaillons comme des aumônes de petits +1 ou cœurs rougeoyants... Et malgré tout, je vous épargne bien sûr mon dépit pour vous fidéliser, voire plus, je vous gratifie pour ne pas vous perdre. Je fais commerce de mes charmes, sous la forme de louanges et d'encouragements.

A chaque texte, je cherche à prendre de la valeur littéraire, à plus d'un titre. Je me place sur les rangs des prochaines émissions ! Mon ambition de finir sur le marché est à la hausse. Votre intérêt est donc capital... Pour l'augmentation de mes actions, votre confiance est de mise. Vous en voulez tous pour votre argent, contents, vous ne crierez pas ainsi  : "Remboursez !" Et moi, je risque peut-être d'en tirer profit ! 

La sécurité financière est un problème d'actualité sous haute surveillance internationale. Elle n'empêche pas la défaillance des systèmes monétaires et bancaires dans un monde économique, lui-même instable. L'équilibre budgétaire est une utopie populaire. Les transactions, le marché des changes, les fluctuations des indices boursiers et la fuite des capitaux à l'étranger sont toujours à la une des journaux. La liste de quelques voyous est révélée, mais ils ne finiront pas tous au trou. La Suisse s'en est fait une spécialité... On s'y réfugie pour partager le fromage !

Malgré les contrôles, la délinquance et la fraude sont monnaie courante. L'univers de la finance apparaît comme une association de malfaiteurs. Un tel a réussi une spectaculaire évasion fiscale, un autre a réalisé de monstrueux profits. Celui-ci a des comptes offshore, celui-là a placé ses revenus dans des paradis fiscaux et échappe à l'impôt. Dans l'opacité, le secret bancaire est bien gardé et les coffres n'ont jamais été si forts.

Aujourd'hui, tout est appétissant mais le produit est souvent trafiqué. A ceux qui mangent de la vache enragée, on promet le veau d'or ! Finances ou gastronomie font recettes. Au guichet ou au menu, le financier triomphe. L'île ou la dette sont flottantes ! Le même objectif : nourrir le compte et les ventres à bon compte. Extrêmement facile, c'est du tout cuit !

Certains fonds attachent avant d'accrocher la casserole. Qu'importe quand les liquidités s'écoulent, il faut savoir encaisser d'une traite ! Le marché est comme le plaisir volatile. Cuisine d'office ou d'officine, c'est juteux ou frelaté mais ce sont partout bonnes affaires ou malbouffe.

Moi, je suis un plumitif grand teint aux produits préparés et garantis bio ! Du frais, pas du con-gelé ! Chez moi, on ne reste pas sur sa faim. Je suis consistant, calorique et vitaminé. J'alimente la réflexion et parfois le plaisir. Il y a à boire et à manger pour lecteurs gloutons ou lecteurs qui picorent.

Au moins, quand l'un d'entre eux fait une indigestion, il sait que la cause en est l'infâme bouillie de lettres vermicelles nageant dans le potage de mes mots et mes phrases. Quand par chance, je mets l'eau à la bouche, elle est garantie, claire comme de l'eau de source ou pur jus de chaussettes, mais sans nitrate !

Mais aujourd'hui, on ne sait plus ce qu'on achète ou ce qu'on mange. On a beau veiller au grain, on ne maîtrise plus la production agro-alimentaire "de la fourche à la fourchette". On confond sécurité alimentaire avec conservateurs et date de péremption. 

Le plat le plus alléchant est artificiel de composition et de goût. Les denrées sont reconstituées, pétries, poudrées, hypersodées, arrosées, colorées de composants chimiques. La planète se nourrit mal, la qualité se perd, les quantités s'épuisent, mais les taux de sucre et de cholestérol augmentent avec les additifs.

Peste soit des pesticides et herbicides ! Nous sommes petit à petit intoxiqués et contaminés. Pourtant les normes de fabrication se renforcent, les contrôles d'hygiène, les inspections sanitaires et vétérinaires se multiplient. Mais si la traçabilité constate, elle suit plus qu'elle ne prévient. Dans une société de consommation et de gaspillage, on meurt en surpoids comme à petites doses de fastes foods et de malbouffe, étiquetées ISO !

