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Mystères

Publié le par modimodi

L'amant toujours à la page, ne risque-t-il pas des cornes?

Pour traverser le désert de la vie, la femme est-elle une oasis, un chameau ou un mirage?

La vie est-elle en solde, à l'article de la mort?

Les gays qui ne savent pas préserver leurs arrières, s'aiment-ils à fonds perdus?

S'afficher avec sa maîtresse, est-ce vivre à la colle ou manquer de retenue?

Est-ce avant l'arrêt, que la vie baisse d'un cran?

Quand on aime la nana, est-ce pour s'en payer une tranche?

Quand on a choisi une femme pour les canons de sa beauté, à la longue, ne tire-t'on pas son boulet?

De la chair appâtée à la chair à pâté, on s'encroûte?

Du mont de Vénus, a-t-on un joli point de vulve?

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Apesanteur

Publié le par modimodi

Je me tiens derrière la vitre,

Je suis un oiseau de nuit.

Perdu dans l'horizon en fuite,

Je te cherche et je frémis.

 

Je te suis dans les traces lasses

Des ailes sur ces nuages, 

Transparences en mon cœur blessé

Des cieux mornes, en écharpes grises,

Rides de cendres et d'ardoises,

Craquelures de ma solitude.

 

 

Mes silences traquent tes absences

Dans les lueurs qui se dérobent,

Dans les mailles du jour qui vacille.

Je faiblis avec la lumière.

 

Je m'écorche à chaque départ.

Tes doutes sont de fuyants sillages

Pour l'éphémère de mes chimères.

Je m'égare et m'enfonce

Dans les fractures de la nuit,

Pistes incertaines des étoiles.

 

Tes larmes d'autrefois ont creusé mes blessures.

Je m'entaille toujours un peu plus,

Je chavire dans chaque fêlure,

Je me glisse dans chaque méandre…

Mon cœur m'échappe des mains

Tu le happes en ton mystère.

 

J'ai si peur de te perdre !

De me briser en toi

En fragments de clarté…

Je ne veux plus jamais

Me déchirer en toi,

En lambeaux de chair et de feu !

 

Passeras-tu parmi les ombres de la nuit

Dans les ajoncs et les roseaux

Des marécages du jour croupi ?

J'y niche sous un ciel de suie.

 

Entends mes cris et mes murmures.

Ne te disperse pas comme une vague

Dans les souffles aigres du vent !

N'écoute pas l'appel du hasard

Qui se lève dans la bourrasque !

C'est le joug de ta liberté

Qui pèse à tes frêles épaules.

 

Crois-tu que notre passion emportée

Mollira dans la brise,

Nacrera de grisaille

Chaque pas de ta fuite ?

Pourquoi prendrais-tu le vent du large ?

Pourquoi te tiendrais-tu dans l'obscurité ?

Pourquoi chasser l'éternité ?

 

Je gravite autour de toi,

Je me jette contre toi

Comme on se jette dans un trou noir,

Au cœur de la voie lactée.

Ton désir me rend fou !

Tu es l'impossible évident,

L’ambiguïté naïve,

L'incertitude ouverte.

 

Me voilà ! Happe-moi !

En quête de la source céleste,

Le cœur fondu de neige,

Je voyage hors de toi,

A la croisée des nuits,

Aux falaises des aubes,

Aux rives de l'hiver.

Je te dispute à la lumière !

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Sécurité écologique 4/7

Publié le par modimodi

Ecologie

Amis lecteurs, je m'imagine toujours au printemps des arts ! J'espère toujours le renouveau. J'ai la plume gonflée de sève. Mes idées bourgeonnent. Mon expression fleurit. Dans l'écologie des mots, j'assure !

Je fais la pluie ou le beau temps en respectant l'environnement lexical. J'offre la variété de mes salades des quatre saisons des amours, dans un climat narratif tempéré.

Je ne souffle pas le chaud et le froid. Parfois, vous pensez que je vous laisse dans le brouillard mais ce n'est qu'une brume passagère qui se dissipe aux éclats de ma prose solaire. J'écris d'une plume irisée pour vos cœurs tournesols.

Le monde lui, cherche la tranquillité et le bonheur. Il se développe aujourd'hui dans une prise de risques limités, dans des principes de précaution maximale. L'environnement doit être sécurisé. Mais tout se détraque, le climat s'emballe, la terre s'affole ! L'univers se dégrade, la destruction des espèces s'accélère, nos risques sont systémiques et vitaux. L'homme épuise plus ses réserves qu'il ne préserve et ne se préserve.

