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Mystères

Publié le par modimodi

N'est-elle pas folle la guêpe de rappliquer dard, dard, en bourdonnant et en disant "après, je me taille."

La vie, n'est-ce pas, ad libitum, une affaire de con! On conçoit ou on concourt, on conjugue ou on concède, on concorde ou on combat, on complique ou on concrétise, on condamne ou on compatit... Quand la mort conclut en vous congédiant, on... condoléances... un point, c'est tout!

Les gays sont-ils des boute-en-train?

L'amour vache rumine-t-il ses vengeances?

N'est-ce pas un métier de chien d'être roi ou d'être saint, d'être King Charles ou Saint Bernard?

A faire l'amour avec un vieux croûton, ne risque t-on pas d'être trempé comme une soupe?

Pour préserver sa fleur de lys ou d'oranger, doit-elle se garder de faire la belle de nuit ou de tomber dans la gueule de loup?

Quand elle mouille, la femme famélique, se fait-elle percer jusqu'aux os?

Si on en croque pour les miches, n'est-il pas normal que l'amour soit croissant?

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Nuit blanche 2/7

Publié le par modimodi

Mystérieuse et infinie,

Inaccessible et souveraine,

Toi!

 

Ô éphémères instants

Du tout premier regard,

Brume bleutée et irisée!

Arc-en-ciel du destin,

Pont silencieux, tendu

Entre toi, entre moi

Où déjà sous les arches

S'étire l'indicible...

 

Passerelle de nos mains

Aux doigts entrecroisés...

Premier frisson,

Première peur,

Premiers liens,

Brûlures!

Flammes tourbillonnantes

De l'enfer de tes yeux.

Premier fer d'esclavage!

Enchaîné, asservi,

Galérien par tendresse!

 

Mais, le pont s'est brisé

Et nos doigts ont glissé

Jusqu'à se séparer...

Première rupture ou trahison,

Première brèche...

Le désir est à gué,

Nous voilà, eaux dormantes...

 

Ta chambre s'est remplie

Des froissements de soie,

Du tambour de nos pas,

Des éclats de nos voix.

Les oiseaux sur le mur

Ont repris leur envol,

Tournant autour de nous

Nous effleurant de l'aile.

 

Et l'île s'est noyée

Dans les creux de la nuit.

Le phare seul lance au ciel

Sa peur de naufrager.

Murmures de la marée,

Bruits de filins rouillés,

Aux ancres attachées.

Plaintes aux souvenirs

D'antiques traversées.

 

Il pleure des embruns

Des amarres échouées...

Et ton corps désarmé,

Chavire lentement

Dans les sillages creux

De ce fauteuil satin.

 

Le temps a jeté l'ancre

Au sein de cette chambre...

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Ixode

Publié le par modimodi

Qui a pu te piquer,

Ta baguette, ma fée ?

Morgane est endiablée,

Survoltée, excitée

Et par l'ixode, hantée !

 

Ell' me lance un défi.

Pouh ! Un pou, sapristi !

Au cœur de mes écrits !

Quell' bestiole, l'a piquée,

Guêpe, frelon, tsé-tsé ?

Pourquoi vouloir en sus,

Pour l'univers G+

Me secouer les puces ?

 

Quelle épopée épique !

Cactus, qui tombe à piques

Sur mon cœur romantique

En glace et en à pic !

Ma poésie antique

Tout en tocs et en tics,

Avait langue d'aspic,

Boul' de mots, porcs-épics !

 

La voilà qui rapplique

Sous forme d'une tique !

Pas besoin d'acariens

Pour mes vers, bons à rien,

De maladie de Lyme

Pour ma prose en déprime !

 

Je n'ai pas la méthode

Pour conduire en exode,

Cette vilaine ixode.

J'ignore quel oxyde

Et quel insecticide

Ou combien d'électrodes

Pourront occire l'ixode .

 

De grâce, délivrez-moi

De la harpie des bois !

J'ai déjà les moustiques,

Les impôts et le fisc

Qui me saignent et me piquent

Et ma peau et mon fric !

Ô pauvre République !

Ô peste bucolique !

