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Emiatej 1/2

Publié le par modimodi

Je ne veux pas parler d'amour.

Mes mots ont des feux retenus

Et des lumières pâlissantes,

Au cœur poignardé des glaïeuls.

Je suis à l'encontre de toi,

Je ne peux pas te dire : je t'aime !

 

Mes mots ont la tête à l'envers

Et poussent leurs racines au ciel.

J'ai renversé le sablier,

Mon cœur est au jardin d'Eden,

Mes pensées en forêt d'oiseaux,

Nichés dans le vert d'un tableau.

Je ne te parlerai pas d'amour,

Je ne te crierai pas : je t'aime !

 

En chaque mot, la nuit s'achève,

Te souviens-tu d'Emiatej ?

 

Ce printemps est métamorphose.

La sève coule de mes fleurs de papier,

Paroles rouges, au lever du soleil.

Je ne sais plus faire de poèmes,

Mes rimes n'ont pas de futur.

L'instant n'est que provisoire,

A travers les branches du temps.

 

Seule, la réalité s'impose,

Comme ton visage au miroir,

Familier et jamais pareil.

En chaque mot, la nuit s'achève,

Te souviens-tu d'Emiatej ?

 

Maudit, soit le poète

Possédé par sa muse !

Abandonné, les yeux fermés,

En plein exil de toi,

La lumière n'a que des reflets.

L'inspiration est anémiée,

L''encrier desséché.

 

Aux travaux de la plume,

Moi, je taille les mots,

J'affûte l'indicible,

Je martèle les ombres.

Je crie aux sortilèges.

En chaque mot, la nuit s'achève,

Te souviens-tu d'Emiatej ?

 

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Boules de comme

Publié le par modimodi

Le sexe, c'est comme la démonstration, palpable.

L'homme, c'est comme les soldes, à prendre, si c'est une bonne affaire ou à marchander.

La femme, c'est comme les pommes, un sujet tarte.

Le sexe, c'est comme le fuseau, il tombe en quenouille en se dévidant.

La mort, c'est comme la guerre, feu à volonté.

La vie, c'est comme la conception, une création inspirée qui dépasse la pensée.

L'amour, c'est comme le rhumatisme, il faut éviter de s'enflammer, c'est quand il se fixe qu'il devient douloureux.

La vie, c'est comme la réputation, bonne ou mauvaise, on n'a pas d'honneur à la perdre.

L'amour, c'est comme le lierre, on s'attache puis on s'enguirlande.

L'homme, c'est comme la cime, pour être à la hauteur, il lui faut prendre le dessus sans s'en faire une montagne.

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Googlito ++ 4/4

Publié le par modimodi

Googlito est même excité,

Toute la nuit, il va veiller,

Un plein d'amitié quémander.

Entre deux thés et trois cafés,

Il va poster et reposter :

Des bombasses, tee shirt mouillé,

Des mâles, sexys, bodybuildés.

 

Sur l'écran, les yeux explosés,

Il n'a plus d'suite dans les idées !

Coq à l'âne au café au lait !

Il est à jamais enfermé,

Comme de l'intérieur, les WC

Qui vous affichent : Occupé !

 

La googleuse de minuit passé,

Dans le spleen, toute entière plongée,

Fait dans la douce intimité.

Culture, émotion prononcée,

Ell' se croit seule, abandonnée,

Ell' confidence à mots feutrés,

Lutte pour rester éveillée,

Tchatche pour rester connectée,

"Tu dors déjà, dis, ma beauté ?"

 

De la rose, au jardin mouillé,

De l'herbe folle à la pensée,

Le mond' virtuel est beauté

Pour qui aim' la diversité,

Le brassag' des genres, des idées.

 

À l'univers, tous reliés,

Tous inconnus mais réseautés,

En tendresse et en compassion

Dans des milliards de connexions !

Sur le mêm' pied d'égalité,

Créations et chats écrasés 

Et des rencontres improbables :

D'un inuit et d'un baobab !

 

À quoi bon, donc se lamenter,

Me disait un jeun' Facebooké !

On cherche tous à se montrer

Par procuration, s'afficher.

