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Résistance et riposte 2/4

Publié le par modimodi

Ils ont tué les journalistes de Charlie pour des caricatures. Ils les ont accusés de blasphème! N'en déplaise à ses assassins, je reconnais à mon tour le droit au sacrilège et au blasphème, au nom du respect du droit. Et même si, ce point est pour moi bien délicat.

Faut-il que nous soient fixées des limites en dehors de notre conscience personnelle et morale? Ne peut-on ironiser sur les musulmans, les chrétiens, les bouddhistes sans attaquer Mahomet, Jésus ou Bouddha?

J'ai pour principe de vie altruiste et citoyen de n'être ni diffamant, ni injurieux, ni infamant et de ne jamais insulter les convictions profondes de l'autre. Je respecte chacun. Cela ne m'empêche toutefois pas de provoquer parfois. J'accepte ce qui me choque et me différencie. Par contre, je pense que certains n'accepteront jamais les caricatures "blasphématoires" du prophète ou de Jésus! Au delà de l'irrespect, ils les considéreront selon leurs critères comme une insulte personnelle envers la divinité, envers leur foi profonde! Seule la religion dogmatique et intransigeante pose la notion du blasphème et excommunie les hérétiques. Pas de blasphème pour celui qui ne croit pas!

Un dessin satirique ne trouble pas l'ordre public et ne constitue pas un acte volontaire de délit. Seuls ceux qui récupèrent l’événement sont des fauteurs de troubles intentionnels. Certains extrémistes ont même fait paraître de fausses caricatures, bien plus provocantes pour enflammer les esprits! S'il est interdit de représenter le prophète, ceux là l'ont fait comme des iconoclastes! Mensonges et manipulations sont souvent des moyens d'influence toxique.... Et encore, y aurait-il blasphème, faut-il s'en détourner ou régler le problème par la violence?

La finalité n'est-elle pas d'éradiquer toute pensée et de ne laisser qu'une seule religion imposée, dominatrice? Pas besoin de faire un autre dessin pour comprendre le dessein à peine caché, celui de bâtir par la force, un grand empire mondial et religieux!

Alors il faut être ferme, légaliste et clair. J'affirme que, dans notre République laïque, le blasphème n'existe pas. J'affirme que défendre la liberté d'expression, c'est défendre le droit à la critique et au blasphème. J'affirme que défendre une liberté, c'est défendre toutes les libertés!

Voici venu le temps du recueillement et de l'espérance! Voici venu le temps de la gravité et de la légèreté du souffle des idées! Voici annoncée la fin de l'insouciance mais voici venu et réaffirmé le temps de la réflexion engagée! Il n'y a pas de liberté sans courage!

Oui, à l'esprit critique, non à l'endoctrinement! Oui, à la liberté de juger, non à la propagande! Oui aux têtes bien faites et bien pleines, non au bourrage de crâne! Oui, à l'éducation et à la culture! Non, aux sectaires aveugles, aux obscurantistes qui renient l'héritage, la philosophie et l'esprit du siècle des Lumières! ils veulent tuer les intellectuels et la pensée, ils échoueront!

Moi, je porte mon chagrin, mon indignation, ma colère, ma révolte et je défends leur cause! D'ailleurs, je ne suis pas Charlie, je suis Moi, me battant pour Charlie!

Scander "je suis Charlie" est, au moment du défilé, un joyeux et fort cri de soutien et une preuve de ralliement! Mais au risque de choquer, je trouve que ceci peut être aussi un jeu collectif et pas un engagement personnel et durable! Sans parler de schizophrénie médiatique et sociale, celui qui affirme être Charlie, sait consciemment qu'il est une personne qui dit être Charlie! Ce dédoublement de personne peut affaiblir la conviction ou l'action. Chacun peut se dire ne comptez pas trop sur moi, ce n'est pas moi, c'est lui!

Moi, je suis français, démocrate et laïque. Je ne fais pas de prosélytisme. Je réserve mes croyances à la sphère privée, à mon intimité! Je n'en impose le caractère sacré à personne! Je suis libre de croire ou de ne pas croire. Je suis un profane, au sens étymologique, je me tiens devant le temple. je n'ai pas à affirmer ma religion. Mais si j'y entre, je dois le faire discrètement, sans provocation. De même, je ne dois pas être attaqué pour mon appartenance religieuse... On le voit bien tout est délicat et affaire de nuances!

