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Lettre en clin d'oeil aux François ! Le dernier héros connu ! 3/3

Publié le par modimodi

 

Le dernier héros connu !

Sais-tu, toi qu'on honore comme le dernier des z'héros connus que tu as eu de la chance de présider au destin de notre beau pays ! Toi, François, le premier des Français, le premier des François comme on disait autrefois ! En ce jour,  je t'adresse une lettre ouverte qu'il n'était point besoin de cacheter ! Il suffit à notre histoire de se souvenir des lettres de cachet royal d'emprisonnement ou d'exil !

Hier, pour échapper à tes lettres frappées d'impôts, certains choisissaient leur propre exil fiscal, en délocalisant à tout va. Ils ne voulaient en rien t'être redevables ! Il faut dire que pour l'écriture des douloureuses, tu t'y connaissais en charges et surcharges et que tu pouvais même te taxer d'un talent foncièrement imposant. Plus d'un bon François, en défaut de perception, n'en est pas encore revenu !

Ô grand François, tes lettres de recommandations, comme autant d'exemples à suivre, ne manquaient pourtant pas ! Saint François d'Assise a su donner ses lettres de noblesse au nom de Francesco. Après une vie de plaisirs faciles, sa conversion l'a poussé vers les pauvres. Au service des plus démunis, il épouse Dame pauvreté et fait don de tous ses biens ! N'était-ce pas pour toi, un bel exemple social pour une fraternité socialiste, avant l'heure !

Mais à part les griffures de ta rose au poing qui te servaient de stigmates politiques, tu étais loin de la pauvreté matérielle, de l'abnégation et de l'ascétisme ! C'est nous qui en avions gros sur la patate de l'indigence des résultats... Minces alors d'un tel régime! Un mardi gras pour six jours maigres, c'était carême et carnaval ! En gros, seules tes promesses de nous décrocher la lune fondaient vraiment comme cire au soleil. Toi, tu te développais et t'épanouissais, pléthorique d'engagements aussitôt démentis. Tu étais sûrement meilleur en serments d'amour qu'en serments de fidélité... économiques bien sûr !

Tes écrits, lois et règles, chartes, manifestes et pactes n'ont pas eu le souffle inspiré du "Cantique des Créatures". Tes syntagmes anaphoriques : "Moi, président" n'ont pas eu la grâce ni la lumière du "Cantique de Frère Soleil". Systématiquement, ils convoquaient plutôt à la manière de Charles Van Lerberghe : "ma sœur, la pluie" !

Ton projet écologique lui-même n'était qu'un hymne incantatoire à la Nature, pas une vraie volonté énergique pour la protéger ! Seuls tes discours de tribune s'apparentaient à des sermons mais tes fidèles croyaient de moins en moins aux miracles financiers ! Toi, tu multipliais tes apparitions en majesté. Tu avais ta référence à Dieu le père !  Ainsi, as-tu préféré entre deux coups de Jarnac poursuivre le rêve social, le mythe errant d'un autre François.

Plutôt que de nous jouer du violon, François Couperin aurait pu t'inspirer des compositions musicales plus élevées pour tes grands messes populaires ou tes récitals au ras des pâquerettes ! Par contre, François Mauriac t'avait peut être préparé au désert ! Du désert spirituel au désert politique, il n'y a souvent que quelques voix d'écart qui ne sont pas du tout célestes ! 

Bien sûr, que tu es normal, mon cher François mais tout de même l'histoire de France et la musique italienne ont peut-être présidé à ton destin national. Connais-tu : "Le roi s'amuse" ? Victor Hugo parle de François 1er, de la cour de France, pas du président, bien sûr !

Mais quel destin et quel beau rôle que celui de Rigoletto, le bouffon bossu, fou sublime et romantique de l’opéra de Verdi ! Après les illustres références royales et papales que porte ton prénom, il ne te manquait peut-être plus que le patronage du bossu françois, Nicolas Triboulet qui clamait que le roi, François 1er était son cousin !

Toi, tu aimes tant le calembour et le bon mot que tu aurais pu dire, comme lui, plein d'esprit au roi qui lui avait accordé le privilège de choisir sa manière de mourir ! "Bon sire, par sainte Nitouche et saint Pansard, patrons de la folie, je demande à mourir de vieillesse." De mandature en mandature, ainsi vont les espoirs présidentiels portés sur la gouvernance de notre beau pays : demeurer et persister ! 

