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Méprise 4/4

Publié le par archibald_06

Tombée comme un ange,

Au milieu des anges,

Pourquoi m'es-tu advenue,

Quand je ne t'attendais plus ?

 

Je t'attendais,

Je t'appelais,

Je te guettais,

Je t'espérais,

À bout de colère et de haine,

À bout de vie et d'espoir,

À bout d'espace et de mots,

À bout d'ivresse et de mémoire.

 

Tu es venue enfin !

Étoile de sang

De mon cœur éclaté comme un fruit,

Grenade aux mille plaisirs !

Tu es venue enfin!

Gouttes de miel,

Pluie de soleil,

Flammes du soir,

Sur ma première larme,

Comme une ride de lumière.

 

Je t'ai nommée, amour,

Ivresse, moisson et nuage de soie,

Je t'ai nommée, frissons,

Rose, rosaire et rosace,

Espérance et lumière,

Azur et plein-ciel de ma joie.

 

Tu m'as offert l'inaccessible,

L'aube impossible,

L'enchantement d'un jour nouveau

À l'horizon blanc de mon rêve !

J'ai cueilli fleur et fruit,

Désirs de vivre et de mourir.

J'ai pris ton pas,

Chemin d'étoiles,

Cœur infini !

 

Abandonné sous tes caresses,

Je t'ai qualifiée de maîtresse.

Je t'ai créée, ô émotion,

Vertige, émoi, mots pétrifiés,

Onde feu de ma poésie!

Je t'ai accusée, ô traîtresse,

Plume de liège et de satin

De voler mon inspiration,

 

Aujourd'hui, ma raison s'envole,

Ma sagesse est devenue folle!

Je peux croire à tes promesses,

Tu m'enlaces dans leurs corolles.

Tu y graves mes cris, mes paroles.

 

La vie n'est pas une méprise !

Je ne crains plus les absolus,

J'ai le bonheur en franchise.

Je vais écrire sur la nue,

Enfin, tu m'es advenue !

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Le grand cirque

Publié le par modimodi

La mode vient des Etats Unis, du cœur de la Californie ! Phénomène de mode du mois de novembre 2014 ? Du Nord au Sud, les clowns attaquent notre pays. Ils menacent et ils effraient le quidam et les vieilles dames. Ils ne donnent pas le spectacle, ils créent le désordre. La peur a pris la place du rêve.

Qu'est-ce que c'est que ce cirque ? La psychose s'installe sur les gradins. Les médias ont tendu leur grand chapiteau. Les guignols de l'info enquêtent et commentent. La grimace est de circonstance ! Le comique a fait place au tragique.

La télé fait son grand circus ! L'agitation médiatique et clownesque s'est emparée du spectateur. Elle rend compte du grotesque de la situation, dans une mascarade de réprobations. Place à l'exagération, au sensationnel et à l'inédit! Ce sont dans l'émotion et le mauvais imaginaire, les nouveaux contes de grim', âge de glace et d'effroi.

L'auguste ne fait plus rire les petits et les grands. Il ne s'appelle plus Patoche le sympatoche mais Pétoche le sale moche, qui fait peur aux mioches ! Son nez rouge allume et enflamme le fantasme de la frousse, à l'intérieur de la citrouille. Drôle de façon de fêter Halloween !

Autrefois, le clown apportait le burlesque et la joie. Il illuminait la piste et écarquillait nos yeux de son habit de lumière chatoyante. Aujourd'hui, dans une vilaine pitrerie, il renverse les codes et casse le miroir de nos représentations. Il détourne l'image enfantine de la joie. Il la transforme en une peur malsaine. Il glace le rire et pétrifie ! Sa farce malintentionnée inquiète et terrorise.

La peur du loup de nos contes de fée, des monstres de nos mythes et légendes, est évidemment une peur créée et voulue. Dans le cas présent et de la même manière, le clown délinquant joue volontairement sur nos croyances. Il détruit la figure traditionnelle du clown triste ou gai pour nous effrayer, par un comportement différent, étrange et menaçant. Il joue avec toute l’ambiguïté de notre imaginaire et les troubles de notre passage à l'âge adulte. Il ressuscite, notre angoisse, nos phobies et nos cauchemars. Nous perdons la maîtrise de nous-mêmes.