Je ne fais pas bien sûr d'amalgame! Si l'humour est compatible avec la religion, l'amour est son fondement. Le respect et l'humanisme sont, dans la laïcité, le socle du vivre ensemble! Amis, il faut lutter contre soi-même et peser chaque jugement. Nous ne devons stigmatiser personne! Il faut défendre les caricaturistes du journal mais aussi ceux qui les critiquaient, riaient jaune ou aux larmes!

Aujourd'hui je vis une tragédie qui dépasse le nombre des victimes, un drame qui me pousse à l'action! Je suis un citoyen pacifique.Alors, penserez-vous, peut-être que j'agis de manière sans doute dérisoire, mais je me bats avec mes textes contre des terroristes violents qui font l'apologie du crime et de la barbarie! Je défends nos valeurs et les lois de la République! Je suis fier de la Constitution de 1958: << La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. >>

Alors humblement, je crée, j'écris, j'affirme et je m'engage. C'est ma riposte!

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Résistance et riposte! 1/4

Publié le par modimodi

Ils ont tué Charlie! Mon cœur révolté crie vengeance! Mon éducation judéo chrétienne me rappelant la loi du Talion, redouble ma colère et tonitrue, vengeance! vengeance! Oui, mes amis, je suis en lutte et j'entre en résistance!

Mais je reste pour l'instant, sur la touche de mon clavier, impuissant! Je n'ai pas suivi de camp d'entraînement! Je ne suis pas endoctriné, je n'ai pas d'armes! Mes seules armes sont mes mots! Ma page écran est un grand livre à ciel ouvert duquel s'envolent des colombes!

L'imagination, fille de la liberté, y avait fait se poser des oiseaux lyre pour les poètes musiciens et des oiseaux de paradis pour les écritures célestes quand les phrases sont touchées par la grâce! L'amour porté aux autres s'écrivait en lettres de joie enluminées des crayons du soleil!

Aujourd'hui la censure, la haine, l'intolérance sont des mots gris, tracés à la mine de plomb. Je veux désormais les effacer et rédiger d'une encre indélébile. Je veux les remplacer par les valeurs républicaines aux couleurs bleu, blanc, rouge de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Je veux colorier l'arc-en-ciel des pastels de l'ouverture d'esprit, de l'ouverture du cœur, de l'humanisme, de l'éducation, de la culture et de la paix!

Ces odieux assassins hier, ont éventré les immeubles et fracassé les tours, aujourd'hui, ils m'ont ouvert le cœur et cassé mes crayons! Mais j'en ai ramassé chaque morceau. Regardez! Je les ai tous taillés et je les brandis haut et fort! Ils se dressent sur la barricade comme la Liberté de Delacroix! Je suis debout, bras ouverts et poings serrés!

Ils ont tué Gavroche! Ils ont voulu tuer l'impertinence et l'insolence de la jeunesse de pensée! Ils ont voulu écraser l'esprit gaulois de ceux qui ne craignaient pas que le ciel leur tombe sur la tête! Ils ont voulu les faire taire!

Ils les ont odieusement fauchés! Eux qui n'étaient que des libertaires satiristes, des auteurs talentueux, des créateurs géniaux, des artistes inspirés, des enfants chahuteurs! Eux, les chroniqueurs provocateurs d'intelligence, eux, les journalistes amicaux, les Duduches, les grands gamins, eux, les trublions, les irrévérencieux à l'humour transgressif! Eux, les joyeux paillards déconnant, les gais et doux potaches!

Ils les ont abattus, eux qui affichaient leurs divergences et leur irrespect vis à vis des institutions quand elles dysfonctionnaient, eux qui le faisaient toujours avec outrance mais tendresse, avec sévérité mais sérénité! Eux étaient des gentils, sans mépris et sans haine! Eux étaient bien plus bêtes que méchants, plus tendres qu'offensant, eux n'étaient jamais racistes! Eux crayonnaient des mises en scène de nos pensées profondes mais refoulées, avec des traits féroces et des mots acérés et ciblés dans le seul but de choquer et de faire réfléchir ou d'être drôles pour faire sourire!

Ils les ont exécutés! Eux, les iconoclastes qui n'étaient jamais fondamentalement prophéticides ou déicides, voilà qu'ils sont morts sous les balles des fondamentalistes! Un coup de kalachnikov pour un coup de crayon! Morts pour une vanne, morts pour un dessin, une idéologie totalitaire contre cent mille idées humanistes!