La politique est peut-être, un livret d'opéra. Dès le prélude, Rigoletto nous offre un premier thème menaçant et nous livre un drame aux multiples tensions sociales. Il nous emporte dans les intrigues de la passion où la trahison et la vengeance font merveille !

"Maledizione" ! Rien ne manque au drame de la cour de Mantoue, au point qu'on le croirait hexagonal, national, franchouillard et déjà digne de Closer : la condition féminine y est subalterne. La vie du grand duc échappant aux  courtisans comploteurs aurait presque pu se jouer en deux allers-retours... de scooter ! Le vieux Monterone avait raison ! Le duc infidèle fait grand honneur à l'inconstance des femmes ! A "la donna è mobilé" répond le couac de la cantatrice : "Merci pour ce moment" ! Oui, elle peut alors chanter, la reine du moment, la répudiée sur l'instant !

François ! Je te le dis au pied de la lettre, quelle chance tu as eu d'avoir de si bons François pour citoyens et compatriotes ! En effet, quelle politique alléchante et quel menu avais-tu à leur proposer entre les bonnes poires d'électeurs et le fromage de Hollande !... Je ne le sais que trop ! Queues et croûtes garanties et service compris ! Pendant que nous nous affinions, toi, en champion de l'orthogaffe, tu te réservais l'édam !

Ton lignage nous permettait pourtant tous de croire et d'espérer encore ! Nous formions des vœux ! Avec François Premier pour une nouvelle période de Renaissance de la France, avec le pape François, nous formulions un autre vœu pieux, en la miséricorde miraculeuse d'une politique efficace pour ton bon peuple ! Nous comptions sur ton courage François, mimolette 1er.

Aujourd'hui, cette lettre ne devrait pas rester lettre morte ! Elle ravivera tes souvenirs. T'en souviens-tu ? Nous te disions, pleins de bons sentiments français, les cinq lettres de la chance ! Car, tu nous y avais mis dedans ! 

 

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Fleurs de l'âge !

Publié le par modimodi

 

Pour vivre notre plein bonheur,

J'aurais dû apprendre par cœur,

J'aurais dû savoir, par le cœur,

Le langage odorant des fleurs.

 

Il me fallait être au parfum,

Ne pas se fier à ce beau teint

Et confondre touffe de thym

Avec ces fleurs de baratin !

 

Prenez-moi, voyez, je vous donne

Pour faire ma cour, ma mignonne,

Un petit bouquet d'anémones

Et quatre baisers pour aumône !

 

Pour que vous me teniez la main,

Partageant le même chemin,

Pour aujourd'hui et pour demain,

Je vous offre mille jasmins.

 

Que les plaisirs soient nos délices,

Que nous buvions à pleins calices

Dans la blancheur fraîche des lys,

L'ivresse des amaryllis !

 

Effeuillez-vous vite ! Vite !

Comme font les marguerites.

Oui ! Je vous aime à la folie,

Ma belle de jour et de nuit !

 

Mon amante du sans souci,

Mes libations de l'ambroisie,

Vous m'offrez la fleur et le fruit

De votre beauté chaque nuit.

 

Je défaille et tourne de l’œil,

Dans la grâce des chèvrefeuilles.

Je meurs au creux de vos bras,

Dans le parfum du réséda.

 

Ma solaire, mon immortelle,

Ma rose, mon asphodèle,

Nous ne craignions ni vent ni grêle

Pour notre amour perpétuel.

 

Nous n’étions pas en radotage !

Dans nos tisanes de tussilage,

Rien n'annonçait l'amer naufrage

De nos fragiles fleurs de l'âge.

 

Le bonheur était floraison.

Nous avions quatre saisons

Pour vivre enlacés, mon liseron,

Sans jamais le moindre mouron.

 

Nous nous aimions, ma capucine,

Dans la ouatine et la mousseline.

Nous avions ôté les épines

Aux aubépines, à l'églantine.

 

Oui ! Nous ignorions que l'art-roses

Était fleur d'ostéoporose,

Et qu’la ménopause se ramène

Avec la fin des cycles. Amen !