Mes amis, lecteurs de passage, vous veillez heureusement et attentivement à mon débit de mots et de phrases. Mon énergie doit être renouvelable afin de ne pas vous épuiser de répétitions indigentes de création. Si je veux un jour que vous ne tarissiez pas d'éloges, je ne dois pas vous noyer dans le torrent d'idées ou leurs remous d’eaux troubles.

Le lecteur aux goûts de girouette est avec moi, dans l'air du temps ! Mes idées dans le vent et ma tête en l'air s'emportent souvent dans la tornade blanche de ma page. C'est la tempête dans l'encrier ! Sale temps pour ma planète inspiration.

Quand je crois que ça gaze, je dégaze ! Mes idées poissent dans l'encrier, comme des oiseaux de liberté aux plumes en-mazoutées. Je suis même grillé pour le prix albatros ! Et tout se dérègle encore plus, dans un climat d'esprit surchauffé quand le ton s'enflamme et que le style devient pompier. Espérer alors, avoir votre attachement, n'est pas du tout cuit.

Je suis votre homme de plume plus que de parole. Je suis un créateur, un éveilleur d'idées en liberté conditionnelle. Je suis l'objet de toutes vos attentions, je guette moi-même vos observations, que j'espère quotidiennes. J'évite les perturbations et les basses pressions. Je ne provoque pas vos foudres par quelques soudaines fulgurances.

Comme vous n'êtes pas superficiels, vous allez au fond des choses. Je dois me creuser la tête et piocher dans mes idées ! D'ailleurs, si ma poésie est libre, je versifie sous surveillance. Si le fond de l'air est frais, il doit le rester. Les censeurs, amateurs de vers écolos s'assurent que je ne poète pas trop fort, aux quatre vents de la fatuité, afin de préserver la couche d'ozone.

L'humanité s'affole du dérèglement climatique. Elle dit en faire une priorité ... La période est cataclysmique. La catastrophe nous est partout promise. La glace des icebergs fond à vue d’œil, le niveau des océans monte et engloutit les terres, les côtes reculent. La sécheresse s'accentue, l'eau douce diminue, les nappes phréatiques sont intensément pompées, la désertification s'étend, la déforestation modifie l'écosystème.

Tandis que les espèces sauvages de la faune et de la flore disparaissent dans une hécatombe stupéfiante, la faim décime l'humanité... et cela ne fait que commencer ! Le pire est à venir. Les éléments se déchaînent : tempêtes et ouragans, incendies et dégâts des eaux, tremblements de terre et éruptions. L'air se dégrade, l'atmosphère est de moins en moins respirable. Les émissions de gaz à effet de serre augmentent en continu, les sols s'épuisent, la pollution imprègne notre quotidien, la température s'élève.

L'homme monte soit disant la garde pour préserver ses acquis. Il prend hélas plus soin de sa petite personne que de son environnement ou de la planète. Il court à sa perte. Il le sait mais il s'enferre sur l'épée de Damoclès jusqu'à la garde ! Tout lui semble gratuit, en libre-service. Dans la nature, tout lui est dû.

Mais un jour, il devra en payer le prix fort. Je le redoute ! Je crains que l'école de la vie ne se prépare à fermer pour de grandes vacances prolongées. J'aperçois déjà le triste tableau noir du grand départ ! Bon ou mauvais élève n'auront plus alors qu'à rendre leurs derniers devoirs, à leurs vanités comme à une nature morte !

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Boules de comme

Publié le par modimodi

La vie, c'est comme les parapluies, ça s'apparente aux pépins.

L'amour, c'est comme la valise, mieux vaut parfois se la boucler ou se faire la malle.

La femme, c'est comme l'alphabet, que vous l'aimiez ou que vous l'abhorriez, c'est toujours de A à Z.

La vie, c'est comme la boisson, de la première eau de vie à la dernière bière, on trinque.

La femme, c'est comme la proposition, à prendre ou à laisser. On peut s'en délecter et s'en lécher doigts et babines, si elle est alléchante.

L'homme, c'est comme le veau, mou, à la noix, quasi, vachard.

La mort, c'est comme la limace, elle se meut lentement, dans le sillage de la vie pour en faire ses choux gras.

L'homme, c'est comme l'enfant de chœur, il porte les burettes pour, doux Jésus, qu'on les lui vide.