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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme les sornettes, à condition de savoir charmer le serpent, pour qu'il se dresse sans onduler.

L'amour, c'est comme le cœur, dans le sens de la flèche.

La vie, c'est comme le pétrole, on n'y voit souvent que du bleu avant de découvrir que le gisement n'est pas inépuisable.

L'amour, c'est comme le fard, ça fait parler la poudre.

La mort, c'est comme le bouillon, tout est consommé. On le prend à toute heure, mais celui d'onze heures vous laisse dans le potage!

L'homme, c'est comme le lièvre, la femme le prend au collet, à poils, ça reste un gibier.

La mort, c'est comme les feuilles de classeur, une perforation dans le quadrillage des jours vous donne un air rangé.

Le sexe, c'est comme le citron, trop pressé perd son jus sans demander son zest ni s'en payer une tranche.

La femme, c'est comme le crabe, le meilleur est dans le panier!

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Fadeur et fadaises 1/2

Publié le par modimodi

Les mots perdent de leur force et de leurs sens. Quand hier, ils faisaient sensation, à présent, ils impressionnent. Ils résistent, ils persistent. Au dictionnaire, ils subsistent dans l'idée d'être imprimés pour être consultés, ils noircissent le papier. Ils font référence sans produire un fascinant effet.

Moi, je détone ! Dans mon état psychique, il y a toujours de l'orage dans l'air ! Le sérieux le dispute à la fantaisie. L'atmosphère est électrique, mes idées se chargent, la tempête couve dans l'encrier. Il grêle des pensées neigeuses sur ma page déjà blanche. Il tombe des giboulées d'idées inspirées mais fondantes.

Mais aujourd’hui, plus rien ne m'étonne. Le monde vit dans la fadeur et les fadaises. Le verbe étonner qui voulait dire : frapper par le tonnerre a perdu de sa force de frappe. Le quidam n'est plus abasourdi par le fracas et les éclairs, il est tout au plus surpris et saisi... Autrefois, le joli cœur transpercé était renversé, stupéfait, foudroyé, aujourd'hui à peine choqué ou épaté. Même le coup de foudre concerne plus les amourettes orageuses que le grand amour sidérant.

Moi, en écriture comme en amour, il me faut des sensations fortes. Peu m'importe que la moutarde me monte au nez ! Car oui, j'ai choisi l'amor ! Ah ! Oui ! A toutes les sauces ! Il n'y a que le piquant qui m'aille de sa pointe. J'aime apparaître dans de bonnes dispositions. J'emploie les épicés qui font relever la forme. Je suis un coquin qui ose le poivron ou le clou de girofle ! Pas de tension amoureuse ou littéraire sans le sel... Ah ! le câlin ou celui de l'esprit... Pas d'envolée, si vous n'êtes pas lestes !  Passez, muscade et le tour est joué !

Lecteurs voluptueux ou lascifs, amants des corps de mots et des corps sans maux, ne préférez-vous pas le goût corsé au goût fadasse ? N'aimez-vous pas une belle langue qui vous titille les papilles ? Ne voulez-vous pas être échauffés par une aventure pimentée avec une amante poivrée ? Restez languides si vous le souhaitez. Avec moi, pas d'intrigue insipide ! Vous dégusterez des aventures aromatiques aux subtiles nuances de fenouil à l'aneth et d'anis pour Fanette et Fanny.

Moi, je m'en vais même vous assaisonner, vous arranger aux petits oignons ! Mais ça ne tournera pas vinaigre, mon style baigne dans l'huile, sans faire tache de gras. Je ne suis pas un gâte-sauce et je ne dors pas sur mes lauriers, alors accrochez-vous aux branches ! J'ai mis les petits plats dans les grands, vous pouvez prendre votre pied et votre paquet.

Pourquoi être fade quand on peut être goûtu ? Pourquoi être tiède, offrir du soufflé, du chaud froid et du réchauffé quand on peut enflammer l'imagination, ménager le suspense, faire mijoter puis bouillir d'impatience celui qui veut vous déguster ?