Ils les ont massacrés parce qu'humour et religion ne sont pas compatibles pour les fous de Dieu! Ils sont morts pour une cause, un idéal de liberté, celle de l'expression, de la presse, de la pensée et de l'opinion! La liberté d'expression n'a pas de religion! " Ils ne l'avaient pas cherché! " Ils sont morts pour ma liberté! Ils sont morts pour un droit au blasphème! Ils sont morts pour mes droits! Je revendique à mon tour le droit à la critique, à l'irrévérence, le droit de rire de tout! Sourire, c'est résister! Dessiner, chanter, écrire, c'est riposter!

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Sans voix ! 2/2

Publié le par modimodi

Avec mes écrits "sans queue ni tête", on me dit que je donne du prurit aux puristes. Mes textes leur donnent des boutons, ils me font la guerre! Je réplique à tir nourri d'inepties. Mes mots que je tire en rafales sont mes seules armes !

Certains bedeaux ou thuriféraires de la belle jactance voudraient bien me sonner les cloches mais je pense qu'ils envisageraient le tocsin !... Moi, je suis mort de rire... d'un rire bien gras comme mon expression écrite, elle même, empâtée et grasse comme celle d'un moine copiste, tandis que mes idées sont restées maigres comme un cent de clous !

Au régime, serait-ce mieux ! Je suis déjà face de carême prenant et l'on me fuit comme un pestiféré croûteux ! Je me sauve et me traîne. Je ne peux plus faire entendre aux bigots, à l'esprit de chapelle littéraire, que ma petite et grinçante voix de crécelle !

Les critiques au verbe haut m'ont fait un procès verbal. Certains vieux conformistes jouent même, les jeunes premiers de la modernité ! Ils s'estiment du plus haut degré, alors qu'ils n'ont jamais réussi à atteindre le second !

Ceux-là m'ont bâillonné et muselé. Ils m'ont donné du discrédit à discrétion ! Je suis sans voix ! Je reste coi, allez savoir pourquoi ! Ma peine est inaudible de tant de cris sourds et intérieurs, de tant de pauses et de soupirs. Il ne me reste que des signes graphiques comme autant de signes de détresse.

Je ferais mieux de me retirer et de me murer dans le silence ! J'ai tout franchi: le mur des lamentations d'une voix éplorée, le mur de la honte, d'une voix pathétique et le mur du son, d'une voix éclatante. Concrètement, désormais je n'ai plus atterré qu'à me terrer et à me taire !

Tantôt, j'étais aux abois, je bramais, hurlais et braillais au fond des bois avec les loups, tantôt, j'étais à fond de cale, à fond la caisse, à fond sur tout et partout ! Déjà au fond, au très profond !... D'autres fois, je n'avais plus qu'un filet de voix cristalline qui murmurait et se la coulait en douce ! Aujourd'hui, je suis abasourdi et ma petite voix est sourde.

Le succès et l'inspiration me font sans cesse la sourde oreille ! La désolation fait entendre sa voix plaintive. Mes lecteurs internautes restent souvent sans voix: un misérable smile d'une seconde et d'un doigt pour un texte écrit besogneusement, pendant plusieurs heures !...Temps mort ou temps perdu font l'air du temps qui court  !

L'écho lui même n'est que celui de la voix funeste et lugubre de l'indifférence ou du mépris ! Je touche le fond de l’abîme. "De profundis, clamavit ad te!" Silence de mort!... Mes écrits ont de la profondeur, celle du silence des agneaux !... Je psalmodie : "Le Seigneur est mon berger... rien ne saurait me manquer ! Dans de verts pâturages, il me fait reposer." N'écoutant alors, que la voix de la nature, je bée et je bêle ! Mon talent broute, je rumine ou je pais, dans la paix des braves, tombés au champ d'honneurs, sans doute hélas, posthumes !

Certains qui me voudraient le muet du sérail, disent que j'ai une voix d'eunuque et que je devrais me voiler la face ! Doucement les basses ! Mezza voce! ... J'ai des sanglots et des larmes dans ma voix blanche ! Ma douleur est silencieuse, comme celle d'une odalisque.

Hier encore, je claironnais, je cornais comme un chapon, aujourd'hui, dans un langage châtré, je suis en sourdine ! A la basse-cour des miracles, m'adonnant à la pantomime, le pitre est piteux, le pantin est pantois ! Au diable ! Je dois me laisser maudire sans mot dire !

