Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

L'aune d'Hélène 2/3

Publié le par modimodi

À peine une mesure, à peine !

Les mots poussent en moi,

Comme des ongles

Et leurs fleurs mauves et de lilas

Fouillent ma chair et ma mémoire.

Il n'est plus de traces que de toi.

 

Je viens de naître ce matin,

Mon chant nu, sur tes lèvres

Comme l'eau vive de l'enfance.

À peine, une aune de soleil,

Au visage d'or de la nuit.

Je chanterai l'aune d’Hélène.

 

Baudelaire invite au voyage,

Tous mes rêves ont des passeports.

J'entends les plaintes des bateaux,

Prisonniers des ancres rouillées,

Ensablés comme nos cœurs,

Échoués aux rivages.

Il n'est plus de sel que de toi.

Mon chant est un chant d'écume !

 

Je viens de naître ce matin,

Dans une vague haute et blanche.

À peine, une aune de désir,

Aux murmures de la marée,

Aux cris délivrés des mouettes.

Je chanterai l'aune d'Hélène.

 

Je suis un passeur d'étoiles,

L'aube crépite d'étincelles,

Diamants répandus du collier de la nuit.

Il n'est plus de larmes que de toi.

Chacune porte ta lumière

Jusqu'aux echelles du ciel.

 

Je viens de naître ce matin,

Une fontaine dans les mains,

À peine, une aune d'infini

Sur ton nom, comme une brûlure !

Je chanterai l'aune d'Hélène.

Voir les commentaires

Pieds de nez et plumes au vent !

Publié le par modimodi

 

Dans la vase des marais, bec claquant, pattes écartées et étirées, c'est sûr, l'échasse est ouverte ! Elle marche vite, folles guibolles, avec la joie de patauger !...

L'image du citoyen modèle, enlisé dans la vase du marais des promesses politiciennes en est presque évidente… Vive le flamant rose et le français bleu, blanc, rouge !

L'autruche est différente, elle semble indifférente, elle met sa tête sous l'aile ! Certains optimistes ou peureux peuvent aussi lui ressembler… et donner l'impression de se renifler ou de ne plus se sentir !

Ainsi troussée de son tutu, l'autruche apparaît inachevée, tout en plumes et pose de music-hall ! Voudrait-elle, nous laisser croire, qu'elle a perdu la tête, à force de vivre sur un grand pied ? Serait-ce là, le message caché d'une politique, adoptée par quelques vieux émeus, certains croupions politicards ?... A force de devoir faire le grand écart, finirons-nous dans un pays de plumés et bientôt sur le cul ?

La nature est pleine de drôles d'oiseaux et de caractères ! Voyez les volatiles, comment ils prennent leur pied ! Y'a des oiselles légères comme une plume, qui font le pied de grue. On trouve même des flamants roses qui vivent, dorment sur une patte et agissent au pied levé ! Les unijambistes grégaires de la Camargue lacustre sont-ils les derniers à voir la vie en rose ?

Voilà assurément, un bel exemple vivant pour nous, les poéteux qui sentons à plein nez, pour nous les rimailleurs qui allons, à cloche-pied ! Car, chaque fois, que nous nous mettons aux vers, nos pieds plats, trop terre-à-terre, tombent à plat. On nous reproche nos pieds, dans le plat ! Le talent ayant déguerpi, il ne nous reste qu'à prendre nos iambes à notre cou et à lever le pied.

Il n'est évidemment pas aisé, pour une plume au vent de la modernité stylistique, de remettre sur pieds, quelques pieds-bots ou pieds de plomb, quelques anapestes dithyrambiques ou bucoliques, quelques dactyles aux doigts fourchus, quelques molosses pindariques, gras, longs et burlesques ou d'autres crétiques, crétins crétois, au point critique ! Quand c'est trochaïque, c'est "caïque ! caïque !" … comme dans la guerre des trochées tranchées !

Savez-vous pourquoi Aladin poétisait, jour et nuit, sur un tapis ? Sûrement pour ne pas se fouler ou s’emmêler les pieds !... Nous, les petits versificateurs du dimanche, nous faisons des pieds et des mains pour nous corriger, d'arrache-pied et versifier à pieds joints. Mais, nous ne restons bien souvent que de bien braves et obstinés casse-pieds.