 

 

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Alimentaire, mon cher Watson ! 4/4

Publié le par modimodi

 

Suite des aventures d'Archibald, aux mains d'une bande de gangsters, la bande à Tony-truand. Ils lui font subir un très sale quart d'heure. Quand tout à coup, branle-bas de combat, affolement général, des sirènes de police retentissent...

Vingt-deux les gars ! J'allais peut-être pouvoir respirer. Avec la volaille au croupion, mes marmitons flingueurs ne risquaient plus de me tirer dans les plumes. J'avais un répit. Comme une oie blanche, je m'étais fait pigeonner et j'avais failli être le dindon de la farce mais j'allais pouvoir voler de mes propres ailes et me les faire, bec et ongles.

Ah ! Mes poulettes, il était dit que votre Archibald n'était pas encore fait comme un rat... Plus d'une souris vous le dira ! Aussitôt, dans ma tête, mes petites cellules grises s'activaient. Aussitôt, je gambergeais à la vitesse de la lumière.

Dès que les perdreaux entreraient pour leur tomber sur le râble, je plongerai là, de l'autre côté, par-dessus la table et je prendrai le parabellum à ce gros thon aux yeux de hareng pas frais. Je vais transformer tous ces ploucs en passoire. Je balancerai la purée, je cracherai les Valdas. Avec ma pétoire, j'enverrais les pruneaux. Gare à la sauce suprême, une épaisse sauce tomate ! Ce soir, y' aura de la viande froide en rab et de l'hémoglobine à l'égouttoir !

Pas de laisser pour contre ni de trêve pour les confiseurs ! Chacun aura sa part du gâteau. Je vais les glacer. C'est ma tournée, c'est moi qui régale, c'est Archi qui arrose ! Avec un flambeur comme moi, il faut toujours prévoir les retours de flamme. Je n'étais pas vraiment grillé. Je sais toujours mettre le feu aux poudres... Plus d'une belle allumeuse vous le dira ! Avec moi, pas d'artifice, label :  bleus garantis !

Je vais les passer au mixer, en faire des boulettes et des croquettes d'abats. Je vais tous les sulfater et si ça ne suffit pas, je les finis au coupe-choux. Je les taillade, je les embroche. Je leur taille dans le vif des croupières, je les assaisonne en carpaccio ! Ça va saigner. Archi chahute ! Archi charcute !

L'un des truands a dû lire dans mes pensées assassines. Au même moment, il me pointe du menton :

- "Qu'est-ce qu'on fait du tas de viande ?"

- "On le tranche en assiette anglaise et on le colle dans la chambre froide."

A peine avait-il terminé qu'un des fricasseurs de service m'allonge un pain Poilâne de six livres. Je m'affaisse sur le champ...

Aïe ! Ouille ! Aïe ! Aïe !... En fait, c'est mon arthrose du genou qui se réveille et me réveille, en nage, chauffé à blanc... Je n'avais que rêver... Je passe la main dans ma tignasse, je tire la langue, elle est plus chargée qu'un Beretta.

Je soulève le rideau. Il pleut sur les quais. Je me passe le visage à l'eau fraîche. Je lisse ma moustache, je chausse mes church's préférés, je prends mon feutre gris, j'enfile mon vieil Ulster, je serre ma pipe au fond de ma poche. Je sors ! On ne sait jamais !...

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La puce

Publié le par modimodi

À l'heur' de l'angélus,

Un avé, un sanctus,

Orémus, orémus !

Prions tous pour la puce,

Passée sous l'autobus.

 

Enfoncée au plexus,

Cassée au cubitus,

Brisée à l'humérus,

Broyée au radius,

Raplatie, rasibus !

 

Réjouis-toi, ma puce,

Tu aurais pu, en sus :

 

Tomber dans les cactus,

Sous les roues de l'Airbus !

Croiser l'diplodocus,

Avoir un infarctus,

Survivre en plein blocus,

Manger des détritus,

Attraper le typhus,

Le choléra morbus !

 

Rapporter des virus

D'un séjour sur Vénus !

Finir dans un circus,

En frac et en gibus,

Débiter des laïus

En faisant des lapsus !

