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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'homme, c'est comme les tombolas, si c'est un bon numéro, tu tombes holà!...sur un gagnant ou un lot de consolation!

L'amour, c'est comme la macédoine, l'ananas trouve la poire et les pommes, quelques mûres.

La mort, c'est comme l'escale, elle vous débarque à terre.

Le sexe, c'est comme la gâchette, trop fine ou trop de détente n'assure pas le bon coup.

La vie, c'est comme le tabac, un passage, un départ en fumée et quelques cendres.

La femme, c'est comme la critique, elle se déchaîne sur l'article, parfois sans intérêt.

L'homme, c'est comme le blaireau, quand il se fait mousser, il vous barbe.

La vie, c'est comme la chasse, dès l'ouverture, on se fait tirer comme un lapin, seuls les rescapés les posent.

Le sexe, c'est comme le cocktail, un lait de poule à l'eau de vit! Un vrai remontant, un rien détonnant s'il est explosif!

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Cassandre

Publié le par modimodi

Mais vous n'êtes plus là !

Je frissonne, j'ai froid.

Je froisse entre mes doigts

La soie fauve des draps.

Je referme mes bras,

Mais vous n'êtes plus là !

 

Vous n'êtes plus blottie !

Dans le fond de mon lit.

Je fixe à l'infini,

Les étoiles d'ennui

Au plafond blanc des nuits

D'amères insomnies.

 

Je suis un cri d'amour,

Un appel au secours

Mais le ciel reste sourd.

 

Je suis désespéré

De ne savoir aimer.

Dies irae, dies irae

De l'amour en allé.

Je ne peux vous garder,

Aimer et être aimé !

 

Je suis si seul sans vous

Que j'en deviendrais fou

A hurler comme un loup !

 

Je n'ai plus de repos.

J'ai besoin de vos mots,

Des fleurs de votre peau.

 

J'ai besoin de vos lèvres,

Des désirs qui enfièvrent,

J'ai besoin de vos mains,

Pour tenir en chemin.

 

Je suis las, sans défense.

Je me cogne au silence.

Cruelle, atroce absence !

 

Hier, joies de jouir

D'impétueux désirs,

A présent, vains soupirs

Tristes à en mourir.

 

Où est notre jeunesse,

Le bonheur, ses promesses,

La liesse, l'allégresse,

La danse des prouesses,

Tresse folle de caresses,

De frissons et d'ivresses ?

 

Pourquoi tant de rudesse,

Pluie de pleurs de détresse,

Voile noir de tristesse ?

 

Je suis si las, Cassandre

De vos promesses tendres !

Plus de bras à vous tendre !

 

Je vis seul en misandre,

Cœur de braises et de cendres,

Froides de vous attendre !

 

Le temps met son emprise,

Sans vous tout est traîtrise.

L'amour me brutalise.

 

Si loin de vos yeux bleus,

De leurs éclats radieux,

Reverrai-je les cieux ?

 

Ma céleste solaire,

Où trouver la lumière,

Sans baiser vos paupières ?

 

Vais-je vivre au désert

Les brûlures de la chair,

Les tourments de l'enfer ?

 

Messager sagittaire,

Prendrez-vous dans vos serres

Mon cœur à découvert ?

 

Je suis nu, un pauvre hère !

Dans les bras de l'hiver,

Au grand ciel vide, offert !

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Écrits et Sécurité 1/7

Publié le par modimodi

Chers compatriotes, vous comme moi et comme l'Etat dont la fonction est de nous gouverner, nous voulons vivre en toute sécurité et en avoir des assurances. Pour tout citoyen, la valeur de sa liberté, c'est de pouvoir aller et venir, vivre, agir, aimer et penser. C'est un objectif qui doit être poursuivi, c'est un droit individuel et collectif permanent. Mais voilà ! Il y a les promesses et il y a les actes, il y a les méthodes et il y a les résultats !