L'amour, c'est comme le chantier: des travaux de bricolage pour tout corps d'états, parfois écrasants, souvent épuisants.

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Passante 2/2

Publié le par modimodi

Petit cœur introuvable,

Mon double inconciliable,

Désirs inexprimables,

Cett' part insoutenable

De moi déjà friable,

Ne m'es-tu pas semblable?

Destin inévitable,

Éclats en moi instables

D'un bonheur qui s'ensable

En mon cœur déchirable.

 

Fleur bleue de désespoir,

J'aurais voulu m'asseoir

Près de toi reposer.

J'aurais voulu surseoir

Au temps, à l'illusoire,

Tes malheurs apaiser.

 

Mais je vais mon chemin,

Parallèle, inhumain,

De nuit noire en matin,

Sans lampe d'Aladin.

Assoiffé d'absolu,

Poursuivant éperdu

D'un bonheur méconnu,

Idéal, dans les nues.

 

Et tu vas ton chemin,

Au hasard des défaites

D'envies insatisfaites,

Au gré de tes conquêtes,

Pour puits aux oubliettes.

 

Mais je t'ai reconnue

Là, en pleine cohue

De désirs survenus

Dans ce songe imprévu!

Mon ego advenu,

Ardeur inattendue,

Tu m'es réapparue

Sous la forme ingénue

De ce corps dévêtu!

 

Je te tiens, retenue.

Oh bonheurs impromptus!

Délices suspendus!

En moi, tu perpétues

Sans doute, à ton insu

Le mythe entretenu

Du beau fruit défendu

Et j'écris mon destin

Sur ton corps parchemin!

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Passante 1/2

Publié le par modimodi

Je t'ai croisée, frôlée,

Nos yeux se sont cherchés.

Ma peau électrisée

Demandait des baisers.

Je t'ai suivie, perdue,

Ma sœur, mon inconnue.

 

Dans les pas du hasard,

J'ai cru t'apercevoir

A travers les brouillards

De ces regards hagards,

De ces vies sans histoire,

Au bord de ce trottoir,

Où tu offrais le soir

Ta p'tite fleur d'ostensoir.

 

Oh rêves dérisoires!

Oh désirs au brûloir!

Oh triste promenoir!

Dérisoire offertoire!

Enfer sans purgatoire!

 

J'ai poursuivi l'espoir,

D'une brune aux yeux noirs.

Du bout de ce comptoir

Jusqu'à ce quai de gare!

Territoires des bizarres,

D'errants en cauchemars,

De criards sans égards,

Concupiscents blafards.

 

Personne, aucune amarre!

Il ne m'est rien resté

Des ombres envolées,

Des regards esquissés,

Des rêves effleurés.

 

Mystérieuse inconnue,

Aussitôt apparue,

Aussitôt disparue,

Joie aussitôt perdue,

Je cherche au dépourvu

Les plaisirs ingénus,

La passante entrevue.

 

Toi, ma déconvenue,

Ton amour m'a exclu.

Je reste cru, à nu

Sans planche de salut.

Auras-tu survécu

A l'abandon des rues?

Qu'espères-tu encore

Dans ces froids corridor

Où se traîne la mort?

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Sécurité 3/7

Publié le par modimodi

 

La Santé

Amis lecteurs, merci ! Vous veillez sur ma santé ! Vous surveillez la qualité de ma prose et de mes vers, aux rimes tantôt pauvres, tantôt riches ! Vous ne voulez ni ersatz ni placebo littéraire, pas de remèdes périmés ! Sinon, je vous fiche mon ticket modérateur que vous crieriez :  "Remboursez ! Lâchez-moi la vignette !"

Le produit que je vous fournis doit être original, pas une potion d'arrière-officine. Sa substance doit être active.... "Même pas mal à la tête !" La lecture d'un seul de mes textes doit être analgésique comme un bonbon à déguster en sublingual. Pour vous mettre du baume au cœur, inutile de vous passer la pommade et de tartiner mes cataplasmes. Je me dois d'être délicatement pressant, pas empressé. Belle plume, bonne patte jamais pâteuse ou empâtée.

Le style doit être à la page et efficace, le genre maîtrisé et le sujet ciblé. Pas d'entorse au bon goût et à la forme ! Le mot doit être juste et précis, référencé au codex. L'humour agile doit émoustiller, émulsionner et nébuliser les capacités de votre habilité intellectuelle. Pour vous non plus, aucun risque de lumbago de trop de contorsions neuronales dû à mes acrobaties sémantiques.

