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Boules de comme

Publié le par modimodi

La vie, c'est comme le suppositoire qui vous glisse des mains pour s'enfoncer à mort, en vous jusqu'au trou .

L'amour, c'est comme le mystère, à chacun de percer l'impénétrable.

La vie, c'est comme les toits, de tuile en tuile, de panne en panne, on passe à l'ardoise.

Le sexe, c'est comme la bourse, une affaire de bons rapports et de bons sentiments, c'est jackpot plein la tirelire, sauf si le bouc m’écœure!

La mort, c'est comme la science, un puits sans fond pour l'au-delà.

La femme, c'est comme l'éloquence, la tirade la fait se tirer.

La vie, c'est comme le raisin, il ne faudrait pas se fouler ou se presser en vain.

L'amour, c'est comme la politique, on n'est pas obligé de tenir ses promesses... Impôts ou cadeaux, on est payé pour le savoir!

L'homme, c'est comme la boussole, le plus aimant, au charme magnétique, vous fait perdre le Nord.

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Nuit de Floréal

Publié le par modimodi

Le vent lève les cendres de cette nuit de mai,

Oubli d'un rêve inachevé,

Je presse le silence entre mes doigts, froissé,

Odeur de menthes écrasées.

 

Ô mon jardin, ô mon verger,

 

De pâles asphodèles étoilent entre tes cils,

Tes yeux savent les mauves d'anémones marines

Et tes lèvres décloses libèrent un camélia.

Un ciel de gentiane et de lin s'offre à la clarté du jour,

L'aube glisse de ton corps, comme le sang des œillets.

 

Ô mon jardin, ô mon verger,

Ô mon paradis parfumé,

 

Une écharpe d'iris flotte sur tes épaules,

Tes mains palpitent de mille giroflées,

De grands oiseaux s'envolent d'un ciel de chèvrefeuille,

Il neige par milliers des corolles d'aubépines

Et le soleil est saoul de sauter les genêts.

 

Ô mon jardin, ô mon verger,

Ô mon paradis parfumé,

Toi, tu baignes les fleurs aux sources de tes larmes

 

 

Myosotis et violettes t'ont fait des bleus au cœur.

Mes désirs carillonnent comme des campanules.

Les roses ancolies frissonnent sur ta peau,

Des pavots fascinés t'éclatent au creux des reins.

Ton corps de primevère m'offre encore le printemps!

 

Ô mon jardin, ô mon verger,

Ô mon paradis parfumé,

Toi, tu baignes les fleurs aux sources de tes larmes

Et chaque nuit d'amour est nuit de Floréal.

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Mystères

Publié le par modimodi

L'accord dissonant est-il, en l'espèce, trébuchant pour l'infortuné musicien?

Ceux qui ne craignent pas de capoter, ont-ils plus d'aisance pour filer à l'anglaise, le parfait amour?

Une femme légère, est-ce une demie ou une portion con-grue?

En amour, avoir le dessus ou le dessous, est-ce la question du couple ou celle du Père missionnaire?

Un anneau pour une toison d'or: est-ce le prix de la conquête de Jason ou d'une belle blonde?

Les filles du Paradis latin, sont-elles des anges qui vous emportent au septième ciel?

Est-ce, pour les patates et les vieux croûtons, que l'amour a, de temps en temps, de la friture sur sa ligne de cœur?

Est-ce que les péteux ont le vent en poupe?

Etre acculé à la dernière extrémité, est-ce une tournure branchée, in?

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Cigogne

Publié le par modimodi

Du pays de Cocagne

Au pays de Gascogne,

Des campaniles d'Espagne

Aux toits de la Bourgogne,

D'Afrique à nos campagnes,

Accourent les cigognes.

En fécondant l'amour

A la Saint-Valentin,

Elles portent les beaux jours

Aux foyers Alsaciens.