Le cirque a quitté son arène et sa piste étoilée. Il est dans la rue, sous la lumière pâle des réverbères. Les ombres fardées, criardes et armées surgissent de la nuit. La crainte sous le masque, le danger et la terreur s'installent dans la violence urbaine. La paranoïa nous guette et avive le prétexte des milices

Stephen King a employé le même ressort pour jouer avec notre angoisse, dans un de ses films : " Çà-il est revenu. " La poupée Chucky, possédée par l'esprit d'un tueur en série, use du même procédé. Le jouet s'anime et la gentille devient méchante et diabolique. Saw et plus récemment, Annabelle donnent ainsi le frisson et la panique. Le normal se dérègle et tout devient anormal ou paranormal.

Un seul but poursuivi : épouvanter, paniquer et réveiller les peurs ancestrales ou nocturnes de notre enfance pour créer le traumatisme des petits et des grands. Car, depuis toujours, les morts vivants marchent avec les zombies. Pour le paradis promis, les morts doivent aussi ressusciter ! Perspective biblique apocalyptique !

Dans notre quotidien, dans l'arène politique, sans avoir besoin de se déguiser, quelques clowns font le cirque et tentent en mauvais saltimbanques, d'amuser la galerie. Ils effraient par leur incompétence et font rire avec leurs promesses.

Riez, jaune sans doute ! Guignol donne du bâton et Paillasse, sans rire, nous y met.  La paille oui, mais plus de grain ! A la cour des miracles économiques, le bouffon a un talent fou pour réjouir d'une clownerie, le roi Shrek. Avec moins de génie que C. Chaplin, tous ces marioles font le Charlot ! Pour faire le Zouave, il leur suffit d'attendre la nouvelle crue du pays qui prend l'eau. Il nous sera difficile de garder les pieds au sec !

Y'a des jours, j'ai la frousse ! Je voudrais avoir des talents de prestidigitateur pour faire disparaître ces illusionnistes, être dresseur pour faire danser ces éléphants, dompteur pour ces tigres de papier, aux dents longues, jongleur pour casser les assiettes de l'impôt et fakir pour les faire tous, monter sur ma planche. Ce serait un chouette clou du spectacle !

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Boules de comme

Publié le par modimodi

Les femmes, c'est comme les étages, on les grimpe ou les escalade, tour à tour.

L'homme, c'est comme le décret, il entre en vigueur et tombe en désuétude.

La mort, c'est comme l'impôt, ça vous grève et on en crève d'en n'être pas revenu.

L'amour, c'est comme l'autruche, ça (il) vous prend à l'estomac, on avale tout et on court, on court, avant de finir aux plumes.

La vie, c'est comme le café, on broie du noir avant de boire la tasse. Ceux qui ont du bol, se sucrent.

La femme, c'est comme la violette, modeste, simple et parfois double.

La mort, c'est comme la glace, un ice crime.

L'amour, c'est comme les découvertes mais, mon Colomb, c'est pas toujours l'Amérique!

Le sexe, c'est comme l'aéromodélisme, les modèles réduits cherchent à s'envoyer en l'air.

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Méprise 3/4

Publié le par modimodi

Je t'espérais,

Comme le pain, le vin et la fleur du prunier.

Je t'espérais,

Comme le feu, au cœur éclaté du silex.

Je t'espérais,

Comme un parfum oublié au creux de l'épaule.

Je t'espérais,

Comme un bateau dans le port de mes bras.

 

Tu es venue,

Couverte d'algues et de coraux,

Nacrée de sel et d'écume

Sur une mer de silence.

Tu es venue,

Voiles sans vent,

Ailes d'ange de ma nuit,

Te poser sur mon cœur.

 

Si la vie n'est qu'une méprise,

Pourquoi m'es-tu advenue ?

 

J'ai si souvent trompé mes certitudes

Dans les larmes des hommes,

J'ai si souvent brûlé

La lampe blanche de l'insomnie,

Tant compté de journées,

Sans neiges, ni moisson.

Tant ouvert de chemins,

D'impasses mouillées de pluie.

 

Si la vie n'est qu'une méprise,

Pourquoi m'es-tu advenue ?

 

Tu as tant baigné d'oiseaux,

Dans le fleuve de tes cheveux,

Tu as tant tenu de ruisseaux,

Entre les pièges de tes doigts,

Tant offert de colliers d'écume,

Aux galets brûlants de l'été.