Auprès du roi de Prusse,

Passer pour un Gugusse,

Etre un austère minus !

 

Fumer de l'eucalyptus,

Par trois degrés Celsius,

T'nourrir au bifidus

Et manquer de tonus !

Je te l'dis mordicus,

Foi de Nostradamus,

Ta vie, c'est du bonus !

 

Et par le saint prépuce

Du bel enfant Jésus,

Le divin consensus,

L'virginal utérus,

Par Rhésus et Crésus,

Le grand savant Nimbus,

Romulus et Remus,

 

Orémus, orémus,

A l'heur' de l'angélus,

Un avé, un sanctus !

Prions tous pour la puce

Passée sous l'autobus !

 

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Lettre en clin d’œil aux François ! Le pape ! 2/3

Publié le par modimodi

 

 

Le pape !

Braves Français et bons François, compatriotes de mon pays ! J'espère que vous avez bien reçu ma lettre au premier royal François et que vous recevrez cette deuxième missive ! Je sais que je risque l'excommunication de par cet écrit pas très catholique, tout encombré de salades pas très romaines !

Doux Jésus ! Chers concitoyens, je vous sais l'esprit fidèle et subversif, tout à la fois attachés aux principes républicains et laïques et au dogme de la Trinité qui n'est pas toujours, quand vous croisez les mains, Liberté, Égalité, Fraternité !

Si vous ne voulez pas être plus royalistes que le roi, alors, soyez fiers comme un pape peut l'être ! Comme notre pape peut l'être, Franciscus primus, en latin, of corse ! N'est-il pas le premier pape à avoir pris le nom de François en hommage à la vie de saint François d'Assise pour l'exemple de son dénuement et de ses actions en faveur de la paix ! Curieux destin pour ce jésuite, cardinal argentin du pays du tango, devenu un autre François Ier de la grande Histoire du monde. Pape en mules pour ses émules !

Mais il ne suffit pas pour Vous de papoter avec la chrétienté, il faut prêcher, par l'exemple, la bonne parole aux quatre coins cardinaux. Cher Souverain pontife, Urbi et Orbi, faites œuvre de bonne chaire et incarnez en chair et en os, le désir charnel et spirituel. Pas de frayeur pudibonde comme chez certains de vos chanoines, prédicateurs en chaire et gras missi dominici. Car ces bien en chair qui s'adonnent à la bonne chère se mettent, la bouche pleine et lippue, à décrier la petite et délicieuse chair fraîche et rose !

Ne coincez pas la bulle, ô mon bon François ! Personne ne va vous chercher des crosses ni des poux dans la tiare, sauf si vous vous entêtez à parler de l'amour du prochain en ne le réservant qu'à la prochaine ! Ceux qui ont l'esprit de chapelle ne sont pas toujours des enfants de chœur ! Le plain-chant d'amour a cappella est parfois profane. La rose au cœur de la rosace se découvre toujours sous la dentelle, mais elle n'est pas toujours de pierre, ô grand Saint Pierre !

Par notre Sainte mère l'Église, ce n'est pas toujours la loi du genre de prendre de sacrées positions sur les choses de la vie ! Dites-le d'ailleurs à vos missionnaires ! N'est-ce pas péché d'orgueil que de se croire en plus infaillible, quand on est paraît-il interdit d'expérimentation !

Ô vous, le successeur de Pierre, vous qui devez rester ferme sur vos positions, je vous admire de tant d'abstinence et de maîtrise mortificatrice sur l'aiguillon de la chair... Votre paradis terrestre est sans doute pavé de toutes vos bonnes intentions de prières pour ne pas tomber dans le péché et succomber à la tentation de la chair. Comment en faisant chair avec votre Église, célébrer avec tant de ferveur la résurrection de la chair et prêcher le dénuement, en pensant davantage à St François qu'à Ste Françoise ?

Ô pasteur suprême, porter la soutane blanche exige de vous de veiller sur les ouailles mais également de vous abstenir de parler du sexe des anges aux petites oies blanches, en confesse comme en messe basse ! "Vade retro me, Satana" avec tes frissons de chair de poule !