 

Le baluchon au bec,

Dans un nid de bois sec,

Déposent les bébés,

En bleus chaussons fourrés,

Ou colinettes roses.

Tendre métamorphose!

Comme s'ouvre la rose,

Le bonheur prend la pose

Sur leurs lèvres décloses.

Sublime apothéose!

C'est la vie qui explose!

 

Quand sonnent les clochettes,

Que l'muguet est en fête,

Que l'amour est au faîte,

Dans les cœurs et les têtes...

Le relais est passé,

Le signal est donné,

Il est temps de penser

De nouveau, à migrer.

 

Voler vers le soleil,

Passer monts et merveilles,

Pour au prochain réveil

De Natur' sans pareille,

Ramener des corbeilles

De fruits d'or et vermeils,

La vie qui s'émerveille,

Des enfants qui s'éveillent,

Dans le chant des abeilles.

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Résurgence

Publié le par modimodi

J'ai le cœur fait d'écorce,

Que ton amour entaille,

Où ton amour prend force,

Où ma raison défaille.

 

Interdit d'avenir,

Je croyais au présent

Mais mon cœur indigent

Se donne aux souvenirs.

 

Séparés l'un de l'autre,

Sevré de tes sourires

Privé de tes fous rires,

Je ne suis plus qu'un autre.

 

Je ne prends plus la mer,

L'amour est portuaire.

Seul à l'embarcadère,

J'ai le cœur outremer,

Les désirs voyageurs,

Les rêves migrateurs,

Les minutes et les heures

Voient s'enfuir le bonheur.

 

Voué au ciel du Nord,

J'ai un voilier au port,

Où le froid pique et mord

Mon cœur sans réconfort…

 

Dans un seul de tes yeux,

Je voudrais embarquer

Vers des soleils radieux,

A jamais convoqués…

 

Et soudain, ô miracle !

L'amour est au pinacle !

Mon rêve est exaucé,

Les voiles sont dressées.

Prête à la traversée,

Tu m'offres l'Odyssée.

 

Je plonge au firmament

Des étoiles de mer.

J'y vois du bleu, du vert,

Saphirs et diamants,

Brillants jusqu'au gréement.

FIN

 

****Et je passe grisailles

De tes humeurs limailles

Et de ton cœur rocaille.

Tu me prends au trémail

Ton corps est un corail

Qui m'écorche et m'entaille.

 

 

****Je veux que tu tressailles

Comme fièvre en semailles

Et lumière en vitrail.

 

***Et je livre bataille

À tes seins blancs d'émail.

Je suis pris en tenaille,

Au piège de tes broussailles,

Entre tes reins, ta taille.

Ton corps est un corail

Qui m'écorche et m'entaille.

 

***J'entrouvre le portail,

Tu m'ouvres le fermail!

Désirs en éventail,

Plaisirs en épousailles,

Je franchis la muraille.

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Boules de comme

Publié le par modimodi

Le sexe, c'est comme les lunettes, ça sert plus aux presbytes qu'aux myopes.

La vie, c'est comme les traites, une affaire de tempérament!

La mort, c'est comme la nausée, d'un haut-le-cœur, elle vous renvoie.

La femme, c'est comme les blés, elle vous botte  puis vous met sur la paille.

L'amour, c'est comme les cabinets, des sentiments de fausse aisance.

La vie, c'est comme les fesses, vaut mieux les serrer pour éviter que ça foire!

La mort, c'est comme l'ombre portée dans le crépuscule de la vie.

L'amour, c'est comme le plancher des vaches, il vous émeuh!

L'homme, c'est comme le réservoir, il a beau être super et avoir le plein, s'il est vidé, il risque la panne des sens.

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Mystères

Publié le par modimodi

Les remariages ne sont-il pas les accessits, qui vous consolent de ne pas être le premier pris?

La componction est-elle réservée aux huiles ou aux cons éreintés, pris des lombes?

A quel prix, l'être cher le devient-il?