 

Si la vie n'est qu'une méprise,

Pourquoi m'es-tu advenue ?

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Mystères

Publié le par modimodi

N'est-il pas juste de se retrouver sur la paille, quand on a tué la poule aux œufs d'or?

D'érection en érection, l'homme échafaude-t-il l'amour?

Faut-il porter aux nus, les beautés qu'on louange?

L'homme est-il fait pour la saillie ou pour l'alignement?

Pour parvenir au sexe, faire l'amour à un ange, ça donne des ailes ou de la patience?

Du bouton de rose au bouton de fièvre, en découd-on avec l'amour?

Ceux qui ont raté le siège de l'amour, ont-ils le cul entre deux chaises?

En rencontrant ce zouave, ma sœur a-t-elle eu la main heureuse?

Est-ce qu'aux ânes damnés, la valeur n'attend pas le nombre des ânées?

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Bêtises !

Publié le par modimodi

"Ah ! Bête comme chou !" "Oh ! Simple comme tout !" Voilà, généralement l'appréciation recueillie à la lecture de mes textes, étiquetés de " sans queue ni tête ! " Je peux, paraît-il, concourir pour le grand bêtisier littéraire. Car, je n'écris que des bêtes-seller. Je suis béat et bêta. Et on ne sait jamais ! Aujourd'hui, je bêtifie, demain, on me béatifie ! C'est mon secret et bête espoir.

Je suis un laboureur de mots, un rustique. Boudiou ! Bête à manger du foin à la fourche, je peux à tout moment, monter dans la bétaillère des critiques aux gros sabots pailleux ! Jarnidieu ! Bête de somme, mes écrits assomment le troupeau de mes détracteurs. Morgué ! Je suis une, je suis cent bêtes curieuses, un bestiaire, à moi, tout seul ! 

Sacrebleu ! Je suis un âne au grand bonnet, un baudet de cirque, un dindon de la farce et un serpent à sornettes. J'ai un bœuf sur la langue, je tourne bourrique et bientôt chèvre ! J'ai le talent d'un bigorneau, je m'enroule dans mes idées noires, j'ai l'esprit d'un bulot recroquevillé dans ses pensées caoutchouteuses, j'ai la platitude d'une sole, ensablée et vaseuse. Mes âneries et sottises se font canarder de tous côtés. Elles n'ont un maigre succès, qu'auprès de quelques bêtasses, de belles bonnes bécasses, des dindes dodues, des buses à tête blanche et des vieilles biquettes ! Toutes, des gentilles bébêtes, comme l'oie de Dufrénoy.

Mais injustice du sort ! Moi, qu'on pense bête, je me souviens de tous mes efforts ! Je le jure ! Mordienne ! Je suis une bête de travail ! J'ai sué comme un bœuf pour produire quelque effet ! Ventrebleu ! J'ai blanchi sous le harnais, comme un cheval de labour, dans le champ pierreux des mots. Morbleu ! Je suis et je reste une bête de traits et de ratures, mais ma prose reste un chaos gréseux et mes vers sont boiteux. Je suis bête comme mes pieds.

Fouchtra ! Je ne le sais que trop ! Inutile donc, de me traiter comme du bétail ou de me chercher la petite bête ! Morbleu ! Je ne peux pas changer. J'ai une tête de mule et une araignée au plafond de mon écurie ! C'est ma bête noire, celle qui tisse le fil et la toile de mes récits...

Dans la morte saison, je patiente en déroulant le fil, je tisse ma toile jusqu'aux étoiles !...  Car enfin, bonté divine,  au printemps du renouveau stylistique, j'ai l'intime conviction d'avoir droit au bonheur d'une petite bête à bon dieu ! Alors là, Crévindiou ! Vous la verrez la petite bête qui monte, qui monte, dans les meilleures ventes de librairie !

Je suis persuadé que je vais réussir et qu'il viendra vite, le temps prochain, où vous reprendrez tous avec moi, du poil de la bête ! Ma plume au vent de la célébrité va s'envoler ! Inutile, en cette attente de me voler dans les plumes et de me courir sur le poil. Inutile de garder une attitude bête et méchante comme de vous lamenter en vain, sur des écrits, bêtes à pleurer !