Hélas, trop rares sont les moments où nous retombons sur nos pieds. Sans doute, parce que nous sommes bêtes comme nos pieds ! Bienheureux poètes, aux pieds marins, comme Victor Hugo dans "Océano Nox" ou Arthur Rimbaud dans "Le bateau ivre" ! Pauvres de nous, quand nos Muses, sans doute, levées du pied gauche, lâchent pied.

Si nous nous activons et nous foulons, c'est nous alors, qui perdons pied. Au bal de la plume de Pan, personne ne sait plus, sur quel pied danser.

Heureux Edmond Rostand, qui sut, d'une seule tirade faire des pieds de nez, à Cyrano ! Infortunés plumitifs, que nous sommes, à faire un nez de six pieds de long, quand la rime ou les idées nous font, au pied de la lettre ou au bout de la plume, de vilains pieds de nez ! Nous sommes comme de grosses truffes, sans flair, des nases du blase et du blason ! L'inspiration jetée au fond des fosses nasales et les pensées mouchées, les poètes ne sont plus que des morveux ou des mufles.

Quand nous nous cassons le nez sur la strophe ou comme Horace, Ode des espoirs, sur un asclépiade, aux pieds boiteux, tout le talent s'éloigne sur la pointe des pieds !... Nous avons le souffle poétique coupé, l'inspiration est en apnée. Les chimères sont alors des poules mouillées et les thèmes élégiaques, des bœufs musqués ! Nous avons beau leur bouffer le nez ou leur voler dans les plumes, c'est toujours nous qui, sur le pied de guerre, y laissons quelques plumes.  Pas assez toutefois pour bourrer ou battre les couettes du lit de l'infortune lyrique ! Pas assez non plus pour faire le signe indien et avoir du panache, surtout quand on est, ni aigle ni faucon, vrai de vrai !

Nous, les laborieux porte-plume, nous nous retrouvons comme de simples va-nu-pieds, aux pieds nus. Des poètes sans rime, ni raison… Et, sans pieds, nos vers ne tiennent pas debout et nos poèmes ne riment à rien ! Dans le lit de la misère littéraire, nous n'avons plus qu'à nous mettre aux plumes ! Au réveil, nous pourrons aller nous faire voir chez Plumeau, la plume au chapeau et le nez, en trompette de la renommée.

Voir les commentaires

Mystères

Publié le par modimodi

Vaut-il mieux attraper le tétanos ou prendre une dérouillée?

Sur les prouesses de l'entraîneuse, est-ce que les à-vits dix vergent ou con vergent? (orthographe à sérieusement vérifier)

Les idées maîtresses, comme les illusions, ne sont-elles pas à entretenir?

Comptine libertine: Tu me turlupines, Oh Lulu! Tu me tords la pine, Oh la la!

Si l'amour est comme le coup de main, un secours, faire la roue est-elle une issue?

Ne suis-je pas ton conquistador: un concentré de con qui s'adore et de con qui t'adore?

Pourquoi le meilleur des cas ne vaudrait-il pas un expresso?

Parole de croque-mort: ce regard bovin ne mérite-t-il pas une belle bière?

Au ciel de lit, y a-t-il plus souvent des astres que désastre?

Voir les commentaires

Car in extremis, extrême miss!

Publié le par modimodi

Si j'ai la raison qui se débine,

Si j'ai du jeu dans les turbines,

C'n'est pas la faute à Léontine,

C'n'est pas la faute à Lamartine,

Non ! C'est la faute à la Karine !

 

J'ai pris bien trop de caféine,

Le moteur chaud comme une alpine,

L’œil finaud et vif, comme un Djinn

Je la vois et là, j'hallucine !

Je l'ai trouvée, ma p'tite blondine !

 

Finies les langueurs et le spleen,

Y'a mon p'tit cœur, qui tambourine,

Ma libido qui me taquine,

D'son amour, je suis en famine !