Amis lecteurs, aujourd'hui, je viens à vous, confiant, sur un sujet qui m'offre toute garantie. Je vous écris en toute sécurité sur un thème qui fait le Buzz en permanence. 

C'est certain, votre environnement de lecture est stable, le texte n'est pas piégeux. Vous êtes hors de tout danger et vous courez le moindre risque. Je suis fiable, accordez-moi ce constat amiable ! Faites-moi toute confiance ! Donnez-moi votre caution. Vous allez baguenauder sans crainte sur un sentier battu et pavé de bonnes intentions littéraires. Le chemin est sûr. Je roule pour vous. Suivez-moi, amis lecteurs ! Et façon de parler, les yeux fermés !

Je ne vais pas risquer, moi-même, un dérapage de plume, un encrier renversé, une sortie de page, si mes écrits tiennent la route et respectent les codes orthographiques, grammaticaux et syntaxiques. Seule l'expression pas toujours contrôlée glisse un peu ! Je passe du sans queue ni tête au tête-à-queue ! Mes idées chassent de l'arrière pensée !

Mais voyez les incessants efforts pour que mon style se range des voitures. J'ai la conscience tranquille, vous ne courez aucun danger en traversant ma page ! Je respecte les limitations de vitesse de votre compréhension. Inutile donc de vous gendarmer car de moi-même, je mets le bonnet et je fais le dos d'âne.

Par contre, sur la route, les résultats publiés font état, malgré toutes les mesures de prévention et de répression, d'une aggravation du nombre d'accidentés ! Les avis sur la réduction de la vitesse sont partagés selon qu'on soit automobilistes ou victimes.

La sécurité routière, ferroviaire, aérienne, maritime en prend un sacré coup... Les matières dangereuses en de périlleux transports jouent avec nos atomes crochus comme avec les carambolages. Les avions décollent et se volatilisent, les bateaux de croisière cabotent et s'échouent, les trains se télescopent et déraillent. Nulle part, nous ne sommes en sécurité. Va où tu veux, meurs où tu dois !

Alors inévitablement, chacun cherche à se couvrir ! Qui ne veut pas d'une couverture contre les pannes ? Qui ne se réjouit pas de la vigilance assurantielle dans l'application forcenée du principe de précaution ? Tout le monde peut être prévoyant, même les mal voyant. L'entraide entre l'aveugle et le paralytique est renforcée. Sortez couverts ! L'amour libéré a son slogan. Chacun espère aller voir Naples sans mourir.

On nous le dit sans cesse : La sécurité n'est pas un accident ! Les ingénieries les plus complexes cherchent, dans tous les domaines à garantir une démarche universelle de sécurité. La coopération internationale s'y exerce. Des outils aux mécanismes perfectionnés et des nouveaux produits plus efficaces sont inventés. Des méthodes sont expérimentées pour diminuer les risques ou leurs conséquences. Des organismes et des services sont créés.

La nature et l'homme sont des champs permanents d'expérimentations pour nous préserver de prochains périls, en tout genre. Mais arriverons-nous à échapper à la dernière extrémité quand il ne nous restera plus qu'à risquer le tout pour le tout ?

Les codes aussi se rédigent à jets continus. Impossible d'être à la page du mille-feuille administratif ! Seuls les légistes et les juristes officiels enfournent à la vitesse de l'éclair et du baba leurs pavés et clafoutis, en y incorporant amandes, marrons et pruneaux. Seuls les moules à gaufres, la crème des bons citoyens sur le flanc et les bonnes pattes brisées des moutons de Panurge pâtissent et rient jaune dans le pétrin !

D'ailleurs ! Moi aussi, je peux me plaindre de trop de règlements, de mesures nouvelles, de textes de loi et de jurisprudence. Comme un dévot de la démocratie, je peux égrener avec vous, le chapelet des saintes litanies laïques et républicaines... Les yeux au ciel vide, bouché ou lourd de menaces, vous allez pouvoir avec moi, vous lamenter, gémir et prier.