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Nuit blanche 1/7

Publié le par modimodi

Le jour a jeté ses tisons

Dans la brûlure du soir.

Dernières lueurs de braise.

Le soleil haut-fourneau

A craché sa lumière.

Des ombres flamboyantes

Dévorent l'horizon.

La nuit en souveraine

S'avance lentement,

Portée par des Vestales.

 

Odeurs de souffre,

Vapeurs d'acide,

Vagues de cendres,

Etoiles noires,

La mer qui se brise

Chevauche le silence.

 

Je vais te retrouver.

Et tu me sais, qui viens.

Ta lampe a découpé

Des oiseaux sur le mur,

Vols lents, calmes et lourds,

Étranges arabesques,

Silence et souffle,

Bruissants envols,

Froissements d'ailes...

 

Et je me glisse,

Voleur d'étoiles,

Jusque vers toi,

Astéroïde

De ma nuit blanche

Lueur voilée,

Premier désir d'éternité

 

Étrange créature,

Surgie du fond des eaux!

Est-ce la fée Morgane

Ou l'antique Dahut,

Fille du roi Gradlon?

Ai-je pu pénétrer

Au sein d'Is engloutie?

Et n'es-tu point

L'Iseult de ton île Tristan?

Mais tu ne réponds point...

 

Ta chambre tamisée,

Écrin de roses thé,

M'enlace en sa clarté.

La porte se referme

Nous laissant face à face,

À nu de tout espoir, 

Éblouis, interdits...

 

Moi,

Pèlerin au bout de son voyage,

Venant du fond des nuits,

Chevalier du Graal

Au terme de sa quête.

Toi,

Éclatante et solaire,

Mystérieuse et infinie,

Inaccessible et souveraine,

Toi! Enfin toi!

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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme l'art, il fait son cinéma et vous mène au 7ème...en passant du Pop aux cornes.

La vie, c'est comme les espèces, de mâtines en tocsins, sonnantes et trébuchantes.

La femme, c'est comme le vin ou le champagne, chambrée ou frappée, c'est du même tonneau.

La mort, c'est comme le mensonge, les illusions se tirent avec les dents, à l'arrachée.

L'homme, c'est comme l'éléphant, il en fait des tonnes. Entre trompe et défenses, que garde-t-il en sa mémoire?

Le sexe, c'est comme les funérailles, ses dernières larmes sont pour le drap mortuaire.

La mort, c'est comme l'horloger, qu'on ait été en avance sur son temps ou en retard sur son époque, elle remet les pendules à l'heure.

La vie, c'est comme la farine, il faut être bonne pâte pour se plaire dans le pétrin.

L'amour, c'est comme La Terre Promise, il faut deux cœurs, chameaux, pour traverser le désert.

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A peine une mesure

Publié le par modimodi

À peine une mesure,

Quelques draps dénoués,

Des cartes mal battues,

Une aube bâillonnée,

Un chant de peur et de silence,

Qu'étais-je avant que tu sois ?

 

À peine une mesure,

Quelques cordes tendues,

Des chagrins inutiles,

Une fuite interdite,

Un chant de pierres et de racines,

Qu'étais-je avant que tu sois ?

 

À peine une mesure,

Quelques herbes mouillées,

Des fenêtres fermées,

Le front collé aux vitres,

Un chant de piège et de vin vert,

Qu'étais-je avant que tu sois ?

 

À peine une mesure,

Quelques lampes éteintes,

Des horizons noyés,

L'ombre désespérée,

Un chant de pluie et de murmure,

Qu'étais-je avant que tu sois ?

 

À peine une mesure

Quelques femmes en partage,

Des seins de porcelaine,

Un corps de bois pour le bûcher,

Un chant de feuilles et de cendres,

Qu'étais-je avant que tu sois ?

 

À peine une mesure,

Quelques rideaux tirés,

Des adieux trahis par l'aurore,

Un train pour déchirer la nuit,

Un chant d'oubli et de métal,

Qu'étais-je avant que tu sois ?

 

À peine une mesure,

Quelques brouillards des yeux,

Des morsures de gel aux grilles de mes rêves,

Un cœur d'ardoise bleue,

Un chant de neige et de patience,

Qu'étais-je avant que tu sois ?