Vous êtes des gastronomes et des gourmets de textes raffinés, aux morceaux choisis. Alors pas de messe basse entre nous, passez à l'office, je connais le latin de cuisine. Je vous promets ad libitum, un menu cordon bleu, raffiné et copieux avec au summum, un mille-feuilles en dessert, dont vous ne laisserez pas une miette !

Amis lecteurs, réservez donc votre couvert ! Ça va barder, je vais vous piquer la peau puis vous faire mariner. Je dé-crête de ma plume de maître coq que vous ne finirez pas en coquemar ou coq-en-pot mais à la broche ! C'est quand même plus enviable qu'un royal coq-à-l'âne. Je pourrais même vous saisir d'effroi, vous faire sauter de joie mais pas vous échauder ou vous carboniser car j'ai toujours l'espoir de vous faire revenir.

 

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Albatros

Publié le par modimodi

Amour !

Tu glisses de mes bras...

Les souffles de la nuit égarent aux rives du matin

Quelques lueurs bleuies

De nos instants trop vite enfuis !

Tu donnes à l'amour sa lumière,

Éclats de pierre et de soleil,

Fractures de mon cœur

De mille à-coups de plein bonheur !

 

Amour !

Le temps est en jachère dans les lisières du jour !

Les soupirs de la nuit dispersent

Dans ce brouillard de cendres froides,

Nos silences et nos voix,

Nos cris et nos fêlures.

Ah ! Que n'es-tu restée, 

Contre moi, prisonnière !

 

Je t'attends impatient,

Dans cette aube pâle et furtive.

Mes mains s'ouvrent au jour

Pour saisir le chardon bleu 

Du ciel piqueté d'étoiles.

 

Dans les branches du sommeil,

Mes doigts ont cueilli les astres de la nuit.

Je t'offre un plein bouquet de rêves 

Gantés de gris et d'ombres d'or !

Enivre-toi de la beauté du monde,

Tu es son mystère éternel. 

 

Amour ! Mon doux Amour,

Oh ! M'envoler !

Vers toi !

Au ras des nues,

Aigle ou albatros !

 

Offre-moi ton soleil

Et ses grappes de feu,

Je t'offre mes étoiles

Pour le puits de tes yeux !

 

Je m'élance vers toi !

Attire-moi ! Attends-moi !

Ne me laisse pas,

Au mauvais vent d'automne,

Battre de l'aile, vaciller, maladroit !

 

Amour, je ne veux pas

Glisser de tes larmes,

Tomber de tes paupières,

Me débattre dans la brise de tes regards

Et rester prisonnier

Du filet serré de tes cils.

 

Amour, je ne veux pas

Rester comme un caillou lancé au ciel,

Dans le vertige des nuages

Et les tourbillons des orages.

 

Amour, je ne suis plus captif

Des roses de ta chair,

Je jaillis libre et extasié

Des langueurs de ta volupté.

 

Mon cœur est cet oiseau

De vent et de murmures.

Entre les bras du ciel

Et les chants de la mer,

Il vole vers toi que j'aime !

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Sécurité et paix sur la terre 5/7

Publié le par modimodi

 

Paix sur la terre

Nous les humains, nous avons besoin d'assurance en l'avenir. Nous sommes constamment vulnérables physiquement et psychologiquement.

Mieux vaut éviter le sale air de la peur ! Il nous faut avoir confiance dans les situations les plus inattendues et être en sûreté de réalisation quand on nous délivre déclarations, engagements, promesses politiques ou commerciales. Le prix doit être ferme et définitif, la proposition solide, l'objectif indubitable, le succès immanquable, le résultat infaillible.

Je m'efforce d'être un écrivain de même exigence, un susdit en crédit qui doit vous mettre en qualité du dit et de l'inédit sans discrédit ni contredit. Je dois vous mettre en confiance de qualité pour mériter votre attachement et gagner votre fidélité.... Pas d'accident ophtalmique d'un écrit qui en mettrait plein la vue ! Pas d'allergie à mes plumes envolées, car trop légères. Pas de décrochage de mâchoire de tant de bâillements d'ennui. Pas de malus, que du bonus !