Oyez la complainte de la crise sociale du mécontentement généralisé, de l'incertitude économique, de la menace du pire ! Oyez les cris des noyés et des enchaînés ! Ils s'accrochent mais ils sont ficelés ! Oyez, ceux qui refusent de la boucler, de trop faire ceinture, sans sécurité !

 

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Mystères

Publié le par modimodi

Grands dieux, faut-il se athée, ma foi, quand sa seule religion, c'est l'amour du prochain ou de la prochaine?

Les gens qui ont de l'étoffe, vivent-ils à laize ou dans les grandes largeurs? S'effilochent-ils au fil des lustres?

Ceux qui se croient sortis de la cuisse de Jupiter, peuvent-ils viser plus haut ou tomber sur un os?

Les hommes qui ont de l'oseille, tiennent-ils des propos aigres-doux aux dames encore vertes?

Quand une poule vous fait la bouche en cœur, n'est-ce pas pour vous offrir le reste?

Entre la vierge et la verge, la différence, est-ce le i du désir ou le i du plaisir?

En amour, penser à toi, est-ce un comble ou une tuile?

La différence entre la supposition et le suppositoire, n'est-ce pas le fondement?

Pour enflammer les sens, l'amour doit-il être raffiné?

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Abandon

Publié le par modimodi

Oui, j'ai le mal de vivre !

Oui, j'ai le mal de toi !

Mon âme a pris le givre,

 

Ma peine a pris le pas.

Je ne pourrai plus vivre,

Plus vivre loin de toi.

 

Sans ardeur, sans émois,

Sans écho de ta voix,

L'amour demeure coi.

 

En moi, le temps louvoie,

Pèse de tout son poids

Et s'insinue sournois,

Entre peines et joies.

 

Mon cœur à contre-emploi

Tremblote dans le froid

Et les larmes d'effroi

De son chemin de croix.

 

Oh ! Halte-la ! Qui vive ?

Rien ? Nulle tentative !

Le silence me rive…

 

De nous, j'ouvre le livre.

Hier encore, j'étais ivre

De tant d'amours à vivre.

 

Toute à moi et lascive,

Je te croyais captive,

Tu n'étais que passive.

 

Tu files, tu t'esquives

De ton corps, tu me prives

D'une moue répulsive

 

A quoi bon, que j'écrive

D'une plume plaintive

Des douleurs fugitives ?

 

Faut-il que je cultive

La forme possessive

De nos amours craintives ?

 

Tu n'es plus réceptive !

Trop d'humeurs explosives

De fureurs éruptives !

 

Refus de mes missives,

Espérance relative,

Vaines expectatives !

 

Fi des initiatives,

Assez de tentatives,

De jets d'encre, de salive !

 

Réponses négatives

Toute chance est fictive,

L'espérance est naïve !

 

Déceptions corrosives,

Rien qui ne nous survive !

Toute attente est fautive,

 

L'heure se fait tardive,

Le jour est en esquive,

Même l'ombre est furtive !

 

Mes souvenirs me suivent,

En mon esprit s'archivent,

Dans mon passé dérivent !

 

Mémoire négative,

Aucune alternative,

Aucune perspective !

 

Plus rien de toi n'arrive.

Fuite consécutive

Rupture définitive.

 

Pour dernière offensive,

Tes fantômes me poursuivent,

De leur ombre évasive.

 

Spleen et blues récidivent

Leurs tristes leitmotivs.

Peines répétitives,

 

Langueurs maladives,

Mille angoisses nocives

Que la douleur avive.

 

Chants de merles et de grives !

Mon cœur est en déclive,

Il part à la dérive.

Reviens-moi, morte ou vive !

Je meurs seul, sur la rive !

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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme la gestation, il faut s'en faire une conception pour en mesurer la portée.