Je ne dois pas être la coqueluche, même si mon récit peut vous prendre à la gorge que je tente, tout aussitôt alors, d'adoucir par une expression sirupeuse. Je ne dois pas me gargariser ni être nauséeux. Pas d'inflammation même s'il m'est permis d'écrire avec flamme pour embraser l'imagination ou l'enthousiasme du lecteur ! Pas de plume éruptive pour éviter les crises de boutons du lecteur qui s'écorche aujourd'hui la peau, quand hier, c'était du vélin ! Je me dois de respecter votre sensibilité et à mon tour de prendre soin de vous.

La santé est un droit qui devrait être universel. Au nom du principe que prévenir, c'est presque guérir, la sécurité de la santé et le système de veille sanitaire français et international sont toujours en alerte pour prévenir les épidémies ou apporter une aide humanitaire. Les virus sont hélas partout ! Ils mutent en s'adaptant plus vite que nos remèdes. La pandémie nous guette... Les dangers sont planétaires. On nous convainc par la panique vaccinatoire que nous risquons l'infection généralisée. Des patients impatients se ruent alors sur les médicaments.

Les produits vendus en officine sont eux-mêmes décriés, trop chers et inefficaces pour concerner l'hypercomplexité de la vie. Le pays est pourtant en surconsommation addictive et nous savons que nous sommes à peu près tous, un jour ou l'autre, des malades "imaginaires", en auto-médication. Trop de drogues entraînent une accoutumance voire un risque d'intoxication médicamenteuse ou de pharmaco-dépendance.

Sommes-nous en sécurité ? L'agence française de médicaments teste les produits avant leur mise sur le marché. Elle n'a pas empêché le récent scandale du "Médiator" et avant, du sang contaminé et du "Vioxx". Quand la mort est en échéance, ce n'est plus un accident, c'est un meurtre !

Loin des coupe-faims, l'appétit des profits est toujours grandissant. Les intérêts commerciaux des grands labos pharmaceutiques, des firmes et des groupes industriels, à la recherche constante de nouveaux marchés expliquent le surcroît d'énormes scandales financiers et ce, malgré tous les comités d'éthique, les commissions de vigilance et d'évaluation, composés d'experts, trop souvent laxistes.

Bien sûr, le citoyen a le droit de pouvoir se soigner en toute sécurité et dans un libre accès aux soins. Chez nous, tout est régi par le système de sécurité sociale mais le régime est en déficit croissant. Tous les remèdes à la crise ne sont guère plus efficaces que 40% des médicaments, reconnus inutiles!

Ils soulagent plus souvent les symptômes qu'ils ne guérissent durablement. La médecine est elle-même décriée, en médecine à deux vitesses, privée et publique pour les riches et pour les pauvres. Il faut savoir que les prix sont moins élevés dans tous les autres pays européens. La dérégulation des tarifs et des pourcentages est la nouvelle pathologie des remboursements.

Les génériques moins coûteux, aux molécules tout aussi efficaces, nous dit-on, que les molécules princeps sont censés faire faire des économies à notre régime d'assurance sociale. Les quasi copies se multiplient rentablement. Les médecins et les pharmaciens reçoivent des primes pour en prescrire ! Sans doute, tenons-nous là, le prochain scandale du marketing du grand lobbying des génériqueurs ! La compétence des experts ne garantit absolument pas dans la transparence, leur indépendance. Il s'agit de toutes façons en toute opacité de continuer à nous dorer la pilule.

Mais vous le savez, moi, je ne cours pas le cachet. Je vous tiens même la dragée haute dans mes écrits. J'en ai toujours une pleine tablette ! D'ailleurs, je suis plutôt pour les médecines douces et naturelles. Je suis pour la Roméo-pathie ! Envoyez-moi vite une belle plante que je puisse me soigner avec elle !

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Mystères

Publié le par modimodi

Si la femme est une inclinaison pour l'homme, quand il est dans le raidillon, est-il son remontant ou son tire-fesses?

La fausse aisance des chefs de cabinet, vient-elle des commodités?

Faux frais ou vieux beau?

Ceux qui ont la science infuse, ont-ils l'esprit comme une passoire?

A Lourdes, les paralysés qui zozotent, prient-ils Marie, qu'elle les prothèse?