Me voici, taciturne, chercheur d'or du silence ! Sans trop savoir pourquoi, me voilà gardien du secret des mots. Un seul rébus me met au rebut. Je suis placé en réserve, comme l'animal libre de la création débridée ! Espèce, mal protégée, en voie de disparition ! Je dois me réserver peut-être pour l'énigme et le mystère !...

Alors, je m'impose une totale discrétion. Je vis dans la ouate, je pense à voix feutrée! Je garde ma langue dans ma poche, quand j'ai tant envie de vous la tirer !...

Je ne dois plus jamais parler pour ne rien dire... Interruption de l'image et du son ! Mutisme des carpes et des tombes ! Non, je n'ai ni avalé ni perdu ma langue mais dans un interminable face à face avec le grand Mystère, j'observe le silence !

Pourtant ma plume en secret se veut bavarde, elle jacasse et cancane, elle cajole et enjôle ! Mais maintenant qu'en vain, j'attends qu'un ange passe, je sais que j'ai eu tort de changer mes plumes d'oie pour quelques plumes de paons, oiseaux du paradis ! Désormais dans un silence éloquent, le mot chute, s'écrit et s'écrie Chut !

Alors, grands dieux, si je suis muet, c'est sans doute parce que l'e muet est une caractéristique de la langue française! Il faut comme moi, le laisser tomber ! Il est caduc, il ne peut pas être prononcé, comme mon éloge ! Excepté le funèbre ! Mais si possible, Seigneur, après encore... une pause, un très long temps d'arrêt !

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BLOG EN BERNE

Publié le par modimodi

POUR LA LIBERTÉ DE PENSÉE ET D'EXPRESSION

Hier, j'étais CHARLIE

Aujourd'hui, je suis CHARLIE

Demain, je serai toujours CHARLIE

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  • VIGILANCE!
  • RÉSISTANCE!

LA CRÉATION CONTINUE

CRÉER: C'EST VIVRE ET ÊTRE LIBRE!

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Publié le par modimodi

  • Triste, indigné, révolté

JE SUIS CHARLIE

  • Resserrés dans l'émotion

Contre le fanatisme

Pour la liberté de pensée et d'expression

NOUS SOMMES CHARLIE

  • Combien sommes-nous vraiment

DANS LE RESPECT RÉPUBLICAIN

DE LA LOI

DE LA LAÏCITÉ

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SANS PROSÉLYTISME NI COMMUNAUTARISME?

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Publié le par modimodi

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NOUS SOMMES CHARLOTS

SANS RÉPLIQUE ET SANS RIPOSTE

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Femme Arlequin et Mal d'amour

Publié le par modimodi

Toi, ma femme Arlequin,

Mon jeu de dominos,

Tantôt de noir satin,

Tantôt de blanc manteau ! 

Je suis ton fou, ton roi

Que tu pousses du doigt,

Au damier de ma vie,

De mes jours blancs et gris.

 

Dame ! Tu es ma reine,

Tu règnes en souveraine,

Maîtresse en ton palais,

En mon cœur échiquier !

Toi, seule est couronnée

Moi, je suis renversé

Sur cases noires, poussé,

Aux quat'coins du damier !

 

Dans ce bizarre tournoi

Tu m'imposes ta loi,

Tu me fixes tes règles

Et tu fonds comme un aigle.

De ton air cavalier,

Tu dis qu'tu vas m'sauter.

Plus le droit de bouger,

Je suis ton prisonnier.

 

Tu m'as damé le pion,

Mon cœur est en prison.

Enfermé dans ta tour

Je suis en désamour.

Je roque, je deviens fou,

Je tombe à chaque coup

Et c'est toi qui me cloue.

Echec au roi, d'un coup !

 

 

 

Mal d'amour

 

L'amour est en chemin.

Oui ! Je te sais qui viens,

Et je guette ton pas

Et je te tends la main.

 

Je ne veux pas guérir

Si, c'est du mal d'amour.

Je ne veux pas guérir

Si, c'est du mal de toi.

 

Je veux encore languir

Et regarder mourir,

Le cœur à contre-jour,

Nos corps à contre amour.

 

Vois ! La clarté décroit

Sens ! Le feu qui rougeoie

Au creux de nos ébats

En nos reins, en nos bras !