 

Je la veux, lubrique et coquine,

Je lui susurre "ma mie câline",

Je veux croquer sa feuillantine,

Je quémande un lèche-babines,

Je veux caresser sa poitrine,

Douceur sucrée des mandarines,

Je veux froufrouter sa mousseline

Fleurdeliser sa capucine

Polliniser ses étamines !

 

Au jour J, v'là qu'elle se débine

D'un pied léger de ballerine.

J'en appelle au ciel, la divine,

Je la prie comme un muezzin !

 

Alors, elle joue, elle se fait mutine,

Nous sommes Pierrot et Colombine !

Elle rosit comme une églantine

Et je me pique à ses épines !

Elle se fait douce comme une praline,

J'casse mes dents sur sa nougatine !

Elle se fait chatte, elle est féline,

J'ai une tête d'orange sanguine !

 

C'est de la nitro-glycérine,

Tous mes désirs tombent en ruine,

Mes ardeurs sont en gélatine,

J'peux ranger mon tube de vaseline !

 

Si j'ai les humeurs assassines,

Si j'ai le cœur à chevrotines,

C'n'est pas la faute à Coraline,

C'n'est pas la faute à Pascaline,

Non ! C'est la faute à la Karine !

 

Je la voulais douce et divine,

Ce fut Byzance et Mélusine.

J'avais les humeurs en sourdine,

Avec elle, ce fut Let' Zeeplin !

 

Si j'enrage et si je fulmine,

Si je la trait' de Messaline,

C'n'est pas la faute à Maryline,

C'n'est pas la faute à la Sandrine,

Non ! C'est la faute à la Karine !

 

Ses mains brillaient d'aigues-marines,

Nous nous aimions dans la zibeline,

Sans jupons et sans crinoline,

Sous la pâleur des opalines !

 

Si j'en veux à mes origines,

Si je regrette mon officine,

C'n'est pas la faute à Clémentine,

C'n'est pas la faute à Valentine,

Non ! C'est la faute à la Karine !

 

Trop de cadeaux, de tourmaline,

Trop de banjo, de mandoline,

Trop d'opéras, de cavatines,

Trop de palaces en Cochinchine,

Mon compte en banque se ratatine !

 

Si j'ai vendu ma limousine,

Si je me contente de tartines,

C'n'est pas la faute à Lisbeth Queen,

Qui m'a envoyé aux Malouines,

Non ! C'est la la faute à la Karine !

 

Les agios sont une vraie toxine,

Je n'peux plus m'acheter de bottines,

Dettes et crédit dessus l'échine,

Sonnez créances, dès les matines !

 

Si j'ai une poussée d'albumine,

Si j'ai carence en vitamines,

C'n'est pas la faute à Augustine,

C'n'est pas la faute à la Micheline,

Non ! C'est la faute à la Karine !

Voir les commentaires

L'aune d'Hélène 1/3

Publié le par modimodi

A peine une mesure !

Je suis né ce matin,

Le 13 du mois de juin.

 

Loué soit le sommeil

Et les colliers de pluie,

Louées soient les écluses,

Emportées par la mer,

Louée soit la grand-route

Écrasée de soleil,

Les oiseaux et les vents,

Les boutons d'or et les jacinthes

Et les gerbes liées aux délires de la nuit !

 

Je suis né ce matin,

Le 13 du mois de juin.

A peine une mesure,

A peine, à peine…

Une larme d'océan

Dans une bulle d'oxygène,

A peine, à peine…

Un souffle de vent,

Dans une harpe éolienne.

 

Et voici, que je suis,

Tremblant comme la feuille.

Et voici, que tu es,

A peine une aune, à peine…

Je vous dirai l'aune d'Hélène !

 

Dans la nuit couleur d'ambre,

Les étoiles ont le goût de miel,

La mer est d'algue et de corail,

Et le bonheur est coquillage.

Le ciel est né d'un ressac.

Laisse-moi dormir en tes vagues,

Ivres de la course des fleuves.

 

Je viens de naître ce matin,

Mon rêve dans ton rêve,

Si près du ciel et du silence

Comme les yeux derrière le voile,

A peine, une aune de lumière,

Qui vient bleuir à ma paupière.

Je chanterai l'aune d'Hélène.