Nous le savons bien, dans notre réalité quotidienne, il y a ceux qui tirent la couverture à eux et puis il y a ceux qui vous protègent et vous sauvegardent. Faisons place aux secours d'urgence et aux couvertures de survie, c'est notre assurance "plaid et bosses" ! Par chance, la sécurité civile a la mission de nous tranquilliser par ses dispositifs préventifs, en cas de sinistres ou de grandes catastrophes.

J'ai la même ambition ! Porter secours aux ânes-alpha-bêtes en danger, aux lecteurs dans le besoin d'écrits originaux ! Je viens à la rescousse du blasé mélancolique en lui faisant absorber dans un solide texte du gaz hilarant. Je volatilise son désenchantement. Par le dialogue interactif des commentaires, je pratique le sauvetage des noyés et des asphyxiés. Me lire, c'est respirer à l'air libre dans une promesse de temps toujours meilleurs.

Les météorologues, les prévisionnistes diagnostiquent la pluie et le beau temps planétaire. Ils nous alertent de leurs prédictions climatiques et nous rappellent que le pire est devant nous. Les compagnies d'assurances, par le même temps n'oublient pas d'augmenter leurs tarifs en même temps que les codicilles d'exclusion de garantie, au bas de leurs contrats.

Pour éviter les pépins, chacun ouvre le parapluie ! Pour prévenir les tuiles, nous réglons d'avance l'ardoise ! Et pourtant la sécurité juridique est souvent inopérante de même que la sécurité nationale n'assure pas le citoyen contre ses angoisses sociales. Elle ne garantit pas son intégrité physique. Elle protège approximativement du désordre sans prévenir les dérapages.

Sans être original, je cherche moi aussi à garantir mes droits d'auteur. Même si au final, on n'invente jamais rien, j'évite les copiés-collés comme le pillage de mes idées que certains ont pudiquement appelés des emprunts.

Vous-même, cher lecteur de passage, je vous veux authentique ! Ma santé mentale pour être performante a besoin de tranquillité et de confiance. Ou bien, j'écris comme un autiste ou bien j'écris pour un autre, pour vous. Alors, je veux un lecteur qui soit fidèle, sûr, véritable, critique, sur qui je peux compter. Son devoir, c'est d'exercer son droit de regard.

Mais parfois, paraît-il que mon style craint un peu ! Je suis considéré comme un écrivain activiste dangereux. Je terrorise l'écriture et la syntaxe, je martyrise la prose. J'attente aux règles de l'écrit, je contreviens aux lois de la littérature et de la rhétorique. Je détonne, j'explose dans l'espoir d'un succès retentissant !

Mais je reste foncièrement un pacifiste qui aime l'ordre et la quiétude. Ma page blanche est un drapeau blanc sur laquelle j'engage des "pour-parler". Ma conscience est toujours en paix. Chaque écrit est une ambassade qui n'attend que vos embrassades.

Aujourd'hui, dans le monde, malgré le conseil de sécurité et l'ONU, la paix internationale n'est plus garantie. La carte de la géopolitique est une carte des instabilités territoriales ou des guerres. Personne n'est à l'abri des dangers criminels ou du terrorisme. L'homme est volontairement un loup pour l'homme. La violence et l'insécurité, les fanatismes et le racisme, les idéologies et les menaces sont manifestes et latents. C'est à l'heure H, qu'on fait la bombe, c'est à l'heure pétante, qu'on explose ! Les attentats se multiplient, les zones de tensions se développent, les conflits éclatent un peu partout. On pille, on tue, on assassine et on massacre aveuglément.

L'innocence n'est plus préservée. J'ai beau écrire avec une de ses plumes et signer en-bas de ce texte, la colombe a du plomb dans l'aile. La sécurité militaire malgré ses moyens offensifs ou défensifs toujours plus sophistiqués, malgré son arsenal dissuasif et son armement meurtrier reste impuissante à nous protéger comme à éviter les dommages collatéraux.

La sécurité intérieure est elle-même sans garantie d'efficacité. Plus que dans le domaine de la littérature, où l'on rencontre parfois quelques zéros de l'écriture et plus que dans tout autre domaine, le risque zéro n'existe pas.

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