 

Lorsque le temps va bruire,

Un jour, tout va finir….

Ce sera l'heure de partir

Dans un dernier soupir.

 

Il faudra renoncer

Au printemps, à l'été,

Aux désirs étoilés

D'extases constellées.

 

Il faudra effacer

Plaisirs et voluptés,

En nos corps enfiévrés,

En nos cœurs ardoisés.

 

Pourra-t-on retrouver,

Avant de s'effeuiller

La saison parfumée

Des roses et des baisers ?

 

Avant de dessécher, 

Pourra-t-on s'enivrer

Des bouquets de tendresses,

De nos délicatesses.

 

Purs émois de jeunesse,

Tremblantes maladresses,

Rosée sur nos promesses.

En nos cœurs edelweiss.

 

La vie est chasseresse

De temps et de caresses.

Elle prend nos richesses,

Épuise nos ivresses,

Nous instille tristesse,

Faiblesses et sagesse.

 

Ah ! Saura-t-on jamais,

A l'heure de s'envoler

Vers l'amour azuré,

S'il n'est déjà chassé,

S'il n'est déjà passé,

Le tendre temps d'aimer ?

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Mystères

Publié le par modimodi

Est-ce parce que la nuit, tous les chats sont gris, que certaines chattes nous en font voir de toutes les couleurs?

Un homme tout feu, tout flamme, devient-il sinistre ou difficile à maîtriser?

Au nom du principe, qu'une femme sans poitrine est comme un lit sans oreiller, faut-il l'aimer à travers seins?

Les grippe-sous attraperont-ils la fièvre de l'or?

Les esprits d'une bêtise sans limite, sont-ils finalement bornés?

"Qui veut faire l'ange fait la bête": la bête à bon Dieu ou la bébête qui monte, qui monte?

Si l'amour est un basic instinct, ah le câlin!

Sait-on pourquoi l'amour nous met des chaînes, puisqu'il n'y a souvent qu'elles qui arpentent?

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Sans voix ! 1/2

Publié le par modimodi

Rien ne vaut un babil d'enfant ou un gazouillis d'oiseau comme la voix du rossignol dans une tiède nuit d'été !

J'aime les voix, j'en fais collection de timbres : voix d'enfant ou d'opéra, toutes expriment nos émotions, par la parole ou le chant.

Je voulais parler la langue des oiseaux, de l'oiseau bleu et du merle blanc. Mais je ne connais pour la plupart que de drôles d'oiseaux, des oiseaux de mauvais augure, des "geais plus", noirs et bavards, qui s'en-mail-ent les plumes, les posts et les pinceaux ! Ils sont des millions à m'ignorer ! De fait, chez moi, la voix de l'éloquence risque bien un jour, de rester en cage et aphone en iphone ! Hirsute, ébouriffé, je m'égosille d'une voix de fausset.

J'aurais aimé, hypothétiques lecteurs, que vous fussiez baba de mes textes baba cool ! Que vous fussiez bouche bée et tous muets d’admiration. Dans un sens, je suis exaucé, car vous êtes bien muets, non pas d'admiration mais hélas d'affliction !

Les principes sont respectés et appliqués : "Les grandes douleurs sont muettes !" Vous respectez la loi du silence ! Votre avertissement est sans frais. Le cercle vertueux de mes liseurs est devenu vicieux. Car si je ne peux plus laisser dire, alors, je ne peux plus bien faire.

Écrivant sur un blog, je ne peux même pas me défendre de vive voix ! Je ne peux pas la faire entendre, je ne peux l'élever. C'est donc motus et bouche cousue que je tonitrue, ma bonne foi en légitime défense... Pourtant, pour un écrivain, cloîtré dans le silence monacal de ses pieuses pensées, avoir voix au chapitre me paraissait normal.

Me voilà, condamné au froid de la crypte, dans un silence de mort et muet comme la tombe. Dans le silence sépulcral, il y a des minutes de silence qui vous semblent une éternité ! Que me reste-t-il à entendre, en dehors de la voix de ma conscience ? La voix du peuple, la voix de Dieu ? Une voix puissante, retentissante, vibrante, celle de la foule qui gronde ou du tonnerre céleste ? Par Allah ! A quoi bon, en haut du minaret, un muezzin muet ?

Il serait tout aussi hallucinant d'être allumé comme Jeanne d'Arc et d'entendre des voix. Je ne veux pas courir le risque d'un grand autodafé. Vite, une voix d'extinction pour mon imagination enflammée ! ... Je prêche dans le désert, je parle aux cailloux chauffés à blanc.