 

À peine une mesure..

Un fruit vert de désirs,

Une aile d'amour brisée,

Une attente incertaine,

Un halo en ton cœur,

Qu'étais-je avant que tu sois ?

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Mystères

Publié le par modimodi

Pourquoi ceux qui la perdent, se font pointer mabouls!

Quand l'amour fait la nique aux rosières, prennent-elles alors, un pied... de nez?

De la puissance à l'acte, l'amour fait-il, à la minute, exploit et autorité?

Quand il y a quelque anguille sous roche avec une barbue, est-il de bon thon et sans faire une plie, de mettre le turbot?

PS: Est-ce que l'impotent, c'est l'arthrose et faut-il en prendre son parti?

La femme à la fleur de l'âge, n'est-elle pas prête à être effeuillée?

Donner le la ou mettre le holà, une spécialité pour violons? 

Un corps frigide jette-t-il l'effroi au chaud lapin?

La femme, qui a la main sur le cœur, doit-elle aussi la tendre aux mâles heureux?

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A vot'bon coeur!

Publié le par modimodi

Le monde devait être fraternel. Il est individualiste, égoïste ou communautariste. "Chacun pour soi et Dieu pour tous!" Bien sûr,  Citoyen, il y a toujours du bon sentiment qui dégouline dans tes pensées ou tes intentions. Ton frère, ton semblable, l'humain est souvent sollicité par les médias. Il y a du sensationnel à la une, des campagnes de générosité publique: le maxiton du maxidon, à vot' bon cœur !

Mais l'Homme est plutôt "un loup pour l'homme" ou un agneau qui bêle dans le troupeau des moutons de Panurge. "Après moi, le déluge," dit-il toujours, en animal rescapé de la noyade. Car sans remonter à Noé, il se vante de n'être pas tombé de la dernière pluie. Non, bien sûr ! Puisqu'il en vient, directement hallebarde en mains ! Il se tient prêt à sauver l'humanité, sous entendu d'abord sa peau ! Mais sa générosité tombe à l'eau, quand il s'agit de se mouiller pour une noble cause.

D'autres, pense-t-il, s'en chargent pour lui. Il reste bien assez d'ONG humanitaires, et d'associations philanthropiques de secours et d'entraide. Son sens civique est néo-libéral! Il suffit du cœur sur la main qui donne et des appels à la pitié, la main sur le cœur. Au denier du culte, il donne généreusement, le culte du moi!

"Charité bien ordonnée commence par soi-même!" Oui! Homme, tu n'as rien à perdre, puisque tu n'as rien à donner... Ton altruisme est étranglé par ton cordon ombilical, confondu avec le cordon de ta bourse, chaque fois que tu te prends pour le nombril du monde. Tu manques de grandeur d'âme, mais tu cherches la compagnie des grands. Peine perdue, ton égotisme t'empêche d'être bon prince, le roi n'est pas ton cousin.

Dans la sphère du paraître, des nantis bien en vue, tu t'es égocentré et tu te places, dans ce cercle vicieux par intérêt personnel. Mais tu tournes en rond, sans un rond, hormis tes ronds de jambe.Tu rêves de la vie de château et de rouler carrosse! Tu n'es qu'un valet de pied qui ne peut vivre sur un grand pied. Tu veux rouler sur l'or, passer pour le copropriétaire du veau d'or, mais tu es désargenté et bronzé seulement l'été. Pas d'âge d'or pour qui n'a pas un cœur d'or!

Tu mises même sur la chance, comptant sur elle pour tirer bénéfice de ta vie. Au bout du compte, tu comptes surtout sur les autres! Car au lit des illusions, tu as beau tirer la couverture à toi, la bonne fortune te laisse dans de beaux draps. Et comme tu es creux, tu as d'autant plus vite fait le plein de toi-même. Ton seul gros lot, c'est ta suffisance avide.

Dis-moi! Quelle richesse et quelle générosité as-tu? Tu es riche pourtant, mais d'illusions! Et, paraît-il que tu t'enrichis quand tu paies tes dettes! Tu surabondes d’espérances et tu foisonnes de bonnes intentions qui pavent ton enfer. Tu as profusion de rêves et opulence de besoins. Tu voyages dans ta tête, c'est Capoue pour ses délices et Byzance pour le luxe et le stupre! T'es le Crésus des envies, tu as un pactole de désirs!