Sur les réseaux, mêm' prisonnier,

De la grande toil' d'araignée,

On est peinard, on est planqué,

On peut fair' discret ou kéké,

Avoir l'impression d'exister,

D'avoir des idées, de penser,

De pouvoir aimer, être aimé,

D'être actif, toujours occupé

D'avoir des amis par milliers

Et de vivr' comme un naufragé,

Comme un oiseau emmazouté,

Dans le virtuel, englué,

Démodé, aigri, isolé,

Inspiré, réac, exalté

Mais branché et googlisé !

 

ENVOI :

"Lorsqu'il se prend pour the best

Ce modimodi, quelle peste !

Car entre le zist et le zest,

C'est le moindre mot qu'il moleste

Avec un culot manifeste !

Qu'il aille se fair' voir à Brest

Ou qu'il retourn' finir sa sieste !"

 

Il répondit : "Bouseux agrestes,

Citadins aux idées modestes,

Esprits pointus et immodestes,

Cousine Nelly, oncle Ernest

Googlitos, Nord, Sud, Est, Ouest !

De la lune ou de Bucarest

Je suis sur G+ et j'y reste !"

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Crocodile

Publié le par Modimodi

Seul sur son île,

Le crocodile

Est immobile,

Queue dans l'argile.

 

Quelle heure est-il

A Brazzaville?

Se dit tranquille,

Le crocodile.

Que se passe-t-il

A Bougainville?

Buffalo Bill,

Existe-t-il?

 

Verrai-je le Nil,

Au mois d'avril?

J'suis en exil,

Sans domicile,

Je cherche asile.

 

Seul sur mon île,

Loin de la ville.

C'est difficile

D'avoir du style!

Ainsi soit-il!

 

J'suis qu'un reptile

Qui se faufile

Comme un missile.

J'suis pas facile,

J'suis pas docile,

J'ai l'croc agile

Comme un coupe-fil.

 

J'suis hydrophile

Et négrophile,

Pour tout civil,

J'suis un péril!

J'suis xénophile,

Hyper hostile

Et versatile.

 

Je croque Odile,

Le p'tit Emile,

La belle Cécile

Ou Théophile.

Ces francophiles

Qui m'horripilent,

Je les épile,

Jusqu'aux sourcils.

 

Les juvéniles

Et les graciles,

Ça m'rend fébrile!

Non! Pas d'séniles,

De russophiles,

De vieux fossiles

Germanophiles!

Tous inutiles!

 

Mais l'anglophile,

De Notting Hill,

Goût chlorophylle

Et hémophile,

Là, je jubile!

C'est mon New Deal!

Ainsi soit-il!

 

Seul sur mon île,

Loin de la ville,

C'est difficile

D'être Europhile!

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Googlito ++ 3/4

Publié le par modimodi

Y'a plus d'une astuc' sur G+

Pour rechercher le consensus :

On évit' les sujets cactus,

On n'fait pas d'honneur, au médius.

Adoucis, les mœurs de Brutus

Un chorus de "Christus ! Agnus ",

Mozart : "Clémence de Titus."

Le son d'un stradivarius,

Un zoom su' l'sabot-de-Vénus,

Un ciel bleu d'altocumulus,

Un smile enivrant de Bacchus,

L'embarquement pour Uranus,

En fumant de l'eucalyptus !

 

Dans un incessant défilé,

G+ vous envoie promener,

Les posts se suivent, pied à pied :

Dans un désordre échevelé,

Vlà, un' photo plutôt ratée,

Un souvenir du temps passé

D'un vieux romantique esseulé,

Un chat, une fleur, une poupée,

Un' têt' d'oiseau ébouriffée,

Les mimiques d'un chimpanzé,

Une expo, cache-pots tricotés,

Un beau bol de p'tit déjeuner,

"Pour bien commencer la journée !"

 

Un pigeon, deux cygn' enlacés,

Des fleurs, des fleurs, de pleins bouquets,

"Humez l'odeur de sainteté,

Cœurs de Marie, lys de pureté

Délices du jardin d'curé"

Une chaise-longue abandonnée,

La vieill' brouette de pépé,

La mer toujours recommencée,

A l'étale ou flots déchaînés,

Quelques palmés, des champs, des prés,

Le bonheur en train de filer.

 

Un' symphonie inachevée,

Un aria, un andante,

Un air au piano-forte,

Des rafal' de mots, des voiliers,

Des rêves sous les alizés,

Un proverbe dédicacé,

Des chats, des chiens dans un panier

Qui s'animent, au doigt appuyé !