Si le mal de dents est un mal d'amour, à force de prendre son pied, est-ce qu'elles branlent et se déchaussent?

L'humilité, est-ce l'ABC des petites gens?

Ménager la chèvre et le chou, est-ce ménager les cornes ou le trognon?

Mourir centenaire, est-ce faire long feu?

N'est-ce pas un comble pour un noir, d'en voir de toutes les couleurs et de finir, saigné à blanc?

"Aux innocents, les mains pleines!" Est-ce une sentence pour cons peloteurs?

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Hypocondriaque 2/2

Publié le par modimodi

T'es mal foutu et tout patraque !

T'es à l'affût et à la traque,

Un petit symptôme et tu craques.

T'es un grand hypocondriaque !

 

Un frisson et tu deviens tiède!

Un malaise, tu crois qu'tu décèdes !

Une crampe et tu deviens raide !

Faut toujours qu'on te vienne en aide !

 

T'as essayé tous les remèdes,

Suivi le régim' Nicomède

Et pris des bains comme Archimède.

C'est ta santé qui te possède

Survivre, c'est ça qui t'obsède !

 

Tu n'veux plus lire Confucius,

Tu n'crois plus en Nostradamus

Mais au Vidal Diafoirus,

Trouvé au marché aux puces !

 

In partibus, ton beau corpus :

Radios, scanner, faut toujours plus

Pour sonder un p'tit nucleus.

Tout y passe, sinus et anus,

Plexus, radius et cubitus !

 

Sonnez tocsin et angelus !

A genoux, pour un orémus !

Ton cœur fait un collapsus,

Dix fois par an, vlan ! L'infarctus !

 

T'as lu dans un prospectus,

Que du singe, t'as le facteur rhésus !

Du coup, tu chopp' sida, virus.

Qu'est-c'qui'a tué l'diplodocus ?

Pas d'réponses, dans les papyrus !

 

Alors aux épidémies, tu dis sus !

Tu chass' les mouches, les poux, les puces,

Car la mort t'offre son bonus :

Le typhus, choléra morbus !

 

Tu te fais d'la bile et du mouron.

Tu te mont' à fond l'bourrichon,

Tu n'crois pas à la guérison.

T'as déjà l'obol' pour Charon.

 

Ce qu'on boit : fatale potion !

Pas d'miracle ni de rémission,

D'l'indigestion, pas d'guérison

Le bouillon d'onze heures : un poison !

 

Devant la glace, tu tournes en rond,

Un point d'acné est un bubon.

Tu t'auscultes, en toute saison,

Tu te tât' le cou, le menton,

T'es l'Champollion des ganglions !

 

Tu n'fréquentes que les cimetières

Et tu chantes "lala, lalalère,

Elle fait mêm' pas peur, la sorcière",

Quand c'n'est pas toi, qu'on met en terre !

 

À te voir hypocondriaque,

J'en suis devenu insomniaque,

J'ai le moral dans le cul-de-sac,

Je suis prêt à m' jeter dans l'lac !

J'ai tes maladies tout en vrac,

Mon cœur fait cric, mes os font crac,

Ma santé est un vrai micmac.

 

Je fuis le péquin, tout à trac.

Tous les êtres sont démoniaques,

Porteurs de virus à pleins sacs !

Hostile, méfiant, bête et réac,

Je prends la poussière au colbac,

Un microbe, je sors la matraque ;

J'ai déterré le tomahawk,

Prêt à parer la moindre attaque !

 

De ta compil, j'ai le play-back !

J'suis un maniaque, paranoïaque !

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Les quatre vérités 6/6

Publié le par modimodi

Est-ce au hasard de ce jour solennel de PÂQUES que doit s'achever la quête de la Vérité ? La fin de l'étude est elle la fin de l'introspection ? A l'école de la vie, doit-on cesser d'apprendre ?