Le sexe, c'est comme le piano, qu'il soit à queue ou droit, il faut avoir de la technique et du doigté.

La vie, c'est comme le pavé, mieux vaut se tenir sur le haut que de finir à la rue, dans le ruisseau ou dans la mare au diable!

La femme, c'est comme la bécasse, à plumer.

La mort, c'est comme le train, il vaut mieux le manquer pour éviter un départ précipité ou patienter sur le quai, en attendant le dernier.

L'amour, c'est comme toi, c'est comme moi, et c'est fou, tu...!

L'homme, c'est comme les babouches, il trouve mule à son pied.

La vie, c'est comme les sandwiches, les cornichons marchent à la baguette.

Le sexe, c'est comme la folie, sur un coup de tête, on finit sur le divan ou on s'aliène.

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Parano 3/3

Publié le par modimodi

Ô Parano, attention !

Tu as l'esprit en hameçon,

Le haut mal des grands soupçons,

L'aspect d'un vieil hérisson

Et l'humeur d'un charançon !

 

Tu es tout en suspicion !

De pures interprétations,

De fausses persécutions, 

De l'auto-persuasion,

Un gâchis pour tes r'lations !

 

Ô Parano, attention !

Tu as fait fuir Cupidon,

T'as perdu ta Marion 

A te monter l'bourrichon !

Parc'que dans ta confusion,

Tu as pris un p'tit bouton

Pour un vilain gros suçon !

 

Ô Parano, attention !

Tu passes le mur du son !

Tu vis trop dans le soupçon,

Tu accuses sans façon,

Tu répands l'odieux poison 

De tous les qu'en dira-t-on.

 

Tu connais même le nom,

De ce soldat furibond

Qui a cassé sans raison,

Le beau vase de Soissons !

Tu connais aussi l'glouton

Qui a piqué les jambons,

Et la cassett' d'Harpagon.

T'as vu le petit fripon

Qui a caché le chausson

De la pauvre Cendrillon !

 

Tu es dans le tourbillon !

Doutes et suppositions,

Pressions et contradictions

Méfiance en toutes saisons !

Tu épies à profusion, 

Et tu a mis à foison,

Tous tes yeux dans le bouillon !

 

Ici, comme à la maison,

Tu a pris le mode espion :

Caméra dans le salon,

Cryptage du téléfon !

On te truques l'information,

Tu pièges donc, ton pavillon !

 

Ô Parano, attention !

Tu franchis le Rubicon !

Tu es en mode agression,

Tu es doux comme un chardon,

Tu piques comme un scorpion !

Tu déclenches l'aversion

Tu es en mode répulsion !

 

Ô Parano, attention !

Tout le monde est en tension

En pleine exaspération,

Nullement en soumission !

Tu t'exposes à l'abandon,

Aux rejets et l'éviction

Bien plus qu'à la trahison !

Là voilà donc, ta sanction :

Etre seul comme un œilleton,

Seul, à l'huis de ta prison !

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Mystères

Publié le par modimodi

Est-ce à la Chandeleur, que les belles en dentelles s'envoient en l'air pour se faire retourner comme des crêpes?

Est-ce que la consécration de l'amour, c'est pour le con sacré de recevoir l'extrême onction?

Quand l'amour s'endort sur ses lauriers, reste-t-il des roses pour parfumer la sauce?

Les eunuques sont-ils remboursés sur leurs différences?

L'amour à la sauvette, est-il au prix courant?

Pourquoi vouloir poser des lapins à la mort, puisqu'elle finit par vous prendre au collet et vous tomber sur le râble?

Si la femme est une colombe, une tourterelle, y a palombe d'un doute que l'homme est son pigeon.

Avis aux fanfarons, la vie, c'est échec et mat à mort!

Au livre de la vie, est-ce qu'au bout du compte, les profits compensent les pertes?

Est-ce parce que la femme est fertile, que l'homme est fait con?