Voir les commentaires

Boules de comme

Publié le par modimodi

La vie, c'est comme le commerce, sur le pas de porte, il ne faut pas céder sinon bail, bye!

Le sexe, c'est comme l'ordinaire pour l'améliorer, il lui faut de l'extra.

La femme, c'est comme les matelas, sans ressorts, il reste les boudins.

La mort, c'est comme la quille dans le jeu de boules de la vie, poquée et renversée sur le carreau ou le parquet!

L'homme, c'est comme l'ombre, il s'allonge au déclin des jours.

L'amour, c'est comme la maladie, il suffit d'être patient ou contagieux.

La vie, c'est comme les dents, ça se perd trop tôt, avec la sagesse venue trop tard.

La mort, c'est comme la besace, une mise à sac par la mort carnassière.

L'amour, c'est comme la cuisine, on mouille, on trousse, on flambe, on saute et l'on finit par l'art d’accommoder les restes.

Voir les commentaires

Amours mosaïques et volt à iques!

Publié le par modimodi

Je suis systématique

Ma vie est un grand hic.

Mon cœur fait la tournique

Chez lui, c'est la panique,

Sa pendule fait tic-tic

Son rythme est frénétique.

Branle-bas poétique,

J'ai perdu ma métrique.

Ma muse joue et complique,

Mes hexasyllabiques!

Je ne suis plus stoïque,

J'emballe la mécanique,

Tout est automatique,

L'amour est électrique.

Attirance magnétique,

Émerveillement optique,

J'ai rencontré Monique,

Une fille magnifique,

Au regard féerique

A la taille de moustique.

Nous étions arythmiques,

Détonants, atypiques,

Nos émois anarchiques!

Vive l'épidermique!

Monique était lubrique,

Moi, déjà vieux sadique.

Notre langage basique

Se dénommait fornique.

Nous étions orgasmiques

Sans bottes et sans tuniques,

Nus comme des lombrics,

Pas d'coup d' pompe, ni de cric

Vive l'aéronautique,

En l'air, comme des spoutniks,

Ébats supersoniques,

Septième ciel, en un clic!

Mais l'amour ironique,

A cadence hystérique,

A force, moins énergique

Devint épisodique,

Les assauts sporadiques!

Devenus flegmatiques,

Bientôt le cyclonique

Fit place à l'apathique,

Aux douleurs arthritiques

Puis au paralytique

Et ce fut dramatique.

Transformés en reliques

Nous étions archaïques,

Taxés d'anachroniques!

Le temps est vampirique,

Il ronge, il est caustique,

Il vous coupe la chique.

Un beau jour, claques et cliques!

J'ai perdu ma Monique.

J'étais mélancolique,

Je cherchais une autre ique:

Dominique, Angélique,

Un prénom catholique!

J'épluchais les rubriques

Des revues impudiques,

Faisais aux basiliques

Des prières liturgiques.

Mon cœur était supplique.

La liste pathétique

D'un destin fatidique:

Chagrin dysentérique,

Sans homéopathique,

Deuil des zygomatiques,

Larmes océaniques,

Soupirs hémorragiques,

Insomnies horrifiques,

Monique, ma mythique

Je t'en supplie, rapplique!

Je n'en peux plus, j'abdique!

Alors, un jour bernique!

Au vent, les vieilles reliques!

Boulimie touristique,

Folies géographiques,

J'ai couru en Belgique:

Orgie de gaufres et chiques,

Moules frites et cramiques,

Surrégime calorique,

J'étais pachydermique,

Taillé comme une barrique!

C'est pourtant dans un Quick,

Qu'est apparue Jeanique!

Elle avait l' burger chic,

Jouait d'la harpe celtique.

Mais elle aimait Loïc,

Un marin de Pornic!

Loin des philtres druidiques,

Dans l'cri des gouelanigs,

J'ai quitté l'Armorique.

Rêveries exotiques,

Désirs d'autres tropiques,

Réunion, Martinique,

Suis allé en Afrique,

Pirogue au Mozambique,

Grande chasse aux moustiques!

Rastas en Jamaïque,

Ivre de soul music!