Dans le jardin des belles-lettres, vous me prenez parfois pour un cornichon. Moi, je vous laisse à vos aigreurs et je m'abandonne à mes douceurs. Broutez et ruminez tant que vous voulez ou sucez votre pouce ! Moi, je suis tout sucre et tout miel. Je savoure quelques sottises de Valenciennes. Je suçote, les yeux fermés, quelques bêtises de Cambrai. Pendant que vous salivez et bavez sur vos bavoirs, brodés de mes stupides histoires, je ne perds pas le Nord et je vous fais la chique, la spécialité de Bavay ! Vous le voyez ! Ou j'ai oublié d'être bête ou je ne suis pas si bête !

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Méprise 2/4

Publié le par modimodi

Je t'attendais

Dans la clarté blanche des aubes.

Je t'attendais

Dans mes sommeils tissés de neige.

Je t'attendais

Dans la brume des aubes trahies.

Je t'attendais

Dans la peine, ombre de mon cœur.

 

Si la vie n'est qu'une méprise,

Pourquoi m'es-tu advenue ?

 

Tu es venue,

Souffler les nuages cendreux

D'interminables nuits de suie.

Tu es venue,

Délivrer les écorces du jour,

Des griffes blanches du matin.

Tu es venue,

Porter la clef des saisons bleues

Aux vents moussant d'oiseaux.

Tu es venue,

Offrir la rose de satin

D'une promesse faite à demain.

 

Si la vie n'est qu'une méprise,

Pourquoi m'es-tu advenue ?

 

J'ai si souvent ouvert les bras

À des ombres de pluies et de feuilles,

J'ai si souvent croisé les doigts

Pour des amours grises, sans âme.

J'ai tant déchiré de corps,

Plaisirs faciles, désirs troublants.

J'ai tant égaré mes rêves,

En des pays brûlés par des passions contraires.

 

Si la vie n'est qu'une méprise,

Pourquoi m'es-tu advenue ?

 

Tu as tant bu de sources claires,

Tant mis de jonquilles en tes yeux,

Tant partagé d'étés fidèles,

Tant tendu tes mains aux étoiles,

 

Si la vie n'est qu'une méprise,

Pourquoi m'es-tu advenue ?

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Boules de comme

Publié le par modimodi

La femme, c'est comme le charme, indéfinissable.

L'homme, c'est comme l'angle, quand il est obtus, ça devient aigu et quand il est mort, il peut aller se faire voir sous son meilleur!

Le sexe, c'est comme le manche, il faut tirer très fort dessus pour s'envoyer en l'air.

La femme, c'est comme l'administration, parfois confondue avec la fonction publique, services compris!

L'homme, c'est comme le courant, à la masse ou entre deux eaux.

Le sexe, c'est comme le caramel, mou ou dur, il faut éviter les dents.

L'homme, c'est comme la balance, sa tare, c'est d'être un fléau, quand il ne fait pas le poids.

La vie, c'est comme la phrase, simple ou complexe et point final.

Le sexe, c'est comme l'ail, sa tête se frotte même aux croûtons pour leur vendre des salades.

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Énorme !

Publié le par modimodi

Le monde rationnel évolue dans la normalité de la raison et de l'entendement ! Mais toute notre enfance et notre imaginaire sont imprégnés de fabuleux, d'extraordinaire, d'ogres et de fées, de lutins et de géants.

L'énorme fait partie de notre univers, en ce sens, qu'il bouscule, normes et conventions. Pourtant, en ce bas monde, bien-pensant, mieux vaut être en conformité. Il ne faut pas bousculer les normes du bon langage châtié, de la grammaire et de ses usages, de l'orthographe et de ses règles...

Je dois confesser mes fautes. " Haec est mea culpa, mea maxima culpa ! " Aucune indulgence pour avoir enfreint la loi et ses codes syntaxiques. Le bon maître a souligné mes énormités. Je suis sa bête curieuse, bête à manger des chardons ! Je suis sa bête noire, sa bête de traits rouges pour sa bouteille à l'encre !

Bâté du péché du sens originel des mots, aussitôt, je dois tomber en pénitence où, j'ai droit au bonnet d'âne. Pour ne pas avoir été dans la norme, me voilà, en désaccord pour une simple faute d'accord, singulier pour une erreur de pluriel, barbare pour un barbarisme !