Les gays font-ils bourses communes ou paniers percés?

Pour prendre le blé, sans faire de foin, faut-il un homme de paille à votre botte ou faire semblant d'être fauché?

Ceux qui sont ivres-morts, se sont-ils rincés, la dalle funèbre?

Les poules du Sussex sont-elles meilleures au lit qu'au riz?

L'instinct maternel serait-il effet-mère?

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Souris-moi

Publié le par modimodi

Nous avons pris perpète

Pour les joies, les défaites !

Cinquante ans, des brouettes

D'une vie en tête-à-tête,

D'amour, des clopinettes ! 

 

Souris-moi blondinette,

Arrêt'de faire la tête,

Quand tu vois qu'je répète

Mon solo d'castagnettes 

Pour la prochaine compète !

 

Est-ce que moi, je me plains

Quand tu joues d'l'arrièr'-train,

Pour moi et les voisins,

Le pétulant refrain :

Cassoulet toulousain ?

 

Souris-moi la Germaine !

Ne fais pas ta vilaine,

N'te moqu' pas d'ma bedaine,

N'm'reproch'pas mes fredaines,

C'n'était que des neuvaines !

 

Est-ce que moi, j'ai la haine,

Quand à longueur d'semaine

Tu dis qu't'as la migraine,

Qu'tu chantes la mêm' rengaine

En agrafant ta gaine ?

 

Souris-moi ma trop sage,

Ma fleur de retour d'âge,

Ma p'tite bête d'orage !

Finis c'peinturlurage

N'rate pas ton maquillage !

 

Achèv' tes barbouillages,

Occup'-toi du séchage

Des trois couches de plâtrage

Collées sur ton visage !

T'es en mod' boursouflage

 

Fais gaffe au décollage

Au lieu d'un effeuillage,

Tu vas fair' d'l'épluchage !

T'as pas d'chance au grattage,

T'as l'rimmel en coulage !

 

Souris-moi tête de piaf !

J'n'veux pas d'ton épitaphe, 

Claqu' pas du bec, fais gaffe !

T'as l'dentier en carafe,

On voit plus qu'les agrafes !

 

Ne me croque pas la pomme

Epargne ton bonhomme !

Mâche plutôt du chewing-gum,

Ou prends ton magnésium,

J'voudrais finir mon somme !

 

Souris-moi Belzébuth !

Finissons la dispute,

Avant qu'on se charcute !

Ouvrons le parachute,

Avant qu'on se percute !

 

Et j'te l'dis : Viv' la chute,

Si tu m'offres tes flûtes,

Enfin pour la culbute.

J'te prends à la minute 

Et place à la turlutte !

 

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Voyageur immobile

Publié le par modimodi

Il faut la patience à ce corps de tumultes

Et c'est la vie qui va et l'ennui qui exulte.

 

Le temps a jeté l'ancre, la mer au port croupit,

L'amour s'évanouit dans sa propre utopie

Et le jour près de l'âtre lentement s'assoupit.

 

Ma raison extravague, ma peine se languit.

Je poursuis les chimères de mon bonheur enfui.

Il n'est pas de frontière aux rêves infinis.

Je sais de grands voiliers cinglant pour l'Amérique

Et des pirogues lasses sur les cours d'eau d'Afrique.

Sous le vent de la lande courent des poneys sauvages,

Les taureaux de Camargue paissent aux marécages,

Insouciants d'ignorer la dernière estocade.

Du haut des cimes blanches, les eaux font la cascade

Et se jettent aux pieds des belles Oréades.

Et depuis mille nuits chante Shéhérazade,

Pour adoucir le cœur du sultan de Bagdad !

 

Je voudrais être brise pour claquer dans les voiles

Comme un enfant poète, faire la course à l'étoile

Etre le chant du vent glissant dans les herbages

Inviter chaque oiseau aux fous vagabondages !

 

Je veux vous supplier d'oublier d'être sage,

Mettre un joyeux désordre aux plis de ce corsage,

Effleurer de ma bouche vos désirs qui s'affolent

Vous donner des frissons de caresses frivoles,

Dans vos soupirs tremblant d'extases qui s'envolent.

 

La moindre goutte d'eau revient d'un long voyage,

Saurai-je la dérive de mon cœur qui nuage ?

Ne me reste-t-il plus que mille et une nuits ?

Et c'est l'ennui qui va et la vie qui s'enfuit !

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