Fuite systématique,

Errances sans tactique,

Du Pérou au Mexique,

Même les pays Baltiques,

Périples erratiques,

Voile sur l'Atlantique,

L'océan Pacifique,

Bloqué en Antarctique!

Cœur sec, muet, étique,

Existence monastique,

Folie quasi mystique!

Tout régime politique,

Opulences monarchiques,

Dictatures, républiques,

Principes démocratiques.

Je reste apolitique!

Bougeotte spasmodique

Pas de ligne méthodique,

Sans raison spécifique,

Ai fait les Amériques

Suis devenu britannique,

Hispano-germanique,

Balkano-brahmanique!

Voyages œcuméniques:

Etudes hébraïques,

Du cantique des Cantiques,

Préceptes talmudiques,

Discipline bouddhique.

Je reste adogmatique!

Mais plus d'sexe, v'là, le hic!

Amours au point critique,

Langueur pathologique,

Tremblements telluriques,

Moral neurasthénique,

Volonté ataxique,

Pâleur cadavérique!

Recherche cathartique

D'un signe évangélique,

D'un séjour édénique!

Mais toujours, ah bourrique!

De mauvais pronostics,

Destin antipathique,

Désastre astrologique,

Tous les scorpions me piquent!

Que des couacs et des couics,

Des rires sarcastiques.

Je passe pour un comique!

Plus d'amis, plus de fric,

Tics caractéristiques

D'une vie pathétique,

Déveine automatique,

D'une mouise chronique!

Toujours plus nostalgique,

Mon cœur, ce famélique

Rêve d'amours épiques,

Cherche le platonique

Ou l'amour Idyllique.

Ouf! ce fut, l'grand déclic,

J'ai croisé Frédérique!

A l'amour, je repique!

Elle était sympathique,

Classe, aristocratique.

Deux grands yeux romantiques,

L'amour était classique,

D'élégance artistique.

Elle chantait du lyrique,

Jouait de la musique.

Beauté météorique,

Un corps astronomique,

L'amour était cosmique,

J'étais son Copernic.

On se croyait uniques,

A l'abri des trafics.

Mais nos coeurs céramiques

Un choc, un trop grand clic!

Et ce fut du tragique.

Confiance hyper critique,

D'un amour léthargique.

Elle tombe sur un beatnik

Dans un concert public.

Je n'ai pas vu le geek,

D'la guitare électrique,

Aux trois accords gimmick!

Sur mes yeux, un haick,

Son coeur a le déclic!

Dans les nues, Frédérique!

Crise de foi, hépatique,

Notre amour bucolique

Avait pris la colique.

Aucun antiseptique,

Pas d'antibiotique,

Contorsions drôlatiques,

Corps à corps spasmodiques!

Effets symptomatiques,

Plus d'élans, des mimiques,

Pertes énergétiques,

Virilité modique,

Raideurs de sciatiques!

Amants cyclothymiques,

Passion épisodique,

Adieu, ma mélodique,

Belle polyphonique,

Tu es cacophonique!

C'est un affreux schmilblick

Je rame dans le mastic

Je fais d'l'acide lactique,

Je m'agite tout en tics

Comme un épileptique,

Saccadé, robotique,

Peu à peu sclérotique,

Raide, comme l'as de pique!

Mon cœur catatonique,

En détresse climatique

Est tout frigorifique!

J'en deviens aphasique,

Hébété et mutique.

Tout mon corps coule à pic,

Nom d'une crotte de bique,

J' vais finir en clinique,

Rubrique nécrologique!

Faut sauver la fabrique!

Sans une polémique,

En accord pacifique,

Chacun raide et stoïque,

Rend à l'autre sa tunique!

L'amour se désimbrique,

Bye, bye ma Frédérique!

Mais un jour sabbatique,

Un nouveau viatique,

Pour mon coeur asthénique

C'était fou, c'était chic!

Elle s'appelait Annick

Et tenait la boutique

D'un bonze lunatique.

L'amour était pudique

Et très académique.

Tout pour la botanique!

Et les mathématiques.

Courbes de statistiques

Sur la longueur des piques

Des petits porcs-épics,

A l'ère néolithique!