J'ai aujourd'hui encore, le défaut de l'extravagance stylistique et littéraire. J'en pratique la démesure, au point que certains trouvent mes écrits énormes car sans queue ni tête ! J'ai l'écriture obèse de pleins sans déliés. Je surcharge et j'empâte toutes mes phrases, je suis ventru de la ronde tournure, je gras-souille de la formule emphatique. Adipeux en peu de mots ! Oui, tu l'as dit bouffi ! J'ai la forme onctueuse, quand j'écris pour les huiles. J'ai l'expression poissarde, sirupeuse et collante, quand on me brise les bonbons !

Je suis énormément maladroit, extrêmement mal embouché mais immensément malicieux ! Le nombre incalculable de mes gaffes est en fait calculé ! J'ai bien vu et prévu toutes mes bévues ! Au risque de me prendre une peignée, mon expression est échevelée. Ma plume cocardière cherche à ébouriffer et à décoiffer, sans trop hérisser l'épi-derme. Je suis excessif pour améliorer l'ordinaire du lecteur et lui offrir de l'extra ! Je n'ai pas de modèle. Non ! Rien que des modalités de probable et d'outrances. J'en fais des tonnes, j'étonne et je détonne !

La fantaisie est un espace infini, pour fabuleusement affabuler. La déraison feinte est une immense étendue spirituelle pour provoquer en duel les idées, faire combattre titans, romains et bénédictins ! L'imagination n'a pas de frontières, elle déborde de fantasmes. L'inspiration est sans bornes, elle puise au plus profond des mythes et des légendes. L'illusion chevauche les chimères.

Le colossal donne une dimension supérieure à l'absurdité. Le fantastique est la norme de l'enchantement. L'inouï ne parle qu'à l'oreille du cœur ! Voilà pourquoi, l'esprit dans ses grandes largeurs, devrait toujours vagabonder hors des sentiers battus. L'utopie est le lieu de villégiature de nos songes. La fiction prend en toute circonstance, tous les sens figurés. L'inimaginable, l'inconcevable et l'incroyable sont les actes de foi qui sauvent l'écrivain.

Vous le croyez énorme, il n'est que généreux ! L'amplitude de son talent est dans le poids de ses mots et le choc de ses propos. Son importance a la dimension et l'envergure de sa pensée. Il est considéré, s'il sait sidérer. Il est exceptionnel, s'il cultive l'exception thématique ou stylistique. Il est phénoménal, s'il dépasse la réalité. Il est auréolé de gloire, s'il a su être lumineux. Il élargit le cercle de la famille littéraire, s'il a su vous décentrer et vous concentrer, sans pour autant être excentrique. Le stylite sur son piédestal finira au Parnasse ou au Panthéon. Il aura sa statue, s'il est monumental ! Il revêtira l'habit vert, s'il est académique.

Dans cet espoir immodéré, dans cette attente démesurée, il ne rêve pas, il cherche le succès bœuf et travaille d'une seule traite ! Au pays des vaches sacrées de l'édition, il a une sacrée patience, pour offrir la tétée, à des lecteurs indolents, broutant les fleurs de rhétorique ! Il a une vache de générosité, pour donner à boire du petit lait, à des critiques ruminant et mâchant leurs boulettes, au ras des pâquerettes.

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Méprise 1/4

Publié le par modimodi

Je t'attendais

Sur une ligne de ma main,

Je t'attendais

Dans les herbes folles du hasard,

Je t'attendais

Dans les galops bleus de la mer,

Je t'attendais

Dans le chant de la sève,

Je t'attendais

Dans la houle des ciels de blés...

 

Tu es venue,

Parée de soleil et d'éclairs,

En plein midi d'éternité.

Tu es venue,

Constellée d'azur et d'étoiles,

Sur une route de lumière.

Tu es venue,

A mon cœur cadenassé,

Révéler tes secrets.

 

Si la vie n'est qu'une méprise,

Pourquoi m'es-tu advenue ?

 

J'ai tant habité de brouillard,

Tant foulé le sable des jours,

J'ai tant battu de vents du soir,

Tant serré la main de l'ennui...

 

Si la vie n'est qu'une méprise,

Pourquoi m'es-tu advenue ?

 

Tu t'es tant enivrée aux pavots de l'aurore,

Tu as tant cueilli de gerbes de lune,

Tant fait voler d'oiseaux au ciel de mon lit,

Tant donné d'ailes aux anges de mes nuits…

 

Si la vie n'est qu'une méprise,

Pourquoi m'es-tu advenue ?

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