Et puis tu sais, "l'argent ne fait pas le bonheur," il y contribue seulement. Tu as l'amour qui te comble de ses bienfaits. Ta volupté est débordante de frissons, fertile en ivresses, féconde en ravissements. Tu es riche d'émois et de jouissances. Seul l'amour donne un sens à ta raison d'être.

Là, est ta générosité, quand, sans vouloir posséder l'Autre, tu lui fais le somptueux cadeau de tous tes charmes les plus intimes, l'offrande luxuriante de tes extases, le don de ta jubilation, dans le somptueux dépouillement de ton corps délivré.

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Boules de comme

Publié le par Modimodi

L'amour, c'est comme le jeu, pigeon vole!... et convole.

La femme, c'est comme les pansements. Allez! Une petite qu'on presse, pour qu'en amour, ça gaze!

La mort, c'est comme le train, vaut mieux le manquer pour éviter de dérailler ou de prendre un départ précipité.

La vie, c'est comme le camembert, une B A vaut un bien-fait.

Le sexe, c'est comme la farce, une turlu-pinade avant la débandade.

L'amour, c'est comme l'esclavage, on rêve toujours d'être affranchi.

L'homme, c'est comme le truc, la petite pièce qui dépasse, n'est souvent qu'un bitoniot, un trucmuche, un truc moche.

La mort, c'est comme le bilboquet, à force de s'envoyer en l'air et de tirer sur la ficelle, elle finit par faire son trou.

L'amour, c'est comme les lions, on est félin pour l'autre.

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L'esprit de l'escalier

Publié le par modimodi

Il est présent en moi, je l'emprunte dans mes rêves. Il s'élance d'images en chimères, à des vitesses vertigineuses. Il me perd en des routes qui ne mènent nulle part. Il m'emmène en douceur, au plus secret des plaisirs défendus et refoulés. Il me baigne dans les eaux-fortes, je suis le prisonnier de Piranesi. Il m'entraîne dans l'errance, au cœur des tableaux, des fantasmes et des fantasmagories hallucinées de M Duchamp et de S Dali. Il voyage dans ma tête, il m'égare dans la relativité d'Escher, m'envoie dans de doubles et impossibles révolutions, dans des volutes incertaines. Je circonvolutionne, aux creux du sommeil et des songes. Il est mouvant, labyrinthique, j'ai des psychoses et des vertiges, je croise des fantômes hitchcockiens. Il me soulève et me voilà ! Je sonde l'immensité brumeuse du haut des remparts d'Elseneur ou de Brouage. Je m'agite et je m’essouffle dans des parcours imaginaires, peuplés d'ombres et de présences évanescentes. Dans la nuit qui se déchire, il me reste, au matin, quelques lambeaux de souvenirs !

Mes bons amis, si les objets inanimés ont, paraît-il une âme, il doit en être ainsi de l'Escalier !

De quelques marches, en belles volées, avec ou sans palier, pour un perron, pour un balcon, une terrasse ou un étage, il s'élève et nous emporte. Escalier droit ou en spirale, large ou resserré, en bois, en marbre, en fer forgé, animé ou mécanique, passerelle ou escalator ! A l'air ! Libres ! Élançons-nous !

Pied à pied, il exige de nous des efforts et incarne la réussite, l'ascension physique ou sociale. Plus haut, encore plus haut ! Pas à pas ou quatre à quatre, à pleins poumons, à perdre haleine, il permet de se hisser mais aussi de dégringoler ! Parfois plus bas, toujours plus bas ! Ascension ou descente, dans un sens ou dans l'autre sens ! Pour gagner un degré, monter d'un échelon, le climat et l'existence se font la courte et la grande échelle.

Présence quotidienne ! Celui qui fait ses classes, en prend, un jour, pour son grade, s'il perd une place dans le classement. Gradation ou dégradation des résultats ou des relations, nous connaissons toutes les phases, de la base jusqu'au sommet de l'édifice. Notre vie colimaçonne, seul l'amour est une apogée et la mort le comble des faîtes.