 

Une citation illustrée,

Une porte, un rest' de muret,

Un pantin désarticulé,

Une ruelle, un parc ombragé,

Une girouette, sur un clocher,

Qui n'sait plus où d'la têt' donner,

St Jean d'été, sept épis d'blé,

Un enfant, un bougainvillier,

Illusions, miroirs et reflets,

Des animaux persécutés,

Petit Jumbo, trompe en danger,

Une blague d'ado attardé,

Le soleil en train d'se lever,

Le mêm' soleil à son coucher,

Des tournesols Van Gogh-lisés

Une définition d'la beauté !

Des commentaires, à la volée

Et des platitudes, par flopée !

 

Un' pauvre idée décomposée,

Cent photos d'une randonnée,

Par des Bretons des monts d'Arrée,

Un parangon d'virginité,

La pieuse vie de Ste Aimée !

Un tableau pour vous intriguer,

Des cœurs attachés, envolés,

Lov' secrets, cent façons d'aimer,

L'inventair' de Prévert entier,

Des ratons laveurs, un baiser,

Du bon sentiment étalé,

A toute heure de la journée !

 

Du "Good morning !" à "Bonne soirée" :

Des" mercis amis", rabâchés

Des "bisous, bisous" par milliers !

Wow ! Thank you ! Nice ! Grazie mille !

Des lieders et des canzone

Maria, Wolfgang, Felipe,

Gérard, Michelle, Kristi, Noé,

De tous pays, du monde entier !

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Mystères

Publié le par modimodi

Est-ce à force de faire son siège en faisant un rempart de son corps, qu'il l'a mise enceinte?

Ceux qui vous glacent, attendent-ils le dégel pour finir par être mor-fondus?

La mâle chance de la fille perdue, est-ce l'impasse ou la mauvaise passe?

Si on épouse un con d'homme, doit-on filer à l'anglaise avant que l'amour ne capote?

Un esprit biscornu, a-t-il doublement la chance d'être cocu?

Une vie idéale: du bon temps sans perdre de temps, des passe-temps sans temps mort ni temps à tuer?

Est-ce faute d'avoir été cueillies, que les nonnes se recueillent et prient du bout des lèvres?

La devise de l'eunuque: la bourse ou le vit?

Chêne, sapin, acajou, où sont les planches de salut?

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L'aune d'Hélène 3/3

Publié le par modimodi

À peine une mesure, à peine !

Je garderai les yeux ouverts

Afin de dompter les saisons

Et de t'inventer des pays,

Des pays, aux milles étendues.

Il n'est d'horizon que de toi.

 

Je viens de naître ce matin,

Comme la lave du volcan

À peine, une aune de tourmente

Dans le cratère de tes désirs.

Je chanterai l'aune d'Hélène.

 

Je te broderai des nuages

Et des orages qui voyagent

Dans les feux cachés de l'automne.

Il n'est de flammes que de toi

Pour le grand bûcher des amants.

 

 

Je viens de naître ce matin

De la lente fièvre des braises.

À peine, une aune de bois sec,

Entre tes deux bras, tenue.

Je chanterai l'aune d'Hélène.

 

Tu viens de créer le soleil.

Entre tes doigts glisse l'aurore,

Au teint de roses et de framboises.

La nuit reviendra peut-être

Mais l'amour préfère le jour.

 

Et moi, je suis né ce matin,

Dans le vent bleu de St Malo.

À peine, une aune de remparts,

Pour une escale de silence.

Je chanterai l'aune d'Hélène.

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Googlito ++ 2/4

Publié le par modimodi

Sur G+, on peut tout oser !

Bouche pincée et cul serré,

Certains affich' leur vanité,

Donnent des avis, bien tranchés,

Ont le goût de la nouveauté,

Sont extasiés et enchantés

Par des trouvailles dénichées,

Au fond des coffres de Circé !

 

Narcisses, adeptes de Psyché,

D'un petit cercle, congratulés,

En experts, autoproclamés,

Ils cherch'à faire autorité !

Sans aucune difficulté,

Dans le monde des googlisés !

 

Leurs annotations sont chiadées

Ou banal'ment paraphrasées.