Elles ne sont pourtant pas toutes nées de la dernière pluie céleste ! Mais j'avoue que se référer au secret de l'Immaculée Conception pour leur faire la grande croisade de la contraception, c'est tout de même faire preuve d'un saint et subtil esprit pénétrant ! Une belle histoire à l'eau de rose et à l'eau bénite pour un simple Ave Maria et trois Pater !

Rien que d'y penser, je suppose qu'il y a des jours où il vous est bien difficile de rester sérieux comme un pape ! Alors que vous connaissez forcément la position du missionnaire et la sulfureuse réputation du couvent St François où l'on rentre à deux pour en sortir à trois !

Ô facétieux Saint Esprit ! N'avait-il pas aussi l'esprit de corps quand il inspirait les apôtres Marc et Mathieu d'un évangélique message : "l'esprit est vif et la chair est faible !" Nous rêvions tous d'un nouveau test-amant et nous voilà à jamais pauvres d'esprit et grands pêcheurs, convaincus que les petits anges joufflus ne sont jamais fessus ! Exception faite de la baie des anges à Nice ! Tous nice, very nice !

Comme la plume au vent, "la donna è mobile", vous avez, ô pape François, votre petite papa mobile et si vous pouviez, je suis sûr que vous chanteriez aux bons chrétiens, l'air du duc de Mantoue. Car si "le roi s'amuse" alors, pourquoi pas le pape sur les vers de Victor Hugo empruntés à un autre François, François premier, le tout premier !

Voilà, ô bon Saint Père, la grâce est avec vous car grâce à vous, la boucle est bouclée et l'enveloppe de mes missives est fermée ! Vous pouvez chanter en grégorien avec le chœur des vierges : "La femme est changeante/ Telle une plume au vent !"

 

 

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Corps d'artichaut

Publié le par modimodi

Un peu, beaucoup, passionnément,

Tu t'es offerte à ton amant.

D'à la folie à pas du tout,

Tu as mis mon cœur à genoux,

Tu m'as envoyé dans les choux,

J'ai la tête dessus-dessous.

 

Mon petit trèfle à quatre feuilles

T'as mis mes désirs en mille-feuille.

En complicité de clins d’œil,

Je t'ai confié, empli d’orgueil :

"Je voudrais bien que tu t'effeuilles,

Dès que tu franchis mon seuil.

 

Dans un jeté éblouissant,

Enlève-moi tes sous-vêtements,

Que le désir soit grandissant !

Ne va ni trop vite, ni trop lent,

Je suis sur des charbons ardents,

Mets mon corps à feu et à sang !"

 

Avec la Pucelle d'Orléans,

J'aurais été chaud et bouillant,

Je m'serais embrasé en rien d'temps

De mill' plaisirs neufs et flambants,

Mais toi, tu as mis trop de temps,

J'm'suis endormi entre temps.

 

Pour mes désirs, c'est l'hécatombe !

De trop languir, moi, je succombe.

Si te dessaper prend des plombes,

Vaut mieux qu'j'attende les palombes,

Que je plum' la premièr' colombe,

Car j'ai ma vigueur qui retombe !

 

De t'aimer, je ne suis plus chaud !

Que tu te dépouilles, peu me chaut !

Il me faut un corps d'artichaut

Que j'épluche de bas en haut,

Sans tomber dans les mille embûches

Du froufrou de tes fanfreluches !

 

Je n'vais pas attendr' le dégel

Pour goûter à la bagatelle !

Je te veux à la croque au sel,

J'te monte à cru, au septième ciel,

Pas pour l'extase spirituelle

Mais pour les délices charnels !

 

Oh ! Je m'rappelle de Marguerite !

J'y pense encore et ça m'excite.

J'arrachais ses bas, sa chemise

A chacun de ses strip-teases.

Je veux t'farcir jusqu'à la goule !

On appelle ça la barigoule !

 

Moi, j't'aime comme un meurt-de-faim,

Je veux bien plus qu'un baise-main,

Je veux du sexe et tout l' tintouin !

Je veux monter au paradis,

Comme un conscrit ragaillardi,

La fleur d'artichaut au fusil !

 

Mais j'suis bête à manger du foin,

J'n'ai qu'ton aigrette entre les mains...

La relation s'est vinaigrée !