Je ne voudrais pas non plus persévérer dans mes erreurs, rabâcher, être un rabat-joie ! Si possible, pas de voix de perroquet, de casse-oreille et de casse-pied ! Si je suis un âne, qui hier encore, opinait du bonnet, aujourd'hui, je n'ai plus droit au son. A quoi bon d'ailleurs, si c'est pour "qu'asinus asinum fricat."

Mes messages sont pourtant de doux et calmes messages de paix. Les colombes de mes mots portent des rameaux d'olivier et chantent l'amour des trouvères et des troubadours. Je vocalise, je chantonne ! J'offre des berceuses à ceux qui s'en balancent et des ballades à ceux qui m'envoient promener. Je me suis fait le chantre de la vie et de l'espérance, de la joie et de la fantaisie.

Mais l'homme préfère parfois les chants de guerre et les requiem aux magnificat. Le peuple déchante quand il entend le bruit des bottes et la voix du canon. Silence dans les rangs ! Pourtant certains va-t’en guerre, braillards et revanchards choisissent la voix du sang à la voix de la raison. Les corbeaux noirs coassent leurs accusations fielleuses et la hyène a toujours sa voix de haine pour hurler à la mort.

Je rêve de leur clouer le bec et de lui coudre ses baveuses babines afin de leur couper à tout jamais la parole. Seigneur ! Que cette volonté soit mise à exécution ! Je ne demande pas meilleur sort pour mes frères en humanité. Il n'y a là, rien à redire. Si je garde le silence, je monte aussi la garde !

Bien sûr, je peux toujours tenter de faire entendre la voix de ma conscience ! Mais mon émotion est muette. Dans le silence de ma pensée, mes idées ne font pas grand bruit. Dans mon calme intérieur, l'esprit souffle à peine sur l'imagination, sur les sens et leurs représentations. Mes réflexions jouent en sourdine dans l'harmonie des intuitions. Méditative et indicible est ma sensibilité. Seule, ma volonté s'exprime dans le crissement de la plume pour des mots qui restent souvent lettres mortes.

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Regrets ad libitum... 2/3

Publié le par modimodi

J'aurais voulu être Zorro,

Le plus grand des caballeros,

Le meilleur des pistoleros,

Vous fair' prisonnière au lasso !

Mais je vous vis, je fus KO.

J'ai bredouillé un qu'èsaquo,

Je n'ai pas pu sortir un mot.

J'étais muet comm' Bernardo !

 

J'aurais voulu être Aladin,

Enchanter vos nuits, vos matins,

De plus de mille et un jasmins.

Mais je mets l'feu au brûle-parfum ;

J'astiqu' ma lampe, j'me lux' la main,

Le conteur n'était pas au point !

 

J'aurais voulu être, comme Adam,

Pas de Marie, son bon enfant,

Mais du Bon Dieu, le Tout Puissant !

Las ! I'm'prend pour un indigent,

I'm'donne une pomme et un serpent 

Et m'suggère le zizi panpan !

 

Ma p'tite Eve, mêm' si, c'est tentant,

Arrête-moi ce french cancan,

N'écoute pas ce charlatan !

Ne croqu' pas ma pomme à pleines dents,

C'n'est pas l'moment d'faire des enfants

Ni d'jouer à papa, maman !

 

J'aurais voulu m'appeler Louis,

Etre le roi des embellies,

Faire le soleil et la pluie,

Le grand Versailles, ses féeries !

 

Marie-Antoinette, ma chérie,

Tu es ma dernière folie,

Je te couvre de pierreries,

Perles, saphirs, grenats, rubis,

Mais, tu préfères les p'tits marquis !

 

Je t'ai fait reine, pas de la nuit !

J'suis la risée du tout Paris !

Faut'de pied, j'prends mon panaris !

Je n'suis plus ton souverain Louis !

J'suis ton coucou, ton canari,

Tu me voudrais dans ta volerie !

Par Clovis et par St Denis,

Je suis la tuile des Tuileries !

 

J'aurais voulu être Ronsard,

Pour vous aimer Marie, ce soir.

Mignonne, la rose allons voir !

Prenez ma main, mon cœur dare-dare !

Mais lâchez-moi cet arrosoir,

Vous allez encore faire pleuvoir !

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