De la victoire à la défaite, l'Homme bivouaque et escalade la montagne des jours. Il prend le versant qui lui convient, évite les brèches et les ravins et suis la via ferrata de la fatalité. Il gravit au quotidien, l'échelle céleste de Jacob, dans l'espoir de triompher, un jour, peut être, au sommet de sa destinée : à l'aiguille du cœur, en plein soleil de minuit.

Quand on veut que ça marche, quelques conditions s'imposent : franchir le seuil, s'accrocher à la rampe ou à la corde, accomplir les étapes sans les sauter, tenir son rang, dans le respect de la hiérarchie, tout en prenant le marchepied !

Ne pas jouer au Tartarin dans son épopée alpine. Avoir l'esprit de l'escalier ! Etre utile aux autres, si possible, à grande échelle, en évitant les tremblements parkinsoniens ou de Richter. Céder à ses penchants, mais plutôt comme à Pise qu'à la tour de Nesle, parler toutes les langues, comme à Babel.

Mais, amis, gardons-nous toujours de trop d'emportements, sachons user de l'esprit d'à-propos. Laissons aux acteurs de théâtre, l'habileté de leurs réparties. Au quotidien, mieux vaut souvent réagir après coup, ne pas répliquer sur le coup. Pas de ruades, de rebuffades, du recul et de la distance !

L'esprit de l'escalier, encore et toujours dans l'esprit comme dans le corps ! De la souplesse maîtrisée, de l’agilité dans les idées, du jarret et de la sveltesse, pour ferrailler et sauter de la balustrade comme Zorro ou comme Robin des Bois, dans leurs duels de cape et d'épée. Par ambition et du regard, visons la cime, ne réservons nos vues plongeantes qu'aux balcons de nos belles, eussent-elles le cœur au Bois Dormant !

Mais de tous les escaliers qui se hissent aux balcons et se dressent dans ma vie, il en est deux que je chéris, ceux des duos d'amours de Juliette et de Roméo, de Roxane et de Cyrano. Leurs mots résonnent en mon cœur, puissent-ils aller mourir dans le vôtre et fleurir dans vos émotions.

<< Quelle lumière brille à cette fenêtre ? C'est là l'Orient, et Juliette en est le soleil. Lève-toi, clair solei l... Voici ma dame. Oh, elle est mon amour ! Si seulement, elle pouvait l'apprendre ! Elle parle, mais que dit-elle ? Peu importe... Ce n'est pas à moi qu'elle parle... Deux des plus belles étoiles de tout le ciel... Si ces astres venaient en elles ?... Ses yeux, au ciel, resplendiraient si clairs à travers l'espace éthéré que les oiseaux chanteraient, croyant qu'il ne fait plus nuit... Que ne suis-je, le gant de cette main, pour pouvoir toucher cette joue !... Elle parle. Oh parle encore, ange lumineux, car tu es aussi resplendissante, au-dessus de moi dans la nuit, que l'aile d'un messager du Paradis...>> (William Shakespeare: Roméo et Juliette II,2)

<< : Qui donc m'appelle?... Vos mots sont hésitants. Pourquoi?

Cc : C'est qu'il fait nuit, dans cette ombre à tâtons, ils cherchent votre oreille... Or, moi, j'ai le cœur grand, vous, l'oreille petite. D'ailleurs vos mots à vous descendent: ils vont plus vite, les miens montent, Madame : il leur faut plus de temps !... Certes, et vous me tueriez si de cette hauteur, vous me laissiez tomber un mot dur sur le cœur !... J'aperçois la blancheur d'une robe d'été, moi je ne suis qu'une ombre, et vous qu'une clarté !..

: Quels mots me direz- vous ?

Cc : Tous ceux, tous ceux, tous ceux qui me viendront, je vais vous les jeter, en touffe, sans les mettre en bouquets : je vous aime, j'étouffe, je t'aime, je suis fou, je n'en peux plus, c'est trop ; ton nom est dans mon cœur comme dans un grelot...>> (Edmond Rostand : Cyrano de Bergerac, acte III, scène 7)

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