Tu as pris ton air détaché,

Et tu es restée habillée...

Pas question de capitules ! Hé !

 

Adieu, plaisirs d'effeuillaison,

Adieu, bonheur des floraisons,

Car si dans ton cœur, tout est bon,

Avec toi, j'ai touché le fond !

Valait mieux toucher le pompon

D'un marsouin breton du Léon !

 

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Alimentaire, mon cher Watson ! 3/4

Publié le par modimodi

 

Suite des aventures d'Archibald sous la torture et les interrogatoires de trois scélérats teigneux et sournois...

- "Tu sais tranche de cake, on ne te parle pas pour des prunes. Si tu aimes les tartes aux quetsches, on en a un stock en réserve. Ce que tu as goûté jusqu'à présent ne sont que des amuse-gueule. Attends un peu de voir ce qu'on t'a gardé pour la bonne bouche. Tu vas prendre ta ration de châtaignes alors que tu croyais tirer les marrons du feu.

- Tu as mangé ton pain blanc Archi, on va te retourner comme une crêpe et te faire une tête de nègre. Tu auras l'air d'un congolais. Même ta mère, mon coco, elle ne sera pas capable de retrouver les ingrédients. Alors arrête de nous prendre pour des noix !"

Holà, mes bons amis ! Non ! Mais ma parole, ce gâte-sauce insulte ma mère !

Mais quelle déconfiture et quelle dégelée, je ne pouvais réagir pour l'instant. Je devais résister en silence mais autant vous dire que je n'avais pas la pêche mais plutôt la tête comme une coucourde. Je m'étais fichu dans une sacrée marmelade. Avec cette giboulée de coups, j'allais devenir une crème renversée et sucrer les fraises avant l'heure. Pauvre truffe ! A trop me faire mousser, je me retrouvais lamentablement chocolat !

Pour moi, ça sentait le roussi ! J'avais beau être blanc comme une sauce béchamel, j'étais grillé. Sur leurs charbons ardents, je brûlais d'être ailleurs. L'addition au final risquait d'être gratinée pour mon nez taillé en courgettes. A l'évidence, ce cuisinier spécialiste des coups de feu mais à la cervelle pas plus grosse qu'un petit pois n'aimait pas être mis en boîte.

Je les faisais mariner mais l'assaisonnement de mes salades leur restait sur l'estomac et la moutarde leur montait au nez. Je ne tarderai pas à manger les pissenlits par la racine. J'allais finir en steak tartare ou en chair à saucisses, charcuté au hachoir ou à la moulinette. A moins que les trois rôtisseurs n'aient décidé de me faire mourir à petit feu, de me griller la plante des pieds au chalumeau et de me déguster en escalope panée.

Mes oreilles étaient des feuilles de chou rouge. Je m'efforçais de résister et je crânais en ayant la banane. Mais j'avais beau me presser le citron pour leur filer une fausse information, je passais pour un cornichon et la situation tournait au vinaigre. Cet enviandé de basse pègre et les deux autres gibiers de potence n'hésiteraient pas à me faire la peau et à m'éplucher comme un oignon.

Ah ! Ils en avaient gros sur la patate les trois sinistres cordons bleus de cet infâme tord-boyaux ! N'étant pas du genre à couper les frites en quatre ou à avoir plusieurs casseroles au feu, ils allaient sûrement accommoder mes restes et me régler mon compte.

Requiem pour Archibald ! Comme les trois vilains étaient lassés de faire le poireau et qu'ils faisaient chou blanc, pour moi, c'était la fin des haricots. Je ne devais pas flageoler mais c'est sûr, les carottes étaient cuites. J'allais en voir des vertes et des pas mûres. J'avais vraiment l'impression de jouer dans un mauvais navet, noyé dans le bouillon du pot au feu ! Ils me prenaient pour une grosse légume de waterzoi. A coups sûrs, je finirai écrabouillé dans une purée aux beurres noirs ou comme un vulgaire haricot plat dans une tortilla !

Brusquement, un serveur que je n'avais pas encore vu, à la mine enfarinée, entre en criant dans la pièce :

- "Chef, je crois que nous avons des visiteurs !"

- "Des visiteurs, de quel type ?" demande le minable maître-coq, le plus agressif.