Tu aimerais obtenir une réponse à cette Éternelle question existentielle : Y a-t-il un absolu et une absolue vérité ? Si, comme le dit St-Luc : "Rien n'est impossible à Dieu" (Luc, 6,46), pourquoi, à toi, déclaré enfant de Dieu, tout est impossible ? Il y a sûrement un bug dans le code génétique de ta spiritualité. Emballé, c'est pesé ! Sur la grande balance du Jugement dernier, pour faire bon poids à la vérité, c'est toi qui fais la tare.

Mais, tu n'es pas seul, c'est pour tous les humains pareil ! Quand nous faisons l'apprentissage de l'existence, que nous forgeons notre personnalité, l'éducation et l'enseignement nous assurent les apports successifs des sciences et de la vérité de l'époque, du pays et de la culture dans laquelle on vit. Ainsi, les humanités gréco-latines nous ont appris, que le panthéon est le domaine de la mythologie. Les actions des dieux par le jeu des forces en présence, supra-naturelles ou cosmiques produisent par l'enchaînement des causes, des effets jusque dans le monde des hommes. La vérité n'est qu'une représentation imagée et symbolique.

Les hauts faits et les histoires mythiques, sortes de pensées archaïques, irrationnelles, récitées au berceau de l'humanité ont peu à peu, par le logos, discours rationnel et argumenté, imprégné la philosophie et la psychanalyse. Devenus des contes et légendes, ils se sont même vulgarisés dans des figures célèbres, telles celles de Pandore, Sisyphe, Narcisse ou Œdipe... Certains les ont faites leurs, pensant que les mythes, n'étaient au fond, qu'une façon de parler de la vérité, profonde, existentielle et universelle.

Mais à la réflexion, pour tous ces héros, la vérité n'est elle pas une impasse ? A quoi va servir, à Œdipe de déchiffrer les énigmes du Sphinx qui terrorise Thèbes ? Comment pouvait-il échapper à la prédiction de l'oracle ? Son drame, n'est-il pas de se reconnaître comme étant celui qui a tué son père, Laïos et qui a épousé sa mère, Jocaste?  "Je me révèle né de qui il ne fallait pas naître, vivant avec qui il ne fallait pas vivre, meurtrier de qui il ne fallait pas tuer." (Sophocle, Œdipe roi, v 1184-1185) N'est-ce pas là, l'implacable tragédie de la vérité, insupportable à affronter en face, qui le conduira à se crever les yeux ?

Si, la vérité fondamentale est fatidique et aveuglante, voilà peut-être pourquoi, elle se tapit dans l'ombre et que nous n'en avons que la diaprure et quelques éclats. Alors, Grands Dieux, si nous n'avons aucune solution humaine, autrement que tragique pour la percevoir, ce n'est peut-être pas dans la multiplicité et le polythéisme, que nous allons trouver, la voie de la vérité.

Certains se tournent alors vers le Dieu, unique de leur baptême. "Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira." (Jean, 8, 31-36) D'emblée, le programme a des exigences. Il ne faut pas mentir, car le neuvième commandement des Tables de la Loi, interdit de proférer le mensonge : "Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain." (Exode, 20-16). Oui, mais si la vérité est incertaine, quand sait-on que l'on ment ?

Jusqu'à présent, le constat n'est pas des plus encourageants... Et puis, dans tout ce fatras d'hypothèses, où est l'assurance-vie éternelle, promise dans l'eau baptismale ? Je crains bien qu'il ne nous faille, sur cette terre, sans certitude, hormis avec la force de notre foi, vivre selon le code rigoureux des Saintes Écritures bibliques : "La bible est la vérité."( Psaume 119 ). D'accord !  Mais le scepticisme demeure. Car à moins d'être un théologien exégète éclairé, admettons que nous avons quand même, peu de moyens et de chances de succès pour approcher la vérité.