Intérêts éclectiques,

Amour tautologique,

Où tout est véridique

Le doute syllogistique!

Annick est fantastique,

Mystérieuse, authentique,

Une oeuvre sans réplique,

Une merveille unique!

Mais, nom d'une vieille bourrique!

C'est une hypertrophique,

Un esprit algébrique

En puissance cubique.

Mon cerveau hermétique

Devant l'énigmatique

Devient tout névrotique.

Je doute, foi d'un sceptique,

Et je perds ma logique!

Fi de sa scolastique!

Tout en dialectique,

En pensées utopiques

Ou en autocritiques.

Que de l'hypothétique,

Des approches empiriques

Et jamais pragmatiques!

Je n'en peux plus, je tique,

J'ai la tête en panique,

J'ai l'humeur ictérique,

J'ai pris d'la noix vomique,

Beurk! J'en ai ras la chique!

Sus au métaphysique!

Halte au périphrastique,

Aux études syntaxiques

Des écrits homériques,

Aux sens théologiques

D'exégèses jésuitiques

Des bulles et encycliques,

Aux congrès scientifiques

Sur la casuistique

A l'époque hellénique!

Ras le bol du védique,

Du paléolithique,

De tout l'fourbi antique!

Mais un jour, bénéfique,

Miracle astrologique,

Tu veux d'l'anatomique!

Tu potasses le tantrique,

Aussitôt, faut qu't'applique

L'Kamasutra pratique!

Ton yoni est magique,

Je dresse mon obélisque,

Je suis ardent, je trique!

Mais comme tout est psychique

Tu traces à la pointe bic,

Nos corps géométriques

En positions obliques.

Je cale sur la technique

Raide mais hémiplégique!

Amours ésotériques,

Indigence érotique!

Avec toi, tout s'complique,

L'amour se sophistique!

Il est encéphalique,

Sans influx voltaïque!

Non! Rien pour le phallique!

Je suis du jurassique,

Je n'entrave que pouic

A toute cette sémantique!

Trop encyclopédique!

Rendu amphigourique,

Abscons, cabalistique,

L'amour est autistique!

J'vais m'inscrire sur Meetic!

Adieu, unique Annick!

Je resterai rustique,

Arriéré et moujik,

Terrien, écologique.

Fi donc le théorique!

Vive le côté pratique

Des amours Prisunic!

Qu'on m' trouve une Dominique,

Une sœur apostolique,

D'amours pas catholiques,

Qui entre deux cantiques,

Prie Dieu pour qu'on la nique!

Qu'on m'amène des lubriques,

Des riches, des domestiques,

Des grosses, des squelettiques,

Aux langueurs impudiques.

Nom d'une touffe de bique,

Finie la mécanique

De l'amour hygiénique!

J'veux du pyrotechnique

Des frissons orgasmiques!

C'est au cours d'un pique-nique,

Qu'apparut Véronique!

Elle était volcanique,

Son corps tauromachique.

Ses yeux asiatiques,

Sa passion alambic,

Ses désirs excentriques.

Loin d'être anecdotique,

La vie était magique!

Splendide mosaïque!

Nos ébats érotiques,

Voire pantagruéliques,

Nos jeux épileptiques,

Nous rendaient fantastiques.

Nos corps étaient rythmiques,

Nos doux amours sismiques,

Le lit charivarique!

Nos voisins, des sceptiques,

En détresse acoustique

Croyaient, tragi-comique!

Nos assauts atomiques.

Nous étions hystériques,

Résistants, héroïques.

L'amour était tactique,

Modèle d'aérobic!

Nos gestes acrobatiques,

Nos deux corps élastiques

Faisaient d'la gymnastique!

Remballez vos critiques,

Les envieux, les sceptiques!

Soignez vos sciatiques,

Les vieux paralytiques!

Je n'suis pas emphatique,

Elle était boulimique,

Elle était mirifique,

Un ange diabolique!

J'admirais sa plastique

En faisait ma pratique.

Mais l'amour esthétique,

L'amour pour athlétiques,

L'amour épidermique,

Très souvent se complique!