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Parano 2/3

Publié le par modimodi

"Psitt ! Il faut vous méfier de tout !

Épier tout autour de vous !

L'ennemi est là, partout

Voyez ! C'est l’œil de Moscou !

Gare aux vilains coups d'grisou

Au r'tour du grand méchant loup !"

 

Le parano vous secoue

Les puces comme les poux !

Il vous prend par le licou

Et fait trembler vos bajoues !

 

Non ! Ce n'est pas un pète-mou !

Vous faire douter de tout,

Mettre tous vos nerfs à bout

Et pester sont ses atouts !

Le parano a du bagout !

 

"L'heure n'est plus aux bisous !

Ça complote un peu partout,

Alors prenez garde, surtout

A tous ces vicieux gabelous,

Ces faux mauvais marabouts,

Qui viennent vous bourrer le mou !

 

Y'a d'l'avenir que pour les doux,

Les moutons et les toutous !

Y'a du pot qu'pour les filous !

D'la chance que pour les matous,

Les mielleux, les chouchous !

Y'a d'la veine pour les voyous,

Jamais rien de rien, pour vous !"

 

Trop honnête ! Voyez-vous,

C'est vous qui payez le coût !

Victime de ces ripoux

De ces fieffés roudoudous !

 

Vous pouvez leur bourrer l'mou...

Chacun ici-bas s'en fout !

Vous les prévenez de tout,

Mais quand vous criez ! Debout !

Y'a personne au rendez-vous!

Vous êtes seul au biniou !

 

Ils sont soumis, sous le joug.

A plier les deux genoux

Devant le grand manitou !

Devant ce fourbe, ce grigou,

Ce Crésus, ce grand grippe-sou !

 

"Camarades, levez-vous !

Car c'est à pattes de loup

Qu'on vous promet le saindoux 

Et les délices de Capoue !

Ce sera bien fait pour vous !

Quand vous serez sans le sou,

Que vous n'aurez rien du tout !

De l'eau, du vent, que des clous

Et plein de coups de bambou !

 

Vous aimez prendre des coups ?

C'est normal, qu'il vous rabroue

Et qu'il vous vende aux Hindous !

Vous avez tant fait la roue !

Demain, vous ferez la moue,

Et mangerez des cailloux,

Les deux pieds dans la gadoue !"

 

 Ô Parano, t'es à bout !

Car il n'en est rien du tout,

Toi, tu pousses trop à la roue,

Et tu vois le mal partout !

Tous tes arguments sont flous !

Tout le monde s'en contrefout !

 

Tu es noir comme un cachou !

Tu joues au grand loup garou,

Tu hurles comme un hibou,

Mais tu es en tort sur tout.

Ton usine est vent-debout

Et c'est toi, que l'on rabroue,

C'est bien toi, qu'on désavoue !

Il n'y a qu'toi qui échoues,

Que toi qui fais des glouglous,

Qui patauges dans la boue,

Et se noies dans le bayou !

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Sans limites 2/2

Publié le par modimodi

L'immensité est sans limite. L'univers en expansion repousse les confins de l'espace et du temps. L'imagination n'a pas de frontières établies sauf pour quelques bornés, un peu con-finés sur les bords trop larges.

Certains ont même l'esprit si étroit, qu'ils n'ont pas de place pour y mettre plus de deux idées à la fois. On les croit en réflexion, ils sont simplement occupés, fermés de l'intérieur, ils affichent complet. Ils ne font pas de l'esprit mais de la résistance à l'ouverture des angles. Et ce n'est pas une vue de l'esprit ! Circulez, y'a plus rien à voir !

Moi, je n'ai aucune restriction. Mes écrits ne tiennent pas la distance ! C’est bien normal ! Ne restez pas décontenancés ! Vous pourriez atteindre le vide. Mes textes sont comme mes idées, sans début ni fin. Avec moi, vous êtes toujours rendus à la dernière extrémité. Vous n'avez pas le choix ! Quand ils sont rédigés dans la thématique du "sans queue, ni tête", vous ne pouvez dire : "C'est tout l'un ou tout l'autre.'