- "Du style en poulets, chef !"

 

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Coquette ! 2/2

Publié le par modimodi

Tu recherches l'esthétique,

On dit qu't'as le ticket chic,

Égérie de ton époque,

On dit qu't'as le ticket choc !

 

Toujours tirée à quatre épingles,

Robes couture, jamais de fringues !

Quand on vit comm' une princesse,

Il faut afficher sa noblesse :

 

Les usages, la politesse,

"Mon bon prince, son altesse",

Savoir vivre et bonnes manières,

P'tites cuillers, p'tits doigts en l'air !

 

Tout est affair'de prestance,

De respect des convenances,

De maintien des bienséances,

Mêm' si c'est un peu vieill' France !

 

On ne cherche pas l'épate !

Quand on s'croit aristocrate.

Quand bien mêm' ce serait bath

On ignore ceux qui vous flattent !

 

Tu n'crieras pas à tue-tête :

"Oh ! Ma Choupette que t'es chouette !

Ell' sont too much, tes baskets,

T'es au top, toi, tu en jettes !

 

Faut savoir rester coquette,

Des soquett' à la nuisette,

Des pieds jusques à la tête,

Et s'maintenir dans l'étiquette.

 

Faut savoir sauver la face,

Quand on a l'talon qui casse !

Ne pas faire de grimaces,

Quand y'a l'ongle qui s'encrasse !

 

Garder l'aspect le plus cool,

Quand on a l'rimmel qui coule !

N'pas avoir les traits qui s'tordent,

Quand le rouge à lèvr' déborde !

 

Croiser les jambes, être agile,

Quand on a le bas qui file,

Faut du sexappeal subtil

Pour avoir le modern-style.

 

Garder l'sourire sous l'averse,

Quand on a l'imper qui perce

Ou son brushing qui s’affaisse,

Au grand salon du fitness !

 

Masquer sa déconvenue,

Quand on croise une ingénue,

Qui porte la mêm' tenue,

Sans la moindre retenue.

 

Qu'importe les maladresses !

La coquette est sans détresse.

Elle sait dominer son stress,

Conserver son allégresse !

 

La coquette est sans faiblesse,

Elle muscle ses bras, ses fesses,

Pour maintenir sa jeunesse,

Et progresser en sveltesse !

 

Non jamais rien ne l'agresse,

Ne la trouble ou ne la blesse.

Elle ne pleur' pas la comtesse,

Ni ne sèch' l'archiduchesse !

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Lettre en clin d’œil aux François ! Le premier ! 1/3

Publié le par modimodi

Le premier !

Brave Français et bon François comme on disait autrefois, je confie au Père Noël qui connaît le père François, le soin de te diffuser ma lettre ! A tous les coups, tu la recevras à Pâques ou à la Trinité !

Quel destin mes aïeux ! Oui ! Chers compatriotes, chers Français, François de ce pays, soyons fiers et confiants, nous avons un avenir assuré ! L'Histoire elle-même est rassurante ! Oui ! Nous portons un nom identitaire et un prénom célèbre ! Feuilletons ensemble, sourire aux lèvres, le livre de souvenirs et d'images de la petite et de la grande Histoire de ceux qui nous ont précédés ou qui influencent aujourd'hui encore nos existences !

Oui, comme François, comte d'Angoulême et duc de Valois, vous pouvez vous aussi, vous prendre pour le Roi et même jouer les jeunes premiers, promis à la Renaissance ! Bien sûr, si vous n'êtes pas royalement Soleil, vous devez briller et rayonner par vos humanités et votre humanisme mais ne pas être clinquants ! Soyez artistes, créatifs et cultivés !

Ne confondez pas Marignane et Marignan ! 1515 n'est pas un code, un carré magique, une référence de jantes alu de 15 pouces, une section de tuyau 15/15 ! Ne soyez pas les roturiers de la quincaille en ferblanterie ! Just married avec la médiocre pacotille en réclame qui tintamarre aux oreilles du bon peuple !