Voilà donc, une fois de plus, notre destinée contrariée. Notre esprit devient d'autant plus troublé quand, nous entendons Jésus, futur supplicié, le fils de Dieu lui-même, dire devant Pilate : "Je suis venu rendre témoignage à la Vérité." Ceci préfigurerait-il et justifierait-il, les horreurs et les sacrifices qui seront perpétrés, au nom de la Vérité ? N' y aurait-il aucun subterfuge, pour échapper à la tragédie de la vérité ? "En vérité, je vous le dis, le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point." (Mathieu 24-35) Vérité d’Évangile !

Après avoir épuisé toutes les questions, ne découvrira-t'on qu'une Unique réponse : il faut croire, pour espérer atteindre la Vérité Absolue ? Faudra-t-il attendre de se retrouver devant le Juge Suprême pour connaître enfin la Vérité ? 

Dans l'introspection de sa foi religieuse, est-ce que quelqu'un entend les paroles tourmentées et l'angoisse du croyant ? : "Seigneur, faut-il, dès ici-bas, se dépouiller des oripeaux de petites vérités, aux apparences existentielles pour, le cœur mis à nu, espérer entrer, un jour, dans l'éclatante lumière de la Vérité ?... Moïse, sur le mont Sinaï en fut totalement aveuglé et encore ! Il ne s'agissait que d'un buisson ardent, pas de ta nimbe glorieuse et céleste ! Où est donc ton éclatante vérité? Pourquoi St Luc, me dit : " On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau.", si toi-même, tu joues avec nous, à cache-cache ?  Ta Vérité n'est-elle que mon cache-misère et mon cache-poussière !

Seigneur, Toi, dans la majesté des cieux et ton silence glacé, toi qui dis être : "celui qui est, qui fut et qui vient." Toi, qui dis : "Je suis le chemin, la vérité, la vie. Nul ne vient au Père que par moi ... Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de Vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous." (St Jean , 14, 1-6 puis verset 16). Mon Dieu, me diras-tu un jour, en quoi j'ai failli ?"

Seigneur, entends-tu le pratiquant à gros grains, te dire humblement : "Je t'ai prié pourtant. Pourquoi, es-tu resté sur cette condamnation biblique, sans appel : "Tout homme est menteur." ( Psaumes CXVI, ) Oui! J'en ai fait l'amère constatation, tu es resté obstinément sourd à mes appels. A quoi bon te prier, Père éternel et tout puissant ? A quoi bon, toutes ces paroles psalmodiées par tant de pauvres pécheurs, croyants et pratiquants ? Goethe aurait-il raison quand il dit dit : "Voulez-vous être délivré de la vérité, étouffez-la avec des mots." (Maximen und Reflexionen)

Seigneur, regarde le pieux paroissien dans les affres de sa crise mystique ! Ecoute le s'exprimer : "Toi, le Très-Haut, j'aurai bien envie de te dire tes quatre vérités. Pourquoi m'avoir égaré aux quatre vents de mes passades ou de mes intérêts, pourquoi m'avoir fourvoyé dans les sentiers de l'erreur, aux quatre chemins des désirs impérieux et fugaces comme des plaisirs illusoires et enfin Seigneur, pourquoi m'avoir baladé sans cesse aux quatre coins cardinaux des simulacres, des mensonges et des aveux ?

Errare humanum est ! Est-ce au nom de ce principe commode, à l'affirmation gratuite et hypocrite que la vérité est trompeuse ? En serait-il ainsi, si j'avais reçu de toi, une étincelle divine, une parcelle de divin ? Si tu ne me réponds pas, est-ce parce que "toute vérité n'est pas bonne à dire ni à croire"?

Ton silence est éloquent. Grand Dieu ! Après avoir passé ma vie à rechercher des vérités perdues, me voici, au final, devant toi, l'âme nue et sans défense. Découvrant que la vérité est simplicité et innocence ! Me voici, écorcé comme le bois de la croix et écorché comme un larron, supplicié, victime expiatoire, offerte en sacrifice sur le fagot de l'holocauste et l'autel de la vérité ! Avec Toi, vérité est histoire sans paroles ! Vrai de vrai ! Mais dans la nuit de l'ignorance et du doute, il n'y a guère, que ta Vérité qui me blesse !"