De fait, je ne peux pas non plus vous emmener au ciel ni vous faire toucher le fond. Je ne suis ni petit ni grand, car sans communes mesures. Inutile de me contacter ou de chercher à m'aborder, je suis intouchable et inabordable. Je reste volontairement dans l'imprécision, je me tiens dans les parages, les alentours ou les environs. No limit !

Vous avez, peut-être, l'impression que je vous mène en bateau ! C'est impossible ! Ce serait la mer à boire ! ... Il y a bien longtemps que je n'ai plus la cote et que je ne vois plus la côte ! Je m’y suis échoué. Voilà pourquoi je suis trop sur les bords et que nous ne sommes vraiment pas du même bord. Pour ne pas vous faire embarquer, vous préférez d'ailleurs rester à quai, dans votre bateau-lavoir et jouer les marins d'eau douce.

Avec moi, il est vrai que vous ne savez souvent pas où aller. Directions : ailleurs, partout, nulle part, dans le no man's land, le désert ou le brouillard ! Je suis brumeux, ombre ou fantôme ! Quand vous croyez me comprendre et m'approcher, je vous repousse sans modération d'une trouvaille détonante, d'une expression explosive, jusque dans vos derniers retranchements.

Il faut vous dire que je ne sais jamais, jusqu'où aller trop loin puisque je ne fais pas partie de vos proches. N'ayant pas pour vous de présence d'esprit, je n'ai pas non plus de proximité posturale, sauf peut-être dans le dos à dos. J'évite ainsi d'être à un jet de pierres ! Oh ! Je ne vais pas pour vous, me casser la tête.

Sur mon blog, en libre consultation sur les réseaux sociaux, je garde mes distances. Vous pouvez toujours continuer de me montrer du doigt, de lever le pouce, de + en +, en cœur à cœur, en variantes d’émoticônes sur l'écran de votre tablette. C'est tout à mon honneur ! Il me suffit de m’adapter au nouveau mode de communication ! Les mots, les exclamations ont désormais un visage voulu humoristique. Il ne sert plus à rien d’apprendre à parler ou à écrire, il faut apprendre à dessiner… des zéros comme la tête à Toto !

Si vous désirez échapper à mon non-sens programmé... Passez vite à la vitesse supérieure, en cinq, sept, en 4, 5 G sur les vagues à surfer ! Vous savez ! ... Quand les corps dansent avec les esprits et la folie avec le génie ! Ou bien, simplement fuyez-moi ! Plus de clics en réseaux, que vos cliques et vos claques !

J'ai, de toutes façons, décidé de rester dans la course ! Je ne mettrai pas de frein à ma fantaisie ! Si vous me suivez, ce sera, je vous le promets, jusqu'à l'épuisement. Devrais-je, moi même être à bout de souffle par manque d'inspiration ou rester au pied du mur de l'obstacle à franchir ou du silence à percer !

Car je n'ai pas, comme vous, la limite du raisonnable. Je ne lâcherais jamais la bride de la fantaisie. Et que ça saute et caracole ! Tâchez d'être dans le mouvement et pas dans le vent de mes idées en courant d'air. Et si vous filez !... Que ce soit le parfait amour avec l'écrivain de ces écrits vains !

L'amour défie le temps. Il n'y a pas de délai, pas d'âge, pas de date de péremption. Nous le pensons à tort. Il est simplement péremptoire et impérieux !

L'amour est la denrée existentielle qui nourrit tous mes espoirs. Je le consomme avec ivresse, il me consume sans modération. La seule restriction n'est qu'en moi, quand je suis au maximum de ma forme. Et même, en cet état, je jaillis, hors de maîtrise, dans une gerbe d'étincelles de vie et de feu, dans un bouquet de mots éclatant d'artifices !

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