Ne vous laissez pas plomber davantage vos ailes de pigeon : "Les 15 Kilos perdus en 15 jours pour 15 euros ! Les 15 jeux, les plus stupides pour QI de 150 : si 15 minutes font un quart d'heure, combien de minutes et de quarts à 15h15 ? Répondez en quinze secondes !" Laissez le cliquetis de la chance et les boniments aux ferrailleurs du clinquant dont l'avenir est assuré. Passez votre chemin devant ceux qui croient dur comme fer que tout ce qui brille vaut de l'or ou que le fer à cheval porte bonheur aux chevaux de bois !

Soyez fer de lance mais n'ouvrez pas davantage la plaie, comme ceux qui nous surinent quotidiennement les trompes de leur eustache et de leurs babioles de bas arts ! Portez beau plutôt dans l'inspiration de la plume ou dans la force du ciseau plutôt que dans les armes, la magnificence des arts et des lettres ! Faites-les resplendir comme des écus d'or au soleil.

Aimez les livres, soyez un royal lecteur ! Soutenez la création, écrivez si vous pouvez d'élégants badinages comme Clément Marot ! N'attendez pas que "le beau printemps et l'été fassent le saut par la fenêtre !" Prenez l'escalier de Chambord et faites votre double révolution artistique sans jamais se faire croiser la beauté et la laideur, la grâce et la lourdeur. Inspirez-vous des idées, des maîtres de la Renaissance, de leurs trésors et du génie de Léonard de Vinci !

Aimez la vie, les joutes, le spirituel, les spiritueux ou les vins de Loire sur la route du Clos Lucé. Vénérez la beauté dont chaque femme est une œuvre qui vous enveloppe dans ses courbes aux gracieuses arabesques, qui vous enivre de ses voluptueux parfums du désir ! Soyez bâtisseur, peintre, sculpteur, alchimiste par amour.

Toutefois, gardez raison car : "Souvent femme varie, bien fol est qui s'y fie !" Du Camp du Drap d'Or à la Paix des Dames, il n'y a pas que de tendres guerres ! Venez, si vous le pouvez, goûter à la paix de Nice !

Soyez audacieux mais tout n'est pas à conquérir ! Les cœurs des belles sont des terres d'aventures lointaines qui se refusent souvent à vos aspirations les plus secrètes même pour tout l'or du nouveau monde ! Enflammez-vous pour les projets mais imposez-vous une ambition maîtrisée. Crachez le feu de la salamandre et vivez si vous pouvez la vie de châteaux ! Que l'amour y mène le bal, si "tel est votre bon plaisir !"

 

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Pomme cuite au four !

Publié le par modimodi

Inutile de m'appeler mamours,

Ta p'tite marquise d'Pompadour !

Tu n'as plus ta voix de velours,

Quand tu te faisais troubadour !

 

Tu es désormais hors concours.

Tu ne sais plus chanter l'amour.

Tu piailles tel un poussin d'un jour

Mais c'est faux-jour et contre-jour !

 

Tu n'es qu'un vieux coq de bass'-cour,

Qui s'égosille au point du jour,

Sans agacer les alentours,

Sans réveiller dans les faubourgs.

 

Tu ne sais plus être en atours,

Je peux t'appeler Balo, balourd,

Gras du jarret, et bien trop lourd

Comme un vieux cheval de labour !

 

Tu crois que d'partout, on accourt

Pour tes crottins d'Rocamadour !

T'es une vieill' carn', sur le retour,

Tu n'as plus la fraîcheur du jour !

 

T'as trop d'kilomètres, au compte-tour,

T'as le moteur en fin de parcours,

Plus d'priorité au carrefour.

T'as commencé ton compte à rebours !

 

Tu es un mufle au souffle court.

Tu veux me faire ta chasse à courre,

Je ne veux pas que tu m'débourres,

J'aimerais mieux fair' demi-tour !

 

Pour un concerto de Brandebourg,

Tu prends ton cor. Ouah ! Au secours !

Il vaudrait mieux devenir sourd,

Que d'ouïr tes morceaux d'bravoure.

 

Autant me jouer du tambour !

Je n'entends plus tes mots d'amour !

Pourquoi, voudrais-tu qu'je savoure

Tes gauloiseries, tes calembours ?

 

Pourquoi veux-tu me faire la cour,

Que je me pâme et m'énamoure

Comme une vieille belle-de-jour,

D'un trognon de pomme d'amour ?

 

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