Amère constatation  pour ce pratiquant affolé comme pour chacun de nous, sincère dans sa foi de charbonnier ! Au fond, nous ne sommes que de simples et humbles croyants emplis de doutes. C'est peut-être alors dans la foi de Pâques, en un Christ ressuscité, après être mort pour le rachat de mes péchés, qu'il nous faut avancer. Place à la vérité des saintes écritures !

Dans les dix commandements des tables de la Loi, Dieu, nous a dit d’emblée: "Tu n'adoreras pas d'autres dieux que moi." Il ne peut donc y avoir qu'un seul Dieu, unique et éternel, le reste ce ne sont qu'idoles et veau d'or ! Ma foi, là voici peut-être, cette absolue vérité que certains cherchent. La voilà, terrassante et aveuglante comme pour St-Paul sur le chemin de Damas ou pour les disciples d’Emmaüs.

Le voile du temple de la vérité se déchire. Là voilà donc, pour chacun et deux milliards de catholiques, la vérité révélée de chrétien baptisé : "Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ?" Jésus lui répondit : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.." (Mathieu 22, 36-39)

Happy end ! Pour trouver la vérité, il faut à la fois obéir et croire en Dieu et à sa parole. Le mot de passe pour l'au-delà et la vie éternelle, c'est "Dieu est amour !" La vérité est AMOUR, voilà qui me va bien, voilà qui nous convient peut-être ! Pour aujourd'hui et pour demain...

Certains vont hausser les épaules et me parler de crédulité mystique et d'illusion métaphysique, je ne leur donne pas tort ! Qu'ils sachent qu'ils peuvent encore espérer car" la vérité et le matin deviennent de la lumière avec le temps." (proverbe éthiopien)

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Mauvais poème

Publié le par modimodi

Les poètes sont facétieux,

Ils ne vous chantent que les yeux bleus.

Les poètes sont des pervers,

Qui ne vous chantent que les yeux verts.

 

Moi, scribouillard à bonnet d'âne,

Je chanterai tes yeux havane,

Les volutes de ton corps liane,

Et les secrets de ta savane.

 

Moi, qui ne suis pas Aragon,

Mais rien qu'un pauvre écrivaillon,

Je leur gémirai la détresse,

Des privations de tes caresses.

 

Ils viendront cueillir sur mes lèvres,

Le rouge de ta bouche fraise,

Et se brûleront à la fièvre,

De posséder ton corps de braise.

 

Je prendrai tous les grands navires,

Qui claquent leurs voiles blanches,

Dans le balancement de tes hanches

Et puis qui tanguent et qui chavirent,

Dans la houle de nos désirs

Et les hauts-fonds de nos plaisirs.

 

Je leur offrirai des soleils,

Dans tes yeux, à jamais pareils,

Qui éclatent dans ton sourire

Et qui s'y posent pour mourir.

 

Je leur dévoilerai les charmes

D'une perle d'or, brise larme,

Qui scintille sous ta paupière

Quand l'amour est saison d'hiver.

 

Je chanterai, sans grand talent,

Tes doux regards de femme-enfant,

Qui allument au firmament,

Ce féerique poudroiement

Des étoiles d'enchantement,

Qui embrasent nos serments.

 

Je leur dirai le ravissement

D'être ton fortuné amant.

Je leur parlerai du velours

De tes émois, au petit jour.

 

Je leur parlerai du satin,

De tes baisers de frais matin.

Je leur hurlerai les silences,

Qui me cognent en ton absence.

 

Je leur écrirai que je t'aime!

Mais sauront-ils y reconnaître,

A travers ce mauvais poème,

Ma joie, ma vie, ma raison d'être ?

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