En voici, un plein plat de nouilles :

"Un miracle, cette pluie qui mouille" !

"Tarte aux reinett' de tant' Gribouille"

"Nu d'Cendrillon à la citrouille"

"Le portrait de Milord l'Arsouille"

"Cette mozartienne, qui gazouille,

Tellement culte, que j'en bafouille !"

 

Y'a jamais d'lézard, ni d'embrouille,

Sur G+, on n'est pas bredouille !

 

Y'a à manger pour les niquedouilles,

Purée de posts en ratatouille :

Un gros plan sur une gargouille,

La réédition de "Pot Bouille",

"Chers zoiseaux" de Jean Anouilh,

La vertu de la bonn' chatouille,

Les bienfaits d'un régim' fenouil,

Vingt photos d'la fêt' de l'andouille,

Un poèm' qui part en quenouille,

La recett' de la vraie bistouille,

Politicards et p'tites magouilles :

L'art de s'en mettre plein les fouilles,

L'astuc' du roi de la débrouille,

Le moyen pour enlever la rouille

Et les mains moites des pattemouilles !

 

Rejoins G+, y'a pas d'bisbrouilles,

Tu peux y faire ta tambouille,

Personnaliser tes bafouilles,

Vendre ton quart, vider tes douilles,

Faire mille et une papouilles !

Allez, fissa, magne-toi, grouille !

J'te cont' pas de carabistouilles !

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Googlito ++ 1/4

Publié le par modimodi

 

Cela fait des jours, tant et plus

Que je s'coue mes puces sur G+...

 

Je dédie, ce billet cactus

Aux Romulus et aux Rémus,

Qui ont fondé l' réseau ++.

Aux dix milliards d'Olibrius,

Qui se prennent pour Confucius !

Je célèbre tout' les Vénus,

Les Nimbus et les Marius,

Tous les gogols de Google+.

A toi, ô glorieux Phébus,

Qui poste orbi et omnibus,

Je t'offre ce joyeux laïus,

Je te tir' ma langu' Lucullus !

 

Tu affich' ton plus beau portrait.

Et t'en changes, comme il te plaît,

L'important, c'est de paraître,

Et de sans cess' réapparaître !

Car, c'est toujours tout pour ma gueule...

Dans l'univers ++ Google !

On est loin du Washington post,

Plutôt proch' du Huffington post,

Où on r'cycle, on fait du compost

De potins, à longueur de posts !

 

On gorge chaude, on gargarise,

On s'ébahit d'un' queue d'cerise,

D'la queue du chat qui électrise,

Du penchant pour la tour de Pise !

On dédicace, on privatise,

"Rien que pour toi, tante Artémise !"

 

On est complices, on sympathise,

On est amis, on fraternise !

On remercie, on s'fait la bise !

On trouve géniale, la sottise,

On commente, on hyperbolise,

On flatte un peu, on ronsardise,

On se fait miel et mignardises,

On roucoule, pigeons de Venise,

Pour fair' rêver, la douce exquise,

Et finir comme cul et chemise !

 

On poste en public ou privé,

On fait la course aux abonnés,

On choisit ses communautés.

Et les G+ pompaient, pompaient !

Trop souvent secs, à court d'idées,

Ils copient, ils sont Youtubés

Et grâce à G+, entubés !

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Boules de comme

Publié le par modimodi

La femme, c'est comme l'enfer, où il y a de la gaine, y'a d'la gêne et pas de plaisir!

La mort, c'est comme la dentelle bretonne, elle vous coiffe et les bonnes pâtes retournées, de crêpe en crêpe peuvent danser la gavotte!

L'amour, c'est comme les œillets, réservés au poète et voués aux mignardises!

La vie, c'est comme la mort, un point de départ.

Le sexe, c'est comme le ticket de "tac au tac", on espère le gros lot avec une chance au grattage, une chance au tirage et souvent, on est raide!

La mort, c'est comme la lithographie, il faudrait savoir jeter l'encre pour éviter la pierre ou le marbre.

L'amour, c'est comme le prix Goncourt, en même temps, un succès d'année et un succédané de gloire!

La vie, c'est comme la soif, vouée aux déboires!

L'homme, c'est comme le lion, queue ou crinière, y en n'a pas rien à secouer!

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