Ma belle Véronique,

Hors du lit, vlà! le hic,

N'était qu'une bourrique,

A la langue d'aspic,

Aux idées sulfuriques,

Aux mots vitrioliques,

A l'humeur fanatique!

Un tyran despotique,

D'avis catégoriques,

Aux jugements dogmatiques.

J'n'ai pas cette rhétorique

La rancoeur, je mastique

Et je suis sans réplique!

Nos prouesses olympiques

Furent vite bronchitiques,

Puis enfin anémiques.

Pas de thérapeutique.

Tout devint chaotique,

Comme sur le Titanic!

Adieu ma satanique,

Adieu ma chimérique,

Adieu ma Véronique!

L'amour comme le colchique,

A mon cœur est toxique.

Voir les commentaires

Mystères

Publié le par modimodi

Est-ce parce que l'amour est une maladie immunitaire qui leur tape sur le système, que les frigides sont sujettes aux anticorps?

Dans le vacarme de la vie, les cris sourds et étouffés sont-ils en voix d'extinction?

Prendre l'air une dernière fois et finir sa mélodie en sous sol, est ce la fin d'une cantatrice qui fait du cinéma?

Le rut pour le canasson: voir la vie en rosse et croupionner comme un tocard?

À quoi sert de s'enflammer si c'est pour s'écrier: "Vite! Un pompier, nom d'une pipe!"

Un problème orthographique qui vous fait marcher ou vous ébranle: tapiner ou t'as piné?

Déclaration de basse cour d'un petit coq à une poulette: "Au nid soit, qui te couve des yeux!"

De bras de mère en mère porteuse, l'homme garde-t-il la vague à l'âme?

Le dessert préféré du gynécologue: Tutti frottis ou Forêt noire?

Voir les commentaires

Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme le tourment, un doux délice pour celles qui veulent vivre, en Saintes, auprès de leur coco.

La vie, c'est comme l'horizon, bouché, mal barré, une ligne de fuite, sans perspective.

La mort, c'est comme la pause, elle vous fait faire relâche pour vous mettre en vacances avec la vie.

La femme, c'est comme la matinée, si elle est grasse, elle reste au lit (et puis, oh! Baise quand m'aime)!

L'amour, c'est comme l'ortograffe, cause de fautes depuis l'origine.

La vie, c'est comme le théâtre, à la fin du dernier acte, au baisser du rideau, bas les masques!

L'homme, c'est comme le prêt, il ne manque pas d'intérêt, s'il n'est pas emprunté ou à rembourser.

La mort, c'est comme la question, un dernier point d'interrogation sur la vie.

Le sexe, c'est comme la langue, comme on ne sait pas la tenir, on la tire ou on la donne au chat!

Voir les commentaires

Célébrités

Publié le par modimodi

Clémenceau, quel destin! Un homme politique et un porte-avion. Il porte le Panama dans l'affaire du canal, arbore le casque dans les tranchées, franchit les quarantièmes rugissants et devient tigre dans l'arène politique.

Qu'a dit Gulliver à Lilliput? "Bonjour, Madame, si j'avais su que c'était une île, je ne serai pas venu!"

Robespierre, un incorruptible, à l'esprit aiguisé et au jugement tranché. A tous les coups, avec lui, la révolution n'a pas tenu le cou.

Est-ce Philéas Fogg, qui a prononcé, le 79è jour de son tour du monde, cette phrase devenue célèbre: "Vivement demain!", ou serait-ce Karl Marx ou Auguste Blanqui, en train de soupirer, après le grand soir?

Ulysse, un aventurier qui aimait les chevaux de bois, un mélomane, un beau séducteur qui fut contraint, en triste cire, d'abandonner les mélodieuses Sirènes, pour retrouver sa tricoteuse et cloche de Pénélope en plein bourdon!

Papin encore un pistonné, un chercheur a l'air inspiré, un infatigable résistant... aux coups de pompes! Sa cocotte de femme qui le mettait, sous pression constante, devait sûrement avoir des vapeurs!

Io, quelle vache de destinée! Tonnerre de Zeus! Grand Dieu! Il était vachard et fort comme un taureau, elle avait le cuir chevelu, il l'aima d'une traite!

Voir les commentaires